jeudi 14 novembre 2019

Ghost Fish - Ghost Fish (2005)

Ghost Fish
Ghost Fish - Ghost Fish (2005)

Pourquoi écouter ce disque ?

Qui aurait imaginé que l'union d'une fée australienne à des néo-païens grecs donnerait naissance à une œuvre schizophrène, dans la veine de Siouxsie & The Banshees ou de PJ Harvey ? Ghost Fish est un projet parallèle réunissant la chanteuse Louisa John-Krol, le duo Daemonia Nymphe (Evi Stergiou et Spyros Giasafakis) ainsi que leur ingénieur du son Nikodemos Triaridis. Ensemble, ils se sont enfermés dans un studio de Thessalonique, ont sorti les guitares électriques, ont improvisés et se sont amusés à experimenter des sons inédits. Ainsi, on passe d'un morceau rock endiablé comme D.D.L.M. (en fait Dia De Los Muertos, fête des morts mexicaine) à la ballade somptueuse A Candle In The Sea, suivie d'un The Lonely King aux vocaux heavenly, inspirés des Cocteau Twins, où il est question d'un roi tombé amoureux de la Nature. Impossible de ne pas citer l'étrange Cigar Of The Red King à l'atmosphère fantomatique et enfumée. Très éloigné des univers musicaux respectifs de chacun, cet album qui restera sans suite, explore le chemin des contrastes émotionnels du style ouverture aux autres / repli sur soi, séparation / réunion, ou oubli / mémoire. Surprenant par tant de contrastes, Ghost Fish fait partie de ses disques qui se révèlent écoute après écoute, et sur lequel le temps n'a pas d'emprise. 

Musiciens

Louisa John-Krol : chant, mandoline, guitare électrique
Nikodemos Triaridis : guitare électrique, basse
Evi Stergiou : guitare classique, chant
Spyros Giasafakis : guitare classique, flûte

Thodoris Gotsis : violon
Kostas Ketoglidis : batterie
Maria Stergiou : contrebasse
Christos Koukaras : percussions

Titres

01. B
02. Cigar Of The Red King
03. D.D.L.M
04. A Candle In The Sea
05. The Lonely King
06. Skin Meadow
07. Kik,
08.Tangaroa
09. Outside
10. Inside
11. ...

lundi 11 novembre 2019

Joshua Burnell - The Road To Horn Fair (2019)

Joshua Burnell The Road To Horn Fair
Joshua Burnell - The Road To Horn Fair (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

Et de trois ! Joshua Burnell, étoile montante du folk britannique qui réenchante littéralement ce genre, propose un The Road To Horn Fair aux saveurs toutes médiévales. Toujours avec la même inventivité, passion et fougue, il s'est approprié une collection de dix airs anciens, remontant à des temps ancestraux, où il est question d'histoires souvent sanglantes et diaboliques, entre contes et légendes. Attention, pas de passéisme ici, le génie de Joshua consiste à apporter à l'ensemble une modernité bien contemporaine, que ce soit au niveau de la musique, des paroles ou des instruments. Ainsi, l'instrumental Plane Tree & Tempenny Bit, d'influence celtique, bénéficie de la présence d'une guitare électrique bien rock et d'un orgue Hammond aux sonorités très "génésiennes". Pareil pour Berkshire Tragedy que l'on penserait tiré d'une production de Phideaux, tant dans sa construction que dans ses harmonies vocales. Quel plaisir de réentendre dans de nouvelles versions ces classiques que sont Pastime With Good Company, Raggle Taggle Gypsies ou l'indémodable Can Ye O'er Frae' découverts, pour ma part, grâce à Blackmore's Night, The Waterboys et Steeleye Span. L'équipe de ménestrels entourant le jeune artiste qui joue d'une multitude d'instruments, s'est resserrée. Frances Sladen prête sa voix, Nathan Greaves impulse l’énergie nécessaire à sa guitare électrique, Matthew Mefford (basse) donne le rythme,et Antonio Curiale apporte une touche exotique avec son violon, sa viole d'amour et son oud. Rachel Wilson et Ben Burnell, frère de Joshua, apportent aussi leur soutien, l'une au violon, l'autre au banjo. Ce dernier lui a été offert par sa grand-mère ; il s'agit du premier modèle anglais. Impossible de finir cette chronique sans aborder le sublime artwork réalisé Randy Asplund, artiste spécialiste des enluminures médiévales. Tout est parfait dans ce disque, y compris les anecdotes, pertinentes et amusantes, livrées par Joshua dans les notes, permettant ainsi de mieux le connaître, comme un ami...

Musiciens

Joshua Burnell : chant, orgue Hammond, batterie, accordéon, guitare acoustique, bouzouki, flûte irlandaise, glockenspiel

Frances Sladen : chant
Nathan Greaves : guitare électrique
Matthew Mefford : basse
Antonio Curiale : violon, viole d'amour, oud

Ben Burnell : banjo
Rachel Wilson : violon

Titres

01. Pastime With Good Company
02. Berkshire Tragedy
03. Cold Haily Windy Night
04. Plane Tree & Tenpenny Bit
05. Ah! Robin, Gentyl Robin
06. The Knight And The Shepherdess
07. Drowsy Maggie & Rakish Paddy
08. Raggle Taggle Gypsies
09. Horn Fair
10. Cam Ye O'er Frae' France & The Musical Priest

dimanche 10 novembre 2019

Frequency Drift - Over (2014)

Frequency Drift Over
Frequency Drift - Over (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Avec Over, la formation allemande Frequency Drift entame son troisième cycle. Le premier était constitué des concepts albums Personal Effects Part I & II, tandis que Ghosts... et ...Laid To Rest formaient le deuxième. Over se veut encore plus sombre que ses prédécesseurs, tant dans ses paroles que dans sa musique. D'ailleurs, la photo de la pochette réalisée par l'artiste ukrainienne Alina Rudya a été prise dans la ville de Prypiat, juste à côté de Tchernobyl. Difficile de qualifier la musique de Frequency Drift, le groupe suit sa propre voie, certes sinueuse, mais avec une originalité certaine. Pour Over, Andreas Hack, le leader, a fait appel à deux nouvelles voix féminines. Isa Fallenbacher ne devait être qu'une invitée à l'origine. Au final, son chant si émotionnel et expressif a convaincu Andreas d'en faire une partie intégrante du projet. De formation jazz, Agathe Labus n'intervient que sur trois titres, Adrift, Them et Release, les plus expérimentaux du disque. Autres personnalités féminines marquantes, la harpiste Nerissa Swhartz, qui a participé à la composition de Adrift, Sagittarius A* et Wave, ainsi que la violoncelliste Sibylle Friz dont l'instrument renforce avec éclat l'aspect mélancolique des chansons Run, Once et Them. Une des originalités de Frequency Drift est justement l'emploi d'instruments acoustiques au son organique (violoncelle, violon, harpe, flûtes, duclar, marimba...) combiné aux instruments modernes et électriques. Mixé par Yogi Lang, Over bénéficie de la présence de deux autre musiciens de la galaxie RPWL, Kalle Wallner à la basse et Phil Paul Rissettio à la batterie. Avec de telles références, il serait dommage de passer à côté de cette production insolite aux charmes envoûtants.

Musiciens

Isa Fallenbacher : chant
Agathe Labus : chant
Andreas Hack : claviers, guitares, basse, percussions
Christian Hack : guitares, flûtes, duclar, percussions
Nerissa Schwarz : harpes
Sibylle Friz : violoncelles
Ulrike Reichel : violon, alto
Tino Schmidt : basse
Kalle Wallner : basse
Phil Paul Rissettio : batterie
Jasper Jöris : flûte à corne, marimba, percussions
Martin Schnella : guitares
Steve Hohenberger : guitares

Titres

01. Run 
02. Once 
03. Adrift 
04. Them 
05. Sagittarius A*
06. Suspended
07. Wave
08. Wander
09. Driven
10. Release 
11. Memory
12. Disappeared

vendredi 8 novembre 2019

Iamthemorning - The Bell (2019)

Iamthemorning The Bell
Iamthemorning - The Bell (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

Le duo Iamthemorning est sans aucun doute le plus anglophile des groupes russes. Fondé en 2010 par la chanteuse Marjana Semkina et le pianiste Gleb Kolyadin, ils ont déjà à leur actif cinq albums, dont The Bell, leur toute dernière production. Gage de qualité, leur label n'est autre que Kscope. Les amateurs de musiques progressives connaissent très bien cette maison de disque qui possède dans son catalogue des artistes aussi passionnants que Steven Wilson, Anathema, Gazpacho ou The Pineapple Thief. Au fil du temps, Iamthemorning a construit un univers musical hors du temps, aussi élégant que celui de Kate Bush à l'époque de The Kick Inside, perfectionniste comme le Renaissance flamboyant des années 70, et à l'esthétique similaire aux Français de Collection d'Arnell-Andréa. Autre référence venant à l'esprit, leurs homologues russes de Caprice, notamment par l'aspect néo-classique de leur musique, le côté heavenly des voix et la même passion pour l'Angleterre victorienne. The Bell, aux paroles inspirées des œuvres d'Egar Allan Poe, a pour thème central la cruauté des hommes, et la douleur qui en résulte. Sans être liées entre elles, chacune des dix chansons explorent cette question épineuse, présente de manière continue à travers les âges, ne semblant jamais s'atténuer. Freak Show, Six Feet et The Bell, par leur intensité, constituent l'ossature de ce disque où se croisent instruments électriques, piano, cordes et cuivres déroutants. La production, orchestrée par Marjana, Gleb et Vlad Avy, le troisième membre caché du groupe, est juste impeccable, tout comme la pochette représentant une cloche de sécurité. Au XIXe siècle, la peur d'être enterré vivant était répandue, d'où l'instauration de ces cloches. Bref, The Bell, à la fois sombre et envoûtant, sera votre meilleur compagnon pour cet automne. 

Musiciens

Marjana Semkina : chant, guitare acoustique
Gleb Kolyadin : piano, claviers

Vlad Avy : guitares
Zoltan Renaldi : basse, contrebasse
Svetlana Shumkova : batterie
Evan Carson : batterie, percussions
Andres Izmaylov : harpe
Grigory Osipov : marimba
Dmitry Tsepilov : saxophone
Ilya Leontyev : trompette
Mr. Konin : cloche, accordéon, clapping

St. Petersburg Orchestra "1703" :

1er violons :
IIia Dyakov
Ekaterina German
Ekaterina Chernyaeva
Anastasia Litvinova

2nd violons :
Anita Azhashkouskaya
Dmitry Kolyasnikov
Anna Melnikova
Yulia Kashshapova

Altos :
Nadezhda Savina
Dmitry Gonchar
Semyon Samsonov

Violoncelles :
Darya Popova
Ilya Izmaylov

Titres

01. Freak Show
02. Sleeping Beauty
03. Blue Sea
04. Black and Blue
05. Six Feet 
06. Ghost of a Story
07. Song of Psyche
08. Lilies
09. Salute 
10. The Bell

jeudi 7 novembre 2019

Sandy Denny - Rendezvous (1977)

Sandy Denny Rendezvous
Sandy Denny - Rendezvous (1977)

Pourquoi écouter ce disque ?

Ce Rendezvous sera le dernier pour Sandy Denny. Moins d'an après sa sortie en mai 1977, la jeune chanteuse alors âgée de 31 ans, décédera tragiquement des suites d'une chute malheureuse. Audacieux, Rendezvous recèle quelques-unes de ses plus belles compositions. Tout commence après son (second) départ de Fairport Convention en 1975. Les mauvaises ventes de Rising For The Moon, malgré une promotion intense, ont conduit à l'éclatement du groupe. Soutenue par son mari et producteur Trevor Lucas, Sandy ne cesse d'écrire. Le but est de relancer sa carrière qui compte déjà à son actif trois albums solos. Sont donc convoqués pour l'enregistrement un orchestre, ses compagnons de route de Fairport Convention et Foteheringay (Richard Thompson, Jerry Donahue, Dave Mattacks, Dave Pegg, Pat Donaldson) et quelques invités prestigieux comme Steve Winwood de Traffic, John (Rabbit) Bundrick de Free ou encore Clare Torry connue pour sa prestation inoubliable sur The Dark Side Of The Moon de Pink Floyd. Tout ce petit monde jouera ensemble en studio, donnant cette ambiance particulière. Si le disque s'ouvre avec un I Wish I Was A Fool For You enjoué, reprise de Richard & Linda Thompson (dont le titre original était For Shame Of Doing Wrong sur leur album Pour Down Like Silver, 1975), c'est à partir de la quatrième piste que Sandy donne toute l'étendue de son talent. Elle s'envole sur Take Me Away aux couleurs gospel, s'enflamme pour le splendide I'm A Dreamer et s'échappe à travers No More Sad Refrains. Silver Threads And Golden Needless est un clin d'œil à ses années Fotheringay. Cette chanson était systématiquement jouée lors des rappels et devait figurer sur leur deuxième album qui ne verra jamais le jour. Mais s'il fallait ne retenir qu'un seul morceau, ce serait sans hésiter All Our Days qui tranche littéralement avec le reste de son répertoire. En hommage à la symphonie pastorale anglaise, elle chante des paroles poétiques sur un fond orchestral faisant référence aux quatre saisons, durant presque huit minutes. Le Renaissance d'Annie Haslam n'est pas bien loin... Initialement intitulé Gold Dust, Rendezvous voit sa parution prévue pour le mois d'octobre 1976 repoussée de six mois par le label Island qui encourage également l'artiste à incorporer la reprise Candle In The Wind d'Elton John, megastar du moment. Enceinte, Sandy ne pourra alors promouvoir dans l'immédiat sa promotion. On connaît malheureusement la suite... Il n'y aura plus de refrains tristes...

Musiciens

Sandy Denny : chant, guitare acoustique, piano

Jerry Donahue : guitares
Richard Thompson : guitare
Trevor Lucas : guitare
Bob Weston : guitare
Junior Murvin : guitare
Billie Livesey : piano
John Bundrick : orgue, piano
Steve Winwood : orgue, piano électrique
John Gillespie : piano
Dave Pegg : basse
Pat Donaldson : basse
Dave Mattacks : batterie
Timi Donald : batterie
Brother James : congas
Dick Cuthell : bugle
Clare Torry : chœurs
Gallagher et Lyle : chœurs
Kay Garner : chœurs
Sue Glover : chœurs
Sunny Leslie : chœurs
The Ladybirds : chœurs

Titres

01. I Wish I Was A Fool For You 
02. Gold Dust
03. Candle In The Wind
04. Take Me Away
05. One Way Donkey Ride
06. I’m A Dreamer
07. All Our Days
08. Silver Threads And Golden Needles
09. No More Sad Refrains

dimanche 20 octobre 2019

Euphoria Station - The Reverie Suite (2019)

Euphoria Station The Reverie Suite
Euphoria Station - The Reverie Suite (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Reverie Suite est une petite pépite en provenance directe des États-Unis. Formé en 2015, à Los Angeles, Euphoria Station se présente comme un duo réunissant la chanteuse d'origine amérindienne Saskia Binder et son mari, le guitariste Hoyt Binder. Après un premier album One Heart en 2017, ils proposent cette ambitieuse suite centrée sur l'enfance de Saskia. S'ils ont embarqué avec eux la même (solide) rythmique que précédemment (Paulo Gustavo à la basse et Chris Quirarte à la batterie), d'autres musiciens les accompagnent comme le claviériste Ronald Van Deurzen, Tollak Ollestad à l'harmonica ou la flûtiste Rebecca Kleinman, formant ainsi The Americana Daydream Revival Orchestra. En effet, The Reverie Suite n'est pas un simple disque, c'est avant tout un voyage musical à travers ce vaste pays que l'on croit connaître par cœur, mais qui ne cesse de surprendre et de fasciner. L'instrumental d'ouverture Prelude / She's Calling condense à lui tout seul cette Amérique dans sa première partie à l'harmonica, genre ballade folk, avant de se transformer en metal prog typé Ayreon, puis nouvelle direction avec ses percussions tribales amérindiennes, suivi d'un nouveau revirement bien rock, saupoudré d'un violon country. Il faut attendre Reverie, la deuxième piste pour découvrir la voix de Saskia, à mi-chemin entre une Heather Findlay et une Susie Bogdanowicz de Glass Hammer. Dans cette chanson, elle se souvient de ses jeux d'enfant avec sa meilleure amie, lorsqu'elles parcouraient ensemble la nature sauvage, près de Sacramento. Empreint de nostalgie (Paradise Road et son piano envoûtant, Seasons, Reprise), sans sombrer dans le pathos, The Reverie Suite séduit par ses compositions authentiques, riches et profondes, évoquant le Home de Magenta. Une sacrée découverte !

Musiciens

Saskia Binder : chant
Hoyt Binder : guitares, banjo, mandoline, chœurs

Ronald Van Deurzen : claviers
Trevor Lloyd : cordes
Tollak Ollestad : harmonica
Rebecca Kleiman : flûte
Paulo Gustavo : basse
Chris Quirarte : batterie
Mike Disarro : chœurs
Bobby Albright : percussions

Titres

01. Prelude/She's Calling
02. Reverie
03. On My Way
04. Heartbeat
05. Bridge Of Dreams 
06. Queen Of Hearts 
07. Paradise Road 
08. Move On 
09. Seasons
10. Reprise 
11. Remind Me 
12. Content 

vendredi 18 octobre 2019

The New St. George - High Tea (1994)

The New St. George High Tea
The New St. George - High Tea (1994)

Pourquoi écouter ce disque ?

Ils sont cinq. Cinq Américains d'horizons divers à se passionner pour le folk britannique des années 1969-1972. De 1986 à 1996, ils ont sillonné les États-Unis, participé à de multiples festivals afin de partager leur passion. Sorti en 1994, High Tea sera leur seul témoignage studio. Leur nom ? The New St. George, titre de la septième piste du tout premier album en solo de Richard Thompson, Henry The Human Fly (1972). Jennifer Cutting (mélodéon, claviers) se trouve à l'origine du projet. Elle a réuni autour d'elle Bob Hitchcock (chant, guitares), Lisa Moscatiello (chant, guitare acoustique, flûte), Rico Petruccelli (basse) et Juan Dudley (batterie, percussions). High Tea se veut un hommage aux plus grands groupes folk de ces années fastes, de Steeleye Span à Fairport Convention, sans oublier Pentangle, Clannad ou The Albion Country Band. D'où ce brassage de différents styles musicaux enrobant ces airs britanniques traditionnels : prog, jazz, celtique ou world. Seule All The Tea In India est une composition inédite. Cette magnifique pièce trouve son origine dans la jeunesse de Jennifer durant laquelle elle a été baignée de culture et de spiritualité hindoues. Légèreté paillarde (The Steggie), créature mystérieuse (The Mermaid) ou encore tragédie amoureuse (The False Bride) sont au programme de cet High Tea haut en couleurs. Impossible de passer à côté de ce classique de John Martyn, Don't You Go, chanson pacifiste interprétée par une Lisa bouleversante dans son rôle de mère, suppliant son fils de ne pas partir à la guerre. En son for intérieur, elle sait qu'il n'en reviendra jamais...

Musiciens

Jennifer Cutting : mélodéon, claviers
Bob Hitchcock : chant, guitares, mandoline
Lisa Moscatiello : chant, guitare acoustique, flûte, bouzouki, mandoline
Rico Petruccelli : basse
Juan Dudley : batterie, percussions

John Jennings : orgue Hammond
John Guillory : flûte, bombarde, percussions
Mary Beth Lewandowski : flûte
Sanjay Mishra : citare
Broto Roy : percussions
Walter White : basse
Kevin Whitcombe : batterie, percussions
Kim Miller : violon
Carol Hayes : alto
Marcio Bothelo : violoncelle
Myron Bretholz : bodhran

Titres

01. The Steggie
02. The Mermaid
03. Texas
04. Streams Of Lovely Nancy / Balham Brawl
05. All The Tea In India
06. Bransle Gay
07. Our Captain Cried "All Hands!"
08. Don't You Go
09. Mayden Lane
10. When A Man's In Love
11. The False Bride
12. The Matelot Jig

dimanche 13 octobre 2019

Magenta - We Are Seven: Live 2018 (2018)

Magenta We Are Seven
Magenta - We Are Seven: Live 2018 (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis plusieurs années maintenant, la mode est d'interprétée l'intégralité d'un album sur scène, souvent le plus connu ou estimé. Lors de son concert à The Robin 2, le 8 avril 2018, dans la ville de Wolverhampton, située dans le centre de l'Angleterre, Magenta se plie à cet exercice devenu incontournable pour les artistes de rock progressif. Mais, on le sait, Rob Reed et les siens ont plus d'un tour dans leur sac. C'est pourquoi, ce soir-là, ils jouent non pas un, mais deux albums en entier. We Are Seven est un subtil jeu de mot évoquant à la fois leur album culte Seven et leur dernier disque en date, We Are Legend. Ce dernier ne comporte que trois titres, mais tous dépassent les dix minutes, voire vingt pour Trojan, récit fantastique où il est question d'invasion de la terre par des machines pas vraiment sympathiques. Quant à Seven, sorti en 2004 déjà, il a été construit autour du concept des sept péchés capitaux. Remarqué à sa sortie pour ses qualités exceptionnelles et sa richesse musicale, il a propulsé Magenta dans la cour des grands, faisant d'eux une référence dans le domaine des groupes avec chanteuse. Impossible de demeurer insensible au chant profondément humain de Christina, capable de nous faire passer des larmes au (sou)rire en une fraction de seconde. Ses prestations sur Anger, Sloth ou Envy sont simplement phénoménales, tous comme les guitares de Chris Fry ou les claviers de Rob Reed.Tous trois sont accompagnés de quatre autres musiciens, d'où aussi ce titre We Are Seven à double lecture. Si la section rythmique est assurée par Dan Nelson (bassse) et le dernier arrivé Jon 'Jiffy' Griffiths (batterie), Karla Powell (déjà présente à l'époque du Live At Real World en 2010) au hautbois accompagnée de Katie Axelsen à la flûte apportent des couleurs inédites à certains titres devenus des classiques. The Lizard King est de ceux-là. Il fait partie des petits cadeaux offerts par le groupe avec l’électrique Speechless et l'émouvant Prekestolen sur lequel souffle le fameux Bridge Over Troubled Water de Simon & Garfunkel (écoutez les deux derniers vers et vous comprendrez). Merci Magenta !

Musiciens

Christina Booth : chant
Chris Fry : guitares, chant
Rob Reed : claviers, chant
Dan Nelson : basse
Jiffy Griffiths : batterie

Karla Powell : hautbois
Katie Axelsen : flûte

Titres

01. Speechless
02. Trojan 
03. Colours 
04. Legend 
05. Prekestolen 
06. The Lizard King 

01. Gluttony
02. Envy
03. Lust
04. Anger
05. Greed
06. Sloth
07. Pride

jeudi 10 octobre 2019

The Moon And The Nightspirit - Mohalepte (2011)

The Moon And The Nightspirit Mohalepte
The Moon And The Nightspirit - Mohalepte (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

La Hongrie et ses légendes... A travers le concept The Moon And The Nightspirit, Ágnes Tóth et son conjoint Mihály Szabó souhaitent faire découvrir les mythes anciens et secrets de leur pays. Mohalepte, leur quatrième album, est une invitation à laisser voguer les âmes solitaires au cœur d'anciennes forêts magiques, comme le suggère la pochette du disque conçue par Ágnes. A la fois conteuse et prêtresse païenne, cette dernière met en musique, avec Mihály, des histoires féeriques et fantastiques, côtoyant l'univers du grand Tolkien. Cousins des Allemands Faun, de l'Australienne Louisa John-Krol et des inévitables Dead Can Dance, The Moon And The Nightspirit offrent un pagan-folk original, trouvant sa source tant en Europe centrale que dans les steppes asiatiques infinies dont est originaire le peuple hongrois. Autre héritage du passé, l'emploi d'instruments traditionnels comme le morin khuur. Cet instrument folklorique mongol, dont le nom signifie "violon à tête de cheval", produit un son unique, comparable à une brise délicate dans les prairies, ou au hennissement lointain d'un cheval. Une musique vraie pour un dépaysement garanti. 

Musiciens

Ágnes Tóth : chant, violon, morin khuur, percussions  
Mihály Szabó : guitare acoustique, basse acoustique, chant

Titres

01. Öregerdo
02. Felleg Útján
03. Holdvarázsolt
04. Kéregbölcso
05. Idebenn
06. Zöldparázs
07. Mohalepte
08. Tücskök Az Avarban

lundi 7 octobre 2019

Isgaard - Human (2019)

Isgaard Human
Isgaard - Human (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

Human, le huitième album de la chanteuse allemande Isgaard marque un tournant dans sa carrière. Pour la première fois, elle n’apparaît pas sur la pochette d'un de ses disques, confirmant l'idée à son écoute qu'il s'agit là d'un véritable travail d'équipe. Outre Jens Lueck, son compagnon de toujours occupant à la fois le poste de multi-instrumentiste, de producteur et d'ingénieur du son, toute une équipe s'est constituée autour de la chanteuse au fil du temps. Du guitariste Jan Petersen (ex-Sylvan) à Volker Kuinke (Eloy, Syrinx Call), en passant par Ekis Giloc à la basse ou Katja Flintsch et Annika Stolze aux cordes. C'est pourquoi la disparition tragique du guitariste Dieter Koch fin 2018 a laissé un vide immense. Il avait participé en 2016 à Whiteout puis au projet Single Celled Organism. Une des plus belles chansons du disque lui est dédiée, I Couldn't Say Goodbye, sur laquelle Isgaard atteint les mêmes sommets émotionnels et vocaux qu'une Kate Bush. Entre tristesse et colères, Human a été conçu en réaction à la fragilité des hommes et de notre planète en péril. Jamais le piano, accentuant cette touche mélancolique, n'a été aussi présent. C'est lui qui mène la danse, du titre d'ouverture See The Leaves Falling à A billion Souls All Still Alone en passant par le sublime Black Swan qui aborde subtilement la question de l'exclusion des personnes dites "différentes". Son final, tel une éruption volcanique, illustre si bien ce drame vécu par tous ces individus qui ne demandent qu'à être aimés comme ils sont. Tout aussi déchirant, Your World Is Broken souffre avec ses enfants dont les vies ont été volées suite à des traumatismes (la guitare de Petersen accompagne en toute dignité ces cris silencieux), tandis que Frozen Hearts évoque le drame syrien qui n'en finit pas. L'ambitieux Borders se divisant en trois parties enchantera sans aucun doute les passionnés de musique progressive, héritière du Pink Floyd. Jens mêle sa voix à celle d'Isgaard pour cette saga narrant l'expansion de l'humanité à partir de l'Afrique (Awakening), puis son repli nourri de peurs provocant des divisions (Fractioning), suivi d'une mise en perspective sur un avenir peu rassurant (In The Cage). Dans tous ces tourments, The Sun Comes Up Tomorrow ouvre une fenêtre sur un peu d'espoir, du moins sur la nécessité d'aller de l'avant, quelle que soit la situation. Isgaard frappe fort avec ce disque, témoin d'une époque trouble et troublée. Comme elle, d'autres voix s'élèvent, suppliant l'humanité toute entière à se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard. L'urgence est là. 

Musicients

Isgaard : chant

Jens Lueck : batterie, percussions, programmation, guitares, chant
Jan Petersen : guitares électriques
Klaus Volland : guitares acoustiques
Ekiss Giloc : basse
Katja Flintsch : violon, alto
Annika Stolze : violoncelle
Volker Kuinke : flûte

Titres

01. See The Leaves Falling 
02. I Couldn‘t Say Goodbye 
03. The Sun Comes Up Tomorrow 
04. Black Swan 
05. Your World Is Broken 
06. A Billion Souls
07. Frozen Hearts 
08. Borders: Awakening
09. Borders: Fractioning
10. Borders: In The Cage

jeudi 3 octobre 2019

Collection D'Arnell-Andréa - Cirses Des Champs (1996)

Collection D'Arnell-Andréa Cirses Des Champs
Collection D'Arnell-Andréa - Cirses Des Champs (1996)

Pourquoi écouter ce disque ?

Étrange album que ce Cirses Des Champs de Collection D'Arnell-Andréa. Malgré une pochette bucolique invitant à la rêverie, peinture de style impressionniste signée Nicolas Mecheriki, nous avons là un disque électrique. Riffs ravageurs, guitares saturées, Franz Torres-Quvedo se retrouve au premier plan, secondé à la basse par Stephan Kehlsen, nouveau membre. Avec toute l'élégance qui est sienne, Collection D'Arnell-Andréa mêle à un rock exigeant et brut, une poésie d'essence pastorale nourrie de vastes paysages ruraux. La nature est et demeure au cœur du projet mené par Jean-Christophe d'Arnell. D'ailleurs, Cirses Des Champs (véritable nom du "chardon") se présente comme un concept-album construit autour des plantes dites "mauvaises herbes", ou considérées comme nuisibles. Chacun des titres porte le nom de l'une d'elle. Et à l'intérieur du livret, en regardant de plus près les paroles, on constate que chaque chanson possède un mot au milieu duquel trône une lettre écrite en majuscule. En assemblant toutes ces lettres entre elles, apparaît le nom "coquelicot". Dernière plante mystérieuse, la voix caressante de Chloé St Liphard réconfortant, ou plutôt ensorcelant notre âme pendant que notre corps subit les assauts répétés de ces lierres, ronces, orties et autres buis.

Musiciens

Chloé St Liphard : chant
Jean-Christophe d'Arnell : claviers
Carine Grieg : claviers, chant
Franz Torres-Quevedo : guitares
Stephan Kehlsen : basse
Xavier Gaschignard : violoncelle

Titres

01. Le Cirse Des Champs
02. L'Andain
03. Le Lierre
04. L'Ivraie
05. Les Nielles
06. Les Prêles
07. Les Ronces
08. Les Mauves
09. L'Armoise
10. L'Ortie
11. Les Buis
12. Une Ronce (Wherever You Go)

mardi 1 octobre 2019

Joshua Burnell - Songs From The Seasons (2018)

Joshua Burnell Songs From The Seasons
Joshua Burnell - Songs From The Seasons (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Joshua Burnell ou l'étoile montante du folk britannique actuel. A peine son premier album Into The Green sorti, Joshua s'est lancé le défi ambitieux, fin 2016, d'enregistrer et de réarranger une chanson traditionnelle par semaine pendant un an. Au final, il a accumulé cinquante-deux morceaux ayant tous en commun de refléter l'évolution des saisons. Quatorze d'entre eux ont été retenus pour ce Songs From The Seasons, album hommage aux rois et reines de la musique folk. Ce que Joshua aime avant tout c'est aller de l'avant, revisiter de veilles chansons en les modernisant, sans se soucier des conventions. Ainsi, le classique Two Magicians au texte osé où un forgeron tente de voler la virginité d'une femme, est abordé sous l'angle de vue de cette dernière. Ce qui n'avait jamais été fait jusqu'alors. Autre moment de bravoure, The Nightingale, délicate ballade danoise au final flamboyant, sur lequel la guitare de Ben Burnell, frère de Joshua, sonne comme celle du grand Mark Knopfler, époque Dire Straits. Mais l'aspect le plus éloquent de ce disque se trouve dans la présence discrète de grandes dames. Si à travers ses interprétations de The Dowie Dens Of Yarrow, The Snow Is Melts The Soonest et Reynardine, Joshua rend un hommage respectueux à Shelagh McDonald, Anne Briggs et Sandy Denny qui ont immortalisé ces classiques en leur temps, il ne s'arrête pas là. Le titres Songs From The Seasons est un clin d'œil appuyé à l'album de Renaissance A Song For All Seasons (1978), d'autant plus que la pochette est illustrée par une peinture originale d'Annie Haslam, chanteuse de ce groupe mythique de rock symphonique que nous chérissons particulièrement ici. Et ce n'est pas fini ! Sur Robin Hood And The Pedlar, Polly Bolton a été invité à venir jouer de la mandoline. Ancienne chanteuse de Dando Shaft dans les années 70, elle a collaboré par la suite avec Ashley Hutchings, Alan Stivell et plus récemment avec Jennifer Cutting. Autre invitée de marque, Angela Gordon de Mostly Autumn qui apparaît à la flûte irlandaise sur un Farewell To Tarwathie à la fois mélancolique et nostalgique. Enfin, impossible de ne pas citer Sarah Loughran (violon), Rachel Wilson (violon), Rachel Brown (violoncelle), Cristina Crespo (flûte), ni Frances Sladen, compagne de Joshua, apportant une touche féminines aux chœurs de High Germany et du déjà cité The Nightingale. Une étoile n'est rien sans ses planètes. 

Musiciens

Joshua Burnell : chant, guitares, claviers, batterie, percussions, accordéon, flûte, bouzouki, autoharpe

Nathan Greaves : guitares, basse
Ben Burnell : guitares
Jack Woods : mandoline, guitare
Tim Yates : mélodéon, basse
Mark Waters : basse
Matthew Mefford : basse, contrebasse
Sarah Loughran : violon
Rachel Wilson : violon
Antonio Curiale : violon
Rachel Brown : violoncelle
Angela Gordon : flûte irlandaise
Cristina Crespo : flûte
Polly Bolton : mandoline
Frances Sladen : chant

Titres

01. Two Magicians
02. Tam Lin
03. High Germany
04. Dowie Dens Of Yarrow
05. Behind The Haystack
06. Robin Hood & The Pedlar
07. The Snow It Melts The Soonest
08. Lord Franklin
09. King Of The Fairies
10. Mrs McGrath
11. Reynardine The Werefox
12. The Banshee Set
13. The Nightingale
14. Farewell To Tarwathie

En bonus, non présent sur l'album, cette reprise de Renaissance, At The Harbour

lundi 30 septembre 2019

Panic Room - Incarnate (2014)

Panic Room Incarnate
Panic Room - Incarnate (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Il semblait difficile à Panic Room de donner un successeur à Skin tellement ce dernier était d'un niveau exceptionnel. A cela, s'ajoutait le départ surprise de Paul Davies, leur guitariste historique. Et pourtant, Incarnate n'a pas à rougir ! Anne-Marie Helder (chant, guitare, claviers, harmonica), Jonathan Edwards (claviers), Gavin John Griffiths (batterie, percussions) et Yatim Halimi (basse) ont fait appel à Adam O'Sullivan, guitariste émérite au style bluesy, offrant ainsi de nouvelles orientations musicales. Son travail est remarquable, que ce soit sur le titre d'ouverture Velocity aux riffs fulgurants, ou sur Into Temptation sur lequel il propose un jeu vif et intelligent. Avec Incarnate, le groupe marque sa volonté d'ouvrir un nouveau chapitre, de poursuivre son parcours en suivant sa propre voie, tout en se démarquant nettement de ses contemporains tel que Mostly Autumn, Magenta, Landmarq ou Karnataka dont Anne-Marie, Jonathan et Gavin ont fait partie. La chanson titre Incarnate tout comme Waterfall (avec son intro lumineuse à la Supertramp) abordent cette thématique de la prise en main par soi-même. Une des caractéristiques de Panic Room est d'ailleurs la profondeur de ses textes. Close The Door, All That We Are ou encore Start The Sound évoquent toutes la relation à l'autre, parfois joyeuse, souvent dramatique. Impossible de résister à la noirceur de Dust, le dernier titre, qui, pour moi, demeure leur composition la plus forte d'un point de vue émotionnel. Anne-Marie en a écrit les paroles suite à une attaque chimique sur une école en Syrie. Son chant fantomatique, baigné d'une musique d'outre-tombe, incarne ce flot de douleur d'où jaillissent les cris de ces jeunes âmes déchirées. En véritable frontwoman, Anne-Marie nous éblouissait jusqu'alors, avec ce titre elle se hisse au même niveau que les plus grandes, de Sandy Denny à Kate Bush, de Lisa Gerrard à Beth Gibbons. Une déesse est née. 

Musiciens

Anne-Marie Helder : chant, guitares, claviers, harmonica
Jonathan Edwards : claviers
Adam O'Sullivan : guitares
Yatim Halimi : basse
Gavin John Griffiths : batterie, percussions

Titres

01. Velocity 
02. Start the Sound
03. Incarnate
04. Nothing New
05. The Waterfall 
06. Into Temptation 
07. All That We Are 
08. Searching 
09. Close the Door 
10. Dust 
  

dimanche 29 septembre 2019

Yesterdays - Senki Madara (2018)

Yesterdays Senki Madara
Yesterdays - Senki Madara (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Fondées dans les années 60, Phoenix et Sfinx ont été pendant des décennies les deux seules formations de référence de rock progressif issues de Roumanie. A l'aube des années 2000, la situation a évolué avec l'arrivée de Yesterdays au nom faisant explicitement référence aux maîtres du genre, Yes. Bien que de nationalité roumaine, ces nouveaux venus ont la particularité d'être originaires de la minorité hongroise peuplant la Transylvanie. Basés dans la petite ville de Carei, située à huit kilomètres de la frontière hongroise, Yesterdays s'apparente davantage à un collectif qu'à un groupe, articulé autour du triumvirat Bogáti-Bokor Ákos (guitares, basse,claviers)/Enyedi Zsolt (claviers)/Kósa Dávid (percussions). Avec Senki Madara, leur troisième (et meilleur) album (autoproduit), ils ont puisé dans le fonds culturel hongrois d'anciennes chansons folkloriques, vieilles de plusieurs centaines d'années, puis les ont adaptées de manière ingénieuse dans un style singulier trouvant son origine dans le rock progressif des années 70. Outre Yes, Genesis, Pink Floyd, Camel, ELP, Gentle Giant ou encore King Crimson sont les influences revendiquées par les musiciens. Le résultat est tout simplement fantastique, d'autant plus qu'ils ont fait appel à trois voix féminines d'exception. Si Stephanie Semeniuc est aujourd'hui la chanteuse officielle du groupe, Tarsoly Csenge, amie de longue date d'Ákos, prête sa voix claire à Hajnalcsillag, tandis que Szirtes Edina Mókus, plutôt orientée jazz, apparaît sur deux chansons, Ne Mondd El et Ugy Bocsáss El. A titre de comparaison, Yesterdays évoluent dans la même catégorie que les Gallois Magenta (les nappes synthétiques du premier morceau Ágról-Ágra évoquent d'ailleurs Speechless), les Néerlandais Flamborough Head (avec lesquels ils ont partagé l'affiche du Mini-Progfestival en 2007, à Budapest), les Finlandais Paidarion (dont Bogáti-Bokor Ákos a joué sur le dernier album Two Worlds Enounter), les Polonais Quidam ou les Grecs Ciccada. Le chant en langue hongroise ainsi que la musique raffinée de cet ensemble authentique transforment l'"Oiseau de personne" (traduction littérale de "Senki Madara") en un réel moment d'évasion, de légèreté et de liberté. 

Musiciens

Stephanie Semeniuc : chant
Bogáti-Bokor Ákos : guitares, basse, claviers, percussions, chant
Fehér Róbert Benjamin : guitares, chant
Enyedi Zsolt : claviers
Kecskeméti Gábor : flûte
Szűcs József : batterie
Kósa Dávid : percussions, chant

Szirtes Edina Mókus : chant
Tarsoly Csenge : chant
Bogáti-Bokor Orsolya : violon, alto
Márton-Sípos Dóra : violoncelle

Titres

1. Ágról-Ágra 
2. Rejtsetek El 
3. Szivárvány Havasán 
4. Elmehetsz 
5. Ne Mondd El 
6. Hajnalcsillag 
7. Szomjú Madarak 
8. Eső 
9. Nap
10. Ugy Bocsáss El

mardi 24 septembre 2019

House of Not - The Walkabout Of A. Nexter Niode - Part 3: On The Madness Of Crowds (2012)

House of Not On The Madness Of Crowds
House of Not - The Walkabout Of A. Nexter Niode -
Part 3: On The Madness Of Crowds (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

J'ai découvert House Of Not en 2012 par ce disque, et, autant le dire de suite, j'ai reçu la même claque que lorsque j'ai écouté pour la première fois Misplaced Childhood de Marillion ou Doomsday Afternoon de Phideaux. C'est dire le niveau. Basé à Toronto, au Canada, House Of Not est un projet avant d'être un groupe. Brian Erikson, son fondateur, a eu l'idée brillante de raconter à travers cinq albums le voyage initiatique d'un certain A. Nexter Niode, personnage pittoresque. On The Madness Of Crowds est le troisième volume de cette aventure fantastique. Son titre a été inspiré de l'étude Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds consacrée à la psychologie des foules et écrite en 1841 par un Écossais répondant au nom de Charles Mackay. Cette source d'inspiration explique sans doute la touche celtique qui se dégage dès le premier morceau, Meeting The Piper. Personnage central de cette nouvelle épopée, The Pipper, considéré comme un fou, possède des dons de voyance. Écouté par personne à l'exception de Niode, il lui annoncera les événements qui provoqueront sa chute, mais lui ne les comprendra pas. Côté musique, Erikson et les siens puisent leur inspiration tant dans le jazz de cabaret que le rock progressif héroïque où se croisent les chemins de Pink Floyd, Moody Blues, Camel, Supertramp, Barclay James Harvest ou Rush. Des sommets sont atteints avec le puissant What Is Good For You, interprété par une Dee Brown divine, suivi de l'instrumental The Death Of Silk. A Beautiful Lie, Key Of G et ses guitares "gilmouriennes" hallucinantes, ainsi que Schandenfreude sont autant de scuds capable de faire exploser les enceintes. En un mot, cet album est tout simplement incontournable.

Musiciens

Brian Erikson : chant, claviers, samples, percussions
Ken (Smog) O'Gorman : guitares, sitar, basse, Moog, percussions
Lou Roppoli : guitares

Dee Brown : chant
Eric Stever : guitares
Rob Kennedy : lap steel guitar
Omar Ales : orgue, chœurs
Mark Camilleri : piano 
Garth Blake : basse, basse fretless
Stan Miczek : basse
David Harvey : batterie
Dave Neill : batterie
Troy Feener : batterie
Chris Cigolea : trompette
 Ray Caldwell : uilleann pipes, flûte irlandaise
Jim Bish : flûte

Titres

01. Meeting The Piper 
02. Running With The Crowd 
03. Wishing Well
04. Fastlane Fraulein 
05. Hope 
06. Ode To Easter Island - Piper 
07. Un Ile La Lune La Mer
08. Was It As Good For You? 
09. The Death Of Silk 
10. A Beautiful Lie 
11. A Secret Told - Piper
12. Man Of Faith 
13. Seven Long Years 
14. Key Of G
15. 1000 Buddhas - Piper 
16. Once 
17. Ded Fred 
18. Schadenfreude 
19. Song Seems Sung

lundi 23 septembre 2019

White Sail - WinterTide (2018)

White Sail WinterTide
White Sail - WinterTide (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quelques semaines à peine après leur premier EP High In The Blue, White Sail propose le single WinterTide. Entièrement composé par Jane Stockdale, cette triste ballade hivernale aux couleurs celtiques enchante dès la première écoute. Son refrain accrocheur, la harpe celtique de Sarah Dean, les percussions ethniques ainsi que la flûte aérienne nous plongent au cœur d'une cérémonie occulte païenne, célébrée lors d'une nuit noire et profonde, autour d'un feu salvateur. Il s'en dégage les mêmes effluves marines que de The Islander de Nightwish. C'est dire sa force. 

Ce CD n'étant pas distribué, il se commande directement sur le site du groupe en cliquant sur ce lien.

Musiciens

Jane Stockdale
Chris Bartram
Sarah Dean

Titre

01. WinterTide

White Sail - High In The Blue (2017)

White Sail High In The Blue
White Sail - High In The Blue (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Originaire de York, White Sail propose une musique folk raffinée, jouée par des musiciens unis par les mêmes passions, la mer, la nature, l'histoire, la vie, et l'amour. Ces thématiques sont au cœur de leurs chansons publiées sur un premier EP fin 2017, High In The Blue. Si les harmonies vocales de Ridgeway évoquent dès la première écoute leurs aînés de Steeleye Span, White Sail n'en a pas moins développé son propre style du fait de l'expérience cumulée de ses trois musiciens. Jane Stockdale (chant, percussions) est une habituée des festivals, elle joue depuis des années à travers toute l'Angleterre. Chris Bartram (chant, guitare, trompette) partage son temps entre l'enseignement de la musique à l'université, et la scène aux côté d'une multitude de musiciens jouant aussi bien du ska, du funk ou de la soul. Sa trompette apporte d'ailleurs une réelle touche d'originalité ici (The Fluther Girls). La harpiste Sarah Dean est, avouons-le, notre préférée. Que ce soit en solo (The Incredible String Blond), aux côtés de Bryan Josh, d'Heather Findlay ou de Luna Rossa ou avec ses nouveaux compagnons, son jeu délicat subjugue et accompagne à merveille ces cinq chansons aux textes poétiques. Enjoy the music!

Ce CD n'étant pas distribué, il se commande directement sur le site du groupe en cliquant sur ce lien.

Musiciens

Jane Stockdale : chant, djembé
Chris Bartram : chant, guitare acoustique, trompette
Sarah Dean : chant, harpe celtique, schruti box

Titres

01. Ridgeway
02. The Flither Girls
03. Carry
04. Spring
05. White Sail

 
   

dimanche 22 septembre 2019

Octantrion - Octantrion (2014)

Octantrion
Octantrion - Octantrion  (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Né des cendres de Drakkan, Octantrion propose un festival d'instruments à cordes. Ce duo solaire est constitué d'Éléonore Billy, une passionnée des cultures et instruments scandinaves, et de Gaëdic Chambrier, musicien autodidacte aux goûts très éclectiques, du jazz au rock en passant par les musiques du monde. Ses instruments fétiches sont à cordes pincées (mandoles, cistres et guitares), dont la guitare-harpe est sans doute le plus original. Conçue par le luthier Benoit Meulle-Stef, elle allie six cordes de guitare et vingt-deux cordes de harpe. Éléonore joue, elle, de deux instruments nordiques traditionnels, ancrés dans la culture scandinave : le nyckelharpa, sorte de vielle à archet, et le hardingfele, petit violon arborant des motifs somptueux. En quarante minutes et dix morceaux, Octantrion ouvre les portes de son univers musical où se croisent contes et légendes elfiques (Nellë, Morë Hér), polskas suédoises (Polska Från Barsebäck, Finn Pål), courants méditerranéens (Harmen Formen), ou encore fjords norvégiens (Leiken Henna Oline Veti-Odden, Royskatten Hallen) associés à des sons modernes. Bref, du vrai polsk'n roll !

Musiciens

Éléonore Billy : nyckelharppas, hardingfele
Gaëdic Chambrier : cistre, mandoles, guitares, percussions

Jean-Philippe Viret : contrebasse

Titres

01. Nellë
02. Polska Från Barsebäck2. 
03. Morë Hér
04. Leiken Henna Oline Veti-Odden
05. Finn Pål
06. Harmen Formen
07. Royskatten Hallen
08. Fanget Springleik
09. 223
10. Crépuscule

vendredi 20 septembre 2019

The Paradox Twin - The Importance Of Mr Bedlam (2018)

The Paradox Twin The Importance Of Mr Bedlam
The Paradox Twin - The Importance Of Mr Bedlam (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Lorsque John Mitchell (Arena, It Bites...) et Chris Hillman ont fondé White Star Records, ils avaient promis de privilégier la qualité à la quantité. Et bien ils n'ont pas menti. Nouvelle signature du label, The Paradox Twin propose un premier album faisant preuve d'une maturité déconcertante. Fondé en 2012 par Danny Sorell (chant, guitares, claviers, compositions, coproduction), le groupe, dont le nom fait explicitement référence à une théorie de Paul Langevin émise en 1911 en lien avec la relativité restreinte, rassemble Leland Freeman à la guitare, Diane Fox à la basse et Rob McGregor à la batterie. The Importance Of Mr Bedlam nous entraîne aux frontières de la paranoïa et de l'étrange, au cœur des théories du complot relatives à l'enlèvement d'êtres humains par des extraterrestres. Si le sujet peut prêter à sourire de prime abord, son aspect dramatique apparaît à la cinquième piste (Moonblood), lorsque la femme du héros, sous les traits de Kim Seviour (ex-Touchsotne) exprime son désarrois face aux obsessions de son mari. Guitares démentes, section rythmique solide et claviers en retrait mais bien présents accompagnent le chant expressif de Sorell, évoquant par certains aspects Damian Wilson, David Bowie ou encore Brett Anderson de Suede. Si on retrouve certains éléments mélodiques de ces derniers, Porcupine Tree est une autre référence majeure venant à l'esprit, tout comme l'incontournable Numbers and The Big Dream of Mr Sunders de Millenium. La Vérité est-elle ailleurs ? Je n'en sais rien, mais, une chose est sûre, il serait vraiment dommage de passer à côté de cette étoile scintillante. 

Musiciens

Danny Sorrell : chant, guitares, claviers, programmation
Leland Freeman : guitares
Diane Fox : basse
Rob McGregor : batterie, percussions

Kim Seviour : chant
John Mitchell : guitares

Titres

01. The Mir
02. The Importance Of Mr Bedlam
03. Cyvcles
04. Earthbound
05. Moonblood
06. Planeta
07. Gravity Time Dilation

jeudi 19 septembre 2019

Framauro - Last Word: The End (2001)

Framauro Ostanie Słowo: Koniec
Framauro - Last Word: The End (2001)

Pourquoi écouter ce disque ?

Attention, document historique ! Ryszard Kramarski propose avec ce disque la toute première strate archéologique de Millenium, une des plus intéressantes formations contemporaines de rock progressif basée en Pologne. En 1996, sous le nom de Framauro, il a enregistré dans sa chambre, avec son 8 pistes, plusieurs démos, aidé de ses deux cousins, Stach Kramarski (chant) et Tomasz Pabian (guitares). Afin de se faire connaître, ils ont gravé leur matériel sur une trentaine de CD envoyés aux radios et magazines spécialisés. Ceux sont ces morceaux remasterisés que l'on retrouve ici, avec, en bonus, un instrumental inédit, Ostatnie Slowo: Koniec (Last Word: The End), tout dernier enregistrement sous le nom de Framauro. Si la voix rauque de Stach tranche avec celle Łukasz Gall, plus suave, la musique évoque bel et bien l'univers flamboyant de Millenium. Notre oreille s'est particulièrement intéressée aux pistes 9 à 11, prémices du concept album Vocanda, héritier des Pink Floyd et Marillion. Sans être un incontournable, Last Word: The End n'en demeure pas moins une appréciable curiosité, ainsi qu'une fenêtre ouverte sur ce que proposaient (en amateurs) nos voisins de l'Est il y a plus de vingt ans.

Musiciens

Stanisław Kramarski : chant
Ryszard Kramarski : guitare, claviers, basse, programmation, chant 
Tomasz Pabian : guitare, programmation

Titres

01. Nakarmieni Masmediami 
02. Astronomus Fra Mauro
03. Baśniowe Alternatywy (Part 1 & 2)
04. Ekopieśń
05. Karty Prawdy
06. Był Sobie Kraj!
07. Rozdzielieni
08. Pięć Elementów 
09. Różowe Okulary 
10. Wędrowiec Z Zaświatów
11. Kręgi Życia 
12. Ostatnie Słowo: Koniec (2001 recording) 

dimanche 15 septembre 2019

Heather Findlay - Wild White Horses (2019)

Heather Findlay Wild White Horses
Heather Findlay - Wild White Horses (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

Étonnante Heather Findlay ! Dix ans après avoir quitté Mostly Autumn, elle sort pour la toute première fois un album sous son seul nom. Certes, en 2011 il y a eu The Phoenix Suite, mais il s'agissait d'un simple EP. Ensuite, elle s'est abritée derrière les noms de The Heather Findlay Band, The Heather Findlay Trio, ou de The Heather Findlay Quartet, sans oublier Mantra Vega, supergroupe fondé avec Dave Kerzner, ou son duo en compagnie de Chris Johnson. Sans aucun doute, Wild White Horses est l'album de la maturité, celui où elle s'assume pleinement. Réalisé avec l'aide de Luke Morley de Thunder (production, compositions, guitare, basse, claviers, percussions, mandoline, flûte, chœurs), ce nouveau disque se veut plus éclectique et offre une orientation plus rock, voire country, que prog ou folk. Mais les fans de la chanteuse ne seront pas désorientés, la pureté de sa voix est demeurée inchangée. Il suffit d'écouter la splendide ballade Firefly (voix/piano) pour se retrouver de suite ensorcelé. Seul le magnifique I Remenber sur lequel joue Troy Donockley de Nightwish évoque les années Mostly Autumn. Sa couleur celtique tranche en comparaison à un Face In The Sun aux sonorités plus orientales et spirituelles, héritières de l'époque Mantra Vega. Here's To You, brut et direct, est dédié à son ami Liam Davison, décédé tragiquement, en 2017, la veille de son cinquantième anniversaire. Elle écrit à son sujet ces belles paroles, très humbles : "When I remember the good times that we had / How can I be unhappy even if I'm sad?". Si son duo avec Danny Bowes (Just A Woman), chanteur de Thunder, peut surprendre, tant on s'éloigne de son registre habituel, la présence du grand Ian Anderson de Jethro Tull à la flûte sur Winner réconciliera tout le monde. D'une beauté insolente, Wild White Horses n'en fait pas moins preuve d'une élégance exquise, pour le seul plaisir de nos sens. 

Musiciens

Heather Findlay : chant

Luke Morley : guitares, mandoline, basse, claviers, flûte, percussions, chœurs
Dave McCluskey : batterie
Troy Donockley : uilleann pipes
Ian Anderson : flûte 
Tim Oliver : piano
Daniel Bowes : chant
Georgia Rankin : chœurs, manjira
Harlan Findlay-Loftus : chœurs, programmation
Drayke Findlay-Loftus : chœurs
Katy Burgess : chœurs
Sarah Dean : chœurs

Titres

01. Here's To You 
02. Just A Woman
03. The Island 
04. Face In The Sun
05. Southern Shores
06. I Remember
07. Wild White Horses
08. Winner
09. Already Free
10. Cactus
11. Firefly
12. Forget The Rain 

vendredi 13 septembre 2019

Luar Na Lubre - Espiral (2002)

Luar Na Lubre Espiral
Luar Na Lubre - Espiral (2002)

Pourquoi écouter ce disque ?

Avec cet album, la formation galicienne de musique traditionnelle Luar Na Lubre voit plus grand, plus loin. Si les instruments anciens, souvent d'origine celtique, occupent toujours une place centrale, le groupe s'ouvre davantage à la modernité en utilisant une contrebasse, une guitare électrique ainsi que des synthétiseurs. Plus audacieux, l'emploi d'un orchestre symphonique, celui de Brastislava, sur deux titres : l'instrumental Caniga Sta. María aux couleurs très "oldfielfiennes" et le magistral Devanceiros, interprété avec conviction par la chanteuse Rosa Cedrón. Le temps d'un El Derecho De Vivir En Paz vibrant, elle abandonne son galicien natal pour chanter en espagnol. Cette magnifique chanson engagée, pacifiste, a été composée en 1971 par l'artiste chilien Victor Jara, arrêté, torturé puis assassiné par la police du général Pinochet en 1973. A travers la suite interceltique Espiral reprenant des airs traditionnels de Galice, Bretagne, Irlande, Écosse et Pays de Galles, Luar Na Lubre revendique une nouvelle fois l'attachement de sa région aux pays celtiques et à l'Atlantique. Dans cette même optique, Espiral a été coproduit par le grand Dónal Lunny, figure emblématique de la renaissance de la musique traditionnelle irlandaise. Trois longues années ont été nécessaires pour réaliser cet album ambitieux qui ravira sans aucun doute les amateurs de mélodies originales issues tant dans des âges anciens que du monde contemporain. 

Musiciens

Rosa Cedrón : chant, violoncelle
Bieito Romero : cornemuse, accordéon, vielle à roue
Xan Cerqueiro : flûte
Daniel Sisto : guitare acoustique
Xulio Varela : bouzouki, berimbau, tambourin
Xavier Ferreiro : percussions
Patxi Bermudez : batterie, percussions  
Pedro Valero : guitares

Dónal lunny : bouzouki, basse, bodhran, claviers, guitares
Nollaig Casey : violon
Mairtin O'Connor : accordéon
Javier Chacon : bombarde
Fernando Villar : claviers
Javier Tejedor : percussions
Brais Maceiras : accordéon
Elias Garcia : bouzouki
Ludus Tonalis : chant
Afonso Morán : contrebasse
Wafir S. Gibril : luth

Orchestre symphonique de Bratislava dirigé par David Hernando

Titres

01. Hai Quen Di
02. El Derecho De Vivir En Paz
03. Ara Solis
04. Ancares
05. Espiral
06. Cantiga Sta. María
07. Camiño De Ibias
08. Costa Da Morte
09. Devanceiros