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vendredi 5 juillet 2019

Tarja - Left In The Dark (2014)

Tarja Left In The Dark
Tarja - Left In The Dark (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dans le sillage laissé par le grandiose Colours In The Dark, Tarja propose Left In The Dark, son complément. Les dix titres de ce disque se répartissent entre inédit (ou presque), nouvelles versions, démos et extraits lives (sans public). Afin d'y voir plus clair, commençons par l'inédit Into The Sun qui peut être considéré comme la suite du Sleeping Sun de l'époque Nightwish. Jusqu'alors, Tarja l'avait uniquement interprété sur scène et gravé sur Act I (2012). Voici donc la version studio, tout simplement géniale, gorgée d'émotion et de sincérité. Quatre des autres pistes sont des démos : Victim Of Ritual, bien plus calme mais toujours aussi captivant, Lucid Dreamer, Never Enough et Mystique Voyage composé à l'époque de My Winter Storm (2007), sur lequel on découvre Tarja au piano. 500 Letters ainsi qu'Until Silence ont tous deux été enregistrés dans les conditions du direct pour la radio, sans spectateurs. Ces deux ballades sont présentées dans des versions acoustiques, dépourvues de tout superflu, mettant en valeur la sublime voix de la chanteuse finlandaise. A contrario, Deliverance a été privé de ses parties vocales, privilégiant ainsi sa couleur symphonique, tout comme Nerverlight. Sur Colours In The Dark Tarja s'était offert un duo avec Justin Furstenfeld de Blue October, elle reprend ici Medusa et la chante seule, dans son intégralité. Bien qu'original dans sa démarche, Left In The Dark est plaisant sans être pour autant indispensable. 

Musiciens

Tarja : chant, piano

Alex Scholpp : guitares
Julian Barrett : guitares
Mel Wesson : guitares, claviers
Christian Kretschmar : claviers
Bart Hendrickson : claviers
Torsten Stenzel : claviers
Doug Wimbish : basse
Kevin Chown : basse
Peter Barrett : basse
Mike Terrana : batterie
Luis Conte : percussions
Caroline Lavelle : violoncelle

Titres

01. Victim Of Ritual (First Demo)
02. 500 Letters (Live At Vorterix Radio)
03. Lucid Dreamer (Demo)
04. Never Enough (Demo Progression)
05. Mystique Voyage (Demo)
06. Into The Sun (Studio Version)
07. Deliverance (Instrumental)
08. Neverlight (Full Orchestra Version)
09. Until Silence (Live At Vorterix Radio)
10. Medusa (Tarja's Solo Version)

jeudi 4 avril 2019

Loreena McKennitt - Troubadours On The Rhine (2012)

Loreena McKennitt Troubadours On The Rhine
Loreena McKennitt - Troubadours On The Rhine (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Un album de Loreena McKennitt est toujours un événement, même lorsqu'il s'agit d'un live. Troubadours On The Rhine a été enregistré le 24 mars 2011, à Mayence, en Allemagne, lors d'une représentation publique donnée par la radio SWR. Seuls deux musiciens accompagnent l'artiste canadienne ce soir-là : Caroline Lavelle au violoncelle et Brian Hughes aux guitares. Par ce minimalisme, ces instruments, ainsi que la harpe et le piano de Loreena, se trouvent particulièrement mis en valeur. The Wind That Shakes The Barley, dernier album studio en date, et The Visit qui date de 1991 sont particulièrement représentés avec trois morceaux chacuns. Pour les autres titres, l'artiste a puisé dans les différentes époques de sa riche discographie : Elemental (1985) avec un Stolen Child a la puissance émotionnelle décuplée, The Mask & Mirror (1994) abritant le classique The Bonny Swans, An Ancient Muse (2006) et son magnifique Penelope's Song. Il n'est pas inutile de rappeler que Loreena, par l'intermédiaire de sa voix si pure, possède le don précieux de s'adresser directement à l'âme humaine. Tout est tellement sublime chez elle que chacune de ses chansons donne l'impression d'ouvrir les portes de Paradis. 

Musiciens

Loreena McKennitt : chant, harpe, piano

Brian Hughes : guitares
Caroline Lavelle : violoncelle

Titres

01. Bonny Portmore
02. Down By The Sally Gardens
03. The Wind That Shakes The Barley
04. Between The Shadows
05. The Lady of Shalott
06. Stolen Child
07. Penelope`s Song
08. The Bonny Swans
09. The Parting Glass

lundi 26 novembre 2018

Tarja - Colours In The Dark (2013)

Tarja Colours In The Dark
Tarja - Colours In The Dark (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Ce troisième album solo de Tarja destiné à l'international (on se souvient que l'album de Noël Henkäys Ikuisuudesta avait été réservé dans un premier temps au marché finlandais) est incontestablement celui de la maturité. Pour moi, il demeure encore aujourd'hui son meilleur. A cette époque, Tarja a quitté la Finlande pour s'installer en Argentine, pays haut en couleurs. Et de couleurs, il en est question ici. A l'instar de la pochette, le titre choisi Colours In The Dark a une signification bien particulière. D'après Tarja, la vie propose une large gamme de couleurs, mais l'obscurité finit par toutes les absorber. C'est également le sens de la ballade Until Silence dont les paroles ont donné son nom au disque (But dreams still in my heart/Are painting colours in the dark). Chanson à l'atmosphère féerique, Mystique Voyage semble tout droit sortie de My Winter Storm, tandis que le puissant Never Enough évoque les années Nightwish. Découvert lors de la précédente tournée puis sur l'album live Act I, ce titre est sorti en single tout comme 500 Letters à la mélodie accrocheuse, et le sublime Victim Of Ritual. Hommage au Boléro de Ravel, Tarja roule ses "r" sur le refrain de manière savoureuse. J'adore ! Tout comme la reprise inspirée du Darkness de Peter Gabriel (album Up, 2002) ou le brillantissime Deliverance. Co-écrit par James Dooley, compositeur américain de musiques de film qui a collaboré notamment avec Hans Zimmer, ce titre aurait été parfait pour illustrer le générique d'un James Bond. Si Nerverlight, typé metal, est moins surprenant mais taillé pour la scène, Lucid Dreamer invite une nouvelle fois à la rêverie. On y entend même les gazouillis de la fille de Tarja, alors bébé. Colours In The Dark se termine en beauté avec un Medusa envolé, interprété en duo avec le chanteur de Blue October, Justin Furstenfeld. Bref, une heure de musique pour une heure de plaisir.

Musiciens

Tarja Turunen : chant, piano
Alex Scholpp : guitares
Julian Barrett : guitares
Kevin Chown : basse
Doug Wimbish : basse
Christian Kretschmar : claviers
Mike Terrana : batterie, percussions
Max Lilja : violoncelle
Caroline Lavelle : violoncelle
Thomas Bloch : harmonica
Saro Danielian : duduk, hautbois
Justin Furstenfeld : chant

Titres

01. Victim Of Ritual
02. 500 Letters
03. Lucid Dreamer
04. Never Enough
05. Mystique Voyage
0.6 Darkness
07. Deliverance
08. Neverlight
09. Until Silence
10. Medusa

vendredi 20 avril 2018

Loreena McKennitt - Live In Paris And Toronto (1999)

Loreena McKennitt Live In Paris And Toronto
Loreena McKennitt - Live In Paris And Toronto (1999)

Pourquoi écouter ce disque ?

Premier enregistrement live de Loreena McKennitt, ce double album symbolise bien la personnalité atypique de la chanteuse canadienne visant à créer des ponts entre les cultures. C'est pourquoi le choix de réunir des extraits de concerts des deux côtés de l'Atlantique n'est pas anodin. Sa tournée The Book Of Secrets Tour 1998 l'avait conduite du Canada aux États-Unis, puis de l'Espagne à l'Allemagne, en passant par l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et bien évidemment la France, et plus précisément à la salle Pleyel à Paris. Entourée de huit musiciens, parmi lesquels la violoncelliste Caroline Lavelle et le contrebassiste Danny Thompson de Pentangle, Loreena a joué dans un premier set l'intégralité de son album The Book Of Secrets. Lors du second, ce sont des titres des deux précédents qui ont été interprétés, six de The Visit, dont le sublime The Old Ways, et trois de The Mask And Mirror. Ce Live In Paris And Toronto marque avant tout un tournant dans la carrière de la chanteuse. Alors qu'elle travaillait sur son mixage aux studios Real World de Peter Gabriel, son fiancé Ronald Douglas Rees avec lequel elle devait se marier à l'automne, est mort tragiquement dans un accident de bateau, le 19 juillet 1998, avec son frère Richard et leur jeune ami Gregory Cook à peine âgé de dix-sept ans. Une association portant le nom de The Cook-Rees Memorial Fund For Water Search And Safety sera par la suite crée dans le but d'améliorer la sécurité nautique. Elle sera notamment financée par la vente de ce double live luxueux, porteur d'une triste destinée. La Reine des Celtes, en quête de mysticisme et de spiritualité, se retirera et ne reviendra sur le devant de la scène qu'en 2006 avec An Ancient Muse

Musiciens

Loreena McKennitt : chant, claviers, harpe, accordéon

Nigel Eaton : vielle à roue
Brian Hughes : guitare, oud, bouzouki
Caroline Lavelle : violoncelle
Rick Lazar : percussions
Hugh March : violon
Rob Piltch : guitares, claviers
Donald Quan : claviers
Danny Thompson : contrebasse

Titres

1.01. Prologue
1.02. The Mummers' Dance
1.03. Skellig
1.04. Marco Polo
1.05. The Highwayman
1.06. La Serenissima
1.07. Night Ride Across The Caucasus
1.08. Dante's Prayer

2.01. The Mystic's Dream
2.02. Santiago
2.03. Bonny Portmore
2.04. Between The Shadows
2.05. The Lady Of Shalott
2.06. The Bonny Swans
2.08. All Souls Night
2.09. Cymbeline

dimanche 11 février 2018

Loreena McKennitt - The Book Of Secrets (1997)

Loreena McKennitt The Book Of Secrets
Loreena McKennitt - The Book Of Secrets (1997)

Pourquoi écouter ce disque ?

Bienvenue dans l'univers mystique de Loreena McKennitt. Avec The Book Of Secrets, son sixième opus, la Canadienne invite l'auditeur dans un voyage à travers le temps. Chacun des huit titres évoque un lieu, une époque, une civilisation. Ainsi, de la petite Abkahazie perdue entre les monts du Caucase et les bords de la mer Noire (Night Ride Across The Caucasus), la musique s'envole vers les immenses steppes de Russie (Dante's Prayer), avant d'emprunter à la culture soufi (Marco Polo) ou de s'égarer dans l'Angleterre du XVIIIe siècle (The Highwayman et son texte extrait d'un poème d'Alfred Noye). Turquie (Prologue), Irlande (Skellig) et Italie (La Serenissima) sont également des étapes de ce chemin spirituel. Dans The Mummer's Dance, la Reine des Celtes met en lumière ces acteurs itinérants de la Renaissance vêtus de masques, défilant lors des momeries, sorte de carnavals axés sur la bouffonnerie. Une trentaine de musiciens l'ont accompagnés dans ce périple, parmi lesquels la violoncelliste Caroline Lavelle dont c'est la première collaboration avec l'artiste, Manu Katché, Danny Thompson (ex-Pentangle), ou David Rhodes, guitariste de Peter Gabriel. 

Musiciens

Loreena McKennitt : chant, piano, claviers, harpe, kanoun, accordéon

Anne Bourne : violoncelle
Aidan Brennan : guitare acoustique, mandole
Martin Brown : guitare acoustique, mandoline, mandole
Stuart Bruce : drones, chant
Paul Clarvis : percussions
Nigel Eaton : veille à roue
Steáfán Hannigan : bodhrán
Nick Hayley : serang, rebec, lira da braccio
Brian Hughes : oud, guitares, bouzouki, chant
Robin Jeffrey : guitare
Martin Jenkins : mandoloncelle
Manu Katché : batterie
Caroline Lavelle : violoncelle
Rick Lazar : percussions
Joanna Levine : viole de gambe
Hugh Marsh : violon
Osama : violon
Steve Pigott : claviers
Donald Quan : tabla, timba, esraj, alto, claviers, chant
Hossam Ramzy : percussions
David Rhodes : guitare électrique
Danny Thompson: basse
Bob White : tin whistle, chalemie
Jonathan Rees : violon
Iain King : violon
Andy Brown : alto
Chris van Kampen : violoncelle

Titres

01. Prologue
02. The Mummers' Dance
03. Skellig
04. Marco Polo
05. The Highwayman
06. La Serenissima
07. Night Ride Across The Caucasus
08. Dante's Prayer

dimanche 5 mars 2017

Siouxsie And The Banshees - A Kiss In The Dreamhouse (1982)

Siouxsie & The Banshees A Kiss In The Dreamhouse
Siouxsie And The Banshees -
A Kiss In The Dreamhouse (1982)
Siouxsie a toujours détesté les étiquettes et particulièrement celle de "gothique" qui continue à lui être attribuée. Pourtant, il n'y a pas à dire, elle était bien la Reine de ce mouvement dans les années 80. 

Sorti en octobre 1982, A Kiss In The Dreamhouse figure parmi les meilleurs albums de la discographie des Banshees grâce à la fulgurance de ses titres et à son aspect expérimental. A l'aide de l'ingénieur du son Mike Hedges connu pour son excellent travail sur Seventeen Seconds et Faith de The Cure, le groupe arrange sa musique à l'aide d'effets sonores inédits pour lui (loops, reverbs) et de toute une panoplie d'instruments nouveaux : flûtes, harmonica, orgue, percussions diverses, cordes. 

Violons et violoncelle apparaissent sur l'intrigant Obsession. Pour la petite histoire, la jeune violoncelliste dont il s'agit probablement du premier enregistrement est Caroline Lavelle. Elle connaîtra par la suite une carrière internationale formidable en jouant aux côtés des plus grands comme Radiohead, Muse, Massive Attack ou encore Tarja, Peter Gabriel et, surtout, Loreena McKennitt. En 2016, avec deux musiciens de cette dernière, Brian Hughes et Hugh Marsh, elle fondera le groupe de musique world/celtique Secret Sky

Obsession, qui relate de l'intérieur ce qui ce passe dans la tête d'un obsédé introduit frauduleusement dans la chambre de sa victime, laisse un sentiment de malaise. L'album, dans son intégralité, est construit autour du thème de l'érotisme et du sexe. La pochette laisse peu d’ambiguïté. Construite comme une ode au lesbianisme, elle s'inspire d'une œuvre érotique de Gustav Klimt au fort pouvoir suggestif sur la sensualité du corps, Danaé. Le titre lui-même fait référence à cette fameuse "Dreamhouse", maison close du Los Angeles des années 40, où les prostituées usaient de la chirurgie esthétique afin de ressembler aux stars hollywoodiennes du moment et attirer ainsi plus de clients. Et que dire de Melt! aux paroles écrites par le bassiste Severin qui abordent sans détour le domaine du sadomasochisme (Leads to an insatiable desire / Of suicide... in sex). Une de leurs plus belles chansons encore aujourd'hui !

Dernier disque avec le guitariste John McGeoch, décédé en 2004, A Kiss In The Dreamhouse marque la fin d'une époque pour cette formation mythique. She' A Carnival toujours aussi coloré, le jazzy Cocoon ou Cascade, Painted Bird et Slowdive, tous aussi entraînants les uns que les autres, n'en finissent pas de raisonner dans nos têtes trente-cinq ans après...


Musiciens


Siouxsie Sioux : chant, percussions
Steven Severin : basse, orgue
John McGeoch : guitares, claviers, flûtes
Budgie : batterie, percussions, harmonica

Caroline Lavelle : violoncelle
Anne Stephenson : violon
Virginia Hewes : violon

Titres


01. Cascade
02. Green Fingers
03. Obsession
04. She's A Carnival
05. Circle
06. Melt!
07. Painted Bird
08. Cocoon
09. Slowdive

samedi 4 mars 2017

Secret Sky - Secret Sky (2016)

Secret Sky Caroline Lavelle
Secret Sky - Secret Sky (2016)
Caroline Lavelle, Brian Hughes et Hugh Marsh sont trois musiciens aux CV impressionnants. Réunis sous le nom de Secret Sky, ils sortent en 2016 un très bel album dans la même veine qu'An Ancient Muse de Loreena McKennitt. La référence à cette dernière n'est pas innocente puisque tous trois l'accompagnent depuis les années 90.

Caroline est une violoncelliste britannique internationalement reconnue. Outre Loreena, elle a joué avec les plus grands : Vangelis, Peter Gabriel, Tarja, Hector Zazou, The Chieftains, Mary Black, The Cranberries, Siouxsie & The Banshees, Radiohead, Muse, Massive Attack et bien d'autres encore. Elle a également à son actif trois albums solo au succès d'estime : Spirit produit par William Orbit (1995), Brilliant Midnight (2001) et A Distant Bell (2004). 

Brian, guitariste et producteur canadien, a été récompensé pour son travail par de multiples prix. Si son champ de prédilection demeure le jazz et la musique latine, il rejoint néanmoins Loreena dès 1989 sur le très celtique Parallel Dreams. Dès lors, une complicité doublée d'une grande amitié va lier les deux artistes.

Le violon est, depuis toujours, l'instrument fétiche d'Hugh. Originaire de Toronto, il a joué aux côtés de Robert Palmer ou de Peter Murphy de Bauhaus, et a participé aux musiques de film de blockbusters hollywoodiens tels que Shrek 2, Le Monde De Narnia, Armageddon ou Da Vinci Code sous la direction d'Hans Zimmer. 

La rythmique est assurée par deux autres musiciens également proches de Loreena : Tim Landers à la basse (Stevie Nick, Tori Amos, Jethro Tull) et Tal Bergman à la batterie (Rod Stewart, Simple Minds). 

Secret Sky, l'album, comporte neuf titres pour une durée d'un peu plus d'une heure. Un seul morceau dure trois minutes (Sun In A Black Sky), tous les autres dépassent allègrement les cinq minutes, ce qui laisse la place à de longs développements musicaux durant lesquels les instruments disposent de suffisamment d'espace pour s'exprimer librement et se répondre les uns aux autres. Si le chant de Caroline manque un peu d'assurance et de consistance, ce n'est pas gênant car cette fragilité le rend encore plus attachant.

Quatre titres (Black Is The Colour, Searching For Lambs, When I Was On Horseback et Moorlough Shore déjà présent sur Spirit mais repris ici dans une version fleuve de dix minutes) sont, à l'origine, des chansons traditionnelles sur lesquelles le groupe a apposé de nouveaux arrangements. Les paroles de Winds And Shadows et de The Dim-Moon City Of Deloght sont extraites de textes du poète anglais de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle James Elroy Flecker, du même courant poétique que Théophile Gautier. Celles de Nor All Thy Tears sont dues au Sage persan Omar Khayyam. 

Mêlant habilement musique celtique et musiques du monde, orientale notamment, Secret Sky se situe dans la continuité de l'œuvre de Loreena McKennitt qui ne cesse de construire des ponts entre les différentes civilisations. Il en devient même un complément indispensable étant donné son même niveau qualitatif.



Musiciens


Caroline Lavelle : chant, violoncelle
Brian Hughes : guitares, oud, bouzouki, basse
Hugh March : violon

Tim Landers : basse
Tal Bergman : batterie, percussions
Yossi Shakked : percussions

Titres


01. Black Is The Colour
02. Searching For Lambs
03. Winds And Shadows
04. Nor All Thy Tears
05. When I Was On Horseback
06. Moorlough Shore
07. The Dim-Moon City Of Delight
08. Lady Howard (A Tale Of Dartmoor)
09. Sun In A Black Sky  

vendredi 3 mars 2017

Loreena McKennitt - The Wind That Shakes The Barley (2010)

Loreena McKennitt The Wind That Shakes The Barley
Loreena McKennitt - The Wind
That Shakes The Barley (2010)
A un moment ou un autre, nous avons tous besoin de retrouver nos racines. Loreena McKennitt l'a exprimé en 2010 avec The Wind That Shakes The Barley. S’inscrivant dans la continuité de ses trois premiers albums sortis il y a un quart de siècle (Elemental, To Drive The Cold Winter Away, Parallel Dreams), Loreena revisite neuf titres issus essentiellement du folklore irlandais. 

Bien que Canadienne, la famille de Loreena trouve ses origines en Irlande et en Écosse, ce qui explique en partie sa fascination de toujours pour la civilisation celtique et sa culture. Dans les années 90, elle s'en était éloignée pour mieux s'ouvrir sur le monde. Sa musique était alors apparentée "world". Durant deux décennies, elle explore de nouveaux univers sans pour autant tourner définitivement la page de sa première passion qui continue à l'animer.

Entourée de ses fidèles musiciens, en premier lieu Brian Hughes, Hugh Marsh, Caroline Lavelle et Ben Grossman, Loreena déploie toute une palette d'instruments traditionnels, de la harpe celtique aux flûtes irlandaises en passant par le bodhran, la cornemuse, le bouzouki, la mandoline ou la vielle à roue. Chaque titre devient ainsi suffisamment habillé pour accompagner cette voix magique comme nulle autre.

As I Roved Out, The Wind That Shakes The Barley, Brian Boru's March, The Star Of The County Down et The Parting Glass sont tous des classiques de la musique irlandaise. Écrite par le poète et médecin Robert Dwyer Joyce au XIXe siècle, la chanson titre est probablement la plus connue. Immortalisée dans les années 90 par Dead Can Dance, cette ballade parle d'un jeune Irlandais prêt à sacrifier sa relation amoureuse lors de la rébellion de 1798 contre l'occupant anglais.

Entre, Loreena glisse l'instrumental inédit The Emigration Tune composé par ses soins ainsi que The Death Of Queen Jane. Cette autre ballade, typiquement anglaise, décrit les derniers instants précédents l’exécution de Lady Jane Grey, héritière d'Edouard VI, proclamée reine d'Angleterre à l'âge de seize ans en février 1554, destituée neuf jours après son couronnement et décapitée à la Tour de Londres sur ordre de Marie Tudor, également prétendante au trône. A écouter en admirant le tableau de Paul Delaroche, Le Supplice de Jane Grey (1833).

Années après années, albums après albums, Loreena est une artiste qui ne déçoit jamais, quelle que soit l'option musicale choisie. Avec The Wind That Shakes The Barley, non seulement elle suit la trace de ses ancêtres, mais elle revient également à une certaine forme de simplicité. 



Musiciens


Loreena McKennitt : chant, claviers, harpe, accordéon

Brian Hughes : guitare, bouzouki
Hugh March : violon
Caroline Lavelle : violoncelle
Ben Grossman : percussions, vielle à roue
Ian Harper : uilleann pipes, whistle
Tony McManus : guitare acoustique
Jeff Bird : basse, mandoline
Pat Simmonds : guitare acoustique, accordéon
Andrew Collins : mandoline
Brian Taheny : mandoline
Chris Gartner : basse
Andrew Downing : basse
Jason Fowler : guitare acoustique

Titres


01. As I Roved Out
02. On A Bright May Morning
03. Brian Boru's March
04. Down By The Sally Gardens
05. The Star Of The County Down
06. The Wind That Shakes The Barley
07. The Death Of Queen Jane
08. The Emigration Tunes
09. The Parting Glass

samedi 23 avril 2016

Loreena McKennitt - From Istanbul To Athens (2009)

Loreena McKennitt From Istanbul To Athens
Loreena McKennitt -
From Istanbul To Athens (2009)
Sorti en 2009, From Istanbul To Athens est le troisième album en concert de Loreena McKennitt. Il fait partie du coffret A Mediterranean Odissey comprenant également la compilation The Olive And The Cedar axée sur les titres du répertoire de la Reine des Celtes évoquant la Méditerranée, ses civilisations anciennes ou actuelles. 

Quel qu'il soit, un disque de Loreena rime toujours avec invitation au voyage. Deux ans auparavant, avec Nights From The Alhambra, elle nous faisait découvrir les mystères de l'Espagne. Cette fois-ci, elle nous entraîne sur les côtes orientales de la Méditerranée. Lors de sa tournée de juin 2009, l'artiste s'est produite successivement en Turquie, en République turque de Chypre du Nord, au Liban, en Hongrie, en Italie (Sicile), puis en Grèce où elle a joué notamment dans la cité antique de Patras. From Istanbul To Athens rassemble différents extraits de cette odyssée, dix au total pour 56 minutes de musique. 

Deux de ses précédents disques sont particulièrement mis en valeur. La moitié des titres sélectionnés proviennent initialement de An Ancient Muse, l'album marquant son retour après dix longues années de silence, et trois de The Mask And Mirror (The Dark Night Of The Soul, Santiago, Full Circle). Marco Polo se trouve sur The Book Of Secrets et Tango To Evora sur The Visit

Authenticité, intensité et émotion sont les trois maîtres-mots de ce From Istanbul To Athens. Loreena est flamboyante, tout comme les musiciens qui l'accompagnent. The Gates Of Istanbul, Caravanserai, Beneath A Phrygian Sky ou encore Tango To Evora demeurent des moments forts, du genre de ceux que l'on souhaiterait sans fin. 

Loreena McKennitt -
A Mediterranean Odyssey (2009)

Musiciens


Loreena McKennitt : chant, harpe, accordéon, claviers

Brian Hughes : oud, guitares, bouzouki
Simon Edwards : basse
Clive Deamer : batterie, percussions
Ben Grossman : vièle, percussions
Caroline Lavelle : violoncelle
Hugh Marsh : violon
Stratis Psaradellis : lyre, luth
Panos Dimitrakopoulos : qanûn
Haig Yazdjian : oud

Titres


01. The Gates Of Istanbul
02. The Dark Night Of The Soul
03. Marco Polo
04. Penelope's Song
05. Sacred Shabbat
06. Caravanserai
07. Santiago
08. Beneath A Phrygian Sky
09. Tango To Evora
10. Full Circle

samedi 5 décembre 2015

Loreena McKennitt - A Midwinter Night's Dream (2008)

Loreena McKennitt A Midwinter Night's Dream
Loreena McKennitt -
A Midwinter Night's Dream (2008)
A Mindwinter Night's Dream est un album hybride constitué d'une part des cinq titres de A Winter Garden sorti en 1995, et d'autre part, de huit autre morceaux évoquant eux aussi l'esprit de Noël et les fêtes traditionnelles avec leurs chants si particuliers.

Il faut bien avouer que ce type de répertoire sied à merveille à l'univers musical de Loreena McKennitt. L'écho des lointains troubadours du Moyen Âge se laisse aisément entendre sur Noël Nouvelet !, classique du XVIe siècle que Loreena interprète en vieux français. Avec Good King Wenceslas, ceux sont ses anciens compagnons celtes qui resurgissent du fond des siècles. A leurs côtés, le célèbre barde breton Dan Ar Braz est venu prêter main forte à la guitare acoustique. La bonne humeur des pubs irlandais se retrouve dans Gloucestershire Wassail repris en chœur a cappella.

Les influences orientales ne sont pas non plus abandonnées, notamment sur God Rest Ye Merry, Gentlemen que l'on croirait tout droit sorti de son précédent album, An Ancient Muse. Grâce à la magnifique adaptation de In The Bleak Midwinter (harpe, guitare acoustique, violon, violoncelle), Loreena rappelle à ses auditeurs combien Gustav Holst était un grand compositeur. Mais le summum est atteint avec l'interprétation toute spirituelle, pour ne pas dire religieuse, d'Emmanuel. Joanne Hogg, Sarah Lacy et Marlou van Essen se sont déjà aventurées dans la reprise de cette hymne chrétien, chacune ayant apporté son particularisme et ses émotions.  

Outre cet esprit champêtre si bien illustré par la pochette conçue par John Nobrega, A Mindwinter Night's Dream est également le symbole de l'amitié et de la fidélité. En effet, quand on regarde de plus près le crédit des musiciens, on constate que nombre de ceux qui accompagnaient déjà Loreena en 1995, sont toujours présents à ses côtés treize ans plus tard. Parmi eux, nous pouvons citer le guitariste Brian Hughes, le percussionniste Rick Lazar, le violoniste Hugh Marsh et la violoncelliste Caroline Lavelle. C'est d'ailleurs à partir de A Winter Garden que cette dernière a débuté sa collaboration avec Loreena. Cette musicienne britannique qui a trois albums solos à son actif (Spirit - 1995, Brilliant Midnight - 2001, A Distant Bell - 2004) a joué, entre autres, avec Hector Zazou, Vangelis, Peter Gabriel, Mary Black, Tarja, Massive Attack, Radiohead ou Muse.

Idéal pour les fêtes de fin d'année, A Mindwinter Night's Dream n'est sans doute pas un album majeur dans la discographie de la chanteuse canadienne, mais il n'en demeure pas moins un disque attachant porteur d'une grande sérénité. 

Loreena McKennitt A Winter Garden
Loreena McKennitt -
A Winter Garden (1995)

Musiciens


Loreena McKennitt : chant, harpe, claviers, piano, accordéon

Abdelli : chant, mandole
Waiel Abo Baker Ali : violon
Bob Berry : chant
Gill Berry : chant
Dan Ar Braz : guitare acoustique
Aidan Brennan : guitare acoustique
Bernard Coulter : chant
Simon Edwards : basse, marimbula, sintir
Ben Grossman : vièle, percussions
Brian Hughes : guitares, bouzouki
George Koller : basse
Caroline Lavelle : violoncelle
Rick Lazar : percussions
Hugh Marsh : violon
Stratis Psaradellis : lyre grecque, luth grec
Donald Quan : tabla, alto, accordéon
Hossam Ramzy : percussions
Ellen Robotham : chant
Philippa Toulson : chant
Eddie Upton : chant
Robert A. White : bombarde, uilleann pipes, whistle

Titres


01. The Holly & The Ivy
02. Un Flambeau, Jeannette, Isabelle
03. The Seven Rejoices Of Mary
04. Noël Nouvelet !
05. Good King Wenceslas
06. Coventry Carol
07. God Rest Ye Merry, Gentlemen
08. Snow
09. Breton Carol
10. Seeds Of Love
11. Gloucestershire Wassail
12. Emmanuel
13. In The Bleak Midwinter

mercredi 25 novembre 2015

Loreena McKennitt - Nights From The Alhambra (2007)

Loreena McKennitt Nights From The Alhambra
Loreena McKennitt -
Nights From The Alhambra (2007)
Un concert de Loreena McKennitt, c'est toujours un moment magique. Mais quand la grande prêtresse des Celtes réunit une poignée de fidèles dans un lieu aussi chargé d'histoire que le palais de Charles Quint à l'Alhambra (Grenade - Espagne), la représentation se mue en une véritable cérémonie mystique.

Du morceau d'ouverture, le si bien nommé The Mystic's Dream (The Mask And Mirror, 1994) à Cymbeline (The Visit, 1991), dernier titre interprété en rappel, en passant par She Moved Through The Fair (Elemental, 1985) héritage de l'ancien temps des Celtes, ainsi que par un Caravanserai (An Ancient Muse, 2006) aux sonorités plus orientales, Loreena McKennitt revisite tous les moments forts de son répertoire durant plus d'une heure trente.

Elle profite donc de se laps de temps pour donner une nouvelle vie à ses chansons, dont certaines sont nées il y a plus de vingt ans. Les douze musiciens (apôtres ?) autour d'elle, comme envoûtés par cette voix exceptionnelle, livrent une prestation d'une beauté sans nom, aux frontières du sacré. Tout au long de la cérémonie, Loreena jongle entre sa harpe traditionnelle, son accordéon dynamique et son piano mélancolique. A ses côtés, se tiennent ses vieux compagnons de route parmi lesquels la violoncelliste Caroline Lavelle, le guitariste Brian Hughes, authentique chef d'orchestre, ou bien le violoniste Hugh Marsh, flamboyant sur Santiago. Qanûn, lyre et oud sont, quant à eux, joués par des musiciens d'origine grecque (Panos Dimitrakopoulos, Sokratis Sinopoulos) ou arménienne (Haig Yazdjian).

Ce concert, donné en septembre 2006, est également l'occasion de découvrir un titre rare du répertoire de la chanteuse, Raglan Road. Disponible, jusqu'alors, uniquement sur quelques pressages d'An Ancient Muse, les paroles de cette chanson sont extraites d'un poème publié en 1946 par Patrick Kavanagh, fameux écrivain irlandais. Quatre mots la résument : voix, piano, violoncelle, émotion. Autre moment fort du spectacle, la version mémorable de The Old Ways empreinte d'une nostalgie portée à la fois par le chant haut perché de Loreena, le violoncelle grave de Caroline Lavelle et le violon transcendantal d'Hugh Marsh. 

Nights From The Alhambra est incontestablement une des plus belles pièces de l'artiste canadienne. De plus, publiée sous forme de coffret, elle privilégie l'image (DVD) et le son (2 CD). S'il nous fallait en conserver une seule, sans la moindre hésitation, ce serait cette œuvre.  

Musiciens


Loreena McKennitt : chant, piano, accordéon, harpe

Tal Bergmann : batterie, percussions
Panos Dimitrakopoulos : qanûn
Nigel Eaton : vielle
Steáfán Hannigan : uilleann pipes, bodhran, percussions
Brian Hughes : guitares, oud, bouzouki
Tim Landers : basse
Caroline Lavelle : violoncelle
Rick Lazar : percussions
Hugh Marsh : violon
Donald Quan : alto, claviers, tabla
Sokratis Sinopoulos : lyre
Haig Yazdjian : oud

Titres


1.01. The Mystic's Dream
1.02. She Moved Through The Fair
1.03. Stolen Child
1.04. The Mummer's Dance
1.05. Penelope's Song
1.06. Marco Polo
1.07. The Bonny Swans
1.08. Dante's Prayer
1.09. Caravanserai

2.01. Bonny Portmore
2.02. Santiago
2.03. Raglan Road
2.04. All Soul Night
2.05. The Lady Of Shalott
2.06. The Old Ways
2.07. Never-ending Road (Ahmrán Duit)
2.08. Huron 'Beltane' Fire Dance
2.09. Cymbeline

mercredi 18 novembre 2015

Loreena McKennitt - An Ancient Muse (2006)

Loreena McKennitt An Ancient Muse
Loreena McKennitt -
An Ancient Muse (2006)
Quand l'Occident rencontre l'Orient, tel aurait pu s'intituler le septième album de Loreena McKennitt, revenue après neuf longues années silencieuses. Finalement, ce sera An Ancient Muse.

Cet album est le fruit d'une quête mystique. La dernière Reine des Celtes est parti sur les routes du monde à la recherches de traces secrètes de ce peuple mystérieux. Son périple l'a conduite sur la Route de la soie, jusqu'en Chine, puis en Mongolie. Les morceaux Caravanserai et Kecharitomene en sont directement inspirés. Elle s'est rendu également en Jordanie, en Turquie, en Grèce où elle a visité des lieux mythiques chargés d'histoire comme Pétra, Istanbul ou Delphes.

Enregistré aux célèbres studios Real World de Peter Gabriel, les neuf titres allient modernité et traditions, traditions orientales (Incantation, The Gates Of Istanbul, Sacred Shabbat), celtes et occidentales (The English Ladye And The Knight aux paroles tirées d'un poème de l'écrivain écossais Walter Scott, Never-Ending Road). Nyckelharpa, qanûn, bouzouki et autres uilleann pipes enrichissent cette musique toujours aussi originale, au même titre que les "traditionnels" guitares électriques et synthétiseurs des temps modernes.

Clairvoyante sur son rôle, Loreena écrivait dans le livret, en 2006 : "Toujours aussi consciente que nous devons assumer le poids du passé et être à l'écoute des leçons que nous enseignent les voix disparues, je maintiens encore l'intime conviction que nous sommes le point culminant de toute l'histoire qui nous précède et que ce qui nous unit les uns aux autres doit nécessairement être plus important que ce qui nous sépare. Aussi, j'entretiens encore l'espoir qu'en aspirant à créer un climat qui encourage l'harmonie et la diversité intégrée, l'ensemble de nos croyances sauront nous guider vers un avenir garant de notre pérennité en respect de la force de vie qui nous anime". 

En cette fin d'année 2015, en France notamment, mais ailleurs dans le monde également, ces mots n'ont jamais sonné aussi juste. Aujourd'hui, plus que jamais, ils prennent tout leur sens et se doivent de résonner en chacun d'entre nous. 

Musiciens


Loreena McKennitt : chant, claviers, accordéon, percussions

Brian Hughes : guitares, vocal drone, bouzouki, oud
Charlie Jones : basse
Tim Landers : basse
Tal Bergman : batterie, percussions
Clive Deamer : batterie
Manu Katché : batterie
Stuart Bruce : percussions vocal drone
Ed Hanley : percussions
Jason Hann : percussions
Rick Lazar : percussions
Hossam Ramzay : percussions
Evangelos Karipis : percussions
Andreas Papas : percussions
Panos Dimitrakopoulos : qanûn
Nigel Eaton : vielle
Ben Grossman : vielle
Steáfán Hanningan : clarinette, uilleann pipes, vocal drone
Georgios Kontogiannis : bouzouki
Caroline Lavelle : violoncelle
Annbjorg Lien : nyckelharpa
Hugh Marsh : violon
Donald Quan : alto, vocal drone
Marco Migliari : vocal drone
Sokratis Sinopoulos : lyre
Haig Yazdjian : oud

Titres


01. Incantation
02. The Gates Of Istanbul
03. Caravanserai
04. The English Ladye And The Knight
05. Kecharitomene
06. Penelope's Song
07. Sacred Shabbat
08. Beneath A Phrygian Sky
09. Never-Ending Road (Amhrán Duit)