jeudi 31 août 2017

We Stood Like Kings - USA 1982 (2017)

We Stood Like Kings USA 1982
We Stood Like Kings - USA 1982
(2017)
Projet purement instrumental, We Stood Like Kings nous vient de Belgique. Ce quatuor s'est formé en 2011 autour de Judith Hoorens (piano), Philip Bolten (guitare), Colin Delloye (basse) et Mathieu Waterkeyn (batterie). Basés à Bruxelles, les quatre musiciens proposent une musique audacieuse, dense et puissante. 

Avec USA 1982, We Stood Like Kings met un terme à sa trilogie consacrée à la décadence des empires initiée en 2014 avec Berlin 1927, suivie, l'année suivante, de USSR 1926. L'originalité de cette formation hors du commun est de proposer une nouvelle bande-son à des films cultes du siècle dernier. Ainsi, la musique de Berlin 1927 a été construite à partir du film muet Berlin, Symphonie D'Une Grande Ville de Walther Ruttmann où était mise en image la vie d'une grande métropole, du lever du soleil à son crépuscule. La Sixième Partie Du Monde du cinéaste d'avant-garde Dziga Vertov a servi de source d'inspiration à USSR 1926. Ce film muet de la première moitié du XXe siècle se voulait un documentaire pédagogique sur les différents peuples composant l'Union soviétique. 

Pour USA 1982, le pari était bien plus risqué puisque le film sélectionné se trouve être Koyaanisqatsi, fable à visée écologique produite en son temps par Francis Ford Coppola et mise alors en musique par Philip Glass. Pas facile donc de faire oublier le travail effectué par ce pionnier de la musique minimaliste. Et pourtant, les quatre de We Stood Like Kings s'en sortent haut la main en faisant table rase du passé et en imposant leur propre style. 

A l'écoute du disque, plusieurs références viennent à l'esprit comme, par exemple, Pink Floyd pour l'aspect aventureux, The Cure de Carnage Visors ou le Will Sergeant (Echo & The Bunnymen) de Themes For Grind pour le côté expérimental et cinématique, contemporains à la parution du film. Plus proche de nous, on retrouve quelques éléments musicaux disparates propres aux Espagnols de Kotebel, aux Grecs de Ciccada, aux Italiens d'Ashram, aux Russes d'Iamthemorning et aux Français de Collection D'Arnell-Andréa. Le piano, pièce centrale de cette musique mêlant néo-classicisme et symphonisme, renvoie au maître du genre, le génial William Sheller. Imaginez un instant ce dernier accompagné des musiciens de The Cure (époque Pornography) et vous aurez une idée assez précise de la musique jouée par We Stood Like Kings.

Si, dans les prochains mois, vous vous trouvez en Belgique, Allemagne, Autriche, Danemark, Suisse, Luxembourg, Liechtenstein, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie ou Slovénie, surveillez bien si We Stood Like Kings ne passent pas près de chez vous. Si c'est le cas, courrez les voir en concert. Vous vivrez alors une expérience unique. Comme à l'époque des films muets, les musiciens interprètent en direct leur musique durant la diffusion du film, en l’occurrence Kovaanisqatsi, petit chef d'œuvre méconnu dont le titre signifie "vie déséquilibrée" en langue hopi, tribu amérindienne d'Amérique du Nord. Pour la France, il faudra patienter encore un peu...


Musiciens


Judith Hoorens : piano
Philip Bolten : guitare
Colin Delloye : basse
Mathieu Waterkeyn : batterie

Titres


01. Holy Ghosts
02. Four Corners
03. Nuages
04. Heat Hazes
05. 33 Eleven
06. Gran Illusion
07. Night Owl
08. Machines
09. Eldoradosis
10. I Like That
11. Atlas Centaur

mercredi 30 août 2017

Renaissance - Tour 2011 (2011)

Renaissance Tour 2011 Live in concert Turn of the cards Scheherazade
Renaissance - Tour 2011
(2011)
Incroyable ! Ils l'ont fait ! Le 23 septembre 2011, au théâtre Keswick de Glenside (Pennsylvanie - USA), Renaissance joue l'intégralité de ses deux albums cultes Turn Of The Cards (1974) et Scheherazade And Other Stories (1975), soit près de quarante ans après leur sortie.

Certes, le Renaissance des années 2010 n'a plus grand chose à voir avec la formation mythique des années 70. Sont encore présents Annie Haslam et sa voix d'or inaltérable ainsi que le guitariste Michael Dunford. Le batteur Frank Pagano qui a joué avec Bruce Springsteen, Blondie et Bette Midler a pris la place de Terence Sullivan parti en 2002. La basse, toujours majestueuse au sein de Renaissance, est tenue depuis 2001 par David J. Keyes. Quant aux claviéristes, ils sont au nombre de deux. Rave Tesar, vieux compagnon de route d'Annie, au piano, et Jason Hart, le dernier arrivé, s'occupe des parties orchestrales. 

C'est donc cette formation qui a interprétée avec brio les désormais classiques Mother Russia, vibrant hommage aux victimes du goulag, Black Flame ou bien Ocean Gypsy, et le splendide Song Of Scheherazade s'étendant sur vingt-cinq minutes enivrantes. Quel bonheur également de (re)découvrir cette pépite qu'est Cold Is Being interprétée à l'orgue et rarement joué sur scène. Annie y est fantastique, et propose là un véritable moment de grâce. Il est encore question de mysticisme sur le tout dernier titre The Mystic And The Muse. Composée en 2010 par le duo Haslam/Dunford, cette nouvelle pièce, du haut de ses huit minutes, s'intègre parfaitement à l'ensemble. Elle démontre à qui en douterait encore que Renaissance n'a en rien perdu son âme et que le groupe demeure toujours aussi créatif et inventif après toutes ces années.  

Depuis son entrée en scène en 1971, Annie Haslam est devenue la voix incontournable de Renaissance. Véritable diva, force est de constater qu'après toutes ces années, ses envolées lyriques, à peine marquées par les années, demeurent toujours aussi extraordinaires et fascinantes. La grande classe...


Musiciens


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chant
Rave Tesar : claviers
Jason Hart : claviers, chant
David J. Keyes : basse, chant
Frank Pagano : batterie, percussions, chant

Titres


1.01. Running Hard
1.02. I Think Of You
1.03. Things I Don't Understand
1.04. Black Flame
1.05. Cold Is Being
1.06. Mother Russia

2.01. Trip To The Fair
2.02. Vultures Fly High
2.03. Ocean Gypsy
2.04. Song Of Scheherazade
2.05. The Mystic And The Muse

mardi 29 août 2017

The Skys - Journey Through The Skies (2016)

The Skys Journey Through The Skies
The Skys - Journey Through The Skies
(2016)
The Skys est un groupe lituanien de rock progressif fondé en 1995 par son leader, le guitariste et chanteur Jonas Ciurlionis. Près de cinq ans après le très remarqué Colours Of The Desert, ils sortent leur cinquième album visant à célébrer leurs vingt ans d'existence. Intitulé avec auto-dérision Journey Through The Skies, ce disque propose non pas une rétrospective de leur carrière, mais une introspection. 

Au cours de toutes ces années, The Skys a connu plusieurs vies, d'où le pluriel "The Skies" dans l'intitulé. Outre Jonas, la formation est stabilisée aujourd'hui autour de la claviériste et chanteuse Božena Buinicka, du guitariste Alex Liutvinskij, du bassiste Justinas Tamasevicius et du dernier arrivé, le batteur Ilja Molodcov. 

Comme pour Colours Of The Desert, le groupe s'est entouré d'une pléiade d'invités parmi lesquels le talentueux guitariste Snowy White qui livre deux splendides soli (Should Stop Now, Love Of Life), Anne-Marie Helder de Panic Room aux chœurs sur Is This The Ways? que l'on retrouve aussi sur l'album précédent, et le saxophoniste Robert Townsend vu sur scène dernièrement aux côtés de Steve Hackett.

The Skys puise son inspiration première auprès de Pink Floyd, mais pas seulement. Leur musique évoque également celle de leur voisin polonais Millenium et le chant de Jonas n'est pas sans rappeler celui de Bryan Josh de Mostly Autumn. Les douze titres abordent les sujets sociétaux contemporains comme les réseaux sociaux, les nouvelles technologies (Virtual Reality) ou la crise des réfugiés, mais aussi des problématiques liées à notre société de consommation et à ses dérives, à la drogue, ainsi qu'aux conséquences des guerres. 

Chaque chanson, de même que la pochette, bénéficient des illustrations faussement naïves de l'artiste géorgien Rezo Kaishauri. Son style se rapproche de celui de Phil Umbdenstock, connu pour son travail avec Ange, un des plus grands, si ce n'est le plus grand groupe de rock progressif français. Bientôt cinquante ans après ses débuts et toujours en activité, Ange demeure une véritable institution.

La particularité première de ce disque est de rassembler différents morceaux composés au fil du temps et présentés dans un ordre chronologique. C'est pourquoi il s'agit là d'un véritable voyage au sein de ce groupe brillant et original animé par un sacré grain de folie. 



Musiciens


Jonas Ciurlonis : chant, guitare
Božena Buinicka : chant, claviers
Alex Liutvinskij : guitare, chœurs
Justinas Tamasevicius : basse
Ilja Molodcov : batterie, percussions

Snowy White : guitare
Robert Townsend : saxophone
Darius Kodikas : saxophone
Gediminas Alekna : violoncelle
Martin "Frosty" Beedle : batterie
Kyla Wight : chœurs
Raimundas Juzuitis : chœurs
David Robson : chœurs
Anne-Marie Helder : chœurs
Jolanta Grietnickaite : chœurs
Lijana Stakauskaite : chœurs

Titres


01. One Saturday Of The Spring
02. The Rain
03. This Is What You've Got
04. Take A Look Inside
05. The Ancient Indian's Song
06. Should Stop Now
07. The Wings Of The Night
08. Dreams
09. Broken Sounds Of Truth
10. Virtual Reality
11. Is This The Way?
12. Love Of Life

samedi 26 août 2017

Panic Room - Altitude (2011)

Panic Room Altitude blue
Panic Room - Altitude (2011)
Bleu ? Rouge ? ... Rouge ? Bleu ? ... Peu importe la couleur, la musique est la même. Entre deux albums, Panic Room prend de la hauteur et, pour faire patienter ses fans, publie en 2011 le EP Altitude. Ce disque comporte quatre titres et une vidéo. 

Principal attrait d'Altitude, Bitches Crystal ouvre la danse. Cette reprise d'Emerson, Lake and Palmer qui se trouve sur le désormais classique Tarkus (1971), est revue dans une version feutrée plus posée, à l'ambiance club de jazz. La basse ronflante d'Alun Vaughan et le piano saillant de Jonathan Edwards enrobent avec délice une Anne-Marie Helder à la voix de velour. 

Le magnifique I Wonder What's Keeping My True Love Tonight? se trouve à l'origine sur le premier album du groupe, Visionary Position (2008). Les paroles poignantes de cette chanson traditionnelle font allusion à une douloureuse rupture amoureuse. L'interprétation d'Anne-Marie, gorgée d'émotion, est tout simplement splendide. Et quel plaisir de redécouvrir le violon celtique de Liz Prendergast !

Orgue d'église et guitares en avant, Dark Star serait le générique idéal d'une série télévisée, policière ou fantastique. La version originale figure sur Satellite, le deuxième album du groupe sorti en 2010. Ici, c'est la version instrumentale qui est présentée. Un régal !

Durant ses sept minutes enflammées, Sandstorms laisse penser au meilleur des Doors. Anne-Marie se retrouve littéralement habitée à l'instar d'un Jim Morrison, le titre est hanté par l'orgue de Jonathan, la guitare de Paul Davies électrise l'ensemble, la batterie de Gavin Griffiths se fait précise et la basse d'Alun mordante. 

Les fans de Panic Room seront sans aucun doute comblés par Altitude, petite rareté éditée sur Firefly Music, le label du groupe. Et les amateurs de vidéos savoureront celle de Satellite offerte en bonus. Panic Room aime bichonner son public... qui le lui rend bien. 

Panic Room Altitude red
Panic Room - Altitude (2011)

Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, guitares
Jonathan Edwards : claviers
Paul Davies : guitares
Alun Vaughan : basse
Gavin Griffiths : batterie

Liz Prendergast : violon
Tim Hamill : guitare, basse

Titres


01. Bitches (Voodoo Vamp Mix)
02. I Wonder What's Keeping My True Love Tonight?
03. Dark Star (Instrumental)
04. Sandstorms
Satellite (vidéo)

jeudi 24 août 2017

Rick Wright - Broken China (1996)

Rick Wright Broken Silence
Rick Wright - Broken Silence (1996)
Sorti en 1996, Broken China est le second et dernier album solo de Rick Wright, claviériste historique du Pink Floyd malheureusement décédé en 2008. Concept-album basé sur la dépression, il s'agit de son œuvre la plus aboutie. A l'image de son créateur, on y retrouve son côté humble, sa sensibilité mais aussi sa classe. Il est vrai qu'il s'est toujours dégagé de ce musicien une aura particulière.

Avec Broken China, Rick Wright a eu l'ambition de mettre en musique les différentes phases de la dépression de celle qui est devenue sa troisième femme le 16 juin 1996, l'écrivaine Mildred Irene Hobbs, mieux connues sous le surnom de "Millie". Le disque se découpe donc en quatre parties illustrant chacune des phases. Chaque partie est constituée de quatre morceaux soit instrumentaux, soit chantés. C'est Rick qui tient le chant principal. Sa voix douce et fragile possède une authenticité certaine. Sinéad O'Connor fait une apparition remarquée sur deux titres, Reaching For The Rail et le sensationnel Breakthrough où elle déploie toute une palette d'émotions synonymes de renaissance et de sortie de la dépression.

Bien que très personnel, Broken China est guère éloigné de l'univers du Pink Floyd. On y entend le jeu de claviers unique de Rick et ses fameuses nappes synthétiques atmosphériques. L'idée même de construire tout un disque autour d'un même thème n'est pas sans rappeler les meilleurs albums du groupe des années 70, The Wall en particulier duquel Satellite semble extrait. Et ce n'est pas un hasard si les paroles sont toutes signées Anthony Moore, celui-là même qui a participé à l'écriture de A Momentary Lapse Of Reason et de The Division Bell. Quant à la pochette, elle a été conçue par Storm Thorgerson, le concepteur de la majorité des pochettes du groupe.

Côté musiciens, Rick a fait appel aux guitaristes Steve Bolton (Paul Young), Dominic Miller (Sting) et Tim Renwick (musicien live de... Pink Floyd). La rythmique est assurée avec brio par le tandem Pino Palladino à la basse et Manu Katché à la batterie. Ce duo s'était auparavant illustré sur les albums de Stephan Eicher dont le fameux Engelberg. Pour la petite histoire, David Gilmour devait faire une apparition sur Breakthrough, mais son solo n'a pas été retenu et c'est celui de Dominic Miller qui lui a été préféré. Rick avait aussi demandé à Peter Gabriel de chanter sur une chanson, mais ce dernier a décliné l'invitation.

Personnellement, Broken China est un disque qui m'a beaucoup touché et que j'aime écouter régulièrement après toutes ces années. Il s'en dégage une sensation particulière qui favorise l'introspection. A travers lui, Rick s'adresse directement à nos âmes afin de les guider vers la lumière.


Musiciens


Rick Wright : chant, claviers, programmation

Sinéad O'Connor : chant
Anthony Moore : programmation
Dominic Miller : guitares
Tim Renwick : guitares
Steve Bolton : guitares
Pino Palladino : basse
Manu Katché ; batterie
Sian Bell : violoncelle
Kate St John : hautbois, cor anglais
Maz Palladino : chœurs

Titres


01. Breaking Water
02. Night Of A Thousand Furry Toys
03. Hidden Fear
04. Runaway
05. Unfair Ground
06. Satellite
07. Woman Of Custom
08. Interlude
09. Black Cloud
10. Far From The Harbour Wall
11. Drowning
12. Reaching For The Rail
13. Blue Room In Venice
14. Sweet July
15. Along The Shoreline
16. Breakthrough

mardi 22 août 2017

Eyevory - The True Bequest (2012)

EyevoryThe True Bequest
Eyevory - The True Bequest (2012)
Eyevory, nouveaux venus en ce début de décennie sur la scène progressive allemande, n'en sont pas pour autant des novices. Formation atypique, elle ne compte pas une, mais deux chanteuses.

Jana Frank, également bassiste, et la flûtiste Kaja Fischer se sont rencontrées en 1998 à l'école de musique de Brême. Avant de se consacrer à la basse, Jana a d'abord appris à jouer de la batterie puis de la guitare. Ensemble, elles fondent Pink Mercury en 2004. L'orientation musicale choisie est davantage tournée vers une pop-rock girly. L'arrivée en 2009 du guitariste David Merz, fan des Beatles et de Queen, donne un nouvel élan à une musique qui tend à se complexifier et à se tourner vers le rock progressif. Après de nombreux changements de musiciens, le line-up se stabilise enfin autour des trois déjà cités, du claviériste Jannes Waterstrat et du batteur Sascha Barasa Suso (arrivé lui en 2006). 

Sous la houlette du producteur Frank Bornemman, fondateur des mythiques Eloy, le quintet entre en studio et enregistre cinq titres de leur composition, dont le savoureux Mi Corazón chanté en espagnol et un tonitruant The Tower s'étendant sur près de dix minutes et qui n'est pas sans rappeler leurs illustres aînés Renaissance et Jethro Tull. Cet EP paraît en 2010 sous le titre Bleeding Heart

A cette époque, Mercury Pink commence à se faire un nom au sein du microcosme progressif après avoir ouvert quelques concerts de Saga et avoir été nominé aux Deutscher Rock & Pop Preis dans la catégorie "Meilleur groupe progressif". Mais voilà, l'image de légèreté de leurs débuts continuent à leur coller à la peau. De plus, les cinq musiciens redoutent d'être considérés comme un ersatz de Mercury Rev et/ou de Pink Floyd. Il est grand temps de changer, désormais ce sera Eyevory. Le quintet devient quatuor suite au départ du claviériste qui choisit de ne pas poursuivre l'aventure.

C'est sous ce nouveau nom qu'est publié en 2012 leur premier EP The True Bequest. Bien que comprenant sept titres pour une durée approximative de trente-cinq minutes, il s'agit bien d'un mini-album et non pas d'un vrai album puisque seuls les trois premières chansons sont inédites. Les quatre autres sont extraites de Bleeding Heart dont seule la chanson titre n'a pas été reprise. Énergique, la musique se rapproche de leurs contemporains anglais Touchstone ou finlandais Opus Symbiosis. Ceci dit, la présence de la flûte et de deux voix féminines donne un cachet supplémentaire. Si la voix de Kaja est plus douce, plus sensible à l'instar de celle d'Heather Findlay, celle de Jana se veut plus rock et plus direct.

Première étape prometteuse, The True Bequest annonce qu'il faudra désormais compter avec Eyevory. Affaire à suivre... de très près. 


Musiciens


Jana Frank : chant, basse
Kaja Fischer : chant, flûte
David Merz : guitares, claviers, programmation
Sascha Barasa Suso : batterie, percussions

Jannes Waterstrat : claviers

Titres


01. Addiction To Affection
02. On My Way To Bliss
03. Black Bird
04. Blind Understanding
05. Divided
06. Mi Corazón
07. The Tower

dimanche 20 août 2017

Opus Symbiosis - Opus Symbiosis (2009)

Opus Symbiosis
Opus Symbiosis - Opus Symbiosis
(2009)
Opus Symbiosis, petit vent de fraîcheur en provenance de Finlande... Leur premier album éponyme sort en 2009. D'une durée inférieure à quarante minutes, il réunit six titres composés entre 2003, date de formation du groupe, et 2009. Deux dépassent les sept minutes, Tales From A Whispering Society et l'intrépide Empty But Not Completely Infoless.

Si le groupe qualifie sa musique de rock progressif expérimental, la prédominance des guitares laisse également penser à du rock indépendant de qualité. Les références qui viennent en tête vont de Blondie à The Gathering époque Anneke van Giersbergen, en passant par Touchstone ou IO Earth pour l'énergie déployée. 

Deux des cinq musiciens sont des guitaristes. En retrait, les claviers sont joués par le batteur Staffan Strömsholm. Le chant de Christine Sten est direct, comme celui de Kim Seviour de Touchstone. Peu chaleureux, il exprime davantage de la colère et d'autre sentiments exacerbés que de la douceur ou de la tendresse.

La scène finlandaise réserve bien des surprises depuis deux décennies. Opus Symbiosis est de celles-là, de même que d'autres formations toutes aussi intéressantes comme Paidarion ou Porcelain Moon

Musiciens


Christine Sten : chant
Victor Sägfors : guitares, chœurs
Michael Rosenback : guitares, percussions
Jafet Kackur : basse, glockenspiel, chœurs
Staffan Strömsholm : batterie, percussions, claviers, chœurs

Titres


01. Solar Clouds
02. Tales From A Whispering Society
03. Meanwhile
04. Empty But Not Completely Infoless
05. Heads Tails
06. Artefacts Of The Gardener

samedi 19 août 2017

Paidarion - Hauras Silta (2009)

Paidarion Haura Silta
Paidarion - Haura Silta (2009)
Au contraire de ses compatriotes finlandais Nightwish ou Lordi, Paidarion n'est que douceur. Une douceur qui fait le plus grand bien. 

Le groupe est mis sur pied en 2006 par Kimmo Pörsti, déjà batteur de Mist Season, formation purement instrumentale orientée jazz fusion. Son souhait était de mettre en musique les textes de Pirkko Salhi. Pour cela, il emmène avec lui ses collègues Timo Kajamies (claviers) et Tommi Varjola (guitares). Le trio est rejoint ensuite par l'excellent bassiste Jan-Olof Strandberg (écoutez l'intro de Tuulensuoja ou Päivän Kajo Hileessä et vous comprendrez) ainsi que par le guitariste Jaan Jaanson, tous deux de Progression, autre formation spécialisée aussi dans le jazz. Suivent le saxophoniste et flûtiste Olli Jaakkola, le guitariste Harri Göös, puis les chanteurs Jari Markkula et Kristina Johnson. Si le choix de Jari Markkula est plus discutable, la prestation de Kristina Johnson est tout simplement géniale. Son chant soprano illumine à lui seul ce disque fleurant bon cette mélancolie scandinave propre aux pays nordiques.

Mélange à la fois de musique folklorique finlandaise, de jazz et de rock progressif, Haura Silta, le "pont fragile" en bon français, propose un voyage bucolique à travers les forêts finlandaises infinies. La flûte de Olli Jaakkola, très présente, contribue à donner cette couleur particulière. On pense ainsi aux premiers albums de Mostly Autumn, mais aussi aux Polonais de Quidam. Le chant de Kristina évoque tant celui de ses consœurs Heather Findlay et Emila Derkowska que celui de la grande Tarja Turunen

Bref, ce disque est un véritable régal pour les oreilles. La qualité des compositions, le haut niveau des musiciens et sa production sans faille séduiront à ne pas en douter les mélomanes les plus exigeants à la recherche de belles découvertes.


Musiciens


Kristina Johnson : chant
Jari Markkula : chant
Kimmo Pörsti : batterie, percussions, guitares, claviers
Jan-Olof Strandberg : basse
Harri Göös : guitares
Tommi Varjola : guitares
Jaan Jaanson : guitares
Timo Kajamies : claviers
Olli Jaakkola : flûtes, saxophones

Titres


01. Hauras Silta
02. Polku
03. Oljenkorsi
04. Pieni Askel
05. Eksynyt
06. Kipinät Vedestä
07. Kultapallo
08. Tyhjä Takki
09. Tuulensuoja
10. Hahmo
11. Päivän Kajo Hileessä
12. Hauras Silta II

jeudi 17 août 2017

Porcelain Moon - ...As It Were. Here And There (2011)

Porcelain Moon As It Were. Here And There
Porcelain Moon - ...As It Were.
Here And There (2011)
En provenance de Finlande, Porcelain Moon se compose de six musiciens menés par la chanteuse Charlotta Kerbs. Formé en 2005, le groupe s'est d'abord dénommé tout simplement Porcelain. Ils sortent un premier album autoproduit en 2009, ...As It Were. Here And There. Repérés par Muséa, le label français spécialisé dans les musiques progressives, cet album est réédité en 2011 et le nom de Porcelain Moon adopté pour l'occasion.

La musique de Porcelain Moon peut être qualifiée de prog psychédélique à forte teneur joplinienne. Bien que le timbre de voix de Charlotta se trouve fort éloigné de celui de la perle Janis, elle n'en possède pas moins la même énergie et surprend par ses emportements. Ainsi, ...As It Were. Here And There plonge l'auditeur dans le meilleur des seventies, à l'époque des Camel, Pink Floyd, Deep Purple ou Procol Harum. L'orgue Hammond, omniprésent aux côtés de la guitare électrique, n'est pas sans rappeler l'influence majeure de ces derniers. Les sept titres, oscillant entre quatre et huit minutes, sont également traversés de violon et piano. Tous sont chantés en anglais à l'exception du dernier, Vinden, où Charlotta s'exprime dans sa langue natale... le suédois. Et oui, la jeune chanteuse est issue de la minorité suédoise vivant en Finlande. 

C'est vraiment elle la révélation de cette album. A la fois étonnante et éblouissante par tant de maîtrise, sa prestation donne le vertige sur Parts et fait du faussement naïf Someone And Love une belle curiosité à découvrir de toute urgence si ce n'est déjà fait. 


Musiciens


Charlotta Kerbs : chant
Mathias Björk : guitares
Niklas Harju : guitares
Markus Kankkonen : basse, percussions
Tony Nyström : claviers, orgue Hammond
Pia Susanne Kurtén : violon, piano
Tom Simell : batterie

Titres


01. Lost In Haze
02. Parts
03. Caught In A Dream
04. Rainbow
05. Someone And Love
06. Marken grøde
07. Vinden

mardi 15 août 2017

The Moon And The Nightspirit - Of Dreams Forgotten And Fables Untold (2005)

The Moon And The Nightspirit Of Dreams Forgotten And Fable Untold
The Moon And The Nightspirit -
Of Dreams Forgotten And
Fable Untold (2005)
The Moon And The Nightspirit est un sympathique duo en provenance de Hongrie. Formé en 2003, il se compose de Mihaly Szabo à la guitare, basse et instruments à vent, ainsi que d'Agnes Toth au chant, violon, instruments à vent et piano. Disponible en 2005, Of Dreams Forgotten And Fables Untold est leur tout premier album.

S'il fallait qualifier ce disque d'un seul mot, ce serait sans hésitation "magique". Magique par la voix féerique d'Agnes, véritable conteuse dont le chant évoque aussi bien celui de Candice Night de Blackmore's Night que celui de la douce Heather Findlay, ex-Mostly Autumn. Magique par la musique aux influences médiévales et folk. Ne sont employés ici que des instruments acoustiques, telles les percussions chamaniques de Gabor Vegh. 

La magie est omniprésente dans ces neuf chansons aux allures d'incantations ancestrales et de prières mystérieuses. Le groupe puise son inspiration dans les vieilles légendes hongroises et nous transportent dans un monde oublié où il est question de forêts mystérieuses, de lacs hantés et de divinités païennes aux pouvoirs inquiétants. Bien que chanté en anglais, deux titres, Egi Táltos et Holdanyánk sont interprétés dans leur langue natale, ce qui leur donne une coloration bien plus authentique. Dans les productions suivantes, le hongrois sera définitivement adopté.

The Moon And The Nightspirit est à la Hongrie ce qu'Irfan est à la Bulgarie, Daemonia Nymphe à la Grèce ou Faun à l'Allemagne, à savoir le vecteur moderne d'un passé mythifié et d'une culture millénaire à la richesse inouïe, souvent méconnue.

Musiciens


Agnes Toth : chant, violon, instruments à vent, piano
Mihaly Szabo : guitare acoustique, basse, instruments à vent

Gabor Vegh : percussions

Titres


01. Egi Táltos
02. Lullaby
03. Beloved Enchantress
04. The Secret Path
05. In Garden Of Worlds Undreamt
06. Holdanyánk
07. Echo Of Atlantis
08. Pagan
09. Dreams Forgotten And Fables Untold

dimanche 13 août 2017

Luar Na Lubre - Beira - Atlántica (1990)

Luar Na Lubre Beira Atlantica
Luar Na Lubre - Beira - Atlántica
(1990)
Accordéon, cornemuse, flûte, violon, bodhrán sont à nouveau au rendez-vous pour ce deuxième album de Luar Na Lubre. Originaire de la Galice espagnole, les six musiciens et leur chanteuse Ana Espinosa explorent les racines celtiques de leur peuple et cherchent à les relier aux autres nations celtes que sont l'Écosse, l'Irlande, l'île de Man, le Pays de Galles, les Cornouailles et la Bretagne.

Deux des titres proposés sont d'ailleurs un hommage direct à ces territoires séparés par l'Atlantique. Highlanders, medley d'une gigue et de trois reels, offre une salutation fraternelle à la lointaine Écosse. Composée par Bieito Romero, Jig - Muiñeira Do Miño-Carballesa diffuse une légère saveur en provenance du Pays de Galles.

Luar Na Lubre n'en oublie pas pour autant la propre histoire de sa région. Ainsi, Canción De Berce se souvient du poète Celso Emilio Ferreiro, ardent défenseur de la Galice et de sa langue. Le chant d'Ana, rare sur cet album, transparaît ici dans toute sa splendeur et fait preuve d'émotion. TroquemosMuñeira De Mazaricos et Danza De Palillos - Foliada sont les deux autres titres sur lesquels il est possible de le savourer.

Beira - Atlántica est une collection de danses traditionnelles remises au goût du jour par Luar Na Lubre. Certaines d'entre elles remontent à des temps ancestraux et font la richesse culturelle de ce petit bout de terre niché au nord-ouest de l'Espagne.


Musiciens


Ana Espinosa : chant, claviers
Bieito Romero : cornemuse, flûtes, accordéon
Xan Cerqueiro : flûtes
Andres Bardullas : violon
Daniel Cerqueiro : guitare, chant
Patxi Bermudez : percussions
Xulio Varela : percussions, chant

Titres


01. Troquemos - Muñeira De Mazaricos
02. Danza De Santa María De Toras
03. Muiñeira De Cabana
04. Danza Das Burgas
05. Beira Atlántica
06. Jig - Muiñeira Do Miño-Carballesa
07. Danza De Palillos - Foliada
08. Canción De Berce
09. Highlanders

samedi 12 août 2017

Tarja Turunen & Harus - In Concert Live At Sibelius Hall (2011)

Tarja Turunen In Concert Live At Sibelius Hall
Tarja Turunen & Harus -
In Concert Live At Sibelius Hall (2011)
Bénéficiant d'une renommée internationale certaine, Tarja Turunen, ancienne chanteuse du groupe de metal symphonique Nightwish, est devenue une véritable ambassadrice de la culture finlandaise. Déjà, au début des années 2000, elle a monté la tournée "Noche Escandinava" en Amérique du Sud afin de valoriser les compositeurs classiques de son pays. La deuxième série de concert sera gravée sur CD sous le titre Noche Escandinava II en 2005. L'année suivante, Henkäys Ikuisuudesta, son premier opus en solo, comporte essentiellement des chants de Noël traditionnels finlandais.

On retrouve d'ailleurs plusieurs chansons de cet album sur ce In Concert Live At Sibelius Hall paru en 2011. Donné le 7 décembre 2009 à Lahti, dans le sud de la Finlande, ce récital a été enregistré au Palais Sibelius. Véritable chef d'œuvre de l'architecture moderne en bois, cette salle de concert a été construite en ce début de millénaire et dispose d'une acoustique remarquable. Elle porte le nom du plus grand compositeur finlandais du siècle passé,

Depuis 2008, Tarja a pris l'habitude de partir en tournée au mois de décembre, souvent dans des églises et autres lieux sacrés, afin de célébrer Noël. Elle s'entoure alors de trois musiciens regroupés sous le nom d'Harus. Tous sont des pointures dans leur domaine. L'organiste Kalevi Kiviniemi s'est spécialisé très tôt dans la musique française. Il a notamment joué à Sainte-Clotilde et à Notre Dame de Paris, à Orléans ainsi qu'à Rouen. On lui doit aussi l'enregistrement de l'œuvre intégrale de Sibelius à l'orgue. Plutôt spécialisé dans la musique jazz, Marzi Nyman étudie la guitare à l'Académie de musique d'Helsinki depuis 1998. Quant au percussionniste Markku Krohn, il est un membre éminent du prestigieux Orchestre symphonique de Lahti. 

Les quatre artistes ont tous reçu une formation classique et ont l'ambition de relier chants traditionnels et musique contemporaine à travers cette série de récitals. Ainsi, le célèbre Silent Night dénommé Jouluyö, Juhlayö, interpété à la perfection par Tarja, est habillé d'une délicate guitare électrique dont chaque note illustre un fragile flocon tombant avec volupté sur un blanc manteau neigeux. Deux Ave Maria sont interprétés, dont un mis en musique par Tarja elle-même. Clin d'œil à l'ère Nightwish, Tarja et ses musiciens reprennent le désormais célèbre Walking In The Air dans une version des plus oniriques. 

Parfois à la limite de la musique expérimentale (Astral Bells, Improvisation: Variation Sur Un Noël), In Concert Live At Sibelius Hall est illuminé par l'orgue majestueux de Kalevi dont l'intensité dramatique se trouve en contraste avec la guitare sensuelle de Marzi. Portée par les carillons volatiles de Markku, la voix angélique de Tarja n'a jamais été aussi sublimée.




Musiciens


Tarja Turunen : chant
Kalevi Kiviniemi : orgue
Marzi Nyman : guitare
Markku Krohn : percussions

Titres


01. Arkihuolesi Kaikki Heitä
02. Ave Maria op. 80
03. Ave Maria
04. Maa On Niin Kaunis
05. Varpunen Jouluaamuna
06. Heinillä Härkien
07. En Etsi Valtaa Loistoa
08. Jouluyö, Juhlayö (Silent Night)
09. Astral Bells
10. You Would Have Loved This
11. Walking In The Air
12. Improvisation: Variation Sur Un Noël

vendredi 11 août 2017

Millenium - Millenium (1999)

Millenium polish band
Millenium - Millenium (1999)
Framauro n'est plus. Vive Millenium... ou presque... En 1999, Ryszard Kramarski et Tomasz Pabian envisagent de donner une suite à Etermedia, le premier album de Framauro. Souhaitant professionnaliser le groupe, ils décident d'abandonner la boîte à rythme au profit d'un vrai batteur. Ils recrutent alors Tomasz Paśko, membre d'Inside Out (groupe de rock progressif local, sans aucun lien avec le célèbre label musical allemand spécialisé dans les musiques progressives). Ils choisissent également de changer de chanteur. Leur choix se porte sur Lukasz Galęziowski, vieille connaissance du nouveau batteur. Par la suite, il prendra comme nom de scène Lukasz Gall. Il ne manque plus que le bassiste. Ce sera Piotr Mazurkiewicz, lui aussi un ancien d'Inside Out. 
  
Durant les sessions d'enregistrement, il devient évident qu'un nouveau groupe est en train de naître. Ryszard abandonne finalement le nom de Framauro au profit de Millenium. Millenium comme le nouveau millénaire qui s'annonce. Mais cette nouvelle appellation n'est pas non plus sans évoquer les légendaires Marillion, source d'inspiration assumée par Ryszard et ses musiciens. L'album au titre éponyme sort en octobre 1999. Mais, avec le recul, est-ce vraiment un album de Millenium ?

En fait, ce disque est plutôt à considérer comme un album de transition entre Framauro et ce que deviendra Millenium. Le chant de Lukasz, encore mal assuré, est exclusivement en polonais. Dès l'album suivant, l'anglais sera adopté. Ryszard lui-même considère l'album Millenium comme une parenthèse ou, plus précisément, un numéro 0 (le numéro 1 étant Vocanda). 

Pourtant, les principales bases du futur Millenium sont bien posées, que ce soient les envolées synthétiques de Ryszard, les soli de guitare gilmouriens, la présence du saxophone sur deux titres (Był Sobie Kraj!, Ona I On) ou les splendides chœurs féminins évoquant notamment la performance de Tessa Niles sur le mythique Clutching At Straws de Marillion à l'intérieur de Święte Małpy. Pas entièrement satisfait de ce premier opus, Ryszard remodèlera chaque titre sous une nouvelle forme pour Deja Vu en 2004. Ainsi, on retrouvera un peu de Betonowy Świat dans Fumbled, de Karty Prawdy dans The Silent Hill et ainsi de suite.

Alors, indispensable ce Millenium ? Pour être honnête, non. La suite discographique sera bien plus passionnante. Il apporte avant tout un éclairage sur la carrière de cet excellent groupe. Et il permet aussi de découvrir la langue polonaise sous un autre angle, de se familiariser avec elle et sa mélodie. C'est peut-être peu... mais ce peu, c'est déjà beaucoup.

Musiciens


Lukasz Galęziowski : chant
Tomasz Pabian : guitares
Ryszard Kramarski : claviers, guitares
Piotr Mazurkiewicz : basse
Tomasz Paśko : batterie, percussions

Edyta Struszewska : chœurs
Magda Mitoń : chœurs
Mariusz Augustyn : guitare classique
Bogdan Kolodziej : guitares
Magda Książek : violon
Agnieszka Wilkoń : saxophone
Arkadiusz Kaliński : flûte

Titres


01. Betonowy Świat
02. Ekopieśń
03. Baśniowe Alternatywy
04. Chaos
05. Był Sobie Kraj!
06. Święte Małpy
07. Fatamorgana
08. Karty Prawdy
09. Ona I On

jeudi 10 août 2017

C-Sides - Devitrification (2011)

C-Sides Devitrification
C-Sides - Devitrification (2011)
Fondé en 2007, C-Sides est un trio gallois réunissant d'anciens musiciens de Magenta. Martin Rosser, Dan Fry et Allan Mason-Jones en ont été respectivement guitariste, bassiste et batteur. Devitrification, leur premier album, sort en 2011 sur le label confidentiel White Knight crée par Rob Reed.

La musique proposée par ce nouveau combo se trouve bien éloignée de la galaxie Magenta. Si ces derniers regardent du côté de Yes, Genesis, Pink Floyd ou Renaissance, Devitirification ressuscite l'espace d'un instant le rock bien puissant des seventies façon Rush. 

Producteur du disque, Martin Rosser délivre un jeu de guitare saisissant et fougueux. Outre Magenta, on se souvient de ce musicien intuitif pour sa participation au projet original The Othello Syndrome ainsi que sur l'unique album d'Alan McCarthy, Through The Fire en 1999. En retour (?), Ce dernier a été convié à participer aux chœurs aux côtés d'Emily Bates, seule présence féminine.

En plus de la basse, Dan Fry tient le chant principal. Sa prestation convaincante évoque à la fois le Chris Cornell du You Know My Name (la BO du James Bond Casino Royale) sur Master Plan que le Jim Kerr de Simple Minds (Stand Up).

Sans révolutionner le genre, C-Sides demeure une agréable surprise et permet de découvrir ces trois talentueux musiciens dans un autre registre que le rock néo-progressif de Magenta.


Musiciens


Martin Rosser : guitares, claviers, chœurs
Dan Fry : chant, basse
Allan Mason-Jones : batterie, percussions

Emily Bates : chœurs
Matthew Rosser : percussions, guitare
Alan McCarthy : chœurs

Titres


01. The Ribbon
02. Times For Me
03. Master Plan
04. Stand Up
05. Devitrification Pt.1
06. Devitrification Pt.2
07. Devitrification Pt.3
08. Let It Go
09. Way I See

mercredi 9 août 2017

Eddie Mulder - Dreamcatcher (2015)

Eddie Mulder Dreamcatcher
Eddie Mulder - Dreamcatcher (2015)
Le guitariste Eddie Mulder s'est fait connaître dans le monde des musiques progressives par son appartenance aux formations Flamborough Head, Trion et Leap Day. Dreamcatcher est son premier disque en solo sur lequel on retrouve quelques musiciens qui l'ont accompagnés ces dernières années, dont la chanteuse et flûtiste de Flamborough Head, Margriet Boomsma. Album uniquement instrumental, Margriet apporte une légère touche bucolique à Barren Lands, titre d'ouverture, puis à Questions où sa flûte se marie avec grâce à la guitare acoustique d'Eddie. 

A la fois musicien professionnel et professeur de guitare, Eddie a été bercé dans sa jeunesse par les maîtres du genre que sont Genesis, Yes, Pink Floyd mais aussi Gong, Gentle Giant et Steve Hillage. Plus tard, il s'est ouvert au jazz, aux musiques du monde ainsi qu'au new age. Durant les années 80, il intègre la formation Avenue qu'il quitte ensuite pour rejoindre French Connection, trio de guitare acoustique avec lequel il publiera deux albums, It Don't Mean A Thing en 1997, suivi de Koh Samet l'année suivante. 

Dreamcatcher s'inscrit dans la continuité de sa production avec French Connection puisque cet album a été construit autour de la guitare acoustique. En références, impossible de ne pas citer Anthony Phillips ou Nick Fletcher. Outre la flûte de Margriet, les différents morceaux se trouvent agrémentés de quelques nappes synthétiques aériennes jouées par Edo Spanninga (Flamborough Head, Trion), Gert van Engelenburg et Derk Evert Waalkens, tous deux de Leap Day. D'ailleurs, en bonus, sont proposés un titre de Leap Day et un autre de Trion. 

Disponible sur le label polonais Oskar, Dreamcatcher est une œuvre intimiste d'une cinquantaine de minutes, idéale pour les veillées nocturnes romantiques. 


Musiciens


Eddie Mulder : guitares, basse

Margriet Boomsma : flûte
Edo Spanninga : claviers
Gert van Engelenburg : claviers
Derk Evert Waalkens : claviers

Titres


01. Barrens Lands
02. Symbiosis
03. Feeling Good
04. Forgotten Lines
05. Tenderly
06. Hurry Up!
07. Long Ago
08. Questions
09. Dreamcatcher
10. Go With The Flow
11. Waves
12. Sorrow
13. Humble Origin (Leap Day)
14. Wandering (Trion)

mardi 8 août 2017

Carlos Gallego y Robert Santamaría - El Estigma De Caín : Observaciones Del Señor Fantasía (2001)

Carlos Gallego Robert Santamaría El Estigma De Caín
Carlos Gallego y Robert Santamaría -
El Estigma De Caín : Observaciones
Del Señor Fantasía (2001)
Étrange album que cet El Estigma De Caín : Observaciones Del Señor Fantasía conçu et interprété par Carlos Gallego et le fondateur de la formation progressive espagnole Amarok, Robert Santamaría.

Les deux musiciens se sont inspirés de la malédiction divine affligée à Caïn pour écrire cette fable théâtrale imaginaire dans laquelle ils ont laissé libre cours à leur inspiration. De l'aveu même de Robert, jamais il ne retrouvera par la suite un telle liberté créatrice. Tout leur semblait alors possible, sans aucune limite. Cet état d'esprit évoque l’époque du rock progressif naissant des années 60-70. Et la musique s'en ressent. En toute insouciance, les deux amis se sont fait plaisir et ont produit ainsi une œuvre originale trouvant sa source dans un rock progressif bucolique agrémenté de jazz et de musique traditionnelle espagnole.

L'album se divise en trois actes comportant chacun trois scènes. Si Carlos occupe le rôle principal, il est secondé aux vocaux par celles qui demeureront les voix emblématiques d'Amarok : Lídia Cerón et Marta Segura. A ce moment-là, Marta n'a pas encore sorti d'album avec Amarok. Il faudra attendre l'année suivante et Mujer Luna. Elle ne quittera plus par la suite son nouveau groupe d'adoption. Quant à Lídia, c'est elle qui illumine leurs premiers albums, d'Els Nostres Petits Amics (1994) à Gibra'ara en 1998.

A leurs côtés, une belle brochette d'invités sont venus étoffer l'offre musicale. Tous ont ou auront un rôle prépondérant au sein d'Amarok. Que ce soit le violoniste Robert Abella, le batteur Pau Zañartu, la saxophoniste Mireia Sisquella ou encore Manel Mayol à la flûte traversière. 

Malgré ce que laisse supposer l'intitulé, il n'y aura pas de suite à cet opus. Il demeure donc encore aujourd'hui un supplément à la fois inédit et indispensable à la discographie d'Amarok, un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, groupe de rock progressif de la péninsule ibérique.

Musiciens


Carlos Gallego : chant, guitares, basse, percussions
Robert Santamaría : chant, claviers, guitares, saz, kanun, basse, glockenspiel, percussions

Lídia Cerón : chant
Marta Segura : chant
Robert Abella : violon
Manel Mayol : flûte traversière
Mireia Sisquella : saxophone
Pau Zañartu : batterie

Titres


01. Bienvenidos A La Luna, parte I
02. Caín Frente A La Tormenta
03. Paz
04. Confidencias A La Noche
05. Mar Allá
06. Tormenta
07. Juego
08. Parto
09. Cancion Para La Niña Gitana
10. Nana Antes De Un Viaje
11. Hazlo Tu Mismo
12. Bienvenidos A La Luna, parte II

dimanche 6 août 2017

Liam Davison - A Treasure Of Well-Set Jewels (2011)

Liam Davison A Treasure Of Well-Set Jewels
Liam Davison - A Treasure Of
Well-Set Jewels (2011)
A Treasure Of Well-Set Jewels, première œuvre en solo de Liam Davison, offre l'occasion au second guitariste de Mostly Autumn de passer l'espace d'un instant de l'ombre à la lumière. Membre fondateur de la formation yorkaise, Liam s'est toujours tenu en retrait derrière son leader Bryan Josh. Personnage discret et timide, il s'est révélé d'une efficacité redoutable à maintes occasions.

En 2007, Liam décide de quitter Mostly Autumn afin de se consacrer à cet album qui ne sera disponible qu'en 2011. Entre, il aura fait quelques apparitions au sein de Breathing Space, groupe du claviériste "autumnien" Iain Jennings, puis il réintégrera sa formation d'origine en 2009. A Treasure Of Well-Set Jewels s'inscrit pleinement dans le sillon tracé par Mostly Autumn, synthèse entre Pink Floyd et Fairport Convention.

Si Liam s'est occupé des parties de guitare, du chant (très similaire à celui de Bryan Josh), de quelques claviers additionnels et de la programmation, Iain Jennings, Paul Teasdale, bassiste de Breathing Space ainsi que Gavin Griffiths (Mostly Autumn, Panic Room, Fish) sont également de la partie. L'affiche ne serait pas complète sans les participations exceptionnelles de ses anciennes complices féminines : Anne-Marie Helder et Heather Findlay. En 2011, cette dernière n'est plus membre de Mostly Autumn. Elle est partie suivre sa propre carrière en solo (The Phoenix Suite). Elle apparaît ici sur deux titres : la splendide ballade acoustique Once In A Lifetime d'une qualité équivalente, voire supérieure, au répertoire traditionnel "autumnien", ainsi que sur le très atmosphérique Picture Postcard traversé par un magnifique solo de guitare à l'inspiration des plus "gilmouriennes". Pink Floyd, il en est encore question sur le titre bonus Immoralized où Anne-Marie Helder s'est métamorphosée l'espace d'un instant en Clare Torry, celle-là même qui a immortalisé en son temps The Great Gig In The Sky du légendaire Dark Side Of The Moon. Anne-Marie participe aux harmonies vocales sur quatre autres titres, dont Eternally Yours, petite merveille aux accents des plus "autumniens", et l'inquiétant Into The Setting Sun où sa performance n'est pas sans rappeler une certaine Lisa Gerrard.   

Difficile de passer à côté de ce très bel essai pour tout fan de Mostly Autumn qui se respecte. Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaître ce formidable groupe, l'écoute de A Treasure Of Well-Set Jewels leur permettra de se familiariser avec un artiste doté d'une grande sensibilité, à l'univers musical original situé hors des sentiers battus. 


Musiciens


Liam Davison : chant, guitares, claviers, programmation

Anne-Marie Helder : chant
Heather Findlay : chant
Iain Jennings : claviers
Simon Waggott : orgue Hammond, chœurs
Paul Teasdale : basse
Gavin Griffiths : batterie
Shadow : percussions

Titres


01. Ride The Seventh Wave
02. The Way We Were
03. Emerald Eternity
04. Eternally Yours
05. Into The Setting Sun
06. Once I A Lifetime
07. Heading Home
08. Picture Postcard

Bonus:
09. A Moment Of Silence
10. Immortalized