Affichage des articles dont le libellé est Troy Donockley. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Troy Donockley. Afficher tous les articles

jeudi 28 juin 2018

Mostly Autumn - Dressed In Voices (2014)

Mostly Autumn Dressed In Voices
Mostly Autumn - Dressed In Voices (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dressed In Voices est le premier concept album de Mostly Autumn. Sorti en 2014, il raconte la triste destinée d'un homme se faisant assassiner un samedi soir, pour rien, et qui voit défiler les moments-clés de sa vie à travers les yeux de son meurtrier. Ce dernier ressent alors, l'espace d'un instant, tous les sentiments qui ont habité cette vie perdue à jamais. Le sujet ainsi posé, on se doute bien que l'ambiance générale ne sera pas des plus gaies. Les trois premiers titres présentent les circonstances du drame, suit ensuite l'interlude [See You], puis nous sommes plongés dans l'histoire de cet homme qui prendra fin avec le nouvel interlude [Footsteps] et le final dantesque Box Of Tears. Si Bryan Josh incarne à la perfection l'aspect sombre du disque, la lumière jaillit d'une Olivia Sparnenn-Josh resplendissante, au sommet de son art. Saturday Night, Running, The House On The Hill, et surtout The Last Day, lointain écho à The Spirit Of Autumn Past, la magnifique chanson titre Dressed In Voices et le déjà cité Box Of Tears sont autant de titres qui prennent toute leur dimension sous l'impulsion de son chant émotionnellement très fort. A l'origine, Dressed In Voices était conçu comme un projet solo de Josh. Mais, devant l'implication des autres musiciens, il s'est transformé en album de Mostly Autumn. Ainsi, on retrouve Iain Jennings aux claviers, Adam Smith à la basse, et le dernier arrivé Alex Cromarty à la batterie. Si Liam Davison (décédé tragiquement fin 2017) s'est placé en retrait avant son départi définitif, Anne-Marie Helder ne paraît plus faire partie du groupe et semble présente en tant qu'invitée, à l'instar du fidèle Troy Donockley et de B.J. Cole. Bien que d'une noirceur absolue, ce disque est excellent en tous points, il se place parmi mes préférés de la nouvelle ère de ce groupe combinant avec un savoir-faire d'orfèvre rock progressif et folk.

Musiciens 

Bryan Josh : chant, guitares, claviers
Olivia Sparnenn-Josh : chant, percussions
Iain Jennings : claviers
Andy Smith : basse
Alex Cromarty : batterie, percussions
Liam Davison : guitares
Anne-Marie Helder : flûte, chœurs

Troy Donockley : bouzouki, flûte
B.J. Cole : pedal steel guitar

Titres

1.01. Saturday Night
1.02. Not Yours To Take
1.0. Running
1.04. See You
1.05. Home
1.06. First Day At School
1.07. Down By The River
1.08. Skin On Skin
1.09. The House On The Hill
1.10. The Last Day
1.11. Dressed In Voices
1.12. The Library
1.13. Footsteps
1.14. Box Of Tears

CD Bonus
1.01. Silhouettes Of Stolen Ghosts
1.02. Wastelands (Instrumental)
1.03. Teardrop Of Flame
1.04. Dance Until The Dawn Invades
1.05. Stepping Stones
1.06. Would You...
1.07. One You Mean
1.08. Skin On Skin (Instrumental)
1.09. Lady Rainbows

vendredi 18 mai 2018

Barbara Dickson - To Each & Everyone: The Songs Of Gerry Rafferty (2013)

Barbara Dickson To Each & Everyone Gerry Rafferty
Barbara Dickson - To Each & Everyone:
The Songs Of Gerry Rafferty (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

A la fin des années 70, Barbara Dickson avait participé à l'album devenu culte City To City de son ami Gerry Rafferty. Souvenez-vous du fameux Backer Street et de son saxophone au gimmick accrocheur, c'était lui... Décédé en 2011, la chanteuse écossaise a souhaité lui rendre un ultime hommage à travers ce To Each & Everyone: The Songs Of Gerry Raffery dont la pochette imite la couverture de City To City. Elle est signée du même artiste, John Byrne. Comme pour ses derniers disques, Barbara a confié la direction musicale à Troy Donockley qui a apposé sa touche celtique dans le respect de l'œuvre originale. Tous deux avaient pour ambition de valoriser d'abord les paroles, la musique n'étant qu'un faire-valoir. Toutefois, les arrangements n'en demeurent pas moins somptueux. Avec l'aide de Troy, elle a sélectionné les titres, pas forcément les plus connus. Si on retrouve bien Backer Street ou The Ark, marche mortuaire typiquement écossaise sur laquelle elle avait participé aux chœurs dans la version originale, nous (re)découvrons la ballade To Each & Everyone de l'album Can I Have My Money Back (1971) interprétée avec son seul harmonium, ainsi que Mary Skeffington, magnifique pièce du nom de la mère de l'artiste. Nick Holland, compagnon de route de Troy et proche de Maddy Prior, Frank van Essen de Iona, Neil Drinkwater (Van Morrison, Chris Rea, Sarah Brightman) ou encore Russell Field (Midge Ure) sont quelques-uns des musiciens venus apporter leur contribution à cet album à la fois beau et émouvant.

Musiciens

Barbara Dickson : chant, harmonium, guitare acoustique, piano

Troy Donockley : whistles, uilleann pipes, claviers, guitares, bouzouki, percussions, bodhran, chœurs
Frank Van Essen : violon, alto, batterie, percussions
Christina Waldock : violoncelle
Brad Lang : contrebasse, chœurs
Neil Drinkwater : piano
Nick Holland : claviers, chœurs
Russell Field : batterie, percussions
Andy Dinan : fiddle

Titres

01. Baker Street
02. Where I Belong
03. Family Tree
04. As Wise As A Serpent
05. The Light of Love
06. Steamboat Row
07. Look At The Moon
08. Over My Head
09. Mary Skeffington
10. Waters Of Forgetfulness
11. To Each And Everyone
12. The Ark
13. Another World

Gerry Rafferty City To City
Gerry Rafferty - City To City (1978)

mardi 20 mars 2018

Kompendium - Elements (2013)

Kompendium Elements
Kompendium - Elements (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Beneath The Waves de Kompendium a été l'album événement de l'année 2012. Sous la direction de Rob Reed, les plus talentueux musiciens de la scène progressive contemporaine ont collaboré à cette œuvre majeure imaginée par Steve Reed, son frère. Parmi eux : Steve Hackett, Gavin Harrison, Nick Beggs, Nick Barrett, Mel Collins, Francis Dunnery, John Mitchell, ou encore Troy Donockley. Elements, sorti l'année suivante, se présente comme un bonus de ce récit fantastique relatant la triste histoire d'un marin ayant perdu sa femme suite au décès de leur petite fille, et qui, lors d'une tempête, pensant l'apercevoir, se laisse entraîner dans les fonds marins. Composé de deux disques, ont été réunis dans le premier des versions longues, alternatives ou non retenues comme Stars. Le second reprend l'intégralité de Beneath The Waves (à l'exception du morceau titre remplacé par Stars) sous forme uniquement instrumentale. Si pas moins de quatre versions de Reunion sont proposées, ce qui peut sembler excessif, Elements aborde Beneath The Waves sous un angle original non dénué d'intérêt. Et que dire des deux principaux protagonistes que sont Steve Balsamo et Angharad Brinn ! La voix cristalline, si fragile de cette dernière se révèle pleinement sur un Lilly accompagnée de la seule guitare classique du grand Steve Hackett. Véritable florilège, Elements n'a d'autre prétention que de prolonger de quelques heures encore cette douce épopée intemporelle trouvant sa source dans les légendes celtiques. 

Musiciens

Rob Reed : basse, claviers, guitare, mandoline, flûte
Steve Balsamo : chant
Angharad Brinn : chant
Shan Cothi : chant
Rhys Meirion : chant
Tesni Jones : chant
Barry Kerr : chant, flûte
Guy Harris : narration
Steve Hackett : guitare
Francis Dunnery : guitare
Nick Barrett : guitare
Jakko Jakzyk : guitare
John Mitchell : guitare
Chris Fry : guitare
Hywel Maggs : guitare
Neil Taylor : guitare
B.J. Cole : pedal steel guitar
Nick Beggs : chapman stick
Gavin Harrison : batterie
Troy Donockley : uilleann pipes
Mel Collins : saxophone
Karla Powell : hautbois
Craig MacDonald : cor
Tim Thorpe : cor
Neil Shewan : cor
Helina Rees : violon
Emily Travis : violon
Magda Pietraskewska : violoncelle
Steff Rhys Williams : chœurs
Christina Booth : chœurs

Synergy Vocals
The London Session Orchestra
English Chamber Choir

Titres

1.01. Opening Narration
1.02. Exordium Part 1
1.03. Exordium Coda
1.04. Exordium Part 2
1.05. Stars
1.06. Lost
1.07. Mercy Of The Sea
1.08. The Storm Part 1
1.09. The Storm/Reprise
1.10. The Storm Part 2
1.11. Beneath The Waves
1.12. Sole Survivor
1.13. Alone
1.14. Il Tempo E Giunto
1.15. A Moment Of Clarity
1.16. One Small Step
1.17. Reunion V1
1.18. Stars V2
1.19. Alone End V1
1.20. Lilly
1.21. Reunion V2
1.22. Alone End V2
1.23. Reunion V3
1.24. Reunion V4

2.01. Exordium (Instrumental)
2.02. Lost (Instrumental)
2.03. Lilly (Instrumental)
2.04. Mercy Of The Sea (Instrumental)
2.05. The Storm (Instrumental)
2.06. Beneath The Waves (Instrumental)
2.07. Sole Survivor (Instrumental)
2.08. Alone (Instrumental)
2.09. Il Tempo E Giunto (Instrumental)
2.10. A Moment Of Clarity (Instrumental)
2.11. One Small Step (Instrumental)
2.12 Reunion (Instrumental)

jeudi 1 février 2018

Dew - We Belong To The Day (2012)

Dew We Belong To The Day
Dew - We Belong To The Day (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dew est un duo néerlandais formé du couple van Essen, avec Marlou au chant et son époux Frank qui, en plus de chanter, joue du violon, de la batterie et des claviers. Tous deux sont de fervents chrétiens puisant leur inspiration dans leur foi et les textes bibliques. Sur le plan artistique, leur musique, très vivante, se situe quelque part entre Eden's Bridge et Iona. Citer ce dernier groupe n'est pas un hasard puisque Frank en est un membre éminent. A l'exception de Joanne Hogg, tous les autres musiciens ont participé à ce disque, à savoir Dave Bainbridge, ami de Frank depuis 1989, Troy Donockley, au jeu toujours aussi mystique, et le bassiste Phil Barker. Seul titre chanté en néerlandais, Psalm, aux ambiances celtiques, est un petit bonus saluant avec passion cette formation désormais culte, qui a occupé une place centrale dans la vie du couple. A travers un Now prenant, Marlou se livre avec sincérité sur sa jeunesse destructrice, sauvée par sa rencontre puis son mariage avec Frank en 1994. Le duo, ouvert sur la vérité de ce monde souvent sans pitié, rend un vibrant hommage à toutes les femmes et filles victimes de la brutalité masculine au-delà des frontières, cultures et religions, dans un splendide Daughters Of Eve

Musiciens

Marlou van Essen : chant
Frank van Essen : chant, batterie, percussions, claviers, violon, alto, programmation

Dave Bainbridge : claviers, guitare acoustique, bouzouki
Troy Donockley : uilleann pipes, whistles
Phil Barker : basse
JayP Beyersbergen : guitares
JW Buitenhuis : guitares
Luca Genta : violoncelle, basse fretless
Bert Bos : basse
Ilse Roskam : accordéon
Adrian Roest : piano
Elbert Smelt : whistles

Titres

01. We Belong to the Day
02. I Will Awaken the Dawn
03. All Men are like Grass
04. Love
05. Now
06. The Beauty of Your Presence
07. Scarlet
08. Secret Place
09. Daughters of Eve
10. I Want to Know You Deeper
11. Arise O God
12. Be Still and Know
13. Our God is a Consuming Fire
14. Psalm

vendredi 12 janvier 2018

Last Knight - Talking To The Moon (2017)

Last Knight Talking To The Moon
Last Knight - Talking To The Moon (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Difficile de résumer en quelques lignes cette œuvre monumentale comportant trois disques, près de quatre heures de musique, soixante titres, une trentaine de chanteurs et musiciens internationaux. Sept années de travail ont été nécessaires à Jose Manuel Medina (producteur) et à son acolyte David Rohl (producteur exécutif), fondateurs de cette formation atypique. Tous deux avaient déjà collaborés ensemble au sein de Mandalaband sur les albums BC Ancestors (2009), puis AB Sangreal (2011). A l'instar de ces deux disques, Talking To The Moon est un concept album visant à célébrer l'astre lunaire et sa relation ancestrale avec l'Homme. Carte blanche a été laissée à divers auteurs d'élaborer des compositions en rapport avec ce thème, d'où cette multiplication de styles musicaux, du rock symphonique au folk celtique, en passant par la musique classique, de film ou le new age. Malgré cette grande diversité, David et Jose ont bien veillé à conserver une cohésion d'ensemble, transformant chaque morceau en une découverte inédite, suscitant ainsi une continuelle curiosité. Parmi les musiciens invités, les habitués de ce blog savoureront la présence du grand Troy Donockley (Iona, Nightwish), de Marc Atkinson à la voix de velour (Gabriel, Riversea, Nine Stones Close, Mandalaband), et de la divine Lisa Fury, brillante chanteuse de Karnataka à l'époque de The Gathering Light (2010). Quel plaisir de redécouvrir sa sublime voix sur pas moins de cinq titres (Luna, Exile Of The Night en duo avec Atkinson, Talking To The Moon, Requiem Of Man, Eternity). Deux autres chanteuses font une courte mais remarquable apparition : Esther Yuste du Body & Soul Trio, géniale sur The White Side Of The Moon, hommage au cultissime Dark Side Of The Moon de Pink Floyd, et l'éblouissante Julia Malyasova, chanteuse d'origine russe basée aujourd'hui au Danemark, que l'on découvre sur un The Holder Of Dreams onirique. Personnellement, j'ai vraiment été conquis par ce projet ambitieux aux multiples facettes, et j'espère bien ne pas être le seul. Si vous aimez Pink Floyd, Camel, Alan Parsons Project, Barclay James Harvest, Genesis, Mike Oldfield, mais aussi Karnataka, Mostly Autumn, Iona ou bien Magenta, Talking To The Moon est pour vous.

Musiciens

David Rohl : chant, programmation, orchestration
Jose Manuel Medina : claviers, batterie, percussions, glockenspiel, flûte, guitare espagnole, orchestrations, chant
Marc Atkinson : chant
Lisa Fury : chant
Julia Malyasova : chant
Esther Yuste : chant
Neda Homayoon : chant
Yann Zhenchak : chant
Nelson Pombal : guitares
Ashley Mulford : guitares
Israel Sanchez : guitares
Sergio Garcia : guitares, mandoline
Jairo Carrandi : guitares
Emilio Gutiérrez : claviers, basse, guitares, batterie, programmation
Mario Herrero : claviers
Robert Gerrard : claviers, basse, uilleann pipes, percussions, programmation
Julian Julien : claviers
Eduardo Garcia Salueña : claviers
Martin Gudd : claviers
Pablo Lato : basse, guitares, percussions, chœurs
Pedro Victor Martinez : basse
Rafael Yugueros : batterie
Troy Donockley : uilleann pipes, tin whistles, guitares
Theo Travis : saxophone, flûte
Juan Antonio Martinez : saxophone
John Falcone : saxophone, basson
Borja Baragaño : flûtes
Colin Mold : violon, piano
Geoffrey Richardson : alto, violon, claviers, percussions
Elena Miró : violoncelle
Viriu Fernandez : bouzouki

Titres

1.01. Overture
1.02. An Ancient Tale
1.03. The Lunatic Waltz
1.04. Underworld
1.05. Moonrider
1.06. Staring At The Moon
1.07. Sleepwalkers
1.08. City Of Light
1.09. Ghost Town
1.10. Beyond The Milky Way
1.11. La Cathédrale Noire
1.12. Luna
1.13. Moonwalking
1.14. Twilight
1.15. Plenilunio
1.16. Exile Of The Night
1.17. Day's End
1.18. In The Dark
1.19. The Sorcerer
1.20. Us Against The World
1.21. Crepúsculo

2.01. The Moon
2.02. Midnight
2.03. The Dream
2.04. Guilty
2.05. Gypsy Moon
2.06. Talking To The Moon
2.07. Living On The Edge Of The Night
2.08. Sleep Well
2.09. A Candle In The Night
2.10. The Face Behind The Veil
2.11. Darkness Falls
2.12. Insomnia
2.13. The Holder Of Dreams
2.14. The Nightmare
2.15. The White Side Of The Moon
2.16. Requiem
2.17. Eastern Moon
2.18. Anima
2.19. Insomnia (Vocal Version)
2.20. Hypnosis
2.21. Mors Ultima Linea Rerum Est

3.01. A New Begining
3.02. Night Hunter
3.03. Drive
3.04. Fragment
3.05. Nocturna
3.06. After Midnight
3.07. Night's Dream
3.08. The Long Journey
3.09. Dark Moon
3.10. Eclipse
3.11. Farewell
3.12. Redemption
3.13. Requiem Of Man
3.14. Mein Freund
3.15. Eternity
3.16. The Man And The Moon
3.17. Lullaby
3.18. Finale

dimanche 10 décembre 2017

Nightwish - Imaginaerum (2011)

Nightwish Imaginaerum
Nightwish - Imaginaerum (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2011, les Finlandais de Nightwish sont de retour avec le monumental Imaginaerum, leur œuvre la plus ambitieuse jusqu'alors. Tuoamas Holopainen, son concepteur, a imaginé l'histoire d'un vieillard persuadé d'être encore un enfant. La nuit, dans ses rêves, ses souvenirs d'antan se mêlent à un monde féerique et mystérieux. C'est donc tout cet univers fantastique qui a été mis en musique. Spécialiste du metal symphonique, Nightwish a davantage privilégié l'aspect symphonique que metal. Imaginaerum, œuvre globale, s'apprécie comme une musique de film enveloppant aussi bien l'univers de Disney que l'atmosphère magique et gothique du Seigneur Des Anneaux, avec des références à peine voilées à Tim Burton ou Ennio Morricone. Et les cinq musiciens se sont donnés les moyens de leur ambition : grand orchestre (The Looking Glass Orchestra), chœur d'enfants (The Young Musicians London), chœur d'adultes (The Metro Voices), invités de marque (Troy Donockley, Guy Barker, Dirk Campbell...). Les titres s'enchaînent sans temps mort. De Taikatalvi, en ouverture, chanté en langue finnoise par Marco Hietala, au final Imaginaerum reprenant tous les grands thèmes du disque, en passant par Storytime, single par excellence, Ghost River, duo d'enfer entre Marko et Anette Olzon, Slow, Love Slow à l'ambiance cabaret jazz, I Want My Tears Back aux influences celtiques, Scaretale l'improbable, Arabesque, instrumental oriental, Turn Loose The Mermaids, ballade folk, Rest Calm aux sonorités heavy, The Crow, The Owl And The Dove, complainte médiévale, Last Ride Of The Day explosif tel un Carmina Burana, et l'épique nostalgique Song Of Myself. En un mot, Imaginaerum est un must.

Musiciens

Anette Olzon : chant
Tuomas Holopainen : claviers
Emppu Vuorinen : guitares
Marco Hietala : basse, chant
Jukka Nevalainen : batterie, percussions

Troy Donockley : uilleann pipes, low whistle, bodhran, bouzouki, Cumbrian chanting
Dermot Crehan : violon
Dirk Campbell : sorna
Guy Barker : trompette
Paul Clarvis : percussions
Stephen Henderson : percussions
Kai Hahto : percussions
Pekka Kuusisto : violon

The Metro Voices
The Young Musicians London
The Looking Glass Orchestra (dirigé par Pip Williams)

Titres

01. Taikatalvi
02. Storytime
03. Ghost River
04. Slow, Love, Slow
05. I Want My Tears Back
06. Scaretale
07. Arabesque
08. Turn Loose The Mermaids
09. Rest Calm
10. The Crow, The Owl And The Dove
11. Last Ride Of The Day
12. Song Of Myself
13. Imaginaerum

mardi 21 novembre 2017

Kompendium - Beneath The Waves (2012)

Kompendium Beneath The Waves
Kompendium - Beneath The Waves (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Épique, grandiose, fantastique... les superlatifs ne manquent pas pour qualifier cette fresque musicale incontournable. Rob Reed, leader de Magenta, en est l'auteur. Avec son frère, le parolier Steve Reed, ils ont imaginé une histoire, sous forme de légende, relatant le désespoir d'un marin dont la femme a disparu en mer après le décès de leur petite fille âgée d'à peine six mois. Son seul souhait étant désormais de les rejoindre au plus vite. Afin de mener à bien ce projet titanesque, Rob Reed s'est entouré d'une pléiade de musiciens de haut niveau : Steve Hackett (Genesis), Francis Dunnery (It Bites), Gavin Harrison (Renaissance, King Crimson), B.J. Cole, Nick Beggs (Iona), Mel Collins (King Crimson, Camel), Troy Donockley (Iona, Nightwish), Nick Barrett (Pendragon), John Mitchell (Arena, It Bites), et beaucoup d'autres encore. Bien entendu, ses complices de Magenta, Christina Booth et Chris Fry sont de la partie en faisant une brève apparition. Toutefois, c'est Steve Balsamo de The Storys qui tient le chant principal dans cette odyssée aux confluences des musiques celtiques, progressives et classiques. Il incarne avec brio le rôle de ce pauvre pêcheur, traversé par toute une palette de sentiments. Son épouse est interprétée par une Angharad Brinn au chant pur et fragile. Dans la vraie vie, cette jeune femme n'est pas une chanteuse professionnelle, elle n'est qu'une simple institutrice, ce qui donne encore plus de valeur à sa prestation sans faille. S'il fallait résumer Beneath The Waves en quelques mots, sous le prisme de l'impressionnante carrière de Rob Reed, on pourrait dire que cette œuvre possède l'ambition du ProgAID associée à l'aventurisme de Chimpan A et au perfectionnisme de Magenta.  

Musiciens

Rob Reed : basse, claviers, guitare, mandoline, flûte
Steve Balsamo : chant
Angharad Brinn : chant
Shan Cothi : chant
Rhys Meirion : chant
Tesni Jones : chant
Barry Kerr : chant, flûte
Guy Harris : narration
Steve Hackett : guitare
Francis Dunnery : guitare
Nick Barrett : guitare
Jakko Jakzyk : guitare
John Mitchell : guitare
Chris Fry : guitare
Hywel Maggs : guitare
Neil Taylor : guitare
B.J. Cole : pedal steel guitar
Nick Beggs : chapman stick
Gavin Harrison : batterie
Troy Donockley : uilleann pipes
Mel Collins : saxophone
Karla Powell : hautbois
Craig MacDonald : cor
Tim Thorpe : cor
Neil Shewan : cor
Helina Rees : violon
Emily Travis : violon
Magda Pietraskewska : violoncelle
Steff Rhys Williams : chœurs
Christina Booth : chœurs

Synergy Vocals
The London Session Orchestra
English Chamber Choir

Titres

01. Exordium
02. Lost
03. Lilly
04. Mercy Of The Sea
05. The Storm
06. Beneath The Waves
07. Sole Survivor
08. Alone
09. Il Tempo È Giunto
10. A Moment Of Clarity
11. One Small Step
12. Reunion

jeudi 26 octobre 2017

Mostly Autumn - The Ghost Moon Orchestra (2012)

Mostly Autumn The Ghost Moon Orchestra
Mostly Autumn - The Ghost Moon Orchestra (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Ghost Moon Orchestra est le deuxième album de Mostly Autumn avec Olivia Sparnenn au chant principal. Dotée d'une voix fantastique aux capacités émotionnelles inouïes, on ne peut que se satisfaire du choix de Bryan Josh, leader devant l'Éternel de ce groupe génial, de l'avoir mise en avant. Chose rare à signaler, il n'y a pas eu de changement de personnel entre ce disque et le précédent Go Well Diamond Heart. Si l'ombre d'Heather Findlay planait sur ce dernier, The Ghost Moon Orchestra, sans vraiment être un concept, est construit autour de la thématique de la lune. Sans surprise, Mostly Autumn fait du Mostly Autumn, et il le fait bien. Dès Unquiet Tears, le morceau d'ouverture, les musiciens alternent habilement douceur et mise sous tension jusqu'à nous filer la chair de poule. Mes titres favoris sont dans la même veine et mettent en lumière la voix d'Olivia : The Ghost Moon Orchestra au texte assez effrayant, Tennyson Mansion, hommage à nos chers disparus avec un Bryan Josh écorché très émouvant, et le magnifique Wild Eyed Skies sur lequel on retrouve l'ami de longue date Troy Donockley aux uilleann pipes. Si les pêchus Drops Of The Sun et The Devil And The Orchestra m'évoquent davantage Storms Over Still Water (2005), This Ragged Heart aux accents folks (guitare acoustique, flûtes) s'inscrit plutôt dans la continuité des premiers albums. Sur les autres plages, Mostly Autumn se promène entre psychédélisme (King Of The Valley), délicieuse ballade pop (Things That We Notice) et comptine pour enfants (Top Of The World).

Il existe une édition spéciale de cet album comportant un second CD intitulé A Weather For Poets. En douze titres Josh et sa bande revisitent des classiques du groupe dans des versions acoustiques épurées (Passengers, Evergreen, Heroes Never Die...), propose quelques inédits dont certains prendront toute leur dimension sur scène, Tonight notamment, et offre une magnifique reprise de The Rain Song à l'origine sur Coming Up For Air de Breathing Space, l'ancien groupe d'Olivia et de Iain Jennings. 

Musiciens

Bryan Josh : chant, guitares, claviers
Olivia Sparnenn : chant, percussions
Iain Jennings : claviers
Liam Davison : guitares, chant
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie
Anne-Marie Helder : chant, claviers, flûte, percussions

Troy Donockley : low whistle, uilleann pipes

Titres

1.01. Unquiet Tears
1.02. Drops Of The Sun
1.03. The Devil And The Orchestra
1.04. The Ghost Moon Orchestra
1.05. This Ragged Heart
1.06. King Of The Valley
1.07. Things That We Notice
1.08. Tennyson Mansion
1.09. Wild Eyed Skies
1.10. Top Of The World

A Weather For Poets
2.01. Working Man
2.02. The Rain Song
2.03. The Second Hand
2.04. Caught In A Fold
2.05. Passengers
2.06. Pure White Light
2.07. Constellations
2.08. Evergreen
2.09. Heroes Never Die
2.10. Changing Fast
2.11. The Last Train
2.12. Tonight
 

dimanche 24 septembre 2017

Mandalaband - AD Sangreal (2011)

Mandalaband AD Sangreal
Mandalaband - AD Sangreal (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Suite attendue de BC Ancestors, AD Sangreal retrace l'histoire du Saint Graal, de l'Empire romain au Moyen Âge, selon la version espagnole de cette légende. Et qui mieux que l'archéologue de renom David Rohl pour nous la conter, accompagné des musiciens de Mandalaband ? Pour mémoire, cette formation de rock progressif s'est fait connaître dans les années 70. Réactivée au début des années 2000, elle rassemble à la fois des membres historiques tels que David lui-même, Ashley Mulford ou Kim Turner, que des nouveaux arrivants parmi lesquels Marc Atkinson (Galadriel, Nine Stones Close, Riversea), Troy Donockley (Iona, Nightwish) ou José Manuel Medina. Afin de servir au mieux son propos, Mandalaband joue une musique symphonique des plus majestueuses. Aux orchestrations grandioses s'ajoutent des chœurs flamboyants, faisant d'AD Sangreal un album riche en couleurs.

Musiciens

David Rohl : chant, claviers
José Manuel Medina : claviers, guitares, chœurs
Marc Atkinson : chant, guitare acoustique
Dave Durant : chant
Ashley Mulford : guitares, basse, chant
Sergio Garcia : guitare acoustique
Troy Donockley : uilleann pipes, flûtes irlandaises, guitares, bouzouki
Woolly Wolstenholme : claviers, chœurs
David Clements : basse
Craig Fletcher : basse, chœurs
Morten Vestergaad : basse
Pablo Lato : basse
Kim Turner : batterie
Barbara Macanas : chœurs
Briony Macanas : chœurs
Alison Carter : chœurs
Lynda Howard : chœurs

Titres

01. A Bloodline Born
02. Magdalena
03. Palatium Britannicum
04. England's Heart And Soul
05. Sancto Laurent
06. Flight To Osca
07. Visigoths
08. Saracens
09. Al-Andalus
10. Unholy Orders
11. The Kingdom Of Aragon
12. Holy Orders
13. Le Perche Val
14. Anfortas Rex
15. Galadriel


dimanche 11 juin 2017

Troy Donockley - Messages (2011)

Troy Donockley Messages
Troy Donockley - Messages (2011)
Inutile de présenter Troy Donockley, le plus célèbre joueur d'uilleann pipes (cornemuse irlandaise) et de whistles (flûtes irlandaises) de la scène progressive contemporaine. Ancien membre de Iona qu'il a quitté en 2009 pour intégrer Nightwish, il a joué avec un nombre considérable d'artistes, de Maddy Prior à Barbara Dickson en passant par Mostly Autumn, Magenta ou Karnataka.  

En parallèle à ces multiples collaborations et en l'espace d'une décennie, il a sorti sous son seul nom trois splendides albums d'une qualité exceptionnelle : The Unseen Stream (1998), The Pursuit Of  Illusion (2003) et The Madness Of Crowds (2009). Messages, compilation mise sur le marché en 2011, rassemble une sélection d'extraits de ces trois disques, plus deux inédits : For Him Who Will Never Return, chanson traditionnelle réarrangée, et Dunmail Rising inspirée de la beauté sauvage de Lake District, région montagneuse du Nord-Ouest de l'Angleterre, sur laquelle on découvre le violon virevoltant de Peter Knight du Fairport Convention. 

Barbara Dickson, Heather Findlay (ex-Mostly Autumn), Olivia Sparnenn (Mostly Autumn) et surtout Joanne Hogg (Iona), absolument fabuleuse sur Pursuit Of Illusions, titre qui mérite à lui seul l'achat de cette compilation voire de l'album du même nom, sont les quatre grandes voix féminines enchanteresses que l'on croise au fil des titres. La musique de Troy, complexe, demeure difficile à définir. Elle se veut à la fois savante, classique, sacrée, progressive, expérimentale, celtique et folklorique. 

Messages est le reflet fidèle de l'univers artistique de Troy Donockley, multi-instrumentiste inspiré et talentueux, l'un des plus doués de sa génération, mais aussi des plus convoités. Compilation indispensable à toute bonne discothèque de référence qui se respecte. 


Titres


01. Sights
02. For Him Who Will Never Return
03. Now, Voyager
04. Fragment
05. Orkahaugr
06. Finlandia
07. Dunmail Rising
08. Pursuit Of Illusion
09. Tunnels
10. The Procession

samedi 10 juin 2017

Barbara Dickson - Words Unspoken (2011)

Barbara Dickson Words Unspoken
Barbara Dickson - Words Unspoken
(2011)
Avec Words Unspoken, son nouvel album paru en 2011, Barbara Dickson poursuit sa collaboration avec Troy Donockley entamée en 2004 sur Full Circle. Outre la multitude d'instruments dont il a la charge (guitares, cornemuse, whistles, bouzouki, claviers, percussions), Troy a également produit et arrangé ce disque. Ensemble, ils ont composé The Magical West située en première piste. Unique composition originale, ce morceau aux accents celtiques, n'est pas sans rappeler Iona, l'ancien groupe de Troy, ou Clannad

Les musiciens qui les accompagnent ne sont pas des inconnus à leur univers. Déjà présent à l'époque de Time & Tide (2008), le batteur de Iona, Frank van Essen, est de retour. Il assure la rythmique avec le bassiste Brad Lang. Nick Holland, vieux complice de Troy, partage le chant avec Barbara sur quelques titres. Troy et lui ont joué également avec Maddy Prior sur plusieurs de ses albums solos de la fin des années 90 et du début des années 2000. Andy Dinan (fiddle) et Lucy Muir (harpe) sont également des proches de Troy. Le premier a été membre de The Bad Shepherds, autre groupe de Troy qui a pour originalité de reprendre des classiques punks à l'aide d'instruments folk. Quant à la seconde, on a pu l'entendre sur The Madness Of Crowds, son troisième album solo sorti en 2009. 

Words Unspoken est un album varié, servi par des arrangements subtils au service d'une grande voix. Les douze titres enregistrés se répartissent entre composition originale (le déjà cité The Magical West), chant de Noël (Personnent Hodie), passages a cappella (Will Ye Gang Love? sur plus de trois minutes extraordinaires), reprise (magnifique version du Bridge Over Troubled Water, ode à l'amitié signée Paul Simon) et chansons folk traditionnelles, écossaises essentiellement. Celles-ci sont porteuses de messages à caractère social, aux dénouements souvent tragiques. Ainsi, The Trees They Do Grow High, déjà interprétée par Joan Baez en 1961, puis par bien d'autres à sa suite comme Pentangle, Steeleye Span ou Sarah Brightman, aborde la délicate question des mariages arrangés d'antan. Jamie Raeburn raconte l'histoire d'un pauvre boulanger de Glasgow accusé d'un vol qu'il n'a pas commis, puis condamné au bagne dans les colonies, loin de chez lui et de ses proches. La version très émotionnelle de Smile In Your Sleep rappelle que cette chanson a été écrite en mémoire des Highland Clearances du XIIIe siècle, nom donné au déplacement forcé des populations écossaises habitant ces régions montagneuses reculées et qui a engendré de véritables tragédies humaines. 

My Donald, Kishmul's Galley et King Orfeo sont d'autres petites perles bien ciselées qu'il serait dommage de ne pas mentionner explicitement. Words Unspoken regorge de ces moments de grâce qui en font un album à part dans la discographie déjà bien fournie de la chanteuse écossaise à la voix de cristal.  


Musiciens


Barbara Dickson : chant, guitare acoustique

Troy Donockley : guitares, cornemuse, flûtes irlandaises, bouzouki, claviers, percussions, chœurs
Brad Lang : contrebasse, basse, chœurs
Frank van Essen : violon, alto, batterie
Nick Holland : chant
Andy Dinan : fiddle
Lucy Muir : harpe

Titres


01. The Magical West
02. Jamie Raeburn
03. Ythanside
04. The Trees They Do Grow High
05. Will Ye Gang Love?
06. Smile In Your Sleep
07. My Donald
08. Personent Hodie
09. Kishmul's Galley
10. Ca' The Yowes
11. King Orfeo
12. Bridge Over Troubled Water

jeudi 19 janvier 2017

Johanna Kurkela - Hyvästi, Dolores Haze (2010)

Johanna Kurkela Hyvästi, Dolores Haze
Johanna Kurkela - Hyvästi,
Dolores Haze (2010) 
Johanna Kurkela est une charmante chanteuse finlandaise née en 1985. Son quatrième album, Hyvästi, Dolores Haze, disponible en 2010, a attiré notre attention pour deux raisons. La première, c'est qu'elle chante uniquement dans sa langue natale, le finnois, et c'est original. La seconde, toute aussi intéressante, est la présence de Troy Donockley aux uilleann pipes et whistles, notamment sur le titre Satojen Merien Näkijä composé par un certain... Tuomas Holopainen, leader de Nightwish. 

Cette ballade acoustique sentant bon les paysages maritimes, fait un écho lointain à The Islander des mêmes Nightwish, grâce à l'intervention du génial Troy aux flûtes irlandaises. Les autres chansons sont une collection de pop songs acidulées, proche de l'esprit Eurovision (Rakkauslaulu, premier single avec le violoncelliste Eicca Toppinen, fondateur du groupe de metal Apocalyptica) ou de la variété italienne (Ainutlaatuinen). Quant à l'entraînante Kosketusta Vailla Vapiseva Mies, elle aurait très bien pu figurer sur l'album In Your Room d'Anneke van Giersbergen. D'ailleurs, la ressemblance de leurs voix est des plus troublantes. De Piha Ilman Sua, il se dégage en revanche une ambiance sombre, triste. L'album se termine en beauté par un clin d'œil à Nabokov et à sa Lolita, Dolores Haze. 

De la même famille que le hongrois ou l'estonien, le finnois n'est ni une langue scandinave, ni une langue slave comme on pourrait le penser. Il est plaisant de se rendre compte que sa mélodie est parfaitement adaptée à ce type de répertoire qui a pour seule prétention d'apporter un peu de plaisir et d'évasion. Et de ce côté-là, s'est réussi. A noter que Johanna deviendra officiellement le 28 octobre 2015 Madame Tuomas Holopainen.    


Musiciens


Johanna Kurkela : chant

Sampo Haapaniemi : batterie, percussions, claviers
Timo Kämäräinen : basse
Markus Koskinen : guitare, claviers
Matti Paatelma : piano
Eicca Toppinen : violoncelle
Troy Donockley : uilleann pipes, whistles

Titres 


01. Tuo Se Mulle
02. Kielletyt Kielot
03. Rakkauslaulu
04. Ainutlaatuinen
05. Ilta Saapuikin Niin Äkkiä
06. Kosketusta Vailla Vapiseva Mies
07. Piha Ilman Sua
08. Maan Päällä Niin Kuin Taivaassa
09. Satojen Merien Näkijä
10. Jos Sä Tarvitset Mua
11. Hyvästi, Dolores Haze

samedi 17 décembre 2016

Joanne Hogg & Frank van Essen - Raphael's Journey (2010)

Joanne Hogg Raphael's Journey
Joanne Hogg & Frank van Essen -
Raphael's Journey (2010)
D'abord disponible uniquement en téléchargement, Raphael's Journey, œuvre commune de Joanne Hogg et Frank van Essen, a finalement été édité sous forme de CD en 2010.

A l'origine, Joanne souhaitait réunir une collection de berceuses (Lullaby In Colour, Into Your Dreams, Song From The Womb, Sweet Dreams) à destination de ses deux jeunes enfants. Elle a proposé à son camarade de Iona d'y participer, puis, de fil en aiguille, le projet s'est transformé en un voyage spirituel et mystique sous l'égide inspirée de l'archange Raphaël. Dans la mythologie biblique, et dans le livre de Tobie plus précisément, cet archange accompagne le jeune Tobiah, fils de Tobie, dans son voyage à Ectabane durant lequel il pêche un poisson dont le fiel guérira la cécité de son père. Dès lors, Raphaël est devenu pour l'Église le saint patron des voyageurs.

Sur la version immatérielle d'abord vendue par le label Kingsway, en 2008, au profit d'associations venant en aide aux enfants, seule Joanne était créditée. Il faudra attendre la version CD pour que le nom de Frank soit associé au sien. C'est là lui rendre justice et reconnaître toute son implication. Non seulement il a produit, arrangé, enregistré et mixé l'album, mais il a également coécrit cinq des quatorze chansons et joué d'une multitude d'instruments : batterie, percussions, violon, alto et claviers.

D'autres membres de la famille Iona ont été également impliqués dans ce disque. Dave Bainbridge est intervenu aux claviers, à la guitare acoustique et au bouzouki. Troy Donockley a apporté sa touche celtique grâce à ses whistles et uilleann pipes. L'irremplaçable Phil Barker tient la basse. Amie fidèle, la grande Moya Brennan avec laquelle Joanne a enregistré le premier volume des New Irish Hymns, vient poser sa voix éthérée sur quelques chansons. 

D'un point de vue musical, Raphael's Journey se situe au centre de la galaxie Iona, mais est également traversé par des courants d'inspiration en provenance de Clannad ou Eden's Bridge. D'ailleurs, il s'inscrit dans la continuité de la compilation Celtic Lullabies - Presence And Protection à laquelle Joanne avait contribué avec la douce berceuse Sweet Dreams For You co-écrite avec Phil Hart. Cette chanson devenue simplement Sweet Dreams est ici présentée dans une nouvelle version toute aussi attendrissante. 

Moment de pur bonheur, Raphael's Journey symbolise une étape décisive dans la carrière et la vie de Joanne Hogg, celle de sa transformation de jeune femme en mère accomplie.  Alors que son premier album solo Looking Into Light, sorti en 1999, était dédié à ses parents, et plus particulièrement à son père alors récemment disparu, en l'espace d'une décennie, Joanne a connu les joies de la maternité et mis au monde deux adorables bambins. A leur tour, ils l'ont inspirée dans cette bienveillante odyssée musicale. 

Joanne Hogg Raphael's Journey
Joanne Hogg - Raphael's Journey
(2008)

Musiciens


Joanne Hogg : chant, piano
Frank van Essen : batterie, percussions, violon, alto, claviers, programmation, chœurs

Dave Bainbridge : claviers, guitare acoustique, bouzouki
Troy Donockley : whistles, uilleann pipes
Phil Barker : basse
Jan-Peter Beijersbergen : guitares électriques
Gwyneth McBride : violoncelle
Luca Genta : violoncelle
Moya Brennan : chant
Tré Sheppard : chant

Titres


01. The River
02. Lullaby In Colour
03. Into Your Dreams
04. Round Me Falls The Night
05. Raphael's Journey
06. Life's Winterdays
07. Walking On Troubled Water
08. Song From The Womb
09. Life Is Precious
10. Sweet Dreams
11. Dance To The Unborn
12. Home To You
13. Saviour
14. You Will I Love

vendredi 16 décembre 2016

Iona - The Best Of Iona (2010)

The Best Of Iona
Iona - The Best Of Iona (2010)
Curieux objet que ce Best Of de Iona. Devenu très vite collector de par sa rareté, il a servi d'objet promotionnel lors de la tournée américaine du groupe en 2010. Bien que ne comportant pas d'inédit, ce genre de compilation est toujours intéressant car elle reflète les aspects discographiques que le ou les artistes souhaitent mettre en valeur auprès d'un nouveau public.

Les douze titres qui le composent forment un ensemble atypique rarement entendu ailleurs, à la fois homogène et varié, sur une durée de soixante-dix minutes. Chaque album est représenté de manière équitable par deux titres chacun. Seul absent de la liste, le dernier en date, The Circling Hour paru en 2006. Cet oubli relève du mystère. A la place, nous avons droit à un extrait du live Woven Cord, le splendide Revelation, initialement sur The Book Of Kells. Autre surprise, les Jigs qui se trouvent sur le quatrième disque de l'anthologie The River Flows

Dave Bainbridge et les siens ont bien pris soin de montrer Iona sous ses multiples angles esthétiques. Les pop songs celtisantes toujours spirituelles (The Island, Today, Chi-Rho) côtoient avec la même élégance les longues plages progressives plus exigeantes telles que Matthew The Man, un des summums de leur carrière, ou l'instrumental atmosphérique envoûtant Heaven's Bright Sun. Les différents musiciens qui ont contribué au succès de ce groupe d'exception ne sont pas oubliés. Ainsi, Frank van Essen et son violon féerique transforment A Million Stars en une pluie d'étoiles merveilleuse, et le sonneur Troy Donockley enflamme les Jigs grâce à ses whistles et pipes, à l'aide de la basse endiablée d'un Phil Barker transcendé. Bien évidemment, Iona ne serait pas, sans le talent indéniable de Dave Bainbridge, compositeur, arrangeur, claviériste et guitariste hors pair, ni Joanne Hogg, chanteuse des plus charismatiques au souffle divin (écoutez Edge Of The World, Hinba ou Revelations pour vous en convaincre...).

Aujourd'hui, ce disque prend une symbolique toute particulière. Dave Bainbridge a annoncé sur les réseaux sociaux en ce mois de décembre 2016 la triste fin de Iona après vingt-sept ans d'existence. Plongée dans un sommeil latent suite à la sortie du dernier opus Another Realm en 2011, la machine Iona était devenue trop difficile à redémarrer du fait de l'éloignement géographique des uns et des autres (Joanne vit en Irlande du Nord, Dave dans le nord-est de l'Angleterre et Frank aux Pays-Bas), et, surtout, parce que chacun d'entre eux se trouve trop absorbé par ses propres projets personnels. Quoiqu'il en soit, une chose demeure certaine, tous peuvent être fiers du travail accompli au fil des années. Rares sont les groupes à avoir maintenu une qualité artistique aussi élevée et constante tout au long de leur carrière. Merci du fond du cœur à Dave Bainbridge, Joanne Hogg, Frank van Essen, Phil Barker, Martin Nolan, Troy Donockley, David Fitzgerald, Mike Haughton, Terl Bryant, Nick Beggs et Tim Harries.



Titres


01. The Island (Re-mixed)
02. Today
03. Edge Of The World
04. Heaven's Bright Sun
05. Divine Presence
06. Hinba
07. A Million Stars
08. Revelation (Woven Cords Version)
09. Chi-Rho
10. Jigs
11. Matthew The Man
12. Iona (Re-mixed)

mercredi 14 décembre 2016

Mostly Autumn - Go Well Diamond Heart (2010)

Mostly Autumn Go Well Diamond Heart
Mostly Autumn - Go Well Diamond
Heart (2010)
Nouvel album, nouveau line-up. Et pas des moindres. Go Well Diamond Heart voit le retour de deux membres historiques de Mostly Autumn : le claviériste Iain Jennings et le guitariste Liam Davison. Gavin Griffiths qui officiait auparavant au sein de Karnataka et qui opère désormais avec Panic Room, occupe le poste si convoité de batteur. 

Mais le changement le plus significatif, et le plus redouté, est le remplacement d'Heather Findlay par Olivia Sparnenn. Contrairement à Tarja Turunen ou à d'autres, Heather n'a pas été mise dehors, c'est elle qui a pris la (lourde) décision de partir, et ce, au grand désespoir de Bryan Josh, le leader de la bande.  

Néanmoins, son ombre plane sur l'ensemble de l'album dont le travail d'écriture avait commencé bien avant son annonce. Certaines chansons composées dans l'idée de sa participation ont été conservées, et cela se ressent. D'autres lui sont directement dédiées. Violet Skies est une lettre émouvante que lui adresse Bryan par l'intermédiaire d'Olivia. Il avoue également avoir eu à l'esprit son amie de cœur au moment d'écrire Back To Life, majestueuse ballade. 

C'est donc après cinq années passées dans le groupe et après avoir menée Breathing Space, sa propre formation avec Iain Jennings, qu'Olivia devient la nouvelle femme forte de Mostly Autumn. Anne-Marie Helder, toujours présente, la seconde aux harmonies vocales auxquelles s'ajoute son talent de multi-instrumentiste. On ne pouvait mieux rêver pour cette succession. Olivia possède une voix aussi douce que sa devancière, mais fait preuve d'un plus grande puissance. Lorsqu'elle se lance, rien ni personne ne semblent pouvoir l'arrêter. 

Sans pour autant opérer un retour en arrière, Mostly Autumn emprunte à nouveau la voie folk et celtique. For All We Shared qui rend un vibrant hommage à tous ses fans, ouvre l'album et donne le ton. Clin d’œil appuyé au tout premier album du groupe, il bénéfice de l'intervention magique du fidèle Troy Donockley à la cornemuse et aux flûtes irlandaises. Comme par enchantement, il réapparaît ensuite sur le très inspiré Back To Life et And When The War Is Over..., hymne à la paix, sorte de Dance Me To The End Of Love de feu Leonard Cohen que l'on imaginerait interprété en duo avec Jennifer Warnes, accompagné d'un David Gilmour flamboyant à la guitare. Aux chœurs, on peut y entendre un autre ami de longue date, ce cher Marc Atkinson, venu déjà prêter sa voix en des temps plus anciens (The Last Bright Light, The Story So Far, Passengers...).

Hold The Sun durant lequel alternent ambiances menaçantes et hypnotiques, et la chanson titre Go Well Diamond Heart, écrite en l'honneur de Ben Parkinson, soldat britannique fan de la formation yorkaise qui a perdu ses jambes au cour d'une mission en Afghanistan, sont deux moments de grâce absolue qu'illuminent Josh et son jeu de guitare si caractéristique. Plus secondaires, Deep In Borrowdale trop heavy et Something Better au refrain entêtant sont de la même qualité que l'ensemble des titres proposés sur le second CD de la version collector. On en compte huit au total. Ice, captivant d'un bout à l'autre par sa montée en puissance, et Forever Young que l'on croirait sorti tout droit du répertoire de Breathing Space, sont les plus intéressants. Josh et sa bande leur offriront même une certaine reconnaissance en les interprétant régulièrement sur scène. 

Disque charnière dans la carrière de Mostly Autumn, Go Well Diamond Heart apparaît en définitive comme la transition équilibrée entre un passé extrêmement riche qui se referme lentement et l'ouverture vers de nouveaux horizons à explorer. Le très sélect Classic Rock Society ne s'y est pas trompé en lui décernant le titre mérité de meilleur album de l'année 2010. Dans la foulée, Bryan a été sacré meilleur guitariste, Olivia meilleure chanteuse et Gavin Griffiths meilleur batteur. Si on y ajoute le prix de la meilleure prestation live et celui de personnalité de l'année attribué à Anne-Marie Helder, la grande famille Mostly Autumn a raflé en cette année 2010 la presque totalité des récompenses des CRS Awards. Et c'était amplement mérité... 


Musiciens


Olivia Sparnenn : chant, percussions
Bryan Josh : chant, guitares, claviers
Iain Jennings : claviers
Liam Davison : guitares
Anne-Marie Helder : chant, claviers, flûte, guitare acoustique
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie

Troy Donockley : uilleann pipes, flûtes
Marc Atkinson : chœurs

Titres


1.01.For All We Shared
1.02. Violet Skies
1.03. Deep In Borrowdale
1.04. Something Better
1.05. Go Well Diamond Heart
1.06. Back To Life
1.07. Hold The Sun
1.08. And When The War Is Over...

2.01. Sound Of The World
2.02. High
2.03. 67-79
2.04. Anything At All
2.05. Ice
2.06. Hats Off
2.07. Forever Young
2.08. Days Of Our Love

samedi 10 décembre 2016

Karnataka - The Gathering Light (2010)

Karnataka The Gathering Light
Karnataka - The Gathering Light
(2010)
The Gathering Light marque le retour en grâce d'un Karnataka que l'on pensait disparu à jamais. Certes, la formation de 2010 n'a plus rien à voir avec l'originale. Seul subsiste Ian Jones, le bassiste. Rachel Jones, devenue Cohen, s'en est allé rejoindre The Reasoning. Anne-Marie Helder et Gavin Griffiths jouent désormais au sein de Mostly Autumn. Ils ont également fondé Panic Room avec leurs vieux complices Jonathan Edwards et Paul Davies.

L'explosion du Karnataka initial remonte à l'année 2004. Elle a eu lieu un an à peine après la sortie de leur troisième album Delicate Flame Of Desire, largement salué par la critique de l'époque. Karnataka faisait alors partie des nouveaux espoirs d'un rock progressif renaissant avec chanteuses. Mais, la fin du couple Rachel-Ian a entraîné cette dissolution.

Courant 2005, Ian Jones décide contre vents et marées de poursuivre l'aventure sous ce nom. Il s'entoure alors de divers musiciens, souvent de passage, dont le claviériste espagnol Gonzalo Carrera, ex-Landmarq et ancien membre de Fragile, tribute band consacré à Yes. A partir de 2007, la formation se stabilise autour de Ian, Gonzalo, Enrico Pinna, guitariste italien, Ian Harris qui a joué auparavant de la batterie aux côté de Chris Rea, et de Lisa Fury. 

Lisa est chanteuse professionnelle depuis l'âge de 17 ans. Elle a chanté dans de nombreux clubs de jazz londoniens, collaboré à différents petits groupes locaux et s'est fait remarquée grâce à Fleetwood Bac, tribute band de Fleetwood Mac. Elle y incarnait le rôle de Stevie Nicks. Sa collaboration avec Ian Jones ne s'est pas limitée à Karnataka. Elle a aussi participé à son projet Chasing The Moonson dont on peut entendre un extrait sur la compilation Songs For Luca 2

The Gathering Light a nécessité deux ans de travail acharné, avec pour ambition de dépasser le prometteur Delicate Flame Of Desire. Ian Jones demeure l'élément central du dispositif et fait preuve d'un perfectionnisme sans faille. Le résultat final est sans appel, ce nouvel album se classe parmi les meilleurs de sa catégorie de l'année 2010.

A la fois multi-instrumentiste, compositeur principal et producteur, Jones n'en a pas pour autant étouffé ses collaborateurs. Gonzalo, Enrico et Harris ont disposé de tout l'espace nécessaire pour s'exprimer au sein des huit titres atteignant un total de soixante-dix minutes de musique. D'ailleurs, Enrico Pinna est une véritable révélation, il illumine cet album par son jeu de guitare à la fois subtil et intuitif. Il explose littéralement, tel un Gilmour ou un Latimer, sur un Forsaken épique dépassant les douze minutes, dédié aux parents de Lisa. 

Cette dernière maintient le suspens en n'apparaissant qu'à partir du troisième titre, le flamboyant Your World. Levant toute crainte, son chant ne crée pas de réelle surprise, il s'inscrit dans la continuité de celui de Rachel. Tout aussi envoûtant, il est bien plus expressif. Chantant ses propres textes, Lisa a ainsi tout le loisir de communiquer ses propres émotions. 

Côté musique, Jones et sa bande nous entraînent à la croisée des musiques progressive, rock, folk et celtique. Troy Donockley, invité de marque, incarne par excellence ce dernier aspect avec ses flûtes irlandaises et sa cornemuse, notamment sur l'instrumental d'ouverture The Calling, ainsi que sur les monuments que sont Moment In Time, Forsaken et The Gathering Light. Le violoncelliste Hugh McDowell, ex-Electric Light Orchestra, et déjà entendu sur She de Caamora et le projet Icon de Wetton & Downes, intervient sur quatre titres, les déjà cités Forsaken et The Gathering Light, mais aussi sur les non moins passionnants State Of Grace et Tide To Fall accompagné d'un quatuor à cordes. 

Alors que The Gathering Light devait relancer la carrière de Karnataka, le groupe va être à nouveau frappé par le destin, brisant à nouveau une ascension qui semblait irrésistible. Quelques mois seulement après sa parution, Lisa, Gonzalo et Ian Harris annoncent à la surprise générale leur départ. Cela ne va pas pour autant effrayer Ian Jones qui a connu bien pire. Désormais secondé par Pinna, il se lance corps et âme dans une troisième incarnation de Karnataka. Sera-t-elle la bonne cette fois-ci ?


Musiciens


Lisa Fury : chant, percussions
Ian Jones : basse, claviers, percussions, bodhran, programamtion
Gonzalo Carrera : claviers
Enrico Pinna : guitares
Ian Harris : batterie

Troy Donockley : uilleann pipes, whistles
Hugh McDowell : violoncelle

Philippe Honoré : violon
Bridget Davey : violon
Jane Fenton : violoncelle
Clive Howard : alto

Titres


01. The Calling
02. State Of Grace
03. Your World
04. Moment In Time
05. The Serpent And The Sea
06. Forsaken
07. Tide To Fall
08. The Gathering Light

samedi 26 novembre 2016

Christina - Broken Lives & Bleeding Hearts (2010)

Christina Booth Magenta Broken Lives & Bleeding Hearts
Christina - Broken Lives
& Bleeding Hearts (2010)
Broken Lives & Bleeding Hearts est le premier album solo de Christina, la charismatique chanteuse du combo gallois de rock progressif Magenta. Sorti en 2010, il se compose d'une succession de chansons courtes, tantôt enjouées, tantôt introspectives, révélant la facette romantique de Miss Booth. 

Ce disque est né avant tout d'un profond désir de créer et chanter ses propres textes. En effet, au sein de Magenta, c'est le frère de Rob Reed, Steve, qui signe l'essentiel des paroles. La participation de Christina est limitée à quelques singles comme Broken, I'm Alive ou Night And Day. Réduite à un simple rôle d’interprète, certes exceptionnelle, elle a néanmoins éprouvé le besoin de s'affirmer à travers Broken Lives & Bleeding Hearts. Sa participation à d'autres projets parallèles (Caamora, Parzivals Eye,  et dans une moindre mesure Galahad), n'a visiblement pas suffit à satisfaire ce besoin d'émancipation. 

Pour autant, Christina ne s'est pas éloignée complètement de sa famille musicale. L'indispensable Rob Reed se retrouve aux manettes (composition, production, mixage) ainsi qu'aux claviers, basse et guitares. Le talentueux guitariste Chris Fry intervient à la guitare acoustique, tout comme le nouveau batteur du groupe, le jeune Kieran Bailey. Les chœurs sont assurés en partie par sa propre sœur Fran Brimble. 

Afin de parfaire sa musique, Christina a également fait appel à quelques invités prestigieux. Steve Balsamo (The Storys, Chimpan A, IO Earth) est venu poser sa voix sur un Immorality magnifié par les cornemuses celtique de l'ex-Iona Troy Donockley. John Mitchell d'Arena électrise avec sa guitare Deep Oceans et Do Or Die. Son ancien complice de Trippa, Ryan Aston, apparaît à la batterie sur quelques titres, ainsi que le bassiste Andy Coughlan qui joue désormais avec Luna Rossa. 

Les magnifiques illustrations du livret et la pochette réalisées par l'artiste Rosella Buemi aident l'auditeur à se plonger dans cet univers romanesque. Si certains titres évoquent bien Magenta (Tales Of Broken Hearts, Dawn To The River et sa basse heavy), Christina emprunte des sentiers sinueux qui la mènent vers une musique pop rock mélodique aux accents jazzy teintés de gospel (Free, single par excellence). A noter que le fulminant Hanging By A Thread a été interprété en avant-première lors du Live At Real World, concert acoustique donné devant un public restreint dans les fameux studios de Peter Gabriel, le 21 novembre 2009. Son titre provisoire était alors Hate You.

Pour être honnête, malgré ses qualités, Broken Lives & Bleeding Hearts n'est pas un album indispensable. Néanmoins, il permettra à tous les curieux, à tous ceux qui souhaitent se familiariser davantage avec l'univers musical de ce formidable groupe qu'est Magenta, de mieux appréhender Christina, figure emblématique d'un rock progressif au féminin renaissant en phase de confirmation.


Musiciens


Christina : chant

Rob Reed : claviers, basse, guitares
Chris Fry : guitares
John Mitchell : guitares, chœurs
Steve Balsamo : chant
Fran Brimble : chœurs
Troy Donockley : uilleann pipes
Andy Coughlan : basse
Ryan Aston : batterie
Kieran Bailey : batterie

Titres


01. Free
02. Way Back To My Heart
03. Deep Oceans
04. Hanging By A Thread
05. Tales Of Broken Hearts
06. Helen's Song
07. Down By The River
08. Do Or Die
09. Reel Life
10. Immorality
11. Deep Oceans ( Oceans Deep Jem Godfreys Remix)

dimanche 21 août 2016

Nightwish - Made In Hong Kong (And In Various Other Places) (2009)

Nightwish Made In Hong Kong
Nightwish - Made In Hong Kong
(And In Various Other Places)
(2009)
Une promesse est une promesse. Tuomas Holopainen avait déclaré que si Nightwish jouait un jour à Hong Kong, il enregistrerait le concert puis le publierait sous le titre Made In Hong Kong

C'est donc chose faite en 2009 après que le Dark Passion World Tour 2007-2008 ait mené le célèbre combo finlandais dans cette ancienne colonie britannique devenue Région administrative spéciale de la République populaire de Chine en 1997.

Disons-le tout de suite, ce nouvel album live n'est pas du même niveau que le mémorable End Of An Era qui marquait la fin de l'ère Tarja. Il lui manque une cohésion. Il faut dire que, outre Hong Kong, les huit morceaux présentés sont également extraits de concerts données en Suisse, en Allemagne, en Finlande et en Grande-Bretagne. Rien que ça ! Et seuls des titres du dernier opus Dark Passion Play ont été retenus. Il est évident que le groupe a cherché avant tout à légitimer Anette Olzon, sa nouvelle frontwoman. Pas de nostalgie ici ! Sur ce plan, c'est réussi. Anette s'en sort avec les honneurs. 

Troy Donockley fait également une apparition remarquée aux uilleann pipes sur la splendide ballade The Islander chantée par Marco Hietala, et l'instrumental Last Of The Wilds aux résonances celtiques. 

Made In Hong Kong (And In Various Other Places) se termine par trois titres bonus. Escapist et While Your Lips Are Still Red sont respectivement les faces B des singles Bye Bye Beautiful et Amaranth. Quant à l'inédit Cadence Of Her Last Breath interprété par Marco, le charismatique bassiste, il s'agit d'une démo extraite des sessions d'enregistrement de Dark Passion Play. Lorsque le groupe était encore à la rechercher d'une chanteuse suite au départ forcé de Tarja, c'est lui qui a pris en charge les vocaux en préparation du prochain album.

Si ce Made In Hong Kong n'est pas indispensable, il demeure aujourd'hui l'unique témoignage live (officiel) d'Anette Olson au sein de Nightwish. Et puis comment passer à côté de l'épique The Poet And The Pendulum, véritable dynamite symphonique !

Musiciens


Anette Olzon : chant
Tuomas Holopainen : claviers
Emppu Vuorinen : guitares
Marco Hietala : basse, chant
Jukka Nevalainen : batterie

Troy Donockley : uilleann pipes

Titres


01. Bye Bye Beautiful
02. Whoever Bring The Night
03. Amaranth
04. The Poet And The Pendulum
05. Sahara
06. The Islander
07. Last Of The Wilds
08. 7 Days To The Wolves

09. Escapist
10. While Yoour Lips Are Still Red
11. Cadence Of Her Last Breath

dimanche 8 mai 2016

Mostly Autumn - Pass The Clock (2009)

Mostly Autumn Pass The Clock
Mostly Autumn - Pass The Clock
(2009)
Quand Mostly Autumn décide de faire une compilation, une chose est sûre, c'est qu'il ne se moque pas de son public. Pour la précédente, Catch The Spirit (2002), le groupe avait carrément réenregistré ses propres chansons pour les proposer dans de nouvelles versions plus en phase avec ce qu'il était devenu.

Pass The Clock, du nom de la chanson épique de l'album Passengers (2003), ne comprend pas moins de 3 CD, 35 titres (tous remasterisés), 3 heures 30 de musique prog-folk caractérisée par des voix féminines de toute beauté (Heather Findlay mais aussi Olivia Sparnenn, Angela Gordon et Anne-Marie Helder).

Chacun des albums ou EP de ces dix dernières années (1998-2008) est représenté par au moins un morceau. Passengers atteint le haut du podium avec sept titres en tout, dont l'écorché Pure White Light sur lequel Marc Atkinson (Gabriel) et Damian Wilson (Landmarq, Threshold) interviennent aux chœurs. En deuxième position, The Last Bright Light (2001) avec cinq titres suivi de, ex æquo avec chacun quatre titres, The Spirit Of Autumn Past (1999) et le dernier en date Glass Shadows (2008). For All We Shared... (1998), Music Inspired By The Lord Of The Rings (2001), Storms Over Still Water (2005) et Heart Full Of Sky (2007) comptent chacun trois morceaux. Winter Is King, aux influences païennes, est le seul extrait de l'EP Spirits Of Christmas Past (2005). On le retrouve également sur la compilation Songs For Luca 2 réalisée en 2007 par Dave Bainbridge de Iona. Dernière précision, la présence de deux reprises de l'anthologie Catch The Spirit évoquée plus haut, Prints The Stone, à l'origine sur The Last Bright Light et le floydien The Night Sky de For All We Shared...

Les morceaux ont été rassemblés de façon thématique sur les trois disques. 

Le premier CD, intitulé Something For The Spirit, réunit ceux qui invitent à la réflexion avec des textes occupant une place centrale. Il s'agit essentiellement d'extraits des derniers albums depuis Passengers, à l'exception du magnifique Evergreen.  

Le deuxième disque, Something For The Campfire, met en lumière la face folk et celtique de Mostly Autumn. Ces chansons, idéales à jouer autour d'un feu de camp, proviennent principalement, cette fois-ci, des quatre premiers albums du groupe. 

Le troisième et dernier disque a été nommé Something For The Candlelight. Bien qu'il ne comprenne que neuf titres, ce sont essentiellement de longs morceaux épiques, représentatifs de l'aspect progressif de la musique "autumnienne". De The Night Sky à Heroes Never Die en passant par Silver Glass, Carpe Diem ou The Gap Is Too Wide, que des chefs d'œuvre à donner des frissons.

Pass The Clock marque ainsi la fin d'une époque, celle des années Findlay. La charismatique chanteuse a, en effet, décidé de quitter Mostly Autumn pour se consacrer à de nouveaux projets. On peut regretter ce choix, mais il est bien plus important de lui souhaiter bonne chance pour la suite et de la remercier pour tout ce qu'elle a apporté à ce groupe unique ainsi qu'à ses fans. Go well diamond heart...  

Titres


Someting For The Spirit
1.01. Fading Colours
1.02. Ghost In Dreamland
1.03. Pure White Light
1.04. Distant Train
1.05. Answer The Question
1.06. Evergreen
1.07. The Second Hand
1.08. Storms Over Still Water
1.09. Paper Angels
1.10. Tearing At The Faerytale
1.11. Pass The Clock

Something For The Campfire
2.01. Yellow Time
2.02. Prints In The Stone
2.03. The Eyes Of The Forest
2.04. Boundless Ocean
2.05. Shinding
2.06. Blakey Ridge / When Waters Meet
2.07. Winter Is King
2.08. Which Wood?
2.09. At Las To Rivendell
2.10. Simple Ways
2.11. On The Wings Of Gwaihir
2.12. Steal Away
2.13. Bitterness Burnt
2.14. Shrinking Violet
2.15. Goodbye Alone

Something For The Candlelight
3.01. The Night Sky
3.02. Silver Glass
3.03. Half The Moutain
3.04. Carpe Diem
3.05. Hollow
3.06. Passengers
3.07. The Gap Is Too Wide
3.08. Glass Shadows
3.09. Heroes Never Die