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mardi 1 octobre 2019

Joshua Burnell - Songs From The Seasons (2018)

Joshua Burnell Songs From The Seasons
Joshua Burnell - Songs From The Seasons (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Joshua Burnell ou l'étoile montante du folk britannique actuel. A peine son premier album Into The Green sorti, Joshua s'est lancé le défi ambitieux, fin 2016, d'enregistrer et de réarranger une chanson traditionnelle par semaine pendant un an. Au final, il a accumulé cinquante-deux morceaux ayant tous en commun de refléter l'évolution des saisons. Quatorze d'entre eux ont été retenus pour ce Songs From The Seasons, album hommage aux rois et reines de la musique folk. Ce que Joshua aime avant tout c'est aller de l'avant, revisiter de veilles chansons en les modernisant, sans se soucier des conventions. Ainsi, le classique Two Magicians au texte osé où un forgeron tente de voler la virginité d'une femme, est abordé sous l'angle de vue de cette dernière. Ce qui n'avait jamais été fait jusqu'alors. Autre moment de bravoure, The Nightingale, délicate ballade danoise au final flamboyant, sur lequel la guitare de Ben Burnell, frère de Joshua, sonne comme celle du grand Mark Knopfler, époque Dire Straits. Mais l'aspect le plus éloquent de ce disque se trouve dans la présence discrète de grandes dames. Si à travers ses interprétations de The Dowie Dens Of Yarrow, The Snow Is Melts The Soonest et Reynardine, Joshua rend un hommage respectueux à Shelagh McDonald, Anne Briggs et Sandy Denny qui ont immortalisé ces classiques en leur temps, il ne s'arrête pas là. Le titres Songs From The Seasons est un clin d'œil appuyé à l'album de Renaissance A Song For All Seasons (1978), d'autant plus que la pochette est illustrée par une peinture originale d'Annie Haslam, chanteuse de ce groupe mythique de rock symphonique que nous chérissons particulièrement ici. Et ce n'est pas fini ! Sur Robin Hood And The Pedlar, Polly Bolton a été invité à venir jouer de la mandoline. Ancienne chanteuse de Dando Shaft dans les années 70, elle a collaboré par la suite avec Ashley Hutchings, Alan Stivell et plus récemment avec Jennifer Cutting. Autre invitée de marque, Angela Gordon de Mostly Autumn qui apparaît à la flûte irlandaise sur un Farewell To Tarwathie à la fois mélancolique et nostalgique. Enfin, impossible de ne pas citer Sarah Loughran (violon), Rachel Wilson (violon), Rachel Brown (violoncelle), Cristina Crespo (flûte), ni Frances Sladen, compagne de Joshua, apportant une touche féminines aux chœurs de High Germany et du déjà cité The Nightingale. Une étoile n'est rien sans ses planètes. 

Musiciens

Joshua Burnell : chant, guitares, claviers, batterie, percussions, accordéon, flûte, bouzouki, autoharpe

Nathan Greaves : guitares, basse
Ben Burnell : guitares
Jack Woods : mandoline, guitare
Tim Yates : mélodéon, basse
Mark Waters : basse
Matthew Mefford : basse, contrebasse
Sarah Loughran : violon
Rachel Wilson : violon
Antonio Curiale : violon
Rachel Brown : violoncelle
Angela Gordon : flûte irlandaise
Cristina Crespo : flûte
Polly Bolton : mandoline
Frances Sladen : chant

Titres

01. Two Magicians
02. Tam Lin
03. High Germany
04. Dowie Dens Of Yarrow
05. Behind The Haystack
06. Robin Hood & The Pedlar
07. The Snow It Melts The Soonest
08. Lord Franklin
09. King Of The Fairies
10. Mrs McGrath
11. Reynardine The Werefox
12. The Banshee Set
13. The Nightingale
14. Farewell To Tarwathie

En bonus, non présent sur l'album, cette reprise de Renaissance, At The Harbour

jeudi 22 août 2019

Annie Haslam - Live Under Brazilian Skies (1998)

Annie Haslam Live Under Brazilian Skies
Annie Haslam - Live Under Brazilian Skies (1998)

Pourquoi écouter ce disque ?

En mars 1997, Annie Haslam donne deux représentations exceptionnelles au Brésil, une à Rio de Janeiro et l'autre à Petrópolis. La dernière fois que la chanteuse s'était rendue dans ce pays, c'était en 1979, pour la promotion de Azure d'Or, avec Renaissance. Depuis, elle bénéficiait là-bas d'un culte particulier. C'est grâce à la ferveur et au dévouement de ses fans locaux qu'elle a été invitée à venir chanter près de vingt ans après. Pour des raisons financières, Annie n'a pu emmener avec elle que David Biglin qui joue à ses côtés de tous les instruments. Seul point noir, l'emploi d'une musique additionnelle pré-enregistrée sur certains titres. Sinon, la voix angélique d'Annie est toujours aussi magique, envoûtante. Sa manière de chanter laisse transparaître sa joie d'être sur scène, entourée d'un public enthousiaste. En quinze titres, elle revisite sa carrière solo, du premier album Annie In Wonderland (Nature Boy / If I Loved You) au dernier en date, Blessing In Disguise (Blessing In Disguise, After The Oceans Are Gone) en passant par sa sublime reprise du Moonlight Shadow de Mike Oldfield. Généreuse envers ses fans, elle offre une version originale du Turn Of The Century de Yes et pas moins de trois inédits : Seashell Eyes dont elle a signé le très beau texte, Summon The Angels qui se retrouvera sur The Dawn Of Ananda en 1999, et Brazilian Skies écrit spécialement pour ces concerts uniques. Les autres moments forts sont bien entendu les chansons du répertoire de Renaissance. Tous les albums du groupe, de Prologue à A Song For All Seasons, la meilleure époque, sont au moins représentés par un titre, dont certains sont de véritables surprises car très rarement interprétés sur scène, comme The Captive Heart (Novella), Let It Grow (Ashes Are Burning) ou Spare Some Love (Prologue). Live Under Brazilian Skies est le témoignage émouvant d'une artiste en totale communion avec son public.

Musiciens

Annie Haslam : chant

David Biglin : instruments

Titres

01. Carpet Of The Sun
02. I Think Of You
03. The Captive Heart
04. Moonlight Shadow
05. Blessing In Disguise
06. Seashell Eyes
07. Summon The Angels
08. Nature Boy / If I Loved You
09. After The Oceans Are Gone
10. The Young Prince And Princess
11. Let It Grow
12. Brazilian Skies
13. Turn Of The Century
14. Northern Lights
15. Spare Some Love 

jeudi 6 juin 2019

Renaissance - Azure d'Or (1979)

Renaissance Azure d'Or
Renaissance - Azure d'Or (1979)

Pourquoi écouter ce disque ?

A la fin des années 70, le constat est sans appel, Renaissance est la seule formation de rock progressif avec chanteuse à s'être installée dans la durée. Encore mieux, durant cette décennie créatrice, elle a aligné toute une série d'albums aussi incroyables les uns que les autres. Azure d'Or ferme cette séquence, cet âge d'or. Les temps ont changé, le punk et le disco ont mis à mal tant le rock progressif que le folk électrique. Les dinosaures sont à abattre, s'ils veulent survivre, ils doivent s'adapter. Face à cette ère nouvelle, Renaissance n'échappe pas à la règle, d'où ce changement radical de direction musicale. A cela s'ajoute une quête désespérée du succès après que Northern Lights ait été classé dans les charts l'année précédente. Fini les morceaux à rallonge, fini les grands orchestres, place aux synthétiseurs. Jon Camp prend les choses en main en signant seul quatre des dix titres. Les autres membres apparaissent plus en retrait, à l'exception du batteur Terence Sullivan offrant un Forever Changing émouvant en mémoire de son père récemment disparu. Si le résultat n'est pas à la hauteur des espérances (et des crus antérieurs), Azure d'Or est généralement considéré comme un album inégal. Mais inégal ne veut pas dire mauvais. Le niveau se trouve largement relevé grâce à des perles comme Kalynda (A Magic Isle), repris récemment lors du Symphonic Journey (2018), The Winter Tree porté par une agréable basse mélodique, Golden Key aux faux airs d'un générique de James Bond, ou The Flood At Lyons qui aurait été encore meilleur accompagné d'un orchestre symphonique (dixit Annie Haslam). Cette même Annie Haslam qui chante comme une déesse. Après Azure d'Or, plus rien ne sera comme avant. Le claviériste John Tout quittera le groupe en pleine tournée, suivi par Terence Sullivan. Une lente et longue descente aux enfers s'ensuivra la décennie suivante tandis qu'une "renaissance" inespérée se fera jour à l'aube du XXIe siècle. Mais ça, c'est une autre histoire...

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, mandoline, autoharpe 
John Tout : claviers
Jon Camp : basse, guitares, violoncelle, chant
Terence Sullivan : batterie, percussions, chœurs

Titres

01. Jekyll And Hyde
02. The Winter Tree
03. Only Angels Have Wings
04. Golden Key
05. Forever Changing 
06. Secret Mission
07. Kalynda (a Magical Isle)
08. The Discovery 
09. Friends 
10. The Flood At Lyons

lundi 22 avril 2019

Joost Maglev - Alter Ego (2019)

Joost Maglev Alter Ego
Joost Maglev - Alter Ego (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

La participation d'Annie Haslam de Renaissance à cet album a attiré mon attention. Jusqu'à présent, je n'avais jamais entendu parler de Joost Maglev, musicien multi-instrumentiste néerlandais. Actif dans plusieurs groupes depuis les années 2000, dont un tribute band de reprises de chansons pop japonaises, et Equisa spécialisé dans le metal progressif, Joost propose un Alter Ego introspectif et éclectique faisant suite à son premier album solo Overwrite The Sin sorti en 2016. A l'image de l'ange déchu illustrant la pochette, Joost se livre sans filet, aborde les points les plus sensibles de sa personnalité, dont son burn out qui l'a littéralement abattu. Artiste à la personnalité complexe, par certains aspects mégalomane, il en impose autant qu'un Roger Waters, Elton John ou Freddie Mercury. Doté d'une même folie créatrice, sa musique explose dans tous les sens, tel un festival sonore, dans la droite lignée de Queen ou d'Ayreon. On ne sera d'ailleurs pas surpris d'apprendre qu'Arjen Lucassen fait une apparition remarquée à la guitare sur le splendide Ever After où officie également Annie Haslam. Dans une interprétation remarquable, toute en sensibilité, elle joue le rôle d'une épouse soutenant son mari dans l'épreuve. On pense alors au magnifique duo Peter Gabriel- Kate Bush de Don't Give Up. Parmi les autres invités, nous pouvons citer le guitariste australien Ben Craven qui joue sur les deux morceaux les plus metalleux (Corpus Christi et Burning Girl), Marc Bogert de Knight Area présent sur le très "ayreonnien" Judith, ainsi que Sebas Honing et Stefan Maas, tous deux d'Equisa. Autre pépite, le très symphonique DEMON, émotionnellement très fort dans sa montée en puissance. Reste à savoir maintenant si Joost Maglev, grâce à son Alter Ego, trouvera la rédemption... 

Musiciens

Joost Maglev : chant, instruments

Annie Haslam : chant
Marie Doesburg : chant
Valensia Clarkson : instruments, chœurs
Arjen Anthony Lucassen : guitares
Mark Bogert : guitares
Ben Craven : guitares
Sebas Honing : guitares
Faried Verheul : guitares
Joop de Rooij : piano
David Clarkson : batterie
Stefan Maas : batterie

Titres

01. ~Lucid
02. ANGEL
03. Corpus Christi
04. Ever After
05. Judith ~episode ii~
06. Alter Ego
07. Burning Girl
08. DEMON
09. Dreams~

dimanche 3 mars 2019

Annie Haslam's Renaissance - Blessing In Disguise (1994)

Annie Haslam Blessing In Disguise
Annie Haslam's Renaissance - Blessing In Disguise (1994)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sorti en 1994, Blessing In Disguise est un album pivot dans la carrière d'Annie Haslam. Alors qu'elle commençait à écrire de nouvelles chansons avec le producteur Tony Visconti en 1992, un cancer lui a été diagnostiqué. S'engage alors une lutte sans merci contre la maladie qui conduira la chanteuse a une totale "renaissance", tant sur le plan personnel que professionnel. Blessing In Disguise, enregistré durant ces années, symbolise sa victoire. Plusieurs chansons, souvent émouvantes, font références à ce combat difficile ainsi qu'à ses conséquences sur sa propre vie (Blessing In Disguise, A New Life, After The Oceans Are Gone). A ce nouvel éveil, s'ajoute aussi un retour en grâce artistique qui mènera à la reformation en 1998 de son groupe mythique... Renaissance. Depuis les années 80, que ce soit en solo ou avec eux, la carrière d'Annie battait de l'aile. Mais la qualité indéniable de ce disque sur lequel elle a écrit plusieurs textes, ajoutée à sa bonne réception auprès des critiques, lui ont redonné confiance. L'ombre du groupe plane sur l'excellent Love Lies Love Dies composé par Michael Dunford et Betty Thatcher-Newsinger, leur parolière historique. The Sweetest Kiss, chanté sur une musique de Fauré et aux paroles signées une nouvelle fois par Betty, s'apparente à la période dorée de la formation. Ce morceau, loin d'être un inédit, a été enregistré auparavant avec un grand orchestre sur Still Life sous le titre The Day You Strayed. L'album recèle de belles surprises, que ce soit l'orientalisant What He Seeks, l’entraînant Pool Of Tears, ou le vibrant hommage à un ami français disparu, Whisper From Marseilles. Parmi les musiciens, notons la présence aux claviers de Jordan Rudess, futur Dream Theater, de David Biglin (qui jouera aux côtés de Steve Howe, Gary Brooker et Justin Hayward), et surtout de Rave Tesar, ami de toujours dont c'est le premier enregistrement avec Annie et qui occupe aujourd'hui une place centrale au sein de Renaissance. A star is (re)born 😎.

Musiciens

Annie Haslam : chant

Tony Visconti : claviers, guitares, chant
David Biglin : claviers, guitares, chant
Joe Sharone : claviers, guitares, chant
Rave Tesar : claviers
Jordan Rudess : claviers 
Mick Rossi : claviers
Mark Hitt : guitares
John Arbo : basse, chant
Joe Golderberger : batterie, percussions
Amie Richan : violon
Denny Bridges : chant

Titres

01. Blessing In Disguise
02. Pool Of Tears
03. Love Lies Love Dies
04. Can't Turn The Night Off
05. In Another Life
06. Raindrops & Leaves
07. Whisper From Marseilles (For Julien)
08. I Light This Candle
09. What He Seeks
10. See This Through Your Eyes
11. The Sweetest Kiss
12. The Children (Of Medellin)
13. A New Life
14. After The Oceans Are Gone

vendredi 7 décembre 2018

Renaissance - A Symphonic Journey (2018)

Renaissance A Symphonic Journey
Renaissance - A Symphonic Journey (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

A Symphonic Journey sera-t-il le dernier album d'une longue saga qui a débuté à la croisée des années 60 et 70 ? Cela se pourrait bien. Cette splendide rétrospective est à savourer à travers toute une série de symboles distillée avec soin. Des six musiciens formant Renaissance aujourd'hui, aucun n'était là à l'origine, et seule la magnifique Annie Haslam faisait partie du groupe durant les années 70. Pourtant, deux d'entre eux se détachent des autres. Mark Lambert, connu aussi sous le nom de Mark Lampariello, ainsi que Charles Descarfino ont joué avec Renaissance entre 1985 et 1987, juste avant sa première séparation. Ils occupaient respectivement les postes de bassiste et batteur. Mark occupe désormais la place du regretté guitariste Michael Dunford disparu en 2012. La basse est désormais tenue par Leo Traverso, tandis qu'aux claviers on retrouve le jeune Geoffrey Langley et Rave Tesar, également directeur musical, qui accompagne Annie depuis plus de vingt ans. Pour ce concert qui s'est déroulé le 27 octobre 2017 à Glenside aux États-Unis, le groupe a fait appel au Renaissance Chambers Orchestra, faisant ainsi écho à l'album Live At The Carnegie Hall (1976) où il partageait la scène avec le New York Philarmonic Orchestra dirigé alors par Tony Cox. Renaissance était à son apogée. Instruments à vent, à cordes et percussions magnifient les onze titres interprétés ce soir-là. Le concert s'ouvre par Prologue, premier titre de l'album du même nom sorti en 1972 sur lequel apparaît pour la toute première fois Annie. Elle reprend également avec beaucoup d'émotion Island, titre du répertoire du premier Renaissance qu'elle avait interprété lors de son audition, et qui lui a valu d'être recrutée. Aux côtés des classiques que sont Trip To The Fair, Carpet Of The Sun ou les majestueux Mother Russia et Ashes Are Burning au merveilleux final interprété à la guitare électrique, sont présentées de belles raretés comme At The Harbour avec son introduction reprenant La Cathédrale Engloutie de Debussy, Kalynda composé par Jon Camp ou encore le dramatique Song For All Seasons. Plus récents, Grandine Il Vento et Symphony Of Light s'intègrent à la perfection à cette set-list de rêve. Du haut de ses 70 ans, Annie Haslam assure encore. Si sa voix peut sembler fatiguée par moments, elle n'en demeure pas moins toujours exceptionnelle. Véritable hommage aux absents partis trop tôt (Keith Relf, Betty Thatcher, Michael Dunford, John Tout), A Symphonic Journey revisite le riche patrimoine d'un groupe talentueux trop méconnu qui ne démérite pas aux côtés des maîtres du rock progressif que sont Yes, Genesis ou Pink Floyd. Bien au contraire. 

Musiciens

Annie Haslam : chant
Rave Tesar : claviers, direction musicale
Mark Lambert : guitares, chœurs
Leo Travers : basse, chœurs
Geoffrey Langley : claviers, chœurs
Charles Descarfino : batterie, percussions, chœurs

The Renaissance Chambers Orchestra

Titres

1.01. Prologue
1.02. Trip To The Fair
1.03. Carpet Of The Sun
1.04. At The Harbour
1.05. Grandine Il Vento
1.06. Symphony Of Light

2.01. Kalynda
2.02. Island
2.03. Mother Russia
2.04. Song For All Seasons
2.05. Ashes Are Burning

vendredi 9 novembre 2018

Raphael Rudd - The Awakening (2003)

Raphael Rudd  Pete Townshend The Awakening
Raphael Rudd - The Awakening (2003)

Pourquoi écouter ce disque ?

Imaginez, l'espace d'un instant, un supergroupe réunissant Pete Townshend des Who, Phil Collins à la batterie et Annie Haslam de Renaissance au chant. A cela, ajoutez deux bassistes d'exception, John Giblin (Kate Bush, Peter Gabriel, Simple Minds) et Chaz Cronk des Strawbs. Impossible me direz-vous ? Et pourtant, c'est cette belle brochette d'artistes qu'a rassemblé le jeune Raphael Rudd, tout juste âgé de dix-neuf ans à la fin des années 70. De formation classique, ce prodige du piano (et de la harpe) a imaginé un album dédié à son maître spirituel indien Meher Baba. La chance fait qu'il a croisé sur sa route un autre adepte de ce gourou, le mythique guitariste des Who, Pete Townshend. Décelant en Raphael le même talent qu'un Rick Wakeman ou qu'un Keith Emerson, il s'engage à produire son disque. Par son intermédiaire, tout ce petit monde est convoqué dont Annie Haslam qui chante sur trois des dix titres. Seasons et son piano magique semble tout droit sorti du répertoire de Renaissance. Un Renaissance réunissant à la rythmique Collins et Giblin, le rêve... Rudd avait composé cette chanson des années auparavant avec, en tête, Annie au chant. Et son souhait est devenu réalité. Beaucoup plus sombre, Willow Song est une somptueuse ballade féerique d'à peine trois minutes sur laquelle Annie est simplement accompagnée à la harpe. Plus complexe et d'essence mystique, la chanson titre The Awakening se divise en trois parties. Le piano fougueux, associé à une flûte bucolique, emporte dans la stratosphère les voix mêlées d'Annie et de Townshend. Une très belle pièce progressive. Le reste de l'album est principalement instrumentale, avec, comme instrument central le piano, sauf deux titres chantés par Rudd, dont un Kids Like Me évoquant le célèbre opéra-rock Tommy. Pour des raisons assez mystérieuses, The Awakening ne sera pas publié avant 1996. Entre-temps, Raphael aura intégré Renaissance de 1984 à 1987, puis il accompagnera Annie en solo et jouera sur son album de 1989. Une dernière réédition de qualité de The Awakening paraîtra en 2003, soit un an après la disparition tragique du musicien en avril 2002. 

Musiciens

Raphael Rudd : piano, claviers, harpe, chant

Annie Haslam : chant
Pete Townshend : chant
Phil Collins : batterie
John Frazio : batterie
John Giblin : basse
Dave Marquee : basse
Chaz Cronk : basse
Mike Winfield : hautbois

Titres

01.  Homage
02. Seasons
03. Travels
04. The Game
05. Kids Like Me
06. Captivity
07. Moments
08. Magic Grace
09. Willow Song
10. The Awakening

mercredi 15 août 2018

Annie Haslam - Still Life (1985)

Annie Haslam Still Life
Annie Haslam - Still Life (1985)

Pourquoi écouter ce disque ?

Tandis que le paquebot Renaissance sombre doucement mais sûrement au cours des années 80, Annie Haslam s'offre en cette année 1985 ce disque fabuleux, sorte de retour aux sources. Douze ans après Annie In Wonderland, son premier essai en solo, elle a demandé à Betty Thatcher, parolière attitrée de Renaissance, d'écrire des textes sur de grands airs de musique classique. Accompagnée du prestigieux Royal Philarmonic Orchestra dirigé par Louis Clark et de la Royal Choral Society, Annie a enregistré douze titres, aidée de Dick Plant qui avait travaillé auparavant comme ingénieur du son sur Novella (1977). Louis Clark, découvert sur Eldorado (1974) d'Electric Light Orchestra, n'est pas non plus un inconnu de la galaxie Renaissance puisqu'il s'était occupé des arrangements orchestraux de A Song For All Seasons (1978). Tchaikovsky, Bach, Fauré, Mozart, Satie, Chopin, Albinoni, Delius, Saint-Saëns et Wagner se retrouvent ainsi à l'honneur. Moment solennel, l'Ave Verum de Mozart est le seul passage n'ayant pas bénéficié de la contribution de Betty Thatcher, son texte en latin se suffisant à lui-même. Careless Love porté par un chœur majestueux, Glitter And Dust évoquant le moment le plus émouvant du Lac Des Cygnes, et The Day You Strayed aux paroles teintées de tristesse marquent, pour ma part, le sommet de cet album bienveillant. Save Us All réveillera une pointe de nostalgie chez les fans de Renaissance. Interprété sous forme de prière, ce morceau n'est autre qu'une version retravaillée du Cold Is Being de l'incontournable Turn Of The Cards (1974), lui-même inspiré du fameux Adagio d'Albinoni. Bien que typé eighties d'un point de vue sonore, Still Life n'en demeure pas moins une pièce majeure de la riche discographie de cette chanteuse d'exception. 

Musiciens

Annie Haslam : chant

Skaila Kanga : harpe
Trevor Bastow : piano
Andy Pask : basse
Barry de Souza : batterie

The Royal Philarmonic Orchestra conduit par Louis Clark
The Royal Choral Society

Titres

01. Forever Bound
02. Still Life
03. One Day
04. Ave Verum
05. Shine
06. Careless Love
07. Glitter and Dust
08. The Day You Strayed
09. Save Us All
10. Skaila
11. Bitter Sweet
12. Chains and Threads

samedi 23 juin 2018

Jennifer Cutting - Song Of Solstice (2010)

Jennifer Cutting's Ocean Orchestra Song Of Solstice
Jennifer Cutting - Song Of Solstice (2010)

Pourquoi écouter ce disque ?

Six ans après le très remarqué Ocean: Songs For The Night Sea Journey, ayant raflé par moins de cinq récompenses, Jennifer Cutting revient en 2010 avec le tout aussi passionnant Song Of Solstice. Comme son titre l'indique, ce nouveau disque a pour thématique centrale la saison hivernale et les fêtes qui lui sont liées, dont Noël. Diplômée d'ethnomusicologie et actuellement rattachée au département des musiques folks de la prestigieuse Bibliothèque du Congrès des États-Unis, Jennifer connaît à la perfection ce domaine. Song Of Solstice se partage entre compositions personnelles et musiques traditionnelles anciennes. Parmi celles-ci, trois proviennent des îles britanniques (Christmas Day In The Morning des Shetland, Time To Remember The Poor d'Angleterre, Baloo, Lammy d'Écosse), et trois de France (People, Look East, Voici La Noel, Quelle Est Cette Odeur Agréable ?). A l'image de ses aînés que sont Fairport Convention ou Steeleye Span, la musicienne experte combine savamment instruments d'un autre temps (harpe celtique, accordéon, cornemuse...) aux instruments électriques contemporains. D'ailleurs, après Maddy Prior que l'on avait pu entendre sur le précédent opus, c'est au tour de la grande Annie Haslam de Renaissance de venir prêter sa voix sur le somptueux Fall, Leaves, Fall. Construite à partir d'un poème d'Emily Brontë, cette chanson aux élans symphoniques est une des plus belles pièces du disque. Tout comme Time To Remember The Poor sur laquelle la chanteuse Lisa Moscatiello livre une prestation éblouissante d'une grande profondeur, sublimée par la guitare électrique d'Al Petteway. Chaleureuse, la reprise du classique In The Bleak Midwinter à la musique signée Gustav Holst mérite tout autant d'être découverte. Pour toute discothèque qui se respecte, ce très bon disque se classera à proximité des intégrales de Renaissance, Steeleye Span, Fairport Convention, Pentangle, et Trees.

Musiciens

Jennifer Cutting : accordéon, glockenspiel, orgue, claviers, sampling, chœurs

Lisa Moscatiello : chant, flûte irlandaise, guitare
Annie Haslam : chant
Christine Noyes : chant
Steve Winick : chant
Tony Barrand : chant
Barry Coope : chant
Jim Boyes : chant
Lester Simpson : chant
John Roberts : chant, concertina
Al Petteway : guitares
Zan McLeod : bouzouki, guitares
Sue Richards : harpe celtique
John Albertson : luth
Steve Hickman : violon
Cheryl Hurwitz : violon
Bruce Sagan : violon, nyckelharpa
Barbara Brown : violoncelle
Tim Carey : cornemuse
John Guillory : flûte
Scott Reiss : flûtes
Karen Moses : hautbois
Charlie Pilzer : contrebasse
Rico Petruccelli : basse
Myron Bretholz : bodhrán
Steve Bloom : dumbek, tombak, raf, riqq, zils
Ariana Lightningstorm : djembé
Tigre Cruz : djembé
David Landis : djembé
Diana Sunday : dumbek
Daniel Schwartz : batterie
Juan Dudley : batterie
John Jennings : batterie, guitare
Betsy Fulford Miller : chœurs
Blake Althen : sampling

Washington Revels : chorale     

Titres

01. Christmas Day In The Morning
02. Song Of Solstice
03. People, Look East
04. Voici La Noel (Christmas Eve Is Here)
05. Quelle Est Cette Odeur Agreable? (What Is That Fragrance?)
06. Green Man
07. Fall, Leaves, Fall
08. In The Bleak Midwinter
09. Time To Remember The Poor
10. Light The Winter's Dark
11. Balloo, Lammy
12. Summer Will Come 'Round Again

dimanche 15 avril 2018

Renaissance - Live At The BBC: Sight & Sound (2016)

Renaissance Live At The BBC
Renaissance - Live At The BBC: Sight & Sound (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Longtemps annoncé, ce coffret événement a été enfin disponible à la toute fin de l'année 2016. Pas moins de trois CD et un DVD le composent. L'ensemble réunit quatre concerts donnés entre 1975 et 1978, correspondant à l'âge d'or de Renaissance. Et on doit cette petite merveille au label Repertoire, spécialisé dans la réédition des albums du groupe. Dans le détail, le DVD comprend le concert du 8 janvier 1977 donné à The Golders Green Hippodrome de Londres. Le CD 1 est la version audio de ce concert, tandis que sur le CD 2, c'est un spectacle donné dans cette même salle mais en 1975, suivi de trois chansons (Day Of The Dreamer, The Vulture Fly High, Midas Man) d'une session pour la BBC de 1978. Enfin, le CD 3 et ses cinq titres, dont le cultissime Song Of Scheherazade joué en intégralité, est un enregistrement datant de 1976, capturé à The Paris Theatre de Londres. Pas d'orchestre symphonique ici comme sur le fameux Live At The Carnegie Hall, les cinq musiciens se trouvent seuls sur scène, démontrant ainsi la toute maîtrise de leur art : Annie Haslam et ses cinq octaves, Michael Dunford et la toute finesse de son jeu à la guitare acoustique, John Tout et son piano fou, Jon Camp et sa basse virevoltante, Terence Sullivan et sa batterie à la fois puissante et précise. Les titres joués sont extraits de Prologue, Ashes Are Burning, Turn Of The Cards, Scheherazade And Other Stories et Novella. Ma préférence va pour les différentes versions de Mother Russia, émouvant hommage à Alexandre Soljenitsyne et aux victimes du Goulag, ainsi qu'au sensationnel Ashes Are Burning s'étendant sur pas moins de dix-huit minutes, véritable explosion de saveurs. Alors que le reste du monde était en train de sombrer dans le punk, Renaissance, groupe unique en son genre, élevait sa musique à un niveau d'excellence digne du classique. Une merveille !

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitare acoustique, chant
John Tout : claviers, chant
Jon Camp : basse, chant
Terence Sullivan : batterie

Titres

DVD

01. Introduction 
02. Carpet of the Sun 
03. Mother Russia 
04. Can You Hear Me 
05. Ocean Gypsy
06. Running Hard 
07. Band Introduction
08. Touching Once (Is so Hard to Keep) 
09. Prologue 

CDs

1.01. Introduction 
1.02. Carpet of the Sun 
1.03. Mother Russia 
1.04. Can You Hear Me
1.05. Ocean Gypsy
1.06. Running Hard
1.07. Band Introduction 
1.08. Touching Once (Is so Hard to Keep)
1.09. Prologue 

2.01. Running Hard 
2.02. Mother Russia
2.03. Prologue 
2.04. Ocean Gypsy
2.05. Ashes are Burning
2.06. Day of the Dreamer 
2.07. The Vultures Fly High
2.08. Midas Man

3.01. Prologue
3.02. Running Hard
3.03. Ocean Gypsy
3.04. Mother Russia
3.05. Song of the Scheherazade
     

samedi 24 mars 2018

Annie Haslam - Annie In Wonderland (1977)

Annie Haslam Annie In Wonderland
Annie Haslam - Annie In Wonderland (1977)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 1977, suite à la parution de Novella, John Tout, claviériste de Renaissance, a des problèmes de santé. Le groupe prend alors quelques vacances et Annie Haslam en profite pour sortir son premier disque en solo sous la houlette de son compagnon de l'époque, Roy Wood (The Move Electric Light Orchestra, Wizzard). Annie In Wonderland, à l'image de sa pochette inspirée des aventures d'une certaine Alice, se veut un album positif, optimiste. Encore aujourd'hui, il occupe une place à part dans la carrière de la chanteuse car il a été une étape importante dans l'évolution de son style vocal, Roy l'ayant encouragé à sortir de sa zone de confort. Ainsi, la jeune chanteuse s'est confrontée, non sans craintes, tant à la pop qu'au folk, à la country, au rock ou à la world music. Inégales dans l'ensemble, les chansons d'Annie In Wonderland se rangent en trois catégories. Composées par le bassiste Jon Camp, les entraînantes If I Were Made Of Music et Inside My Life surprennent par leur proximité avec l'univers musical de Renaissance. Elles rappellent également la très grande complicité entre les deux artistes jusqu'à leur rupture irréconciliable dans les années 80. Annie s'est aussi amusée à reprendre trois classiques l'ayant marquée dans son enfance : If I Loved You extrait de la comédie musicale Carousel créée à Broadway en 1945, le fameux Nature Boy popularisé par Nat King Cole, et Going Home, deuxième mouvement de la Neuvième Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák. Enfin, trois titres sont signés Wood : la douce ballade pop I Never Believed In Love, Hunioco, improbable mélange de musique africaine et d'Eurovision, et un Rockalise magnifié par la voix d'Annie. La réédition de l'album en 2011 comporte une chanson bonus Flowers In The Rain sur laquelle se sont retrouvés Annie et Roy après toutes ces années. 

Musiciens

Annie Haslam : chant

Roy Wood : guitares, mandoline, balalaïka, basse, claviers, batterie, percussions, violoncelle, saxophone, trompette, chant
Jon Camp : basse, guitare acoustique, chant
Dave Donovan : batterie
Louis Clark : claviers, arrangement des cordes
Dick Plant : chœurs

Titres

01. Introlise / If I Were Made Of Music
02. I Never Believed In Love
03. If I Loved You
04. Hunioco
05. Rockalise
06. Nature Boy
07. Inside My Life
08. Going Home
09. Flowers In The Rain

samedi 10 février 2018

Renaissance - A Song For All Seasons (1978)

Renaissance A Song For All Seasons
Renaissance - A Song For All Seasons (1978)

Pourquoi écouter ce disque ?

A Song For All Seasons est le dernier album de l'âge d'or de Renaissance. Sa pochette énigmatique est une nouvelle fois l'œuvre des studios Hipgnosis, mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas Annie Haslam qui est représentée. Rétrospectivement, il est intéressant d'analyser cet album comme un point de rupture dans la carrière du groupe. Il sera le dernier enregistré avec un orchestre symphonique, le Royal Philarmonic Orchestra, et le premier où Michael Dunford et Jon Camp sortiront les guitares électriques, certes encore discrètes. Ce dernier tend à s'imposer davantage, que ce soit sur le plan des compositions ou au niveau vocal. Pour la première fois, il chante en lead sur deux des huit titres, Kindness (At The End), et le romantique She Is Love. De son côté, Bettie Thatcher, auteure historique des paroles, ne signe que deux textes, Northern Lights, seul single de Renaissance à avoir été classé dans les charts britanniques, ainsi que la pièce dramatique de dix minutes A Song For All Seasons. Si celle-ci clôt admirablement bien le disque, elle est à mettre en parallèle avec la majestueuse suite d'ouverture Opening Out / Day Of The Dreamer. Peu perceptible encore, l'orientation musicale s'éloigne "progressivement" d'un classicisme élégant, signature de Renaissance depuis les origines, pour se diriger vers un folk teinté d'une musique pop distinguée, à l'instar de Back Home Once Again devenu générique d'une série télé américaine. 

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares
John Tout : claviers
Jon Camp : basse, guitare, chant
Terence Sullivan : batterie, percussions

Titres

01. Opening Out
02. Day Of The Dreamer
03. Closer Than Yesterday
04. Kindness (At The End)
05. Back Home Once Again
06. She Is Love
07. Northern Lights
08. A Song For All Seasons
    

mardi 26 décembre 2017

Akio Dobashi - Fox (1990)

Akio Dobashi Fox
Akio Dobashi - Fox (1990)

Pourquoi écouter ce disque ?

Akio Dobashi est un producteur, compositeur et arrangeur musical originaire de Tokyo. En 1990, il quitte le groupe pop Rebecca alors au sommet de sa gloire pour se consacrer à son deuxième album solo. Fox est son nom et bénéficie de la présence d'une invitée de marque au chant, Annie Haslam qui, elle aussi, vient de sortir un nouvel album, le premier depuis sa rupture avec Renaissance en 1987. Annie chante sur trois titres dont elle a écrit les paroles : Diving For Pearls, Luminae, et le somptueux Lost In Love qui donnera lieu à une vidéo promotionnelle. En 1994, l'album sera réédité avec une quatrième chanson interprétée par Annie : Six Days And Seven Nights. En cette fin de millénaire, Renaissance a acquis un statut de groupe culte au pays du Soleil-Levant, ses anciens albums étant toujours réédités. Ce n'est donc pas un hasard si, lors de sa reformation au début des années 2000, il y donnera trois concerts uniques pour marquer son grand retour, puis publiera le live In The Land Of Rising Sun enregistré au Kosei Nenkin Hall de Tokyo le 16 mars 2001. D'un point de vue musical, Fox propose une pop synthétique sympathique, mais qui, aujourd'hui, a subi l'épreuve du temps. 

Musiciens

Akio Dobashi : claviers, programmation, chant, guitare

Annie Haslam : chant
Hiroki Ito : guitare
Koichi Koren Aga : guitare
Noriyuki Takahashi : basse
Obao Nakajima : percussions
Tetsuaki Hoashi : percussions
Mac Shimizu : percussions
Jeff Smith : saxophone
Ward Esexton : chant
Yoh Ohyama : programmation

Titres

01. Evolution Of Mind
02. Paradise
03. Diving For Pearls
04. A Poet On The Hill
05. Gotta Do Something About Your Love
06. Luminai
07. Lament
08. Lost In Love
09. Kyrie Eleison

jeudi 23 novembre 2017

Renaissance - Time-Line (1983)

Renaissance Time-Line
Renaissance - Time-Line (1983)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dur, dur les années 80 pour les dinosaures de la décennie précédente. Si Yes ou Genesis ont su prendre le virage et surfer sur le succès, il n'en sera pas de même pour Renaissance. Time-Line fait suite à un Camera Camera déjà décevant publié en 1981. Ce nouvel album, toujours enregistré sous forme de trio, ne relèvera pas le niveau, malgré quelques sympathiques moments (Flight, The Entertainer, Majik). Fini les envolées symphoniques qui ont fait la réputation du groupe, place à une pop synthétique tendance new wave. Heureusement, quelques fondamentaux ont été sauvegardés, dont la voix inimitable d'Annie Haslam (magnifique envolée sur The Enternainer) ou la basse mélodique de Jon Camp (l'intro funky d'Electric Avenue est à tomber). Ce dernier s'est particulièrement impliqué dans le processus créatif. On le retrouve à la production, à la composition et à l'écriture des paroles. En effet, la poétesse Bettie Thatcher, qui signait jusqu'alors les textes, n'a pas été sollicité cette fois-ci. Michael Dunford, plus discret, s'illustre par quelques soli de guitare électrique bien sentis (Chagrin Boulevard, The Entertainer). Trois musiciens se sont succédé aux claviers : Peter Gosling (Nevada), Nick Magnus (Steve Hackett), et Eddie Hardin (Spencer Davis Group). A la batterie, on peut entendre Peter Baron, déjà présent à l'époque de Camera Camera, et le futur Marillion Ian Mosley. L'échec commercial du disque provoquera une brouille profonde entre d'un côté Jon Camp qui quittera le navire en 1985, et, de l'autre, Annie Haslam et Michael Dunford qui maintiendront le cap encore deux années supplémentaires avant de mettre un terme (provisoire) à la belle aventure Renaissance. 

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chœurs
Jon Camp : basse, guitare, chant

Peter Gosling : claviers
Nick Magnus : claviers
Eddie Hardin : claviers
Peter Baron : batterie
Ian Mosley : batterie   
Bimbo Acock : saxophone
Dave Thomson : trompette

Titres

01. Flight
02. Missing Persons
03. Chagrin Boulevard
04. Richard IX
05. The Entertainer
06. Electric Avenue
07. Majik
08. Distant Horizons
09. Orient Express
10. Auto-tech

dimanche 15 octobre 2017

Nevada - Pictures In The Fire (2000)

Nevada Pictures In The Fire
Nevada - Pictures In The Fire (2000)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quel drôle d'album que ce Pictures In The Fire de Nevada, projet parallèle d'Annie Haslam et Michael Dunford, nos deux piliers de Renaissance. Petit retour en arrière. En 1979, après la sortie d'Azure D'Or, Renaissance subit les départs successifs de John Tout et Terry Sullivan. Annie et Michael décident de mettre entre parenthèse Renaissance et de tenter autre chose. Ils s'associent au claviériste Peter Gosling que l'on retrouvera sur les albums Camera Camera (1981) puis Time-Line (1983). Sous le nom de Nevada, sortiront deux singles : In The Bleak Mid Winter (1980), chant traditionnel de Noël écrit par la poétesse Christina Rossetti et mis en musique par le célèbre compositeur Gustav Holst, suivi l'année suivante par You Know I Like It. Un album entier aurait été bouclé, mais, d'après les révélations de Michael, les bandes auraient été détruites dans une inondation. Le trio retrouve finalement le bassiste John Camp et reprend l'aventure Renaissance là où il l'avait laissée. En 2000, coup de théâtre car sort sur un obscur label ce Pictures In The Fire. Selon toute vraisemblance, au vue de la médiocre qualité des enregistrements, il s'agit là de démos. Aux côtés des deux titres sortis en single et de leurs faces B respectives, on découvre six autres chansons de Nevada ainsi que cinq titres de Renaissance, dont quatre totalement inédits ! Parmi ces curiosités, se distinguent un Fairies flirtant avec le disco qui se retrouvera ensuite sur Camera Camera, Tokyo composé dans l'idée d'une participation éventuelle à l'Eurovision, et un somptueux Lady Of The Sea raffiné comme du Renaissance de la grande époque. Si Pictures In The Fire n'est pas un album indispensable, il faut le voir comme le chaînon manquant entre le Renaissance classique des années 70 et le Renaissance en perdition de la décennie suivante.  

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitare
Peter Gosling : claviers, chant

Titres

01. Pictures In The Fire
02. You Know I Like It
03. Once In A Lifetime
04. Star Of The Show
05. Fairies
06. Lady Of The Sea
07. Mr. Spaceman
08. Tokyo
09. In The Bleak Mid Winter
10. Motorway Madness

Renaissance bonus tracks
11. Love Is A State Of Mind
12. I Am A Stranger
13. On And On
14. No Beginning No End
15. Mother Russia

mercredi 30 août 2017

Renaissance - Tour 2011 (2011)

Renaissance Tour 2011 Live in concert Turn of the cards Scheherazade
Renaissance - Tour 2011
(2011)
Incroyable ! Ils l'ont fait ! Le 23 septembre 2011, au théâtre Keswick de Glenside (Pennsylvanie - USA), Renaissance joue l'intégralité de ses deux albums cultes Turn Of The Cards (1974) et Scheherazade And Other Stories (1975), soit près de quarante ans après leur sortie.

Certes, le Renaissance des années 2010 n'a plus grand chose à voir avec la formation mythique des années 70. Sont encore présents Annie Haslam et sa voix d'or inaltérable ainsi que le guitariste Michael Dunford. Le batteur Frank Pagano qui a joué avec Bruce Springsteen, Blondie et Bette Midler a pris la place de Terence Sullivan parti en 2002. La basse, toujours majestueuse au sein de Renaissance, est tenue depuis 2001 par David J. Keyes. Quant aux claviéristes, ils sont au nombre de deux. Rave Tesar, vieux compagnon de route d'Annie, au piano, et Jason Hart, le dernier arrivé, s'occupe des parties orchestrales. 

C'est donc cette formation qui a interprétée avec brio les désormais classiques Mother Russia, vibrant hommage aux victimes du goulag, Black Flame ou bien Ocean Gypsy, et le splendide Song Of Scheherazade s'étendant sur vingt-cinq minutes enivrantes. Quel bonheur également de (re)découvrir cette pépite qu'est Cold Is Being interprétée à l'orgue et rarement joué sur scène. Annie y est fantastique, et propose là un véritable moment de grâce. Il est encore question de mysticisme sur le tout dernier titre The Mystic And The Muse. Composée en 2010 par le duo Haslam/Dunford, cette nouvelle pièce, du haut de ses huit minutes, s'intègre parfaitement à l'ensemble. Elle démontre à qui en douterait encore que Renaissance n'a en rien perdu son âme et que le groupe demeure toujours aussi créatif et inventif après toutes ces années.  

Depuis son entrée en scène en 1971, Annie Haslam est devenue la voix incontournable de Renaissance. Véritable diva, force est de constater qu'après toutes ces années, ses envolées lyriques, à peine marquées par les années, demeurent toujours aussi extraordinaires et fascinantes. La grande classe...


Musiciens


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chant
Rave Tesar : claviers
Jason Hart : claviers, chant
David J. Keyes : basse, chant
Frank Pagano : batterie, percussions, chant

Titres


1.01. Running Hard
1.02. I Think Of You
1.03. Things I Don't Understand
1.04. Black Flame
1.05. Cold Is Being
1.06. Mother Russia

2.01. Trip To The Fair
2.02. Vultures Fly High
2.03. Ocean Gypsy
2.04. Song Of Scheherazade
2.05. The Mystic And The Muse

samedi 24 juin 2017

Renaissance - Novella (1977)

Renaissance Novella
Renaissance - Novella (1977)
Coincé entre Scheherazade And Others Sories (1975) et A Song For All Seasons (1978), Novella est un album peu connu de Renaissance. Il n'en demeure pas moins excellent et se classe au sommet de leurs meilleures productions.

Si, à sa sortie en 1977, Novella se différencie de ses prédécesseurs avec sa pochette d'inspiration médiévale conçue par Churchmouse et non plus par les célèbres studios Hipgnosis, il s'inscrit dans leur continuité sur le plan musical. Renaissance propose toujours ce savant dosage de musiques classiques, progressives et folks qui ont fait son succès. La présence d'un orchestre a de nouveau été requise. Richard Hewson s'est chargé de le diriger et a réalisé les arrangements. C'est à lui que l'on doit ceux du fameux Accross The Universe des Beatles. Il a également collaboré avec les Bee Gees, Supertramp et Fleetwood Mac.

Le guitariste Michael Dunford est au cœur des compositions. Trois sont cosignées avec Jon Camp et une avec John Tout. Comme sur les précédents opus, la poétesse Bettie Thatcher, retirée dans ses Cornouailles, a participé à l'écriture des paroles. Elle décédera en 2011 des suites d'un cancer, année de la réédition et remasterisation de Novella par la maison de disques Repertoire.

Toujours inventif, Renaissance ne recopie pas à l'identique les mêmes recettes usitées auparavant. De nouveaux ingrédients sont ajoutées telle la guitare espagnole sur The Sisters, magnifique complainte faisant suite au majestueux morceau d'ouverture aux airs d'opéra Can You Hear Me? s'étendant sur treize minutes frénétiques. Autre nouveauté, John Tout délaisse partiellement son piano et utilise toute une gamme de synthétiseurs dont le Moog. Le saxophone est un autre instrument que l'on peut entendre pour la première fois sur un album de Renaissance. Il fait une brève apparition sur le second épique Touching Once à l'ambiance cabaret. 

Bien évidemment, Annie Haslam brille tout au long de cet album. Son chant inimitable rend unique chaque pièce et donne vie aux cinq histoires qui se succèdent, de la ballade romantique The Captive Heart à l'intrigante Midas Man qui trouve sa source dans la mythologie antique. Selon la légende, ce roi transformait en or tout ce qu'il touchait. Tout aussi précieux, Novella est de cette même substance.


Renaissance


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares acoustiques, chant
John Tout : claviers, chant
Jon Camp : basse, guitare acoustique, chant
Terence Sullivan : batterie, percussions, chant

Titres


01. Can You Hear Me?
02. The Sisters
03. Midas Man
04. The Captive Heart
05. Touching Once

dimanche 4 juin 2017

Annie Haslam - Annie Haslam (1989)

Annie Haslam Moonlight Shadow
Annie Haslam - Annie Haslam (1989)
Deux ans après la séparation (provisoire) de Renaissance, Annie Haslam revient, en 1989, avec un troisième album solo simplement dénommé Annie Haslam. Annie l'appelle elle-même The Epic Album en référence à la maison de disque qui l'a signé. Sinon, les Japonais lui ont donné le nom de Moonlight Shadow, tube planétaire de Mike Oldfield que reprend ici Annie. 

Sur ce premier morceau, Annie se rapproche davantage de Kim Wilde, alors au sommet de sa gloire en cette fin de décennie, que de la Annie du Renaissance des années 70. Le son est typé années 80 et l'ambiance générale est plutôt à la pop synthétique. Malgré ce son daté, cet album mérite d'être (re)découvert car il recèle quelques beaux passages, notamment un She's The Light mystique, lumineux comme un rayon de soleil à travers un vitrail sacré. Toujours dans le domaine du religieux, The Angels Cry est une pièce émouvante composée par Justin Hayward des Moody Blues. Écrite à l'origine pour Agnetha d'Abba, il l'offrira finalement à Annie et lui fera l'amitié de venir jouer quelques notes de guitare acoustique et de participer aux chœurs. 

Produit par Larry Fast (Peter Gabriel, Bryan Ferry, Foreigner), cet album accueille une jolie brochette de musiciens talentueux parmi lesquels le violoniste David Rose, l'ex-King Crimson et Camel Mel Collins sur Let It Be Me et deux anciens de la dernière mouture de Renaissance, Raphael Rudd et le guitariste Mark Lampariello. Tous deux formeront le noyau du "Annie Haslam Band" auquel s'ajouteront le complice de toujours Rave Tesar et le batteur Joe Goldberger. C'est avec cette formation que tournera Annie, au Japon en particulier, un des seuls endroits où le disque connaîtra un certain succès. A son grand regret, Annie ne recevra aucun soutien de la maison de disque Epic et les ventes ne décolleront pas.

Avec le recul, on ne peut que regretter ce manque d'intérêt d'Epic car, sans être un chef d'œuvre intemporel, Annie Haslam est un album honorable qui clôt avec panache une décennie compliquée pour l'artiste et annonce une "renaissance" à venir des plus passionnantes.

  

Musiciens


Annie Haslam : chant

Larry Fast : claviers, batterie électronique
Justin Hayward : guitare acoustique, chant
Mark Lampariello : guitares
Peter Bliss : guitares, programmation, chant
David Rose : violon
Raphael Rudd : piano, harpe
Mel Collins : saxophone
Joe Franco : batterie, percussions
Robert Natarazzo : chant
John de Nicola : programmation

Titres


01. Moonlight Shadow
02. The Angels Cry
03. When A Heart Finds Another
04. Let It Be Me
05. She's The Light
06. Celestine
07. Further From Fantasy
08. Wishing On A Star
09. Wildest Dreams
10. One More Arrow
11. One Love

mardi 7 mars 2017

The Prog Collective (2012)

The Prog Collective
The Prog Collective (2012)
Durant les années 70, le rock progressif était un domaine essentiellement réservé aux hommes. C'est pourquoi lorsque Billy Sherwoood propose de réunir en 2012 sur un même album, The Prog Collective, les vieux dinosaures survivants de cette époque, une seule femme est conviée parmi la quinzaine de musiciens, la fabuleuse Annie Haslam de Renaissance.

Les premiers à avoir répondu présents à son appel sont ses anciens complices de Yes : Rick Wakeman, Chris Squire, Tony Kaye, Peter Banks et Geoff Downes. Les artistes suivants sont eux aussi des pointures : John Wetton (Asia, UK, Icon, King Crimson, Roxy Music, Renaissance), Alan Parsons (Alan Parsons Project), Tony Levin (Peter Gabriel, King Crimson), Garry Green (Gentle Giant), Steve Hillage (Gong), Colin Moulding (XTC), John Wesley (Porcupine Tree, Fish), Richard Page (Mr. Mister), Jerry Goodman (Mahavishnu Orchestra), David Sancious (Sting, Peter Gabriel) et Larry Fast (Peter Gabriel, Foreigner, Annie Haslam).

Tout au long des sept titres, Sherwood et ses amis délivrent un rock progressif classique, sans réelle surprise. Plaisante à écouter, la musique se situe dans la lignée de ce que produit Yes. En fait, l'intérêt principal de ce projet réside dans les échanges entre musiciens. Ainsi, le chant puissant du regretté John Wetton fait face au violon oriental de Jerry Goodman sur The Laws Of Nature. The Technical Divide voit la basse virevoltante de feu Chris Squire accompagner la légende qu'est Alan Parsons. Social Circles marque la rencontre au sommet entre une Annie Haslam toujours aussi éblouissante et le guitariste Peter Banks aujourd'hui disparu. Efficace et intéressante, cette chanson évoque davantage ce qu'a proposé la chanteuse en solo que l'œuvre de Renaissance.

Face au succès rencontré par The Prog Collective, Billy Sherwood renouvellera l'expérience l'année suivante avec, cette fois-ci comme unique chanteuse, Sonja Kristina de Curved Air, contemporaine d'Annie au début de sa carrière.

Musiciens


Billy Sherwood : chant, batterie, guitare, claviers, basse
Annie Haslam : chant
John Wetton : chant
Alan Parsons : chant
Richard Page : chant
Colin Moulding : chant
John Wesley : chant, guitare
Garry Green : guitare
Peter Banks : guitare
Steve Hillage : guitare
Geoff Downes : claviers
David Sancious : claviers
Larry Fast : claviers
Tony Kaye : claviers
Rick Wakeman : claviers
Tony Levin : basse
Chris Squire : basse
Jerry Goodman : violon

Titres


01. The Laws Of Nature
02. Over Again
03. The Technical Divide
04. Social Circles
05. Buried Beneath
06. Follow The Signs
07. Check Point Karma

lundi 6 mars 2017

Renaissance - Live In Chicago (2010)

Renaissance Live In Chicago
Renaissance - Live In Chicago (2010)
Live In Chicago, enregistré en 1983, est à l'image du Renaissance des années 80, une déception. Comme pour les autres formations de rock progressif, cette décennie leur a été fatale.

Du Renaissance de l'âge d'or (1973-1978), il ne reste plus que Annie Haslam (chant), Michael Dunford (guitare) et Jon Camp (basse). Exit le claviériste John Tout et le batteur Terence Sullivan, tous deux partis en 1980. Personne n'occupera par la suite leur poste de manière permanente. Pour cette tournée de 1983, Mike Taylor et Gavin Harrison, alors inconnu à l'époque, ont été recrutés. Gavin deviendra célèbre par la suite, non seulement pour son jeu de batterie unique, mais aussi pour avoir joué au sein de Porcupine Tree puis de King Crimson, ainsi que pour nombre d'artistes célèbres (Iggy Pop, Sam Brown, Dave Stewart...). 

Cette tournée américaine vise à promouvoir le dernier album en date Time-Line disponible depuis peu. Il fait suite au tout aussi peu séduisant Camera Camera sorti en 1981. Le trio était à cette époque en quête désespérée d'un succès commercial, ce qui lui a fait perdre son âme. Les longs développements symphoniques ont été abandonnés au profit d'une musique pop insipide. Cette chute sans fin dans les abîmes fait peine.

Sur le papier, Live In Chicago, publié en 2010, suscite un vif intérêt. La set list comporte onze titres de la belle époque. Seul Flight provient de Time-Line. Son interprétation est cependant une bonne surprise, l'introduction au piano évoque les années "Tout" et le chant haut perché d'Annie touche au sublime. 

Là où le bât blesse, c'est, d'une part, la médiocre qualité sonore digne d'un mauvais bootleg, et, d'autre part, la set list trompeuse. Seuls Nothern Lights, Flight et Running Hard sont présentés dans leur intégralité. D'Ashes Are Burning, n'a été conservé que le final, certes sublime, mais il manque toute la première partie de ce titre culte. Et ce n'est pas le pire, les huit titres restants inscrits sur le livret ne sont en fait qu'un medley de moins d'une vingtaine de minutes rassemblés sur une seule plage du disque. Cerise sur le gâteau, aucunes notes de Day Of The Dreamer et At The Harbour pourtant annoncés n'ont été jouées. Bref, beaucoup d'approximations qui suscitent un réel malaise, d'autant plus que ce disque est présenté comme une production de Michael Dunford.

Une fois ces informations intégrées et digérées, il faut prendre ce Live In Chicago comme le témoignage d'une époque aujourd'hui révolue. Il apporte un éclairage sur une période peu glorieuse de cette formation qui a pourtant tant apporté à la musique contemporaine la décennie précédente. 

Musiciens


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitare, chant
Jon Camp : basse, chant
Mike Taylor : claviers
Gavin Harisson : batterie

Titres 


01. Northern Lights
02. Flight
03. Running Hard
04. Opening Out
05. Day Of The Dreamer
06. Fanfare (Song Of Scheherazade)
07. Ocean Gypsy
08. At The Harbour
09. Festival Preparations (Song Of Scheherazade)
10. Can You Understand
11. Touching Once
12. Ashes Are Burning

Après correction:
01. Northern Lights
02. Flight
03. Running Hard
04. Medley
05. Ashes Are Burning