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vendredi 6 septembre 2019

Joanne Hogg & Company - The Map Project (2018)

Joanne Hogg The Map Project
Joanne Hogg & Company - The Map Project (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis la fin de l'aventure Iona, Joanne Hogg s'est énormément investie dans l'accueil des réfugiés comme en témoigne Road From Ruin. Guidée par sa foi, elle continue aussi à composer. Quatre ans après Uncountable Stars, elle revient avec cet EP cinq titres atteignant à peine les vingt-cinq minutes. MAP est l'abréviation de Miracles And Parables, soit Miracles et Paraboles. Pour ces nouvelles compositions, Joanne a puisé son inspiration dans les textes bibliques, avec comme thème central la notion de perte. Ainsi, Thirst évoque la Femme samaritaine de l'Évangile selon saint Jean, The General n'est autre que le commandant lépreux Naaman de l'Ancien Testament auquel elle s'adresse directement. Saint Luc lui a soufflé Two Brothers ainsi que Good Samaritan. Avec Hunger, elle revient sur le miracle de la multiplication des pains (Évangile selon saint Matthieu). Enfin, la dernière chanson Constant In My Chaos fait explicitement référence à un psaume de la Bible. Le chant toujours aussi passionné et chaleureux de Joanne étend l'aspect mystique de ses textes, tout comme la musique essentiellement acoustique où le piano occupe une place centrale. C'est avec plaisir que l'on retrouve à la rythmique deux de ses anciens compagnons de Iona : Terl Bryant (batterie) et Phil Barker (batterie). Ancien leader du groupe de rock chrétien américain Onehundredhours, le guitariste Tre Sheppard s'est également occupé de la production. Gwyneth Reid (violoncelle) et Michael McCluskey (guitare), déjà présents sur Uncountable Stars, ont à nouveau été conviés. Nouveaux venus dans l'équipe : Graeme Flowers (bugle, trompette) qui a joué auparavant avec des artistes aussi prestigieux que Lisa Stanfield, Quincy Jones ou Duran Duran, Andy Baker (guitares) et Alex Priest (violoncelle). Si vous avez aimé Uncountable Stars, The Map Project vous séduira tout autant. 

Musiciens

Joanne Hogg : chant, piano, claviers
Terl Bryant : batterie, percussions
Phil Barker : basse
Graeme Flowers : bugle, trompette
Andy Baker : guitares
Tre Sheppard : guitares
Michael McCluskey : guitare
Gwyneth Reid : violoncelle
Alex Priest : violoncelle

Titres

01. Thirst
02. The General
03. Two Brothers
04. Good Samaritan
05. Huger 
06. Constant In My Chaos

dimanche 28 avril 2019

Andy Rogers With Joanne Hogg - The Cave Sessions Vol.1 (2016)

Andy Rogers Joanne Hogg The Cave Sessions
Andy Rogers With Joanne Hogg - The Cave Sessions Vol.1
(2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Andy Rogers est un musicien et chanteur nord-irlandais. Son style a été qualifié d'"ethno-celte", mélange de sons acoustiques fusionnés aux sensibilités musicales contemporaines. The Cave Sessions est un projet complètement atypique. Il consiste à reprendre des textes de chansons écrites il y a plus de 3000 ans dans des grottes du Moyen-Orient par un jeune réfugié, persécuté par sa belle-famille suite à des manœuvres politiques. Il évoque ses peurs, sa désolation mais aussi ses prières pour des jours meilleurs. Dans l'espoir de les perpétuer, Andy a eu l'idée de les adapter, mais pas dans n'importe quel lieu, dans les grottes de son pays. Afin de mener à bien cette prouesse technique, il a contacter le producteur Stu Reid qui a collaboré avec Muse, Duran Duran, Saint Etienne, ainsi que la douce Joanne Hogg (Iona). Le résultat est des plus saisissants. Les six chansons sélectionnées ont été interprétées en acoustique et en une seule prise car la fragilité du site naturel ne laissait pas une grande liberté. Beaucoup d'émotion traverse ce disque tant les deux voix, celles d'Andy et de Joanne, vivent profondément les douleurs et croyances de ce personnage disparu plusieurs siècles auparavant dont ils sont le lien. Aux guitares, s'ajoutent une section rythmique épatante accompagnée de cordes (violon et violoncelle) intensifiant cet univers à la fois dramatique et solitaire, main non dénué d'espoir.

Musiciens

Andy Rogers - Vocals & Guitar 
Joanne Hogg - Vocals & Guitar 
Stu Reid - Drums & Guitar 
Davy McCracken - Upright Bass 
Gary Mills - Percussion 
Gwyneth Reid - Cello 
Colin Elliott - Violin & Viola       

Titres

01. Overture
02. Adullam - How We Got Here In The First Place...
03. Nickajack pt.1 - Where I Went To Die... (aka Johnny Cash)
04. Nickajack pt.2 - What I Did Instead...
05. Nickajack pt.3 - Whisper Like A Breeze!
06. Ballintoy - Sound Of The Northern Sun

vendredi 4 janvier 2019

Joanne Hogg - Road From Ruin (2018)

Joanne Hogg Road From Ruin Iona
Joanne Hogg - Road From Ruin (2018)

Pourquoi acheter ce disque ?

Et si nous commencions l'année 2019 par une bonne action en achetant ce disque de Joanne Hogg, ancienne chanteuse de Iona ? Depuis la fin du groupe en 2016, elle s'est fortement impliquée dans l'aide aux réfugiés. Elle s'est notamment rendue sur place, dans le tristement célèbre camp de Moria situé dans l'île de Lesbos, en Grèce, où sont présents entre 4000 et 7000 personnes ayant fui la Syrie, l'Irak ou l'Afghanistan. Leur situation est des plus préoccupantes, ils manquent de tout. D'où l'idée de ce disque dont les fonds seront intégralement reversés à l'association Refugee Aid International Network. D'une durée de trente minutes, Road From Ruin réunit trois titres d'Uncountable Stars, dont les poignants River Of Tears et Mountain Of Debris, plus quatre inédits composés par Joanne. Toutes ces chansons ont pour même thème la tragédie des réfugiés, véritable catastrophe humanitaire. Si l'ambiance générale est sombre (comment pourrait-il en être autrement avec un tel sujet ?), la voix toujours aussi généreuse de Joanne apporte néanmoins une lueur d'espoir en vue de jours meilleurs. A noter, pour les fans de Iona, la présence du bassiste Phil Barker et de Terl Bryant, premier batteur du groupe ! 

Pour ce procurer le disque, cliquer ici.

Musiciens

Joanne Hogg : chant, piano, guitare

Tre Sheppard : guitares
Michael McCluskey : guitares
Stu Reid : claviers, guitares
Phil Barker : basse
Ian Smyth : basse
Terl Bryant : batterie
Danny Ross : batterie
Graeme Flowers : cor
Gwyneth Reid : violoncelle
Rosalind Hickinson : violon

Titres

01. No Turning Back
02. Boy Who Paints Pictures
03. River Of Tears
04. When Kindness Comes
05. Mountain Of Debris
06. Who Will Remember Your Name?
07. Rest

dimanche 14 octobre 2018

Joanne Hogg - Uncountable Stars (2014)

Joanne Hogg Uncountable Stars
Joanne Hogg - Uncountable Stars (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

2014 est une riche année pour les fans de Iona. En quelques mois d'intervalle, Dave Bainbridge et Joanne Hogg ont chacun sorti un album en solo. Celestial Fire pour le premier, Uncountable Stars pour la seconde. Et celui-ci est une véritable surprise. Sûre d'elle, la chanteuse s'est éloignée de ce qu'elle a fait avec Iona ou en solo jusqu'à présent. Ce pari risqué s'est avéré payant. Produit, enregistré et mixé par Tré Sheppard, musicien connu dans le milieu du rock chrétien, Uncountable Stars se présente comme une collection de ballades passionnées, écrites par Joanne elle-même, à l'exception de deux d'entre elles, Out Here, aux paroles signées Carole McGlashan, et My True Love, chanson traditionnelle réarrangée. Joanne n'a jamais caché son attachement à la religion chrétienne. Pour Some Things, Out Here, Rest, et Lay Down, elle s'est même inspirée des textes bibliques. Mais les titres les plus forts sont, à mon sens, un Above The Storm prenant, suivi du encore plus puissant Mountain Of Debris sur lequel sa voix vibrante fait des miracles. Kingfisher, en français martin-pêcheur, l'oiseau illustrant la pochette, est aussi intéressant, notamment par la présence d'une trompette exotique, bien loin des airs celtiques auxquels la chanteuse nous avait habitué. Horse And Rider, à l'aspect plus martial, évoque sans détour son attachement aux chevaux et à son plaisir de les monter. A la différence de ses prédécesseurs, cet ode à la nature se trouve marqué par la quasi-absence de musiciens de Iona, à l'exception de Franck van Essen dont le violon suppliant sublime le titre final In That Moment. Une page se tourne...

Musiciens

Joanne Hogg : chant, claviers 

Tré Sheppard : guitares
Michael Mc Cluskey : guitares
Ian Smyth : basse
Danny Ross : batterie, percussions
Davy Mc Cracken : contrebasse
Frank van Essen : violon, alto
Gwyneth Reid : violoncelle
Rick Swann : trompette

Titres

01. Some Things 
02. River of Tears
03. Out Here
04. In A Moment
05. Above The Storm
06. Kingfisher
07. Come Away
08. Mountain Of  Debris
09. Rest
10. My True Love
11. Horse And Rider
12. Lay Down
13. In That Moment     

samedi 13 octobre 2018

Dave Bainbridge - Celestial Fire (2014)

Dave Bainbridge Celestial Fire
Dave Bainbridge - Celestial Fire (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

A l'image de leurs pochettes respectives, si Veil Of Gossamer, premier disque en solo de Dave Bainbridge, leader de Iona, semblait regarder vers l'infiniment petit, Celestial Fire, son successeur paru dix ans plus tard, s'intéresse à l'infiniment grand. Cette œuvre démesurée, lointain écho aux dinosaures du passé que sont Yes, Gentle Giant, ELP ou bien Deep Purple, a pour thèmes principaux l'amour, la liberté et la lumière. Dave n'a jamais caché son attachement à la foi chrétienne, autre source d'inspiration très présente. Si on retrouve ce qui a fait la particularité de Iona, à savoir des voix célestes, des pièces longues et complexes (quatre dépassent les dix minutes : Celestial Fire, For Such A Time As This, Love Remains, In The Moment), et l'emploi d'instruments atypiques comme la cornemuse ou le bouzouki, d'autres éléments marquent la singularité de ce disque. Tout d'abord une large place laissée au développement des solos d'orgue Hammond, de piano, ou de guitares électriques, une section rythmique puissante à l'avant-plan, ainsi que l'utilisation d'une voix masculine typée rock, signée Damian Wilson (Landmarq, Ayreon, Maiden United).

Afin d'arriver à ce résultat exceptionnel, l'artiste a fait appel à une pléiade d'invités. La famille Iona est bien entendue de la partie : Joanne Hogg, Troy Donockley, Frank van Essen, David Fitzgerald et Martin Nolan. D'autres pointures ont été conviées comme le déjà cité Damian Wilson, le percussionniste Gabriel Alonso entendu sur l'album Cathedral Of Dreams de Nick Fletcher, Yvonne Lyon, et deux musiciens ayant collaboré avec Neal Morse, Randy George et Collin Leijenaar, la fameuse section rythmique. Enfin, de nouvelles voix sont mises en avant : Sally Minnear, fille de Kerry Minnear de Gentle Giant, et Julia Malyasova, chanteuse d'origine russe basée au Danemark qui participera au projet Talking To The Moon de Last Knight. Dave est entré en contact avec cette dernière par l’intermédiaire d'Ed Uniysky. Cet artiste ukrainien devenu incontournable dans l'univers du rock progressif contemporain, a signé ici l'étonnant artwork de Celestial Fire, œuvre majeure et incontournable dans la carrière d'un musicien hors pair, trop peu connu. 

Musiciens

Dave Bainbridge : claviers, guitares, mandoline, bouzouki, autoharpe, percussions, chœurs

Damian Wilson : chant
Sally Minnear : chant
Yvonne Lyon : chant
Joanne Hogg : chant
Andrea Alonso : chant
Randy George : basse
Collin Leijenaar : batterie
Gabriel Alonso : percussions
Frank van Essen : alto, violon
Todd Reynolds : violon
Corinne Frost : violoncelle
Troy Donockley : uilleann pipes, flûtes irlandaises
Martin Nolan : uilleann pipes, flûtes irlandaises
David Fitzgerald : flûtes, saxophone
Debbie Bainbridge : chœurs
Evie Bainbridge : chœurs
David Lyon : chœurs
Graeme Duffin : chœurs

Titres

01. Heavenfield
02. Celestial Fire
03. See What I See
04. The First Autumn
05. For Such A Time As This
06. Innocence Found
07. Love Remains
08. In The Moment
09. Heavenfield Reprise
10. On The Edge of Glory

mardi 27 février 2018

Phil Hart - Homecoming (2012)

Phil Hart Homecoming
Phil Hart - Homecoming (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Joanne Hogg de Iona et Sarah Lacy d'Eden's Bridge ont, par le passé, partagé le chant sur des albums en commun comme Songs For Luca ou Celtic Lullabies - Presence And Protection. Les voilà de nouveau réunies sur Homecoming, le nouvel album de Phil Hart, aux côtés de sept autres voix. Originaire d'Irlande du Nord, Phil trouve son inspiration dans la foi chrétienne. En 2001, il avait sorti un premier album intitulé Love's Vast Ocean, réenregistré deux ans plus tard. Près de dix ans après, Homecoming lui succède. Plus abouti, ce disque présente un folk rock agrémenté de rock progressif, notamment lors de la longue suite de trente minutes Communion Song, et de musique celtique. Flûtes irlandaises et cornemuse sont omniprésentes, et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Perfectionniste, Phil livre une nouvelle version de deux de ses anciens titres, Pierced et Christ Be Before Me où l'on peut entendre Joanne aux vocaux. Cette dernière est en lead sur How I Long, dans un registre surprenant, plus proche du rock de Memphis que des atmosphères planantes de Iona. Son ancien collègue Terl Bryant tient les baguettes. Côté Eden's Bridge, Richard Lacy s'occupe des claviers et de la flûte tandis que David Bird joue du cistre. Sincère dans sa démarche, Phil Hart propose un album honnête, tendre (I'll Fly Away en hommage à un ami tragiquement disparu en mer), au packaging original, comportant des fiches cartonnées illustrant chacune des chansons. 

Musiciens

Phil Hart : guitare acoustique

Joanne Hogg : chant
Sarah Lacy Bird : chant
Sarahanna Wilmont : chant
Brent Miller : chant
Ingrid DuMoch DeHaan : chant
Nathan Jess : chant
Debbie Irvine : chant
Eric Angus Whyte : chant, hammer dulcimer
Nigel Cameron : chant, flûte irlandaise

Dan Wheeler : guitare électrique
Phil Smyth : basse
David Bird : cistre
Terl Bryant : batterie
Richard Lacy : claviers, flûte irlandaise
Kevin Burns : cornemuse
Paul MacAdam : cornemuse

Titres

01. Prodigal
02. Pierced
03. How I Long
04. Who Will Rescue Me?
05-15. Communion Song
16. I'll Fly Away
17. Christ Be Before Me
18. Homecoming
  

dimanche 1 octobre 2017

Iona - Edge Of The World Live In Europe (2013)

Iona Edge Of The World
Iona - Edge Of The World Live In Europe (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Iona c'est fini. Edge Of The World - Live In Europe vient clôturer une riche carrière longue de vingt-cinq ans environ. Ce double album live d'une durée de 2h20 a été enregistré lors du Another Realm Tour de 2012 au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Et, disons-le de suite, les cinq musiciens sont au sommet de leur forme. Joanne Hogg avec son chant profond donne vie comme jamais à chacune des chansons (The Ancient Wells en particulier). Son acolyte Dave Bainbridge ne cesse de surprendre par sa technicité et son jeu limpide, tant aux claviers qu'à la guitare. Le petit nouveau Matin Nolan apporte cette touche celtique et traditionnelle si particulière à Iona. La rythmique, Frank van Essen (le violoniste batteur, ou l'inverse) et Phil Barker (le bassiste gaucher), est une nouvelle fois impeccable. Si la setlist fait la part belle au dernier album en date (Another Realm) qui prend sur scène une nouvelle dimension (White Horse puissant, An Atmosphere Of Miracles divin), tous les albums sont représentés par au moins deux titres, à l'exception de The Circling Hour étrangement absent. Les éternels classiques sont bien interprétés (Irish Day, Today, Chi-Rho) aux côtés de surprises revisitées bienvenues (Luke - The Calf, Flight Of The Wild Goose, Columcille). En résumé, ces deux disques sont un condensé de beauté à l'état pur où tout n'est qu'émotion. 

Musiciens

Joanne Hogg : chant, claviers, guitare acoustique, percussions
Dave Bainbridge : guitares, claviers, bouzouki, percussions
Phil Barker : basse, contrebasse électrique, darbouka
Frank van Essen : batterie, percussions, violon chœurs
Martin Nolan : uilleann pipes, whistles

Titres

1.01. Irish Day
1.02. Today
1.03. Another Realm
1.04. Jigs
1.05. Edge Of The World
1.06. White Horse
1.07. Luke - The Calf
1.08. Let The Waters Flow
1.09. The Ancient Wells
2.01. Chi-Rho
2.02. Flight Of The Wild Goose
2.03 And The Angels Dance
2.04. Ruach
2.05. Divine Presence
2.06. Let Your Glory Fall
2.07. An Atmosphere Of Miracles Part 3
2.08. Castlerigg / Reels
2.09. Bi-Se I Mo Shuil Part 2
2.10. Columcille

samedi 17 juin 2017

Iona - Another Realm (2011)

Iona Another Realm
Iona - Another Realm (2011)
Suite au message de Dave Bainbridge en date du 11 décembre 2016 annonçant la fin de Iona, il semble désormais acquis qu'Another Realm soit le dernier album de cette formation de rock progressif et celtique unique en son genre.

Paru en 2011, Another Realm est le seul album studio de Iona sur lequel n'apparaît pas Troy Donockley, que ce soit en tant que membre à part entière ou en simple invité. Parti rejoindre Nightwish, il a cédé sa place à Martin Nolan joueur de uilleann pipes et de whistles. Avant d'intégrer sa nouvelle famille, Martin a publié sous son nom deux albums de musique folklorique irlandaise, Travel'n Style puis Bright Silver Dark Wood. Son recrutement s'est effectué sur recommandation du mari de Moya Brennan. Séduit par ses talents de musicien et son ouverture d'esprit, Dave lui a grandement ouvert les portes.

Another Realm a la particularité d'être le premier double album de Iona. Si ce n'était pas prévu au départ, l'idée s'est imposée d'elle-même au regard de la qualité du matériel accumulé durant les sessions d'enregistrement. Comme souvent chez Iona, les nouveaux morceaux sont nés de séances d'improvisations en studio. Il en est ainsi de The Fearless Ones, Ruach, instrumental sur lequel brille le violon de Frank van Essen, ou du majestueux épique An Atmosphere Of Miracles s'étendant sur une quinzaine de minutes.  

Jamais le chant de Joanne Hogg n'a été aussi envoûtant. Désormais épanouie et s'assumant pleinement, elle habite intensément chacune des chansons, à l'image de The Ancient Wells à l'interprétation sans faille. Elle en cosigne dix et en signe seule trois : Clouds aux accents progressifs, Foreign Soil, plus folk, et Saviour qui semble extraite de son album solo Personal. Davantage impliquée, c'est à elle que l'on doit ce ton religieux plus direct par rapport aux précédentes productions. Si Iona n'a jamais caché puiser son inspiration au cœur des racines celtiques du monde chrétien, saint Colomban en particulier (As It Was, As It Shall Be), le spirituel s'impose davantage sur Another Realm, que ce soit à travers les textes synonymes de prières adressées à Dieu, ou sur la pochette, avec ce cavalier et cette épée levée, symbole de l'Esprit saint. Pour l'anecdote, ce cavalier n'est autre que Joanne elle-même. Les photos de la couverture et du livret ont été prises près de chez elle, sur la côte nord-irlandaise.

La production soignée, maîtrisée d'un bout à l'autre par Dave Bainbridge, offre de belles envolées instrumentales. La guitare se fait flamboyante sur le final de Clouds tandis que les claviers deviennent symphoniques sur le second épique d'une beauté à pleurer, White Horse. Les instruments traditionnels ont également leur place au sein de cette musique contemporaine d'exception : bouzouki (Speak To Me), cornemuse (As It Shall Be), violon (Ruach), flûte (Foreign Soil) et chophar, trompe au son ethnique construite à partir d'une corne de bélier, joué ici par Wytze Valkema, originaire des Pays-Bas, sur un The Fearless Ones surprenant.  

Another Realm fait partie de cette catégorie d'albums nécessitant du temps et de l'attention avant d'être appréciés à sa juste valeur. A l'instar de ses prédécesseurs, il occupe une place primordiale dans la discographie du groupe. Tous sont de véritables bijoux, taillés avec minutie afin de se trouver élevés à l'échelle d'œuvres d'art à part entière.



Musiciens


Joanne Hogg : chant, claviers, percussions
Dave Bainbridge : guitares, bouzouki, claviers, autoharp, percussions
Frank van Essen : batterie, percussions, violon, alto, chant, glockenspiel, claviers
Phil Barker : basse
Martin Nolan : uilleann pipes, whistles, chant

Debbie Bainbridge : chant
Evie Bainbridge : chant
Wytze Valkema : chophar

Titres


1.01. As It Was
1.02. The Ancient Wells
1.03. Another Realm
1.04. Clouds
1.05. An Atmosphere Of Miracles
1.06. Let Your Glory Fall

2.01. Ruach
2.02. Speak To Me
2.03. And The Angels Dance
2.04. Foreign Soil
2.05. Let The Waters Flow
2.06. Saviour
2.07. The Fearless Ones
2.08. White Horse
2.09. As It Shall Be

dimanche 11 juin 2017

Troy Donockley - Messages (2011)

Troy Donockley Messages
Troy Donockley - Messages (2011)
Inutile de présenter Troy Donockley, le plus célèbre joueur d'uilleann pipes (cornemuse irlandaise) et de whistles (flûtes irlandaises) de la scène progressive contemporaine. Ancien membre de Iona qu'il a quitté en 2009 pour intégrer Nightwish, il a joué avec un nombre considérable d'artistes, de Maddy Prior à Barbara Dickson en passant par Mostly Autumn, Magenta ou Karnataka.  

En parallèle à ces multiples collaborations et en l'espace d'une décennie, il a sorti sous son seul nom trois splendides albums d'une qualité exceptionnelle : The Unseen Stream (1998), The Pursuit Of  Illusion (2003) et The Madness Of Crowds (2009). Messages, compilation mise sur le marché en 2011, rassemble une sélection d'extraits de ces trois disques, plus deux inédits : For Him Who Will Never Return, chanson traditionnelle réarrangée, et Dunmail Rising inspirée de la beauté sauvage de Lake District, région montagneuse du Nord-Ouest de l'Angleterre, sur laquelle on découvre le violon virevoltant de Peter Knight du Fairport Convention. 

Barbara Dickson, Heather Findlay (ex-Mostly Autumn), Olivia Sparnenn (Mostly Autumn) et surtout Joanne Hogg (Iona), absolument fabuleuse sur Pursuit Of Illusions, titre qui mérite à lui seul l'achat de cette compilation voire de l'album du même nom, sont les quatre grandes voix féminines enchanteresses que l'on croise au fil des titres. La musique de Troy, complexe, demeure difficile à définir. Elle se veut à la fois savante, classique, sacrée, progressive, expérimentale, celtique et folklorique. 

Messages est le reflet fidèle de l'univers artistique de Troy Donockley, multi-instrumentiste inspiré et talentueux, l'un des plus doués de sa génération, mais aussi des plus convoités. Compilation indispensable à toute bonne discothèque de référence qui se respecte. 


Titres


01. Sights
02. For Him Who Will Never Return
03. Now, Voyager
04. Fragment
05. Orkahaugr
06. Finlandia
07. Dunmail Rising
08. Pursuit Of Illusion
09. Tunnels
10. The Procession

samedi 17 décembre 2016

Joanne Hogg & Frank van Essen - Raphael's Journey (2010)

Joanne Hogg Raphael's Journey
Joanne Hogg & Frank van Essen -
Raphael's Journey (2010)
D'abord disponible uniquement en téléchargement, Raphael's Journey, œuvre commune de Joanne Hogg et Frank van Essen, a finalement été édité sous forme de CD en 2010.

A l'origine, Joanne souhaitait réunir une collection de berceuses (Lullaby In Colour, Into Your Dreams, Song From The Womb, Sweet Dreams) à destination de ses deux jeunes enfants. Elle a proposé à son camarade de Iona d'y participer, puis, de fil en aiguille, le projet s'est transformé en un voyage spirituel et mystique sous l'égide inspirée de l'archange Raphaël. Dans la mythologie biblique, et dans le livre de Tobie plus précisément, cet archange accompagne le jeune Tobiah, fils de Tobie, dans son voyage à Ectabane durant lequel il pêche un poisson dont le fiel guérira la cécité de son père. Dès lors, Raphaël est devenu pour l'Église le saint patron des voyageurs.

Sur la version immatérielle d'abord vendue par le label Kingsway, en 2008, au profit d'associations venant en aide aux enfants, seule Joanne était créditée. Il faudra attendre la version CD pour que le nom de Frank soit associé au sien. C'est là lui rendre justice et reconnaître toute son implication. Non seulement il a produit, arrangé, enregistré et mixé l'album, mais il a également coécrit cinq des quatorze chansons et joué d'une multitude d'instruments : batterie, percussions, violon, alto et claviers.

D'autres membres de la famille Iona ont été également impliqués dans ce disque. Dave Bainbridge est intervenu aux claviers, à la guitare acoustique et au bouzouki. Troy Donockley a apporté sa touche celtique grâce à ses whistles et uilleann pipes. L'irremplaçable Phil Barker tient la basse. Amie fidèle, la grande Moya Brennan avec laquelle Joanne a enregistré le premier volume des New Irish Hymns, vient poser sa voix éthérée sur quelques chansons. 

D'un point de vue musical, Raphael's Journey se situe au centre de la galaxie Iona, mais est également traversé par des courants d'inspiration en provenance de Clannad ou Eden's Bridge. D'ailleurs, il s'inscrit dans la continuité de la compilation Celtic Lullabies - Presence And Protection à laquelle Joanne avait contribué avec la douce berceuse Sweet Dreams For You co-écrite avec Phil Hart. Cette chanson devenue simplement Sweet Dreams est ici présentée dans une nouvelle version toute aussi attendrissante. 

Moment de pur bonheur, Raphael's Journey symbolise une étape décisive dans la carrière et la vie de Joanne Hogg, celle de sa transformation de jeune femme en mère accomplie.  Alors que son premier album solo Looking Into Light, sorti en 1999, était dédié à ses parents, et plus particulièrement à son père alors récemment disparu, en l'espace d'une décennie, Joanne a connu les joies de la maternité et mis au monde deux adorables bambins. A leur tour, ils l'ont inspirée dans cette bienveillante odyssée musicale. 

Joanne Hogg Raphael's Journey
Joanne Hogg - Raphael's Journey
(2008)

Musiciens


Joanne Hogg : chant, piano
Frank van Essen : batterie, percussions, violon, alto, claviers, programmation, chœurs

Dave Bainbridge : claviers, guitare acoustique, bouzouki
Troy Donockley : whistles, uilleann pipes
Phil Barker : basse
Jan-Peter Beijersbergen : guitares électriques
Gwyneth McBride : violoncelle
Luca Genta : violoncelle
Moya Brennan : chant
Tré Sheppard : chant

Titres


01. The River
02. Lullaby In Colour
03. Into Your Dreams
04. Round Me Falls The Night
05. Raphael's Journey
06. Life's Winterdays
07. Walking On Troubled Water
08. Song From The Womb
09. Life Is Precious
10. Sweet Dreams
11. Dance To The Unborn
12. Home To You
13. Saviour
14. You Will I Love

vendredi 16 décembre 2016

Iona - The Best Of Iona (2010)

The Best Of Iona
Iona - The Best Of Iona (2010)
Curieux objet que ce Best Of de Iona. Devenu très vite collector de par sa rareté, il a servi d'objet promotionnel lors de la tournée américaine du groupe en 2010. Bien que ne comportant pas d'inédit, ce genre de compilation est toujours intéressant car elle reflète les aspects discographiques que le ou les artistes souhaitent mettre en valeur auprès d'un nouveau public.

Les douze titres qui le composent forment un ensemble atypique rarement entendu ailleurs, à la fois homogène et varié, sur une durée de soixante-dix minutes. Chaque album est représenté de manière équitable par deux titres chacun. Seul absent de la liste, le dernier en date, The Circling Hour paru en 2006. Cet oubli relève du mystère. A la place, nous avons droit à un extrait du live Woven Cord, le splendide Revelation, initialement sur The Book Of Kells. Autre surprise, les Jigs qui se trouvent sur le quatrième disque de l'anthologie The River Flows

Dave Bainbridge et les siens ont bien pris soin de montrer Iona sous ses multiples angles esthétiques. Les pop songs celtisantes toujours spirituelles (The Island, Today, Chi-Rho) côtoient avec la même élégance les longues plages progressives plus exigeantes telles que Matthew The Man, un des summums de leur carrière, ou l'instrumental atmosphérique envoûtant Heaven's Bright Sun. Les différents musiciens qui ont contribué au succès de ce groupe d'exception ne sont pas oubliés. Ainsi, Frank van Essen et son violon féerique transforment A Million Stars en une pluie d'étoiles merveilleuse, et le sonneur Troy Donockley enflamme les Jigs grâce à ses whistles et pipes, à l'aide de la basse endiablée d'un Phil Barker transcendé. Bien évidemment, Iona ne serait pas, sans le talent indéniable de Dave Bainbridge, compositeur, arrangeur, claviériste et guitariste hors pair, ni Joanne Hogg, chanteuse des plus charismatiques au souffle divin (écoutez Edge Of The World, Hinba ou Revelations pour vous en convaincre...).

Aujourd'hui, ce disque prend une symbolique toute particulière. Dave Bainbridge a annoncé sur les réseaux sociaux en ce mois de décembre 2016 la triste fin de Iona après vingt-sept ans d'existence. Plongée dans un sommeil latent suite à la sortie du dernier opus Another Realm en 2011, la machine Iona était devenue trop difficile à redémarrer du fait de l'éloignement géographique des uns et des autres (Joanne vit en Irlande du Nord, Dave dans le nord-est de l'Angleterre et Frank aux Pays-Bas), et, surtout, parce que chacun d'entre eux se trouve trop absorbé par ses propres projets personnels. Quoiqu'il en soit, une chose demeure certaine, tous peuvent être fiers du travail accompli au fil des années. Rares sont les groupes à avoir maintenu une qualité artistique aussi élevée et constante tout au long de leur carrière. Merci du fond du cœur à Dave Bainbridge, Joanne Hogg, Frank van Essen, Phil Barker, Martin Nolan, Troy Donockley, David Fitzgerald, Mike Haughton, Terl Bryant, Nick Beggs et Tim Harries.



Titres


01. The Island (Re-mixed)
02. Today
03. Edge Of The World
04. Heaven's Bright Sun
05. Divine Presence
06. Hinba
07. A Million Stars
08. Revelation (Woven Cords Version)
09. Chi-Rho
10. Jigs
11. Matthew The Man
12. Iona (Re-mixed)

dimanche 3 avril 2016

Troy Donockley - The Madness Of Crowds (2009)

Troy Donockley The Madness Of Crowds
Troy Donockley - The Madness
Of Crowds (2009)
The Madness Of Crowds est le troisième album solo de Troy Donockley, ex-Iona. Il conclut avec brio la trilogie commencées par The Unseen Stream en 1998, puis poursuivie avec The Pursuit Of Illusion en 2003.

Toutes les compositions sont signées de Troy qui, comme à l'accoutumée, joue d'une multitude d'instruments : uilleann pipes, whistles, guitares, bouzouki, mandoline et claviers. Il participe même aux vocaux. 

Contrairement à ses précédentes œuvres, la diversité des voix s'est considérablement enrichie. Joanne Hogg est à nouveau présente. Dès le morceau d'ouverture, elle s'impose avec grâce et majesté en interprétant le célèbre Benedictus de Charles Gounod. The Madness Of Crowds, pièce musicale majeure baignée de religiosité, s'interroge sur la montée des intégrismes religieux passéistes en contradiction avec la naissance d'un monde nouveau dans lequel les anciennes idoles sont remplacées par des technologies futuristes. 

Son amie de longue date Barbara Dickson dont il a produit les derniers albums, est également de la partie. Elle pose en partie sa voix si caractéristique sur l'ambitieux Now, Voyager basé sur le poème épique Song Of Myself de l'Américain Walt Whitman. Ce poème, extrait du recueil Feuilles d'herbe, est une source d'inspiration inépuisable. The Unseen Stream, titre de son premier album, provenait déjà de ce texte. Par la suite, Tuomas Holopainen qui en lit ici une strophe, se l’appropriera à son tour pour composer la chanson Song Of Myself que l'on retrouvera sur le monument musical Imaginaerum de son groupe Nightwish. Album sur lequel participera un certain... Troy Donockley. 

Dernière voix féminine invitée, mais non des moindres, Heather Findlay. Comme Troy, elle a choisit de donner un nouvelle orientation à sa carrière en quittant son ancien groupe Mostly Autumn. Elle illumine par sa présence le dernier titre, End Of Faith, sur lequel elle semble partir lentement à la dérive en compagnie de son fidèle acolyte.

Côté voix masculine, Troy a fait appel à son vieux complice Nick Holland qui a longuement collaboré avec lui sur les albums de Maddy Prior. Ne pouvant pas jouer de tous les instruments, il s'est également entouré d'excellents musiciens. Frank van Essen de Iona assure avec le talent qu'on lui connaît la batterie, quelques percussions, le violon et l'alto. La violoncelliste Rosie Biss de l'Opéra national gallois est carrément bouleversante sur Exiled, véritable pièce classique mélancolique. Brad Lang, rencontré lors des sessions d'enregistrement de Time & Tide de Barbara Dickson, est à la contrebasse et basse fretless. Enfin, un quintette harpe, hautbois, clarinette, flûte et basson est venu soutenir l'ensemble. 

Un album de Troy Donockley est toujours une expérience musicale unique sans équivalence ailleurs. Celui-ci en particulier car il use de sons plus symphoniques, inédits jusqu'alors dans l'œuvre de l'artiste. Il termine également l'odyssée débutée avec The Unseen Stream. Le celtisant Reeds est une suite conclusive de l'épique The Yearl du premier album. Ces deux morceaux évoquent, chacun à leur manière, ce lieu sauvage où le jeune Troy enfant se baignait, bravant les dangers potentiels et les interdits. 

Toutefois, The Madness Of Crowds doit être perçu avant tout comme un album de transition dans la carrière de l'artiste. Il est le signe de son éloignement de la galaxie Iona dans laquelle il avait une place confortable, et de son rapprochement vers la galaxie Nightwish à l'avenir plus incertain, mais porteur d'une nouvelle espérance. 

Musiciens


Troy Donockley : uilleann pipes, whistles, guitares, bouzouki, mandoline, claviers, chant

Joanne Hogg : chant
Barbara Dickson : chant
Heather Findlay : chant
Nick Holland ; chant
Frank van Essen : batterie, percussions, violon, alto
Brad Lang : contrebasse, basse
Rosie Biss : violoncelle

Lucy Muir : harpe
Daniel Gregg : hautbois
Parter Carter : clarinette
Vita Dowd : flûte
Martin Vanderhoff : clarinette

Tuomas Holopainen : lecture

Titres


01. The Madness Of Crowds
02. Reeds
03. Exiled
04. Now, Voyager
05. The Procession
06. Orkahaugr
07. End Of Faith

jeudi 12 novembre 2015

Joanne Hogg - Personal (2008)

Joanne Hogg Personal
Joanne Hogg - Personal (2008)
Presque dix ans après son premier album solo, Looking Into Light, Joanne Hogg revient avec Personal, un disque beaucoup plus intimiste. 

Alors que pour le précédent, elle n'avait conservé que son prénom comme nom d'artiste, cette fois-ci, elle signe de son nom complet. Cette assurance affichée se retrouve également dans la direction artistique qui, d'une certaine manière, rompt avec son passé. Ce n'est pas dans la vieille Europe que Joanne a enregistré son disque, ni dans des terres celtiques chargées de spiritualité, mais à Nashville, capitale de la country. Là-bas, notre chanteuse s'est entourée de musiciens de session comme Derri Daugherty, leader du groupe The Choir, ou Chris Donohue, célèbre pour avoir collaboré avec de grandes figures du rock telles que Tom Jones, Emmylou Harris, Robert Plant ou Elvis Costello. Quelques vieux compagnons de routes ont toutefois suivi la chanteuse dans son périple américain : Troy Donockley à la flûte, Frank van Essen aux percussions et Terl Bryant à la batterie.

Sur le plan musical déjà connu, nous retrouvons cette merveilleuse voix unique, mais c'est à-peu-près tout. Pour le reste, nous sommes très loin de l'univers de son groupe Iona, ou, même, de Looking Into Light. S'il fallait absolument rapprocher cette nouvelle œuvre de son travail passé, ce serait avec l'album New Irish Hymns 4 paru en 2005, réalisé avec Margaret Becker et Krisyn Getty.

Les chansons ont toutes été composées par Joanne en six semaines à partir du piano, comme l'illustre si bien la pochette. Les autres instruments se sont ensuite agrégés à cette base musicale lors de l'enregistrement qui a, lui aussi, été très rapide, trois jours environ. Il n'y a pas d'envolée progressive, ni de référence à la musique celtique, à l'exception de Dancing sur laquelle on peut entendre la discrète flûte irlandaise de Troy. En fait, il s'agit plutôt d'une collection de courte ballades évoquant la relation de l'artiste avec Dieu, ses longues réflexions et ses questionnement sur sa foi. Joanne se livre en toute sincérité, comme elle ne l'a jamais fait auparavant, et son chant, teinté de mysticisme, demeure des plus envoûtants sur More, I Felt Sad In Church Today, Waiting ou encore The Fire When You Delay

Dépassant à peine les quarante minutes, le bien nommé Personal présente une nouvelle facette artistique de Joanne Hogg. Cette chanteuse déroutante à généralement l'audace de se trouver là où on ne l'attend pas. que ce soit ici avec ce nouvel album, ou bien dans des bandes-son de jeux vidéos (XenogearsXenosaga) ou avec le jeune pianiste croate Maksim.

Musiciens


Joanne Hogg : chant, piano

Troy Donockley : low whistle
Frank van Essen : percussions
Terl Bryant : batterie
Ken Lewis : batterie
Chris Donohue : basse, guitare acoustique
Jeff Roach : claviers
Derri Daugherty : guitare électrique
Paul Nelson : violoncelle
Lisa Cochran : chœurs

Titres


01. More
02. Forgive Me (Song Of Compassion)
03. O Lord I'm Crying For Help (Psalm 34)
04. Waiting
05. The Fire When You Delay
06. Personal
07. Dancing
08. You Are My Strong Salvation (Psalm 27)
09. I Felt Sad In Church Today
10. Where Is Grace Hiding

mercredi 11 novembre 2015

Iona - Live In London (2008)

Iona Live In London
Iona - Live In London (2008)
Sobrement intitulé Live In London, Iona sort son troisième album en concert en 2008, après Heaven's Bright Sun (1997) et Woven Cord (1999). D'une durée approximative d'une heure quarante, il a été enregistré en novembre 2004, soit deux ans avant la parution de The Circling Hour. Afin d'expliquer cette publication tardive, on peut supposer qu'il s'agit d'un hommage discret au multi-instrumentiste Troy Donockley parti vers d'autres horizons, après plus d'une dizaine d'années de bons et loyaux services. Toutefois, si ce n'était pas l'intention première, Live In London n'en demeure pas moins le dernier disque du groupe avec Troy et, tout au long des titres qui se succèdent, ses instruments fétiches (cornemuse irlandaise, flûtes et bouzouki) n'ont jamais été mis autant en valeur.

Chaque album de ce genre est, en définitive, l'occasion de revisité le répertoire du groupe, et de se plonger dans son passé. Journey Into The Morn, sorti en 1995, est le disque le mieux représenté avec pas moins de quatre titres joués : Inside My Heart, au solo de guitare lumineux de Dave Bainbridge, digne héritier d'Andy Latimer, Encircling, chef d'œuvre musical absolu, Irish Day et Bi-Se I Mo Shuil Part 2, tous deux des invitations au voyage en terres celtes.

Les deux albums du nouveau millénaire, Open Sky et The Circling Hour, encore à paraître à ce moment-là, se retrouvent ex æquo avec trois titres chacun. Le désormais classique Woven Cord, porté par une rythmique d'enfer, ouvre admirablement le set. Il faut dire que Phil Barker à la basse et Frank van Essen aux batterie et percussions sont exceptionnels. Lui succède un Wave After Wave grandiose avec son introduction au violon jouée par ce même Frank, et chanté par une Joanne Hogg au sommet de son art. La verte Irlande est à nouveau conviée sur l'enchaînement Castlerigg / Reels. Le tout aussi celtique Wind Of The Lake laisse entendre le doux chant subtil de Troy, accompagné par Joanne, entre chaque solo de cornemuse, flûte et guitare électrique. L’envoûtant Factory Of Magnificient Souls devait donner son nom au futur nouvel album, mais "The Circling Hour" lui sera finalement préféré. Grâce à Strength, la voix de Joanne prend à nouveau toute son ampleur et c'est un pur régal.

Le passé lointain resurgit avec les extraits des albums Beyond These Shores et Iona. Treasure n'a pas pris une ride, Murlough Bay qui ferme le concert, est toujours aussi émotionnellement très fort, et Flight Of The Wild Groose demeure une pièce maîtresse du rock progressif digne des plus grands (Camel, Pink Floyd).  A cette incroyable collection vient s'ajouter l'inédit instrumental A Dhia Ghleigil joué par le duo Bainbridge / Donockley qui aurait eu toute sa place sur leur album commun When Worlds Collide

Un album de Iona, enregistré en studio ou sur scène, est une expérience unique. Live In London ne déroge pas à la règle. Les morceaux fleuves dépassant largement les dix minutes se marient à merveille avec les titres plus pop. Chaque musicien, animé d'une passion commune, livre une interprétation sans faute et c'est cette même flamme qui permet au groupe d'avoir ce son ainsi que cette atmosphère propres que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.


Musiciens


Joanne Hogg : chant, claviers, guitare acoustique, percussions
Dave Bainbridge : guitares, claviers, bouzouki, programmation
Troy Donockley : uilleann pipes, low & tin whistles, bouzouki, guitare acoustique, chant
Phil Barker : basse
Frank van Essen : batterie, percussions, violon

Titres


1.01. Woven Cord
1.02. Wave After Wave
1.03. Inside My Heart
1.04. Wind Of The Lake
1.05. A Dhia Ghleigil
1.06. Factory Of Magnificent Souls

2.01. Encircling
2.02. Strengh
2.03. Treasure
2.04. Castlerigg / Reels
2.05. Irish Day
2.06. Bi-se I Mo Shuil Part 2
2.07. Flight Of The Wild Goose
2.08. Murlough Bay      

samedi 29 août 2015

Kildare - Celtic Carols (2007)

Kildare - Celtic Carols
Kildare - Celtic Carols (2007)
Kildare qui signifie "Église des chênes" en gaélique, est une ville irlandaise et un comté du même nom. C'est également un groupe dont plusieurs membres ont joué avec Iona. En 2007, est publié Celtic Carols, disque à la fois clair et obscur. 

Du côté de la lumière d'abord. L'esprit de Noël, synonyme de paix, est bien présent dans chacun des morceaux, qu'ils soient traditionnels tel que God Rest Ye Merry, Gentlemen et Sussex Carol / In Dulci Jubilo, ou qu'ils soient contemporains comme Immanuel composé par Stuart Townend ou A Star In The East de Nick Fletcher.

Les musiciens sont, quant à eux, exceptionnels. Terl Bryant, Tim Harries et David Fitzgerald au subtil jeu de flûte atmosphérique si identifiable sur A Sportless Rose, ont fait partie de Iona dans les années passées, alors que Troy Donockley est encore membre à part entière du groupe de Dave Bainbridge. Également ami de ce dernier, Nick Fletcher, à qui l'on doit les envolées "hackettiennes" de guitare électrique sur le très progressif  Let All Mortal Keep Silence, Tim Oliver, Dave Clifton et Chris Haigh ne déméritent pas à leurs côtés. Dernière précision, la présence exceptionnelle de Joanne Hogg qui pose sa voix angélique sur O Come, O Come, Emmanuel interprété divinement à la guitare classique par Nick Fletcher. 

Côté obscur maintenant. Il n'y a aucun inédit sur ce disque puisque tous les titres sont extraits de la série des Celtic Expressions Of Worship. Pour être encore plus exact, Let All Mortal Keep Silence et O Come And Join The Dance proviennent du volume 2, O Come, O Come, Emmanuel du volume 3 et tous les autres du volume 5, Celtic Expressions Of Christmas. D'ailleurs, les deux albums comportent une pochette quasi-identique. 

En réalité, "Kildare" est une structure vide qui n'existe pas en tant que groupe. C'est une entité crée de toute pièce par la maison de disque américaine Conventry Music qui a simplement racheté les droits d'exploitation des Celtic Expressions Of Worship au label britannique Kingsway et édité des compilation sous cette appellation. Aucun des musiciens cités ci-dessus n'a touché la moindre royalties sur les ventes de ce disque qui se trouve n'être qu'une banale opération commerciale. 

Au final, d'un point strictement musical, nous avons là un album de musique celtique des plus agréables  à écouter grâce à une interprétation minutieuse, exécutée par des musiciens de qualité dont le talent n'est plus à démontrer. Pour le reste, business is business...

Musiciens


Terl Bryant : batterie, percussions
Dave Clifton : mandoline, mandole, guitare
Nick Fletcher : guitares
Dave Fitzgerald : flûte, piccolo, saxophone, tin whistles
Troy Donockley : uilleann pipes, whistles
Chris Haigh : fiddle
Tim Harries : contrebasse, basse
Tim Oliver : claviers, piano

Joanne Hogg : chant
Zara Elin Bauman : harpe celtique
Fiona Davison : harpe celtique

Titres


01. God Rest Ye Merry, Gentlemen
02. O Come, O Come, Emmanuel
03. It Came Upon The Midnight Clear
04. In The Bleak Midwinter
05. Sussex Carol / In Dulci Jubilo
06. Come All Ye Worthy Christians
07. Immanuel
08. Let All Mortal Flesh Keep Silence
09. A Spotless Rose
10. Behold, The King Of Kings
11. O Come And Join The Dance
12. A Star In The East (Three Men Travelling)

samedi 22 août 2015

Songs For Luca 2 (2007)

Songs For Luca 2
Songs For Luca 2
Quatre ans après Songs For Luca, le couple Bainbridge renouvelle l'expérience en réunissant sur une nouvelle compilation sobrement intitulée Songs For Luca 2, un grand nombre d'artistes. Le but recherché étant toujours le même, à savoir récolter des fonds afin de venir en aide à leur fils autiste, Luca. Au final, 2 CD, 140 minutes de musique et une trentaine de participants et de titres portés par de magnifiques voix féminines.

Joanne Hogg est la chanteuse la mieux représentée puisqu'il nous est possible de l'entendre sur quatre titres. Entourée de Roine Stolt des Flower Kings à la guitare, de Dave Bainbridge aux claviers, de Nick Beggs à la basse, de Frank van Essen à la batterie et accompagnée d'Heather Findlay de Mostly Autumn au chant, elle livre une version totalement transformée et magnifiée de Journey Into The Morn issue de l'album de Iona du même titre. C'est également en compagnie de ses amis Dave Bainbridge, Troy Donockley et Frank van Essen qu'elle réinterprète deux chansons tirées de son premier album solo, Looking Into Light. Enfin, le remix de Bird Of Heaven de Iona ouvre le second disque. On retrouve sa version originale sur Beyond These Shores. Si Joanne n'en demeure pas moins discrète sur ce titre, le splendide solo final de guitare exécuté par Dave Bainbridge mérite à lui seul son écoute. 

Autre merveille que recèle cette compilation, la chanson Circles Of Stone du projet musical Chasing The Monsoon. Formé de Ian Jones, bassiste de Karnataka, du claviériste Steve Evans, producteur de l'album Delicate Flame Of Desire, du guitariste Ian Simmons et de la chanteuse Lisa Fury, ce titre est un mélange de musique celtique, progressive et ambient navigant dans les mêmes eaux que Karnataka. A noter d'ailleurs que Lisa Fury succédera à Rachel Jones au sein du groupe de Swansea et qu'au moment où nous écrivons ces lignes, aucun album de Chasing The Monsoon n'a encore vu le jour. Circles Of Stone demeure donc le seul titre de cette expérience musicale à être gravé sur CD.

Déjà présente sur l'EP Spirits Of Christmas Past, Winter Is King a bénéficié d'un remix exclusif du guitariste Ben Matthews du groupe Thunder. Cette douce chanson hivernale composée et chantée par Heather Findlay prend toute son ampleur grâce au duo de flûtes formé d'Angela Gordon et de Troy Donockley. Un vrai régal pour les oreilles tout comme le titre d'ouverture du premier CD, Eirigh Suas A Stoirin enregistré par Moya Brennan (Clannad) et ses musiciens. Cet inédit s'inscrit dans la grande tradition des ballades celtiques enivrantes.

Il serait trop fastidieux d'aborder tous les morceaux. Précisons simplement qu'à côté d'artistes confirmés tels que Mae McKenna, Nick Fletcher ou Phil Keaggy, d'autres, moins connus et répartis aux quatre coins de la planète, nous ouvre une fenêtre sur leur univers qui ne demande qu'à être exploré. Parmi eux, nous trouvons l'Allemand Frank Bossart et son projet Eureka, le groupe de rock progressif japonnais Kenso, Chris Hale et Peter Hicks, deux Américains qui ont grandi en Inde et qui ont formé Aradhna en 1999, ou encore Theophonic Cloud, duo basé en Alaska. 

Songs For Luca 2 n'est donc pas qu'une simple compilation. Nombreux sont les titres inédits et les artistes plus ou moins connus qui, d'une manière ou d'une autre, gravitent dans la fructueuse galaxie Iona. Il faut plutôt voir ce disque comme une passerelle entre ces différents musiciens dont l'écoute ne peut que susciter l’enthousiasme et le désir de découvrir de nouveaux horizons musicaux.  

Titres et interprètes


1.01. Eirigh Suas A Stoirin (Moya Brennan)
1.02. Big Fish Rumba (David Beegle)
1.03. Journey Into The Morn - new version (Joanne Hogg)
1.04. A Stor Mo Chroi (Troy Donockley / Dave Bainbridge)
1.05. Strange Kind Of Friend (Martyn Joseph)
1.06. Lost For You (Soulful Terrain)
1.07. A Winter In Hokkaido (Kenso)
1.08. I Ask No Dream (Joanne Hogg)
1.09. Asilomar Sunrise (Keith Baker)
1.10. Across The Sea (Dave Bainbridge / Phil Keaggy)
1.11. Rahim Dhaga (Aradhna)
1.12. Arabesque (Eureka)
1.13. Excuses To Fall (Richard John Thompson)
1.14. In Your Arms (Debbie Bainbridge)
1.15. Dreaming (Invisible Opera Company Of Tibet)

2.01. Bird Of Heaven - 2007 remix (Iona)
2.02. Do Wot You Want (Nick Beggs)
2.03. Circles Of Stone (Chasing The Monsoon)
2.04. Hymn To The Sea (Troy Donockley)
2.05. Silver Moon (Nick Fletcher)
2.06. Super Glue (Rachel Taylor-Beales)
2.07. Sacred Space (Debbie Bainbridge)
2.08. Winter Is King (Mostly Autumn)
2.09. O Euchari (David Fitzgerald / Dave Bainbridge)
2.10. A Prayer (Mae McKenna / Dave Bainbridge)
2.11. The Brilliance Of Stars (Deborah Martin)
2.12. Almighty Father Who Dost Give (Joanne Hogg)
2.13. Out Of The Ether (Guillermo Cides / Emmett Chapman)
2.14. Luca (Theophonic Cloud)
2.15. Red Sun (Nick Fletcher / Dave Bainbrige)

mercredi 3 juin 2015

Maksim - Electrik (2006)

Maksim Mrvica
Maksim - Electrik (2006)
Plein de fougue et de vitalité, Electrik est le cinquième album du pianiste croate Maksim Mrvica. Né dans l'ancienne Yougoslavie, en 1975, il a suivi sa formation à l'Académie de musique de Zagreb, puis au Conservatoire Franz Lizst de Budapest, en Hongrie, et, enfin, à Paris. 

C'est pourtant en Asie que ce fils prodige de la belle Europe connait une gloire immense et vend ses albums par centaines de milliers. Ainsi, en 2003, The Piano Player, son deuxième opus, est devenu disque d'or en Malaisie, Chine et Indonésie, et disque de platine à Taïwan, Singapour et Hong Kong. 

Avec Electrik, il poursuit son œuvre mêlant à la fois musiques classiques et électroniques, reprises et inédits. Les compositions de l'éternel J. S. Bach (Prelude In C), de l'Italien Verdi (The Gypsy Maid, Requiem), des Français Georges Bizet (Carmen Entr'acte) et Gabriel Fauré (In Paradisum), ou encore d'Edvard Grieg (Hall Of The Mountain King), célèbre pianiste norvégien, sont revisitées aux côtés de celles, plus inattendues et contemporaines, de l'Allemand Hans Zimmer (Beyond Rangoon / Waters Of Irrawaddy) et du célèbre groupe suédois ABBA (The Way Old Friends Do, dernier titre de Super Trouper). 

Son compatriote Tonci Huljic avec lequel il travaille depuis 2001, et à qui il doit son plus grand succès, Croatian Rhapsody (The Piano Player, 2003), lui a offert quatre titres inédits, dont un Tango In Ebony des plus torrides... 

Toutefois, la pièce maîtresse d'Electrik, Nachrach, est signée du Britannique Troy Donockley. Ce morceau mystique, traversé de sonorités orientales et balkaniques, semble sorti tout droit d'un album de Dead Can Dance de la grande époque. Jamais le chant éblouissant de Joanne Hogg n'a été aussi proche de celui de Lisa Gerrard. A nouveau, Andy Duncan qui a déjà œuvré sur les albums de Troy, The Unseen Stream et The Pursuit Of Illusion, réalise un travail d'orfèvre aux percussions, accompagné d'un Phil Barker, bassiste honorable de Iona, très inspiré. L'ensemble est mené par le piano dominant de Maksim qui semble rechercher la confrontation avec les autres instruments au détriment d'une osmose harmonieuse. Cette musique obscure n'en demeure pas moins, au final, des plus lumineuses. 

Grâce à cette collaboration plutôt hors norme, Troy Donockley a composé un titre exceptionnel dans la droite lignée de son travail en solo. Il nous permet, avant tout, de découvrir Electrik, un album des plus éclectiques, et Maksim, un artiste international ingénieux, injustement méconnu dans nos contrées. 

Musiciens


Maksim : piano

Joanne Hogg : chant
Ben Shamali : chant
Hana Huljic : chant
Jacob Moriarty : chant
Yeung Xi Yi : chant
Haley Glennie-Smith : chant
Peter Graso : chœurs
Tonci Huljic : chœurs
Zeljko Baricic : chœurs
Eduard Botric : chœurs
Troy Donockley : low whislte, guitare
Eduard Botric : guitare
Mr. Reasonable : sitar
Saroja : dilruba
Clio Gould : violon
Peng Fei : violon
Eddie Hession : accordéon
Phil Barker : basse
Andy Duncan : percussions
Paul Clarvis : percussions

Heart Of Asia
Royal Philharmonic Orchestra (conduit par Julian Kershaw)
The Crouch End Festival Chorus (conduit par David Temple)

Titres


1.01. The Gypsy Maid
1.02. Requiem
1.03. Child In Paradise
1.04. Anchem
1.05. Hall Of The Mountain King
1.06. Nachrach
1.07. Beyond Rangoon / Waters Of Irrawaddy
1.08. March Of The Icons
1.09. Tango In Ebony
1.10. Carmen Entr'acte
1.11. Prelude In C
1.12. In Paradisum
1.13. The Way Old Friends Do

2.01. The Gypsy Maid (Club Remix)
2.02. Prelude In C (Club Remix)
2.03. Requiem (Breaks Remix)
2.04. Child In Paradise (Co-Fusion Mix)

dimanche 31 mai 2015

Iona - The Circling Hour (2006)

Iona - The Circling Hour (2006)
Iona - The Circling Hour (2006)
Six ans d'attente ! Il aura fallu attendre six longues années entre Open Sky, sorti en 2000, et le petit dernier, The Circling Hour.

Pourtant, entre ces deux opus, nos amis n'ont pas chômé. Si Joanne Hogg a fait le choix de privilégier son foyer et ses enfants, elle n'a pas complètement disparu et a fait quelques apparitions remarquées, que ce soit sur les quatre volets de la série des New Irish Hymns, aux côtés du guitariste et compositeur Phil Hart, sur la bande originale du jeu vidéo Xenosaga, sur l'album solo de Troy Donockley, The Pursuit Of Illusion, ou sur celui de Dave Bainbridge, Veil Of Gossamer.

Ce dernier a, en outre, réalisé, durant ce laps de temps, la compilation Song For Luca, réunissant nombre de musiciens de la galaxie Iona, afin d'aider son fils autiste. Il a également enregistré avec son complice Troy Donockley deux disques très originaux, From Silence et When Worlds Collide. Comme Dave, Troy a aussi sorti son album solo, The Pursuit Of Illusion et il a collaboré avec de grandes artistes anglo-saxonnes comme Maddy Prior, Barbara Dickson, Moya Brennan, Jennifer Cutting ou Carol Arblaster. C'est avec son épouse, Marlou, que le batteur-violoniste Frank van Essen a enregistré Immanuël dédié aux chants de Noël traditionnels néerlandais.

Riche de ces nouvelles expériences, nous avons bien là un groupe soudé qui apparaît sur ce nouveau chef d'œuvre. Même si c'est lors des séances préliminaires d'improvisation  que sont nés nombres de titres parmi lesquels Factory Of Magnificient Souls, No Fear In LoveStrengh ou Empyrean Dawn, où seuls étaient présents Joanne, Dave et Frank, ou bien si Troy est arrivé avec Sky Maps et Wind Off The Lake, c'est bien le groupe tout entier, y compris le bassiste Phil Barker, qui a construit le disque. Dans une interview accordée au magazine Koid'9, Dave définit le résultat final comme "une musique progressive entraînante, pleine de vie, avec des tendances celtiques et des influences folk, rock et ambient". On ne saurait mieux résumer !

The Circling Hour a la particularité première de s'ouvrir sur un délicat murmure a cappella de Joanne Hogg (Empyrean Dawn) et de se terminer sur le même thème, chanté de manière si fragile, cette fois-ci, par Heather Findlay de Mostly Autumn, unique invitée (Fragment Of A Fiery Sun). Aux côtés de chansons plus faciles d'accès, telle que la splendide Factory Of Magnificient Souls qui devait, à l'origine, donner son nom au disque, la voix de Joanne est utilisée dans des morceaux plus complexes comme Wind Off The Lake ou Wind, Water & Fire - Water, en tant qu'instrument à part entière rappelant les vocalises angéliques de Lisa Gerrard.

2006 est donc une année à inscrire dans le marbre puisque non seulement Iona est revenu avec un album à son image, c'est-à-dire exceptionnel, une autre artiste du même univers musical fait également un come back très attendu après de nombreuses années de silence. Loreena McKennitt, dont la voix n'a rien à envier à celle de Joanne Hogg, est de retour et nous livre son premier album depuis la fin des années 90, An Ancient Muse. Mais, il s'agit là d'une autre histoire... 

Musiciens


Joanne Hogg : chant, claviers
Dave Bainbridge : guitares, claviers, bouzouki, mandoline, percussions, chœurs
Troy Donockley : uilleann pipes, low, tin & high whistles, bouzouki, guitares, claviers, chœurs
Phil Barker : basse
Frank van Essen : batterie, percussions, violon, alto, chœurs

Heather Findlay : chant

Titres


01. Empyrean Dawn
02. Children Of Time
03. Strength
04. Wind Off The Lake
05. Factory Of Magnificent Souls
06. Sky Maps
07. No Fear In Love
08. Wind, Water & Fire - Wind
09. Wind, Water & Fire - Water
10. Wind, Water & Fire - Fire
11. Fragment Of A Fiery Sun

dimanche 19 avril 2015

Margaret Becker, Kristyn Getty, Joanne Hogg - New Irish Hymns 4 - Hymns For The Life Of The Church (2005)

Margaret Becker, Kristyn Getty, Joanne Hogg - New Irish Hymns 4 - Hymns For The Life Of The Church (2005)
Margaret Becker, Kristyn Getty,
Joanne Hogg - New Irish Hymns 4 -
Hymns For The Life Of The Church
(2005)
En 2005, Keith Getty publie le quatrième et dernier volet de la série New Irish Hymns qui, dès l'origine, a rencontré un vif succès grâce au titre In Christ Alone devenu intemporel. Comme pour les volumes 2 et 3, Keith a réuni autour de lui les trois mêmes chanteuses exceptionnelles : son épouse, Kristyn Getty, Margaret Becker et Joanne Hogg. Aux claviers, nous retrouvons un autre habitué, Tim Oliver, également présent sur tous les albums de David Fitgerald (Columcille,  Lux Aeterna, Breath Of Heaven et God Is Love) et très impliqué dans la série des Celtic Expressions Of Worship (1, 2, 3, 4, 5 et 6). En revanche, l'absence d'instruments celtiques traditionnels, comme on pouvait en entendre sur les volumes précédents, est à regretter. Par conséquent, il ne reste plus grand chose d'irlandais dans ces hymnes. 

La motivation principale de Keith Getty, à nouveau accompagné de Stuart Townend à l'écriture, était de répondre à un manque flagrant d'hymnes contemporains à chanter dans les congrégations religieuses et leurs églises. L'accueil positif du troisième volet, Incarnation, plutôt axé sur la période de Noël, a donné envie à Keith de composer de nouveaux titres pour pallier cette demande. D'où ce sous-titre Hymns For The Life Of The Church

Sur les douze titres que compte ce nouvel album, un seul est un instrumental, le dernier. The Wonder Of Grace est une méditation orchestrale pour violon et cordes interprétée par le célèbre Orchestre philharmonique de Prague dirigé par Joni McCabe. Les onze chansons sont réparties entre nos trois artistes. Quatre pour Kristyn Getty, dont le puissant titre d'ouverture, The Power Of The Cross, abordant la mort du Christ sous l'angle de sa souffrance, s'inscrit dans la droite lignée du désormais classique In Christ Alone déjà mentionné. Quatre autres pour Margaret Becker et seulement trois pour Joanne Hogg : Across The Lands, très enjouée avec son piano sautillant, Speak O Lord, plus intimiste et solennel, et Every Promise, un des rares titres aux sonorités légèrement celtiques grâce à son roulement de tambour et à ses arpèges de guitare classique. 

Pour résumer, New Irish Hymns 4 est un très bel album de variété à message biblique qui peut sembler kitsch pour les uns ou profondément entraînant pour les autres. A titre personnel, je ne me lasse pas de la voix de Joanne Hogg, quel que soit le registre sur lequel elle opère. Il y a de la magie en elle, ou, pour être plus en accord avec la thématique exposée ici, du divin que je ne peux rationnellement expliquer. 

Musiciens


Margaret Becker : chant
Kristyn Getty : chant
Joanne Hogg : chant

Tim Oliver : claviers, programmation
Scott Williamson : batterie, percussions
Paul Brannon : guitares
Joey Canaday : basse

Lisa Cochrane : chœurs
Michael Passons : chœurs
Audrey Hatcher : chœurs

Orchestre Philharmonique de Prague

Titres


01. The Power Of The Cross
02. Across The Lands
03. Your Glory Be Ever Known
04. Beneath The Cross
05. When Trials Come
06. Speak O Lord
07. How Good How Pleasing
08. Light Of God
09. Every Promise
10. O For A Heart
11. May The Peace Of God
12. The Wonder Of Grace