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mardi 23 avril 2019

Amadeus Awad - Death Is Just A Feeling (2015)

Amadeus Awad Death Is Just A Feeling
Amadeus Awad - Death Is Just A Feeling (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Amadeus Awad est un artiste de rock progressif et de metal qui nous vient tout droit du Liban. Sa jeunesse, il la passe à écouter Richie Blackmore qui le fascine. Dès ses quatorze ans, il monte un premier groupe de hard spécialisé dans les reprises de Deep Purple, Dio et Rainbow. A partir des années 2010, il publie plusieurs albums en solo dont Death Is Just A Feeling est le point culminant. Émouvante introspection, ce disque aborde sans détour sa relation étroite avec la mort. En peu de temps, il a perdu son père, son frère et son meilleur ami. Lui-même a pensé au suicide à plusieurs occasions tant il se détestait et haïssait le monde. Au final, il a canalisé cette colère interne, autodestructrice, et l'a exprimée à travers sa musique. Choix judicieux tant Death Is Just A Feeling est une œuvre à la fois sombre et exquise. Bien que producteur et multi-instrumentiste (guitares, basse, claviers, orchestration), Amadeus a fait appel à deux batteurs de renom, Marco Minnemann (Joe Satriani, Steven Wilson) et Jimmy Keegan (Spocks Beard dont l'excellent travail est à mentionner sur Tomorrow Lies), ainsi qu'à trois voix : Arjen Lucassen (Ayreon), Elia Monsef (Ostura) et, surtout, Anneke van Giersbergen. Cette dernière n'apparaît que sur trois titres, mais ils sont sans aucune hésitation les meilleurs : Opia, Sleep Paralys et l'épique Lonesome Clown, intrigante pièce dramatique. Il est plutôt rare d'entendre des artistes de cette partie du globe jouer une musique rock aussi sophistiquée, c'est pourquoi on ne peut qu'encourager leur découverte. 

Musiciens

Amadeus Awad : guitares, basse, claviers, orchestration

Anneke Van Giersbergen : chant
Arjen Lucassen : chant
Elia Monsef : chant
Marco Minnemann : batterie
James Keegan : batterie
Nareg Nashanikian : violoncelle
Rafi Nashanikian : clarinette
Dan Harper : narration

Titres

01. Opia
02. Sleep Paralysis
03. Monday Morning
04. Tomorrow Lies
05. Lonesome Clown
06. Temporary

vendredi 19 avril 2019

The Gentle Storm - The Diary (2015)

The Gentle Storm The Diary
The Gentle Storm - The Diary (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Gentle Storm est un projet né de l'association entre deux mastodontes de la scène rock néerlandaise, Anneke van Giersbergen et Arjen Anthony Lucassen. Leur toute première collaboration remonte à 1998, pour l'album Into The Electric Castle d'Ayreon. Depuis, ces deux-là se sont retrouvés régulièrement. Sorti en 2015, The Diary demeure le point culminant de leur complicité. Ce concept album relate une histoire d'amour (fictive) entre un marin de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales parti pour plus de deux ans, et son épouse restée au pays, durant l'âge d'or des Pays-Bas, le XVIIe sicècle. Si leur passion commune se trouve au centre des dix lettres formant ce recueil, une pour chaque chanson, elles abordent également d'autres sujets, du simple souci quotidien aux principaux événements comme la naissance de leur fils ou la maladie... Projet à l'ambition démesurée, empruntant autant au baroque qu'à la musique celtique, à la world ou au rock progressif, The Diary se divise en deux disques composés des mêmes chansons. Le premier, Gentle, propose une version semi-acoustique et folk, dans la lignée de Blackmore's Night, Mostly Autumn ou Jethro Tull. Tandis que le second, Storm, se veut plus électrique, plus heavy, voire symphonique, bien plus proche de Nightwish et Within Temptation. Les deux artistes, entourés de quatorze musiciens et du Epic Rock Choir, ont réalisé un véritable travail d'orfèvre, chaque ligne mélodique a été travaillée avec beaucoup de précision. Anneke, qui n'a jamais aussi bien chanté, est allée jusqu'à enregistrer ses parties vocales pour chacune des versions, afin d'obtenir le meilleur rendu possible. Un véritable coup de cœur comme on aimerait en découvrir plus souvent.

Musiciens

Arjen Anthony Lucassen : guitares, basse, banjo, mandoline, hammered dulcimer, percussions
Anneke van Giersbergen : chant

Ed Warby : batterie
Johan van Stratum : basse
Jeroen Goossens : instruments à vent
Michael Mills : bouzouki
Maaike Peterse : violoncelle
Ben Mathot : violon
Hinse Mutter : contrebasse
Jenneke de Jonge : cor
Joost van den Broek : piano
Rob Snijders: percussions
Jack Pisters : sitar
Remco Helbers : surbahar
Nathanael van Zuilen : tablas

Epic Rock Choir - Choir

Titres

1.01. Endless Sea (Gentle Version)
1.02. Heart Of Amsterdam (Gentle Version)
1.03. The Greatest Love (Gentle Version)
1.04. Shores Of India (Gentle Version)
1.05. Cape Of Storms (Gentle Version)
1.06. The Moment (Gentle Version)
1.07. The Storm (Gentle Version)
1.08. Eyes Of Michiel (Gentle Version)
1.09. Brightest Light (Gentle Version)
1.10. New Horizons (Gentle Version)
1.11. Epilogue: The Final Entry (Gentle Version)

2.01. Endless Sea (Storm Version) 
2.02. Heart Of Amsterdam (Storm Version) 
2.03. The Greatest Love (Storm Version)
2.04. Shores Of India (Storm Version)
2.05. Cape Of Storms (Storm Version)
2.06. The Moment (Storm Version) 
2.07. The Storm (Storm Version)
2.08. Eyes O Michiel (Storm Version)
2.09. Brightest Light (Storm Version)
2.10. New Horizons (Storm Version) 
2.11. Epilogue: The Final Entry (Storm Version)

vendredi 8 mars 2019

Ayreon - The Theater Equation (2016)

Ayreon The Theater Equation
Ayreon - The Theater Equation (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Attention, concert événement ! Pour la première fois, un album d'Ayreon a été jouée sur scène dans son intégralité. Ce n'était jamais arrivé auparavant, Arjen Lucassen, son leader, n'étant pas vraiment favorable à ce genre d'exercice. D'ailleurs, il n'apparaîtra que quelques minutes sur scène, lors du final. Observant cette aventure de loin (mais pas trop...), il a néanmoins confié la direction musicale à un de ses fidèles, Joost van den Broek, ancien d'After Forever. Le disque sélectionné n'est autre que l'excellent The Human Equation sorti en 2004, un des meilleurs, si ce n'est le meilleur (le débat reste ouvert) album de sa riche discographie. Quatre représentations exceptionnelles ont été données à Rotterdam en septembre 2014, la dernière a été enregistrée. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve la quasi-intégralité du casting d'origine de cet opéra-rock dont James LaBrie (Dream Theater) dans le rôle principal, entouré, entre autre, des voix célestes de Marcela Bovio (Stream Of Passion), Heather Findlay (ex-Mostly Autumn) et Irene Jansen (sœur de Floor Jansen de Nightwish). A ce trio de rêve s'ajoute la sublime Anneke van Giersbergen reprenant le rôle de "Fear". Côté musique, ce projet grandiose mêle à la fois l'excentricité de Queen, la furie des Who ainsi que la mélodie poétique des Doors. Tout un programme à ne manquer sous aucun prétexte !

Acteurs

James LaBrie : Me
Jermain (Wudstik) van der Bogt : Best Friend
Devon Graves : Agony
Heather Findlay : Love
Eric Clayton : Reason
Magnus Ekwall : Pride
Marcela Bovio : Wife
Irene Jansen : Passion
Anneke van Giersbergen : Fear
Mike Mills : Rage/Father
Nienke Verboom : Nurse 1
Katinka van der Harst : Nurse 2
Peter Moltmaker : Doctor
Anita van der Hoeven : Mom

Musiciens

Marcel Coenen : guitares
Freek Gielen : guitares
Erik van Ittersum : claviers
Ruben Wijga : claviers
Johan van Stratum : basse
Ed Warby : batterie
Jeroen Goossens : flûtes, instruments à vent
Maaike Peterse : violoncelle
Ben Mathot : violon

The Epic Rock Choir

Titres

Act I

01. Day One: Vigil
02. Day Two: Isolation
03. Day Three: Pain
04. Day Four : Mystery
05. Day Five: Voices
06. Reprise Pain 1
07. Day Six: Childhood
08. Day Seven: Hope
09. Day Eight: School
10. Reprise Childhood
11. Day Nine: Playground
12. Day Ten: Memories
13. Reprise Pain 2
14. Day Eleven: Love

Act 2

01. Day Twelve: Trauma
02. Day Thirteen: Sign
03. Day Fourteen: Pride
04. Reprise Vigil
05. Day Fifteen: Betrayal
06. Reprise School
07. Day Sixteen: Loser
08. Day Seventeen: Accident?
09. Reprise Pain 3
10. Day Eighteen: Realization
11. Reprise Trauma
12. Day Nineteen: Disclosure
13. Day Twenty: Confrontation
14. Dream Sequencer System Offline

dimanche 9 décembre 2018

Anneke van Giersbergen - Symphonized (2018)

Anneke van Giersbergen  Residentie Orkest The Hague Symphonised
Anneke van Giersbergen - Symphonised (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Merveilleuse Anneke ! Sur le point de fêter ses 25 ans de carrière, elle a intégré The Gathering en 1994, la chanteuse néerlandaise s'est lancée dans un défi improbable : revisiter son répertoire sur scène "simplement" accompagnée d'un orchestre philharmonique. Et pas n'importe lequel ! Le Residentie Orkest The Hague fondé en... 1904. S'il a attiré des compositeurs aussi célèbres que Richard Strauss, Igor Stravinsky ou Maurice Ravel, il bénéficie de nos jours d'une réputation sans faille à travers toute l'Europe. Jamais la voix d'Anneke n'avait été autant valorisée. Les arrangements orchestraux sont tout simplement sublimes et la qualité sonore inégalée. Chaque seconde devient magique. Si Amity, Travel et Forgotten évoquent l'époque The Gathering, une nouvelle dimension est donnée aux titres de ses plus proches projets comme Vuur (Your Glorious Light Will Shine - Helsinki, Freedom - Rio) ou The Gentle Storm avec un Shores Of India impérial qui clôt de manière magistrale le set. Une heure auparavant, le concert s'ouvrait par un Feel Alive symphonique extrait de son album solo Everything Is Changing (2012). C'est juste impressionnant la manière dont il est possible de magnifier une simple chanson pop grâce à l'apport de tout un orchestre. Il en va de même pour You Will Never Change à la base sur Drive (2013). Autres clins d'œil à ses collaborations passées, la reprise de Two Souls réalisée avec la formation néerlandaise Lorrainville (seul titre sur lequel Anneke joue de la guitare) et le When I Am Laid In Earth, air de Purcell interprété il y a peu en compagnie des Islandais d'Árstíðir (album Verloren Verleden). Cerise sur le gâteau, l'inédit Zo Lief ("si gentil" en français), composé par Anneke et chanté dans sa langue natale. A la moitié du concert, ce tendre moment intimiste offre un second souffle à cette féerie d'ensemble. S'il ne fallait choisir qu'un seul mot pour définir cet album captivant d'un bout à l'autre, ce serait sans aucune hésitation "génial" !

Musiciens

Anneke van Giersbergen : chant, guitare

Residentie Orkest The Hague dirigé par Arjen Tien

Titres

01. Feel Alive
02. Amity 
03. Your Glorious Light Will Shine - Helsinki 
04. Two Souls 
05. When I Am laid In Earth 
06. Travel
07. Zo Lief 
08. You Will Never Change
09. Freedom - Rio 
10. Forgotten 
11. Shores Of India

dimanche 25 novembre 2018

The Gentle Storm - Exclusive Tour CD (2015)

Anneke van Giersbergen Arjen Lucassen
The Gentle Storm - Exclusive Tour CD (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2015, la chanteuse Anneke van Giersbergen et le leader d'Ayreon Arjen Lucassen unissent leur talent en vue de sortir un album sous le nom de The Gentle Storm. Afin de faire patienter leurs fans, ils publient quelques mois avant cet EP composé de cinq titres. D'abord uniquement distribué lors de leur mini-tournée acoustique, il sera ensuite disponible sur leurs sites internet respectifs. La particularité de ce disque de tout juste quinze minutes est de ne proposer aucun titre de futur album. Sont interprétés dans des versions entièrement acoustiques deux reprises de classiques, A Day In The Life des Beatles ainsi que Mad World de Tears For Fears, et trois chansons de leurs collaborations passées. La route de ces deux géants du rock néerlandais s'est croisée en 1998, alors que leurs carrières étaient en pleine ascension. Arjen invita Anneke à jouer le rôle de l'Égyptienne sur le troisième album de son projet Ayreon, Into The Electric Castle. The Castle Hall, repris ici, devint rapidement un titre phare de cet opus et un incontournable du répertoire d'Ayreon. Dix ans plus tard, Anneke vint à nouveau prêter sa voix sur 01011001, notamment sur Comatose et Waking Dreams, revisités dans des versions pop-folk particulièrement plaisantes. Au final, ce petit disque offre un  simple avant-goût de ce que sera The Diary, l'album. Un monument.

Musiciens

Anneke van Giersbergen : chant
Arjen Anthony Lucassen : chant, guitares, basse, mandoline, hammered dulcimer

Rob Snijders : batterie, percussions

Titres

01. The Castle Hall
02. A Day In The Life
03. Comatose
04. Madworld
05. Waking Dreams

dimanche 12 août 2018

Anneke van Giersbergen - Drive (2013)

Anneke van Giersbergen Drive
Anneke van Giersbergen - Drive (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Drive est le deuxième album d'Anneke van Giersbergen à sortir sous son nom seul, et il fait suite à Everything Is Changing d'un an à peine son aîné. Contrairement à ce dernier, la chanteuse a opté pour le retour à un son brut, direct, voire live. C'est pourquoi on retrouve les musiciens qui l'avaient accompagné sur scène lors de sa dernière tournée, à commencer par le guitariste Arno Krabman qui cosigne sept des dix titres. Chacun oscille entre trois et quatre minutes. Les mélodies sont soignées, pas de digression, ça joue rock et ça reste dans la tête. Bien entendu, l'atout principal de cet opus demeure la voix puissante de la chanteuse néerlandaise, éblouissante comme à son habitude sur Treat Me Like A Lady, Drive, Shooting For The Stars ou encore The Best Is Yet To Come au crescendo saisissant. Mais les deux titres majeurs restent les pistes cinq et huit. My Mother Said, seule ballade de Drive, est une chanson très personnelle dédiée à sa mère. Elle fait référence à une conversation mère-fille qui s'est tenue durant la jeunesse de la chanteuse. Aujourd'hui, maman à son tour, elle en saisit toute le sens. Quant au dynamique Mental Jungle, il s'agit d'un duo avec le chanteur turc Hayko Cepkin aux saveurs toutes orientales. Un vrai délice.

Musiciens

Anneke van Giersbergen : chant

Arno Krabman : guitares, claviers
Ferry Duijsens : guitares, claviers
Gijs Coolen : guitares
Joost van Haaren : basse
Rob Snijders : batterie
Hayko Cepkin : chant
Annelies Kuijsters : chœurs
Niels Geusebroek : chœurs
Susanne Clermonts : chœurs
René Merkelbach : piano
Silvana Jirka : violon

Titres

01. We Live On
02. Treat Me Like a Lady
03. She
04. Drive
05. My Mother Said
06. Forgive Me
07. You Will Never Change
08. Mental Jungle
09. Shooting for the Stars
10. The Best Is Yet to Come

samedi 2 décembre 2017

Anathema - Falling Deeper (2011)

Anathema Falling Deeper
Anathema - Falling Deeper (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis son retour en grâce à la fin des années 2000, Anathema n'en finit plus de revisiter son passé. Hindsight, en 2008, était une première tentative (réussie) de réarranger quelques-uns de ses classiques en versions acoustiques. Avec Falling Deeper, qui fait suite au très acclamé We're Here Because We're Here (2010), Anathema va beaucoup plus loin. Il a choisi de réinterpréter de manière orchestrale neuf titres de ses premiers albums Serenades (1993), The Silent Enigma (1995), et EP, Crestfallen (2011), Pentecost III (1994). Nous étions alors en pleine période doom du groupe, c'est dire si le concept peut sembler improbable. Le résultat est plutôt surprenant. Si les musiciens ont su sauvegarder l'aspect mélancolique de leur art, la musique s'en trouve complètement transformée. Les guitares d'antan ont laissé la place à un piano central ainsi qu'à un orchestre de vingt-six cordes dirigé par Dave Stewart, déjà présent sur le dernier album. Arrangeur réputé, il a collaboré auparavant avec Steve Wilson (Grace For Drowning) et Rob Reed (Kompendium - Beneath The Waves). Par son aspect soigné, ce disque se rapproche d'avantage d'une bande originale de film ou de documentaire. Il faut attendre l’époustouflant titre final Sunset Of Age pour que cordes et instruments rock se confrontent. C'est également le seul titre mettant bien en avant le chant toujours aussi émouvant de Vincent Cavanagh. En retrait sur les autres morceaux à dominante instrumentale, il faut toutefois signaler la prestation éblouissante d'Anneke van Giersbergen sur Everwake. Cette chanson et Sunset Of Age méritent à elle seule l'achat, ou du moins l'écoute, de cet album. 

Musiciens

Vincent Cavanagh : chant, guitares, claviers
Daniel Cavanagh : basse
Jamie Cavanagh : guitares
John Douglas : batterie
Lee Douglas : chant

Anneke van Giersbergen : chant

Titres

01. Crestfallen
02. Sleep In Sanity
03. Kingdom
04. They Die
05. Everwake
06. J'ai Fait Une Promesse
07. Alone
08. We The Gods
09. Sunset Of Age

mardi 10 octobre 2017

Anneke van Giersbergen & Árstíðir - Verloren Verleden (2016)

Anneke van Giersbergen Verloren Verleden
Anneke van Giersbergen & Árstíðir - Verloren Verleden
(2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

On ne présente plus la fantastique Anneke van Giersbergen, ancienne chanteuse du combo néerlandais The Gathering. Sa voix est une des plus belles de la scène rock actuelle. En revanche, il n'est pas inutile de préciser qu'Árstíðir est un quatuor folk islandais en activité depuis 2008. L'alliance fusionnelle de ces deux entités a donné naissance à cette petite pépite qu'est Verloren Verleden ("Passé Perdu" si j'en crois Google translation...). Les dix titres de l'album sont des covers de classiques revus et corrigés de manière intimiste, sous forme de musique de chambre. Le chant délicat d'Anneke est enveloppé de douces cordes, guitares et piano. Il s'exprime aussi bien en néerlandais qu'en islandais, anglais, allemand ou français. Cette dernière langue se laisse entendre sur le magnifique Pavane de Gabriel Fauré qui clôture le disque. On aurait espéré l'entendre sur Het Drop, reprise de cette si belle et émouvante chanson qu'est La Montagne de notre Jean Ferrat national, mais Anneke a préféré l'interpréter dans son néerlandais natal. When I'm Laid In Earth de Purcelll, Solveig's Song du Norvégien Edvard Grieg ou encore Þér Ég Unni et Heyr Himna Smiður chantés a cappella sont elles aussi d'excellentes surprises. A classer à côté de son cousin Unprecedented de Marcela Bovio et pas loin du Renaissance d'Annie Haslam ou des Russes d'Iamthemorning. 

Musiciens

Anneke van Giersbergen : chant
Daniel Auðunsson : guitare, chant
Gunnar Már Jakobsson : guitare, chant
Karl James Pestka : violon, alto, chant
Ragnar Ólafsson : piano, chant

Hallgrímur Jónas Jensson : violoncelle
Júlía Mogensen : violoncelle
Unnur Jónsdóttir : violoncelle
Margrét Soffía Einarsdóttir : violon
Sigrún Harðardóttir : violon

Titres

01. Bist Du Bei Mir
02. Solveig's Song (From Peer Gynt)
03. Het Dorp
04. Russian Lullaby
05. Þér Ég Unni
06. Londonderry Air (Danny Boy)
07. A Simple Song (From Mass)
08. When I Am Laid In Earth (From Dido & Aeneas)
09. Heyr Himna Smiður
10. Pavane

samedi 20 mai 2017

Anneke van Giersbergen - Everything Is Changing (2012)

Anneke van Giersbergen Everything Is Changing
Anneke van Giersbergen -
Everything Is Changing (2012)
2012, année du changement et c'est maintenant pour Anneke van Giersbergen. Débarrassée de l'encombrant patronyme "Agua de Annique", son nouvel opus Everything Is Changing sort sous son seul nom. Telle un papillon, la douce Anneke est sortie de sa chrysalide et s'assume pleinement.  

Après un succulent In Your Room à l'ambiance très pop suivi de diverses expériences musicales extrêmes, du conte pour enfants De Beer Die Geen Beer Was aux seigneurs du grindcore Napalm Death, Anneke retrouve un son plus heavy. Everything Is Changing propose une musique romantique, sombre et mélancolique, bourrée d'énergie positive.

Cette touche de maturité, on la doit notamment à Daniel Cardoso, totalement investi dans ce projet puisqu'il en est le producteur. Ce musicien d'origine portugaise, mieux connu maintenant grâce à sa collaboration avec Anathema, a également participé au mixage et à l'écriture de l'album. Multi-instrumentiste, il y joue des claviers, de la guitare et de la basse. D'autres musiciens accompagnent le duo van Giersbergen/Cardoso dont son batteur de mari Rob Snijders, présent depuis Air, ainsi que certaines figurent de la scène metal symphonique néerlandaise : Ruud Jolie (Within TemptationMaiden UniteD), Dennis Leeflang (Within Temptation, Epica), et René Merkelbach (Within Temptation, Ayreon). 

C'est à ce dernier que l'on doit la magnifique ballade piano/voix Circles. Sur ce titre, Anneke atteint des sommets incommensurables, tant sur le plan émotionnel que technique. Sa prestation la rend digne héritière des Kate Bush, Tori Amos ou Annie Haslam. D'autres moments forts traversent ce disque tout en puissance, que ce soit le flamboyant My Boy dédié à son fils, la chanson titre Everything Is Changing ou un Too Late "rentre dedans" aux guitares bien grasses. 

Cinq ans après son départ de The Gathering, Anneke continue son bonhomme de chemin en construisant une carrière aux multiples facettes. Loin de lasser son public, elle ne cesse de le surprendre par une créativité toujours bien inspirée semblant illimitée.


Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant

Daniel Cardoso : claviers, guitares, basse
Rob Snijders : batterie
Dennis Leeflang : batterie
Ruud Jolie : guitares
Ferry Duijsens : guitares
Joost van Haaren : basse
René Merkelbach : claviers, piano
Camilla van der Kooij : violon

Titres


01. Feel Alive
02. You Want To Be Free
03. Everything Is Changing
04. Take Me Home
05. I Wake Up
06. Circles
07. My Boy
08. Stay
09. Hope, Pray, Dance, Play
10. Slow Me Down
11. Too Late
12. 1000 Mile Away From You

vendredi 19 mai 2017

Anneke van Giersbergen & Martijn Bosman - De Beer Die Geen Beer Was (2011)

Anneke van Giersbergen De Beer
Anneke van Giersbergen &
Martijn Bosman -
De Beer Die Geen Beer Was (2011)
De Beer Die Geen Beer Was est une jolie curiosité dans la discographie déjà bien fournie de la délicieuse Anneke van Giersbergen. Associée à Martijn Bosman, elle publie en 2011 ce conte musical d'une trentaine de minutes. 

Alternant textes lus, bruitages, passages instrumentaux ou chantés, l'histoire est librement inspirée de The Bear That Was Not du scénariste et réalisateur américain Frank Tashlin. Datant de 1946, le texte a été traduit en français sous le titre Mais, Je Suis Un Ours ! et publié à L'École des loisirs, célèbre éditeur de livres pour enfants. 

Alors qu'un ours s'est endormi au début de l'hiver, une usine est construite au printemps suivant, au-dessus de sa grotte. A son réveil, l'ours est pris pour un ouvrier récalcitrant par le contremaître. Refusant de voir en lui l'animal qu'il est, il veut absolument l'envoyer au travail. Cette fable porte en elle une double critique, celle du travail à la chaîne vu comme un système aliénant, et celle du droit d'exister pour chaque individu en dehors de son rôle attribué par la société. 

Mise en musique par Anneke et Martin, l'ambiance sonore évolue au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. Une pop-folk bucolique illustre l'environnement naturel de l'ours avant son hibernation, puis, une musique industrielle prend le dessus suite à la construction de l'usine. Les deux protagonistes se partagent le chant, tandis que le texte narratif est lu par une certaine Jellie Schippers. 

Comme à son habitude, Anneke est époustouflante. Elle pourrait chanter l'annuaire, cela n'en demeurerait pas moins merveilleux. Quelle voix formidable ! Quant à Martijn, connu avant tout pour ses talents de batteur au sein des formations néerlandaises Guus Meeuwis, Loïs Lane, Venise ou Kane, il s'est également illustré dans son pays comme acteur, présentateur et DJ.

Conduit par les deux artistes, De Beer Die Geen Beer Was est également un spectacle itinérant pour enfants qui a séduit, à ne pas en douter, aussi bien petits que grands.

Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant, piano, guitare
Martijn Bosman : chant, claviers, accordéon, percussions, samples

Jellie Schippers : lecture

dimanche 19 mars 2017

Maiden UniteD - Mind The Acoustic Pieces (2010)

Iron Maiden Piece Of Mind
Maiden UniteD - Mind The Acoustic
Pieces (2010)
Tribute band d'Iron Maiden, Maiden UniteD n'est pas une formation comme les autres. Au lieu de réinterpréter à la lettre les morceaux de son groupe fétiche, elle préfère se les réapproprier entièrement, leur donner des arrangements somptueux et livrer des versions acoustiques inédites saisissantes.

Mind The Acoustic Pieces est leur première livraison. L'ambition était de revisiter totalement le classique Piece Of Mind datant de 1983. Cette réinvention passe aussi par une pochette et un artwork exigeants, bien éloignés de l'univers fantasmagorique d'Eddie. Conçu pas la société Blacklake, ce travail classieux contribue à donner à Maiden UniteD sa propre identité.

Pour en trouver la source, il faut remonter à l'année 2006. Lors de la convention annuelle du fan-club hollandais d'Iron Maiden, le bassiste Joey Bruers, alors membre d'Up The Irons, autre tribute band qui officie depuis 1999, propose des versions acoustiques du large répertoire de la Vierge de Fer. Après cette première expérience plutôt bien accueillie, l'idée fait son chemin de transformer ce coup d'essai en un projet plus solide. Joey s'allie alors à Ruud Jolie, guitariste émérite de Within Temptation et d'Anneke van Giersbergen sur scène. Tous deux forment le noyau dur de ce qui deviendra Maiden UniteD.

Viennent les rejoindre par la suite Marco Kuypers (Cloudmachine) aux claviers, Mike Coolen (Within Temptation) à la batterie et Damian Wilson au chant. Ce dernier, particulièrement connu pour ses collaborations passées avec Landmarq, Threshold, Rick Wakeman ou Ayreon, est souvent considéré comme l'un des meilleurs chanteurs de sa génération. Sa prestation sur Mind The Acoustic Pieces ne fera que confirmer cette réputation.

L'album sort en 2010 et suscite l'admiration tant tout y est remarquable. Chaque titre, chaque accord a bénéficié d'une attention particulière, tel un travail d'orfèvre. Damian, fidèle à lui-même, est bel et bien bluffant. Il suffit d'écouter sa prestation a cappella sur le mystique Revelations pour tomber immédiatement sous le charme. Littéralement habité, il donne vie à l'ensemble, à tel point que l'on en oublie l'œuvre originale.

De Where Eagles Dare, inspiré à l'origine du roman Quand les aigles attaquent, aux mondes de Dune avec To Tame A Land, sublime duo en compagnie d'Anneke van Giersbergen, en passant par The Trooper transformée en une émouvante narration de la bataille de Balaklava racontée par un soldat mort au combat, ou Flight Of Icarus basé sur le mythe du héros grec Icare, tous ces titres se trouvent transcendés et ne connaissent ni faiblesse, ni temps mort.

Doté d'une intelligence rare, Mind The Acoustic Pieces comblera à ne pas en douter les fans les plus exigeants d'Iron Maiden, mais aussi un public curieux désireux de s'initier par ce biais à une des formations phares de l'histoire du heavy metal.

Iron Maiden Piece Of Mind
Iron Maiden - Piece Of Mind (1983)


Musiciens


Damian Wilson : chant
Ruud Jolie : guitare
Joey Bruers : basse
Marco Kuypers : claviers
Mike Coolen : batterie

Anneke van Giersbergen : chant

Titres


01. Where Eagle Dare
02. The Trooper
03. Quest For Fire
04. Still Life
05. Revelations
06. Die With Your Boots On
07. Flight Of Icarus
08. Sun And Steel
09. To Tame A Land

samedi 28 janvier 2017

Anneke van Giersbergen & Agua De Annique - Live In Europe (2010)

Anneke van Giersbergen Live In Europe
Anneke van Giersbergen &
Agua De Annique -
Live In Europe (2010)
Si In Parallel en duo avec Danny Cavanagh d'Anathema présentait le versant acoustique d'Anneke van Giersbergen, Live In Europe, enregistré avec son groupe Agua De Annique, affiche son côté électrique. Capté à différents moments de la tournée de 2010 dont Lyon, ce disque en public est à l'image de la charismatique chanteuse néerlandaise, plein d'énergie communicative portée par des morceaux rock et émouvants.

Entourée du fidèle bassiste Jacques de Haard, de son mari, le batteur Rob Snijders, et de Ruud Jolie (Within Temptation, Maiden United) qui succède à la guitare à Joris Dirks, Anneke livre une prestation mémorable durant laquelle s'enchaînent ses meilleurs titres, de My Girl à Day After Yesterday, en passant pas le tout aussi magnifique Beautiful One ou I Want.

Chacun de ses albums studio (Air et In Your Roomest représenté équitablement par quatre chansons chacun. A cela s'ajoutent trois inédits, Who I Am coécrit avec Devin Townsend, Fury issu des sessions d'In You Room, et Laugh It Out plein de dynamisme. Cerise sur le gâteau, le set se termine par un langoureux Shrink, de l'album Nighttime Birds de The Gathering, ultime clin d'œil à son ancien groupe.

Avec ce Live In Europe mettant si joliment en valeur sa voix, Anneke met un terme à son projet Agua De Annique et à cette période de transition. Elle est maintenant suffisamment mûre pour embrasser pleinement sa carrière solo. Désormais, seul le nom "Anneke van Giersbergen" apparaîtra sur les pochettes de ses prochains albums, judicieux choix qui lui offrira une meilleure visibilité. 


Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant, guitare, claviers
Ruud Jolie : guitare
Jacques de Haas : basse
Rob Snijders : batterie

Titres


01. Intro
02. The World
03. My Girl
04. Who I Am
05. Day After Yesterday
06. Hey Okay!
07. Fury
08. Beautiful One
09. Adore
10. I Want
11. Laugh It Out
12. Witnesses
13. Shrink

dimanche 28 août 2016

Anneke van Giersbergen & Danny Cavanagh - In Parallel (2009)

Anneke van Giersbergen Danny Cavanagh In Parallel
Anneke van Giersbergen
& Danny Cavanagh - In Parallel (2009)
2009, année faste pour Anneke van Giersbergen. Après les sorties consécutives des ses albums Pure Air et In Your Room, ainsi que sa participation à Addicted du Devin Townsend Project, la revoilà avec In Parallel aux côté de Danny Cavanagh d'Anathema. 

Les deux artistes ont entamé en 2008 une tournée acoustique qui les a mené notamment en Scandinavie. Ce disque est l'enregistrement des meilleurs moments de deux de leurs concerts donnés à Tilbourg, aux Pays-Bas. La setlist proposée se partage entre des chansons du répertoire d'Anneke, d'autre de celui d'Anathema et quelques covers. 

Teardrop qui ouvre le set, provient de Mezzanine, célèbre album de Massive Attack devenu depuis un classique du trip hop. A l'origine, c'était Elizabeth Fraser des Cocteau Twins aux vocaux. Anneke lui rend un hommage évident dans son interprétation. 

Jolene, qui le ferme, est une chanson de Dolly Parton, la Reine de la musique country. Pour l'anecdote, c'est d'abord à elle que Peter Gabriel avait proposé son duo Don't Give Up (album So, 1986). Suite à son refus, il s'était alors rabattu sur Kate Bush

Songbird et Big Love, respectivement chantés par Anneke et Danny, sont de Fleetwood Mac. La première est une composition de Christine McVie et la seconde de Lindsey Buckingham. Quant à The Blower's Daughter de Damien Rice, il s'agit du premier titre de Pure Air sur lequel jouait déjà Danny.

Les magnifiques Yalin, Day After Yesterday et Trail Of Grief sont tirés de Air d'Aqua De Annique. Agréable surprise, la reprise You Learn About It de The Gathering (Souvenirs, 2003). 

Côté Anathema, Danny a sélectionné le très émouvant One Last Goodbye dédié à sa mère disparue (Judgement, 1999), Temporary Peace de A Fine Day To Exit (2001), Flying, Are You There? et A Natural Disaster de l'album du même nom paru en 2003. Cette dernière chanson, à l'origine admirablement bien interprétée par Lee Douglas, est reprise ici avec grâce par une Anneke dotée d'une charge émotionnelle toute aussi efficace. 

D'ailleurs, c'est sa voix unique qui fait tout le charme de ce disque. Si Danny s'en sort avec les honneurs en parvenant à faire oublier son frère Vincent, Anneke n'en demeure pas moins l’intérêt principal de ce set intimiste qui s'inscrit dans le prolongement de son travail réalisé sur Pure Air.


  

Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant, guitare, piano
Danny Cavanagh : chant, guitare, piano

Titres


01. Teardrop
02.You Learn About It
03. Temporary Peace
04. Yalin
05. Songbird
06. Big Love
07.The Blower's Daughter
08. One Last Goodbye
09. Are You There?
10. Day After Yesterday
11. A Natural Disaster
12. Trail Of Grief
13. Flying
14. Jolene

vendredi 26 août 2016

Anneke van Giersbergen & Agua De Annique - In Your Room (2009)

Anneke van Giersbergen In Your Room
Anneke van Giersbergen & Agua De
Annique - In Your Room (2009)
Anneke est heureuse. Cela se voit, cela s'entend. Amateurs de musiques complexes et/ou torturées, passez votre chemin. Car, disons-le tout de suite, In Your Room est un album de pop songs assumé. Est-ce la volonté d'explorer de nouveaux horizons ou de conquérir un plus large public ? Les deux sans doute. 

Pour l'accompagner dans cette aventure, notre chanteuse néerlandaise préférée a fait appel à un expert, le producteur Michel Schoots. Ce dernier est reconnu pour son travail soigné auprès des Urban Dance Squad. Il opérait alors sous le pseudonyme de Magik Stick. Elle s'est également adjoint les services du Canadien Devin Townsend avec lequel elle a coécrit le (presque) metalleux Just Fine

Côté musiciens, elle est toujours entourée de son batteur de mari Rob Snijders, du guitariste Joris Dirks dont on peut entendre la voix un l'honorable The World, et du bassiste Jacques de Haard. Wide Open et Just Fine bénéficient d'un guitariste complémentaire, Twan van Gerven.

Tout au long de ces 42 minutes de musique, Anneke s'amuse. Les chansons aux refrains imparables sont courtes, d'une efficacité monstre. L’inénarrable Hey Okay! en est le meilleur exemple, tout comme Physical. Wonder et son cortège de cordes ainsi que Home Again accompagnée d'un piano langoureux sont les deux ballades du disque. Mais quelles ballades ! Adore, le titre final composé par Jacques de Haard et Cyril Crutz, de part sa structure plus élaborée, est le seul morceau pouvant faire référence (de manière lointaine) au passé de la chanteuse avec The Gathering. 

Mais cette porte est belle et bien fermée. Avec In Your Room, Anneke prend une toute autre voie, sans perdre pour autant sa voix d'une pureté exceptionnelle. Elle pourrait chanter l'annuaire que l'on crierait au chef d'œuvre. Si sur Air seul apparaissait le nom Agua De Annique, sur Pure Air, c'était Anneke van Giersbergen with Agua De Annique. Désormais, il est indiqué Anneke van Giersbergen & Agua De Annique. Bientôt, ce sera sans, et ce sera bien mieux. 



Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant, piano
Joris Dirks : guitares, chant
Jacques de Haard : basse
Rob Snijders : batterie, claviers

Twan van Gerven : guitares

Titres


01. Pearly
02. Hey Okay!
03. I Want
04. Wonder
05. The World
06. Sunny Side Up
07. Physical
08. Home Again
09. Wide Open
10. Longest Day
11. Just Fine
12. Adore

jeudi 25 août 2016

Anneke van Giersbergen with Agua De Annique - Pure Air (2009)

Anneke van Giersbergen Pure Air
Anneke van Giersbergen with Agua
De Annique - Pure Air (2009)
Et de trois ! Après Black Symphony puis An Acoustic Night At The Theatre, Somewhere, le magnifique duo entre Sharon den Adel et Anneke van Giersbergen, figure cette fois-ci sur Pure Air, nouvel opus de l'ex-Gathering. 

La version interprétée par les deux divas est dénudée ici à l'extrême. Elles ne sont accompagnées que d'une discrète guitare acoustique. C'est d'ailleurs le concept de ce Pure Air : reprendre en toute simplicité des titres de son précédent album Air ou d'artistes avec lesquels elle a collaboré au cours de sa carrière. Le plus souvent, comme déjà mentionné, avec une simple guitare, parfois avec un autre instrument telle la trompette sur le très beau et langoureux Come Wander With Me.   

Afin de pimenter l'ensemble, Anneke a fait appel à de vieilles connaissances. Outre Sharon de Witihin Temptation, ont répondu présent Arjen Lucassen d'Ayreon, Danny Cavanagh d'Anathema, le grand John Wetton (King Crimson, Asia), Niels Geusebroek de Silkstone ou encore la chanteuse Marike Jager, magnifique sur un Day After Yesterday qui mérite à lui seul l'achat de ce disque. 

Les autres reprises ne sont pas non plus dénuées d'intérêt. L'ombre de Mostly Autumn plane sur Valley Of The Queens grâce à la flûte d'Ewa Albering (entendue sur l'opéra rock The Hound Of The Baskervilles et sur Live On Earth de Star One) et à la voix d'Anneke similaire à celle d'Heather Findlay.  Cette chanson se trouve à l'origine sur l'album d'Ayreon Into The Electric Castle où figurait aussi Sharon.  

Quel plaisir également de découvrir une nouvelle version de To Catch A Thief du projet Icon mené par l'ex-Yes Geoffrey Downes et John Wetton. Le chant de ce dernier, profond, se marie à merveille avec la fragilité d'Anneke. 

Si, de prime abord, sa prestation sur The Power Of Love peut laisser dubitatif, elle ne cesse, au final, de se dévoiler au fil des écoutes. Anneke reprend seule avec sa guitare ce hit des années 80 du célèbre groupe originaire de Liverpool, Frankie Goes To Hollywood. Pour l'anecdote, ce groupe a été lancé par Trevor Horn, ancien acolyte de Geoff Downes au sein des Buggles.

Si l'on veut savourer pleinement ce Pure Air, il faut prendre son temps. Tout comme Anneke le prend dans la gestion de sa carrière. Peu à peu, elle s'affirme et prend confiance en elle. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si, pour la première fois, son nom apparaît sur une pochette de disque, reléguant au second plan celui de sa formation Agua De Annique. Une nouvelle étape a été ainsi franchie. A suivre...




Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant, guitare, claviers

Joris Dirks : guitares, basse, chœurs
Jacques de Haard : basse
Rob Snijders : batterie

Danny Cavanagh : guitare, claviers, chant
Arjen Lucassen : guitare
Marcel Berbeek : guitare, chœurs
Saron den Adel : chant
John Wetton : chant
Niels Geusebroek : chant, guitare
Marike Jager : chant
Kyteman : trompette
Svetlana Tratch : domra
Dewi Kersterns : violoncelle
Ewa Albering : flûte

Titres


01. The Blower's Daughter
02. Beautiful One
03. Wold Flowers
04. Day After Yesterday
05. Come Wander With Me
06. Valley Of The Queens
07. To Catch A Thief
08. Ironic
09. What's The Reason?
10. Yalin
11. Somewhere
12. Witness
13. The Power Of Love

mercredi 24 août 2016

Within Temptation - An Acoustic Night At The Theatre (2009)

Within Temptation An Acoustic Night At The Theatre
Within Temptation - An Acoustic
Night At The Theatre (2009)
Somewhere n'en finit plus de résonner dans nos oreilles. Ce magnifique duo entre Sharon den Adel et sa compatriote néerlandaise Anneke van Giesbergen (ex-The Gathering), dévoilé lors du Black Symphony, est à nouveau repris sur An Acoustic Night At The Theatre.

Sorti en 2009, ce disque a été enregistré à Eindhoven l'année précédente. En privilégiant l'acoustique, Within Temptation, dont la musique est étiquetée "metal symphonique", a choisi de surprendre son public. Cinq ans auparavant, The Gathering, avec Sleepy Buildings, s'était prêté à cet exercice qui peut se révéler périlleux.

Le groupe est accompagné sur scène d'un ensemble à cordes renforçant l'aspect intimiste des compositions présentées. Keith Caputo a également été invité à partager le chant avec Sharon sur un What Have You Done bien différent dans ses arrangements de celui du Black Symphony. Au contraire de Somewhere qui n'en n'est pas bien éloigné. Mais, peu importe, la magie opère à nouveau et entendre la voix des deux chanteuses se mêler est un véritable moment de grâce. Celle de Sharon, si fragile, sans cesse à la limite de la rupture, ne peut laisser insensible.

Si quelques raretés comme Towards The End en ouverture du set ou le sublime Pale sont d'agréables et bonnes surprises, Within Temptation a préféré minimiser la prise de risque en offrant en premier lieu ses plus belles ballades : l'émouvante Frozen qui aborde la douloureuse question des abus sexuels sur les enfants, All I Need écrite par Sharon et son compagnon Robert Westerholt, ou encore Memories à l'origine sur The Silent Force, tout comme Somewhere

Le disque se termine par un enregistrement studio, l'inédit Utopia, morceau plus pop qui fera office de single. Il s'agit (encore) d'un duo, cette fois-ci avec le chanteur britannique Chris Jones.

An Acoustic Night At The Theatre est chaudement recommandé à tous ceux qui privilégient une musique intimiste favorisant la rêverie, l'évasion et l'émotion. Bien que l'on retrouve sept de ses titres sur Black Symphony, l'acquisition des deux est tout à fait envisageable tant les arrangements varient d'une version à l'autre, permettant ainsi de découvrir toute la richesse des compositions. 


Musiciens


Sharon den Adel : chant
Robert Westerholt : guitares
Ruud Jolie : guitares
Martijn Spierenburg : claviers
Jeroen van Veen : basse
Stephen van Haestregt : batterie

Anneke van Giersbergen : chant
Keith Caputo : chant
Chris Jones : chant
Mike Coolen : batterie

Red Limo String Quartet

Titres


01. Towards The End
02. Stand My Ground
03. Caged
04. All I Need
05. Frozen
06. Somewhere
07. The Cross
08. Pale
09. What Have You Done
10. Memories
11. Forgiven
12. Utopia

lundi 22 août 2016

Within Temptation - Black Symphony (2008)

Within Temptation Black Symphony
Within Temptation - Black Symphony
(2008)
Leurs routes s'étaient croisées il y a une dizaine d'années, durant l'enregistrement d'Into The Electric Castle d'Ayreon. L'une interprétait alors le rôle de l'Indienne, l'autre celui de l'Égyptienne. 

Le 7 février 2008, Sharon den Adel et Anneke van Giersbergen se retrouvent sur scène lors d'un concert exceptionnel donné par Within Temptation à Rotterdam. Ce spectacle mémorable donnera lieu à un double album live intitulé Black Symphony

Ensemble, elles reprendront la délicate ballade acoustique Somewhere. A l'origine, elle se trouve sur The Silent Force, troisième album du combo néerlandais sorti en 2004. Toutes deux sont absolument divines ce soir-là. 

Mais que de chemin parcouru depuis toutes ces années. Sharon a rencontré un succès international avec son groupe, fer de lance du metal symphonique aux côtés de Nightwish. Anneke a également reçu une large reconnaissance grâce à The Gathering qu'elle vient de quitter. Désormais, elle officie au sein d'Agua de Annique, son nouveau projet solo qui ne dit pas encore son nom. 

Accompagnés par le Metropole Orchestra dirigé par Jules Buckley, et par le chœur Pa'dam qui magnifient leur musique en lui offrant une nouvelle dimension, Within Tempation accueille deux autres invités de marque. 

Keith Caputo de Life Of Agony, groupe phare de la scène metal new-yorkaise des années 90, vient chanter auprès de Sharon un What Have You Done endiablé, bourré d'énergie. C'est assez rare dans le milieu du metal pour que ce soit signalé, Keith est devenu en 2011 Mina Caputo après avoir changé de sexe. 

Quant à George Oosthoek, ancien d'Orphanage, formation batave de death metal, il a été invité à pousser quelques growls sur The Other Half (Of Me).

Époustouflant d'un bout à l'autre, Black Symphony est aussi important dans la discographie des Néerlandais que peut l'être End Of An Era dans celle de leurs amis finlandais. Pour Sharon den Adel, sa prestation exemplaire digne des plus grandes divas lui offre la consécration tant méritée. Elle assoit  ainsi définitivement son statut de grande prêtresse du metal symphonique au même titre que l’indétrônable Tarja Turunen


Musiciens


Sharon den Adel : chant
Robert Westerholt : guitares
Ruud Jolie : guitares
Martijn Spierenburg : claviers
Jeroen van Veen : basse
Stephen van Haestregt : batterie

Anneke van Giersbergen : chant
Keith Caputo : chant
George Oosthoek : chant

Titres


1.01. Ouverture
1.02. Jillian (I'd Give My Heart)
1.03. The Howling
1.04. Stand My Ground
1.05. The Cross
1.06. What Hav You Done
1.07. Hand Of Sorrow
1.08. The Heart Of Everything
1.09. Forgiven
1.10. Somewhere
1.11. The Swan Song
1.12. Memories

2.01. Our Solemn Hour
2.02. The Other Half (Of Me)
2.03. Frozen
2.04. The Promise
2.05. Angels
2.06. Mother Earth
2.07. The Truth Beneath The Rose
2.08. Deceiver Of Fools
2.09. All I Need
2.10. Ice Queen

dimanche 22 mai 2016

Wetton-Downes - Icon II Rubicon (2006)

John Wetton Geoffrey Downes Icon II Rubicon
Wetton-Downes - Icon II Rubicon
(2006)
Après un premier album en demi-teinte, John Wetton et Geoffrey Downes sont de retour avec le bien meilleur Icon II Rubicon

Peu de modifications concernant les musiciens les accompagnant. John Mitchell continue à occuper le poste de guitariste avec brio, tout comme le batteur Steve Christey et le violoncelliste Hugh McDowell. D'ailleurs, la mise en avant de son instrument donne une touche mélancolique supplémentaire aux compositions du duo. 

Côté nouveautés, il faut noter la participation de Katie Jacoby, jeune violoniste alors âgée de quinze ans. Anneke van Giersbergen, encore membre de The Gathering, a la lourde tâche de succéder à Annie Haslam. Elle chante sur deux titres. To Catch A Thief est un magnifique duo avec John Wetton. Le contraste entre leurs deux voix est saisissant. Celle d'Anneke, si fragile et aérienne, semble sans cesse se briser avec fracas sur le chant puissant de John, telle une vague sur un roc. Tears Of Joy a la particularité d'être construite sur la même ligne mélodique que Backer Street de Gerry Rafferty, hit de l'année 1978. Jouée à l'origine au saxophone par Raphael Ravenscroft (Pink Floyd, The Final Cut), Katie la reprend ingénieusement au violon. Anneke seconde un John émouvant sur cette chanson épurée à l'extrême où ne subsistent ni guitare, ni batterie.  

Il est vrai que la force de cet album est le chant de Wetton qui ne cesse de se bonifier avec le temps. Sur des titres aussi divers que The Die Is Cast, Reflections (Of My Life) ou Shannon où l'on passe d'un rock viril à une chanson folk typique des pubs anglais en passant par une ballade introspective, sa voix exceptionnelle porte chacune de ces compositions. Si elles sont plus achevées que sur l'album précédent, il y flotte toutefois comme un parfum des années 80. Les claviers symphoniques de Downes ne sont pas étrangers à cette sensation. Heureusement, ils ne sont plus aussi froids que les sons synthétiques de cette époque. Preuve que la technologie a bien progressé. 

Pour être honnête, Icon II Rubicon n'est pas un album indispensable. Il cache cependant quelques perles, dont les deux duos avec la fabuleuse Anneke. Il démontre aussi que nos deux artistes ont encore de l'inspiration et qu'ils sont capable d'offrir de grands moments musicaux. 

Musiciens


John Wetton : chant, basse, guitares
Geoffrey Downes : claviers, vocoder

John Mitchell : guitares
Steve Christey : batterie
Hugh McDowell : violoncelle
Katie Jacoby : violon
Anneke van Giersbergen : chant

Titres


01. The Die Is Cast
02. Finger On The Trigger
03. Reflections (Of My Life)
04. To Catch A Thief
05. Tears Of Joy
06. Shannon
07. The Hanging Tree
08. The Glory Of Winning
09. Whirlpool
10. Rubicon

jeudi 11 février 2016

Ayreon - Into The Electric Castle (1998)

Ayreon Into The Electric Castle
Ayreon - Into The Electric Castle
(1998)
Sorti en 1998, Into The Electric Castle est primordial dans la discographie d'Ayreon, non seulement à cause du succès rencontré. Il s'agit en fait de l'album des "premières fois" pour son mentor, le multi-instrumentiste Arjen Lucassen. 

En effet, pour la première fois, il a invité deux femmes à venir chanter : Anneke van Giersbergen et Sharon den Adel. Entre Anneke et Arjen, c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration dont l'apothéose sera The Gentle Storm, en 2015. A cette époque, elle officiait au sein de The Gathering et bénéficiait déjà d'une certaine notoriété. Au contraire de Sharon qui venait tout juste de fonder Within Temptation avec son compagnon Robert Westerholt. Le groupe n'avait alors qu'un seul album à son compteur, Enter. En véritable précurseur, Arjen était loin de s'imaginer qu'il deviendrait une formation majeure du metal symphonique aux côtés de Nightwish et d'Epica. 

Egalement invité pour la première fois, Damian Wilson participera lui aussi, par la suite, à plusieurs projets de Lucassen, notamment Star One. Ancien chanteur de Landmarq, il est, en 1998, à la tête, pour quelques mois encore, de Threshold, groupe créé par Karl Groom.

Impressionné par ses prestation au sein de Gorefest, Arjen a demandé au batteur Ed Warby de le rejoindre sur Into The Electric Castle. Le courant est si bien passé entre les deux musiciens qu'Ed deviendra en quelque sorte son batteur attitré et participera ainsi à la quasi-totalité de ses futurs albums. 

Into The Electric Castle est avant tout un concept-album basé sur une histoire de science-fiction dans laquelle apparaît, pour la première fois, une espèce alien appelée les Forever. Elle fera son retour dix ans plus tard dans 01011001. Pour l'heure, huit personnages, tous issus de lieux et d'époques différentes, se retrouvent téléportés ensemble dans un endroit étrange où une mystérieuse voix les guide vers une aventure dont certains ne reviendront pas vivants. Il s'agit d'une Égyptienne, d'un Highlander, d'une Indienne, d'un Romain, d'un hippie, d'un chevalier de la Table ronde, d'un homme en provenance du futur et d'un barbare.

Afin d'incarner le Highlander, Arjen a tout naturellement fait appel à Fish, ancien chanteur de Marillion. 1998 est également une année propice pour notre Écossais géant puisqu'il revient avec Sunsets On Empire, album produit par le génial Steve Wilson, de loin son meilleur depuis Vigil In A Wilderness Of Mirrors. Damian interprète le chevalier, Anneke, l’Égyptienne et Sharon, l'Indienne. Edward Reekers (Kayak) joue le rôle de l'homme du futur. Celui du Romain est tenu par Edwin Balogh, chanteur de metal néerlandais. Arjen lui-même est le hippie, et le chanteur de son ancien groupe Bodine, Jay van Feggelen, le barbare. Pour la Voix, c'est le britannique Peter Daltrey qui prête la sienne.

D'un point de vue musical, Arjen puise ses influences dans les classiques du rock (Beatles), du prog (Pink Floyd) et du hard (Led Zeppelin). Contrairement à son précédent disque, Actual Fantasy, il a fait appel à de vrais musiciens en remplacement des machines. Ainsi, sont venus jouer notamment le flûtiste Thisj van Leer (Focus), les claviéristes Ton Scherpenzeel, fondateur d'un des plus importants groupes de rock progressif néerlandais Kayak, et Clive Nolan (Pendragon, Arena, Shadowland). 

En posant les véritables bases du projet Ayreon et grâce à son succès, Into The Electric Castle va véritablement lancer la carrière d'Arjen Lucassen. Plusieurs de ses titres deviendront des classiques dans son répertoire, parmi lesquels Valley Of The Queens ou Castle Hall. Ainsi, dans les années 2000, Lucassen et Ayreon deviendront une référence incontournable, aussi bien dans l'univers du progressif que dans celui du metal. Marillion, à ses début avec un certain... Fish, avait réussit pareil exploit. 

Musiciens


Arjen Lucassen : chant, guitares, mandoline, basse, claviers

Anneke van Giersbergen : chant
Sharon den Adel : chant
Fish : chant
Damian Wilson : chant
Edward Reekers : chant
Edwin Balogh : chant
Jay van Feggelen : chant
Peter Daltrey : voix
George Oosthoek : voix
Robert Westerholt : voix

Ed Warby : batterie, percussions
Robby Valentine : claviers
Clive Nolan : claviers
René Merkelbach : claviers
Ton Scherpenzeel :claviers
Roland Bakker : claviers
Thijs van Leer : flûte
Ernö Olah : violon
Taco Kooistra : violoncelle
Jack Pisters : sitar

Titres


1.01. Welcome To The New Dimension
1.02. Isis And Osiris
1.03. Amazing Flight
1.04. Time Beyond Time
1.05. The Decision Three (We're Alive)
1.06. Tunnel Of Light
1.07. Across The Rainbow Bridge

2.01. The Garden Of Emotions
2.02. Valley Of The Queens
2.03. The Castle Hall
2.04. Tower Of Hope
2.05. Cosmic Fusion
2.06. The Mirror Maze
2.07. Evil Devolution
2.08. The Two Gates
2.09. Forever Of The Stars
2.10. Another Time, Another Space

dimanche 7 février 2016

Ayreon - 01011001 (2008)

Ayreon 01011001
Ayreon - 01011001 (2008)
En une décennie, Arjen Lucassen s'est imposé en acteur majeur des scènes progressive et metal avec son projet Ayreon. Désormais, chaque nouvel album crée l’événement. Quatre ans après The Human Equation, 01011001 ne déroge pas à la règle.

Notre ami batave revient à sa première passion, la science-fiction. Il nous emmène sur la Planète Y déjà évoquée dans Into The Electric Castle, puis dans la saga Universal Migrator. D'ailleurs, le titre 01011001 correspond au code binaire de la lettre Y. La modernité et ses problématiques demeure le thème central de cette œuvre ambitieuse.

En effet, cette planète est peuplée par les Forever, une civilisation qui a atteint l'immortalité grâce à la technologie. En contrepartie, elle a perdu toute émotion, ce qui est en train de causer sa perte. Pour sa sauvegarde, elle décide de mettre en place un plan ingénieux. Ainsi, réussira-t-elle à survivre, à créer un monde meilleur... ou provoquera-t-elle le chaos ?

Pour cette superproduction, comme à l'accoutumée, Lucassen s'est entouré de grands noms de la musique actuelle, et d'autres moins connus mais tout aussi intéressants. Côté musiciens, se succèdent aux claviers Tomas Bodin (The Flower Kings), Derek Sherinian (ex-Dream Theater et Planet X, ça ne s'invente pas...) et Joost van den Broek (After Forever, Star One). Sur E=mc², Micheal Romeo (Symphony X) impose le respect avec son solo de guitare bien senti à la fin du morceau. 

Côté chanteurs, dix-sept, dont six femmes, sont venus prêter leur voix. C'est énorme ! Cependant, si certaines interventions sont anecdotiques, comme celle du génial Phideaux Xavier qui ne chante que quelques lignes sur Web Of Lies, d'autres sont heureusement bien plus conséquentes. Les parties de Bob Catley de Magnum, un habitué du genre qui a participé auparavant aux concepts Jabberwocky (1999) puis The Hound Of The Baskervilles (en 2002, en compagnie d'un certain... Arjen Lucassen), de Daniel Gildenlöw de Pain Of Salvation ou de Steve Lee qui décédera deux ans plus tard, sont particulièrement appréciées et efficaces. 

Parmi les six chanteuses, deux ont déjà collaboré dans le passé avec Ayreon. En 1998, Anneke van Giersbergen, alors membre de The Gathering, avait joué le rôle de l’Égyptienne aux côté du grand Fish, dans le désormais classique Into The Electric Castle. Elle a depuis quitté sont groupe pour en crée un nouveau, plus à son image, Agua de Annique. Leur premier album, Air, est sorti en 2007. Floor Jansen d'After Forever a participé à The Dream Sequencer en 2000, mais également au projet Star One à partir de 2002. Sa relation avec Arjen est une histoire de famille car sa sœur Irene avait tenu le rôle de Passion dans The Human Equation en 2004. Anneke et Floor sont, chacune à leur manière, extraordinaires. Présentes sur six des quinze chansons que compte l'album, leurs voix sont particulièrement mises en valeur, aussi bien en chant lead que dans les chœurs. 

Impressionné par sa voix si particulière, Arjen cherchait depuis longtemps à travailler avec Magali Luyten. Il a donc tout naturellement pensé à cette chanteuse belge, également coach vocal et professeure de chant,  pour incarner un Forever sur deux titres, Liquid Eternity et Ride The Comet. Tout comme Phideaux Xavier, Simone Simons d'Epica fait une courte apparition sur Web Of Lies qui clôt le premier disque. Curieusement, ce court morceau semble être interprété par Heather Findlay tellement les tessitures vocales des deux chanteuses sont similaires. Liselott Hegt, chanteuse, bassiste et claviériste de Dial, formation progressive néerlandaise, fait une apparition discrète sur The Truth Is In Here, titre folk chanté en lead par Arjen lui-même. Même furtivité pour Marjam Welman sur E=mc² aux sonorités bien plus métalliques. Cette jeune chanteuse vient alors juste de rejoindre Autumn, groupe de metal gothique des Pays-Bas en activité depuis 1995.

Moins surprenant que ses prédécesseurs sur le plan musical malgré son lot d'invités, 01011001 est un album maîtrisé d'un bout à l'autre par une main de maître. Il est toutefois regrettable que certains artistes n'aient pas disposé de plus d'espace pour s'exprimer. C'est là son seul défaut, un détail donc devant tant de qualités.   

Musiciens


Arjen Lucassen : chant, guitares, basse, mandoline, claviers

Anneke van Giersbergen : chant
Floor Jansen : chant
Simone Simons : chant
Liselotte Hegt : chant
Magali Luyten : chant
Marjam Welman : chant
Bob Catley : chant
Tom Englund : chant
Daniel Gildenlöw : chant
Hansi Kürsch : chant
Jorn Lande : chant
Steve Lee : chant
Jonas Renkse : chant
Ty Tabor : chant
Wudstick : chant
Phideaux Xavier : chant

Ed Warby : batterie, percussions
Lori Linstruth : guitare
Michael Romeo : guitare
Derek Sherinian : claviers
Tomas Bodin : claviers
Joost van den Broek : claviers
Ben Mathot : violons
David Faber : violoncelle
Jeroen Goossens : flûtes

Titres


1.01. Age Of Shadows
1.02. Comatose
1.03. Liquid Eternity
1.04. Connect The Dots
1.05. Beneath The Waves
1.06. Newborn Race
1.07. Ride The Comet
1.08. Web Of Lies

2.01. The Fifth Extinction
2.02. Waking Dreams
2.03. The Truth Is In There
2.04. Unnatural Selection
2.05. River Of Time
2.06. E=mc²
2.07. The Sixth Extinction