dimanche 29 avril 2018

Panic Room - Skin (2012)

Panic Room Skin
Panic Room - Skin (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Skin demeure mon album préféré de Panic Room, groupe unique en son genre. A l'instar de la chanson titre en hommage à un ami disparu de la chanteuse Anne-Marie Helder, il est enveloppé d'une noirceur mélancolique, à peine adoucie par les cordes du Larkin Quartet. Des riffs à vif du premier titre Song For Tomorrow à la toute dernière chanson Nocturnal dotée d'une mélodie féerique, l'émotion est à fleur de peau tout au long de ces onze morceaux, entre pop et prog. Le chant d'Anne-Marie ne cesse de toucher au sublime ; il nous subjugue, nous caresse, nous heurte... Quel talent ! Quelle voix ! Et les autres musiciens ne sont pas en reste. Jonathan Edwards donne du swing avec ses claviers, le guitariste Paul Davies, dont c'est la dernière apparition, déchire tout sur son passage, Gavin Griffiths et ses fûts mène la danse, tandis que Yatim Halimi, le petit nouveau, développe un jeu de basse funky apportant une touche d'originalité supplémentaire. Originaire de Singapour, ce grand musicien a joué aux côtés de Toto, Robert Palmer et Steve Rothery. Bénéficiant d'une production impeccable signée Tim Hamill (The Storys, Rob Thompson, Balsamo/Deighton, Satellite), Skin a la particularité d'être le seul album du groupe signé chez Esoteric Antenna, filiale de Cherry Red Records, qui comprend également à son catalogue Adventures In Neverland de The Reasoning, mais aussi Andy Jackson et Lifesigns. Incontournable !

Musiciens

Anne-Marie Helder : chant, guitares
Jonathan Edwards : claviers, guitares
Paul Davies : guitares
Yatim Halimi : basse
Gavin John Griffiths : batterie, percussions

Tim Hamill : guitare

The Larkin Quartet
Dave Larkin : violon
Henry Salmon : violon
Allan Grant : alto
Leah Evans : violoncelle

Titres

01. Song For Tomorrow
02. Chameleon
03. Screens
04. Chances
05. Tightrope Walking
06. Promises
07. Velvet & Stars
08. Freefalling
09. Skin
10. Hiding The World
11. Nocturnal
      

samedi 28 avril 2018

Kyle Carey - The Art Of Forgetting (2018)

Kyle Carey The Art Of Forgetting
Kyle Carey - The Art Of Forgetting (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Kyle Carey est une chanteuse folk américaine épatante. Après avoir passé une partie de son enfance au sein du peuple yupik apparenté aux Inuits, en Alaska, elle s'est ensuite rendue, durant ses études, en Nouvelle-Écosse (Canada) afin d'apprendre le gaélique et la musique celtique. The Art Of Forgetting est son troisième album, il fait suite à Monongah (2011) et à North Star (2014). Comme ses prédécesseurs, il est le résultat de ses apprentissages auxquels il faut ajouter son intérêt particulier pour la tradition musicale des Appalaches et de la Louisiane, ainsi que des références au jazz, au blues, et au gospel. Ses textes évoquent l'Amour avec un grand "A" (Tell Me Love est dédié à son compagnon, le philosophe italien Carmine Colajezzi), mais aussi l'éloignement (Come Back To Me), ou encore la trahison (Tillie Sage). Ils sont parsemés de références à la poésie classique ou contemporaine, aux paraboles bibliques ainsi qu'à la mythologie. Qualifiée de "gaélique américaine", cette musique nous entraîne dans une multitude d'univers dont on ne souhaite pas s'échapper. Avec minutie, Kyle fusionne différents styles afin de produire un son unique. Le meilleur exemple en est sa reprise du fameux Down In The River To Pray, hymne spirituel afro-américain, traduit ici en gaélique (Sios Dhan An Abhainn), mais toujours aussi typé "Nouvelle-Orléans". Accompagnée de pointures comme la chanteuse américaine Rhiannon Giddens, le joueur de fiddle John McCusker (Écosse), et l'Irlandais Mike McGoldrick (Eden's Bridge, Capercaillie, Karen Matheson), cette conteuse née offre avec The Art Of Forgetting un pur moment d'évasion fait de douceur et de rêveries. 

Musiciens

Kyle Carey : chant, guitare

Dirk Powell : basse, fiddle, mandoline, guitare, accordéon, banjo, piano, chœurs
Sam Broussard : guitare
Rhiannon Giddens : chœurs
Liz Simmons : chœurs
Gillebride Mac IlleMhaoil : chœurs
John McCusker : fiddle
Mike McGoldrick : flûte
James MacKintosh : percussions
Ron Janssen : mandoline
Kai Welch : trompette
Josh Scalf : trombone

Titres

01. The Art Of Forgetting
02. Siubhail A Rùin
03. Come Back To Me
04. Opal Grey
05. Tell Me Love
06. Sweet Damnation
07. Tillie Sage
08. Sios Dhan An Abhainn
09. For Your Journey
10. Evelyna
11. Puirt à Beul
12. Trouble In The Fields

vendredi 27 avril 2018

Eyevory - Hope (2014)

Eyevory Hope
Eyevory - Hope (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Hope est un EP cinq titres de transition entre les albums Euphobia sorti en 2013 et son successeur, Inphantasia qui ne sera disponible qu'en 2016. Devenu trio suite au départ de leur batteur, Jana Frank (chant, basse), Kaja Fischer (chant, flûte) et David Merz (guitares, claviers, chœurs) ont fait appel à Mike Thorne de Saga pour deux titres, The Perfect Empire et Sorry. Avec Hope, romantique ballade enrobée de cordes célestes, The Perfect Empire se retrouvera sur Inphantasia tandis que Sorry demeurera un inédit propre à cet EP. Les deux dernières chansons sont extraites du DVD A Symphonic Night Of Prog Rock. Le 23 mars 2013, à Brême, dans sa ville d'origine, le groupe s'était entouré d'un orchestre de vingt-cinq musiciens pour un concert unique. "Ambitieux" semble le meilleur adjectif qualifiant le projet Eyevory ainsi que sa musique, à la croisée du metal progressif de Touchstone, du folk progressif de Mostly Autumn, et de la pop mélodique de leurs compatriotes Silly. Tout un (excellent) programme !

Musiciens

Jana Frank : chant, basse
Kaja Fischer : chant, flûte
David Merz : guitares, claviers, chœurs

Mike Thorne : batterie
Wanja Brinkmann : violon, alto
Lür Tischer : violoncelle
Inge Merz : chœurs
Kim Merz : chœurs

Titres

01. The Perfect Empire
02. Sorry
03. Hope
04. Requiem Aeternam
05. Hope

jeudi 26 avril 2018

Alan Reed - First In A Field Of One (2012)

Alan Reed First In A Field Of One
Alan Reed - First In A Field Of One (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2011, après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, Alan Reed s'est fait éjecter sans courtoisie de Pallas. Fondé au début des années 80, Pallas était un des piliers du mouvement néo-progressif aux côtés de Marillion, Pendragon et IQ. Plein de ressources, le chanteur a actualisé tout un matériel ne convenant pas à sa formation d'alors, accumulé au fil des années, pour réaliser sa première œuvre en solo, First In A Field Of One publiée chez White Knight. Ce label indépendant a été fondé par Rob Reed de Magenta (l'un Écossais, l'autre Gallois, ils n'ont aucun lien de parenté). S'il joue lui-même de la guitare, de la basse, des claviers et de quelques percussions, Alan a toutefois fait appel à quelques pointures afin de l'épauler. Christina Booth (Magenta), avec laquelle il a chanté sur l'opéra rock She signé Clive Nolan, intervient aux chœurs. Scott Higham de Pendragon, rencontré à ce même moment, s'est occupé de la batterie. Qui mieux que l'ancien claviériste de Pallas, Mike Stobbie pour l'épauler aux synthés et à la production ? Enfin, les guitaristes Jeff Green et Kalle Wallner (RPWL) illuminent respectivement par leur jeu Kingdom Of The Blind ainsi que Never Too Late en leur apportant une certaine couleur progressive. Toutefois, Alan n'a pas souhaité se limiter à ce seul style musical. Il s'est amusé à emprunter aussi bien au folk qu'aux musiques du monde, au blues (Darkness Has Spoken) ou au jazz (The Usual Suspect), avec quelques réminiscences celtiques de son Écosse natale (Begin Again, titre ô combien symbolique !). Mais ce qui séduit avant tout sur ce disque, c'est la voix du chanteur, douce et séduisante, proche d'un Damian Wilson, voire du jeune Fish. Avec Ce First In A Field Of One, Alan Reed livre un album très personnel, souvent émouvant, mais toujours optimiste.   

Musiciens

Alan Reed : chant, guitare, basse, claviers, percussions

Mike Strobbie : claviers
Scott Higham : batterie
Jeff Green : guitare
Kalle Wallner : guitare
Chrisitina Booth : chant

Titres

01. Begin Again
02. Kingdom Of The Blind
03. Never Too Late
04. The Bottom Of The Bottle
05. Darkness Has Spoken
06. The Real Me
07. Teardrops In The Rain
08. The Usual Suspects

dimanche 22 avril 2018

Rob Cottingham - Captain Blue (2013)

Rob Cottingham Captain Blue
Rob Cottingham - Captain Blue (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Belle curiosité que ce Captain Blue que l'on croirait issu de l'univers Marvel. Rob Cottingham, fondateur de Touchstone, a imaginé cette histoire où il est question de réalisation de soi, de réflexion sur le temps et la mort, le tout enrobé d'une pointe d'humour. Si les illustrations de la pochette ainsi que du livret sont signées Andrew Wildman, dessinateur ayant justement collaboré avec Marvel, le reste du casting est tout aussi impressionnant. Aux côtés de Rob qui cumule les postes de chanteur, claviériste, producteur, auteur et compositeur, on peut entendre au chant la douce Heather Findlay (ex-Mostly Autumn), magnifique sur un Spinning The Wheel captivant, le batteur Gary O'Toole, Adam Hodgson de Touchstone aux guitares, et le terrifiant Dr Goat Foot, jouant le rôle du méchant, à la basse, dont le véritable nom est Simon Page, ancien musicien de Donovan. A cette liste déjà impressionnante s'ajoutent deux guest stars, l'ex-Genesis Steve Hackett dans un solo de guitare étincelant (Soaring To The Sun), et l'acteur Shane Rimmer à la narration. Dans la version originale des Sentinelles De L'Air, il faisait la voix de Scott Tracy ; il est aussi apparu dans plusieurs James Bond et dans les premiers Superman. Côté musique, ce Captain Blue se veut pluridisciplinaire, empruntant à la fois au prog de Touchstone (Reach Out), à la pop, à la techno ou bien tout simplement au rock. Si la majorité des compositions sont récentes (Chasing Storms, When The Walls Came Down), Rob s'est servi d'anciennes idées, dont certaines dataient de son tout premier album solo, Behind the Orchard Tree (2001). A quand la suite des aventures de ce héros solitaire ?

Musiciens


Rob Cottingham : chant, claviers

Heather Findlay : chant
Adam J. Hodgson : guitares
Dr Goat Foot : basse
Gary O'Tool : batterie, percussions
Steve Hackett : guitare
Shane Rimmer : narration

Titres

01. Condemnation
02. Vantage Down
03. Before Your Walls Came Down
04. Captain Blue
05. Chasing Storms
06. Final Kiss
07. Reach Out
08. Only Time Will Tell
09. Thin Ice
10. The Drowning Man
11. Stray Dog
12. Spinning The Wheel
13. In The End
14. Refrain
15. Still Running
16. When The Walls Came Down
17. Soaring To The Sun
18. The Drowning Man (Radio Edit)

vendredi 20 avril 2018

Loreena McKennitt - Live In Paris And Toronto (1999)

Loreena McKennitt Live In Paris And Toronto
Loreena McKennitt - Live In Paris And Toronto (1999)

Pourquoi écouter ce disque ?

Premier enregistrement live de Loreena McKennitt, ce double album symbolise bien la personnalité atypique de la chanteuse canadienne visant à créer des ponts entre les cultures. C'est pourquoi le choix de réunir des extraits de concerts des deux côtés de l'Atlantique n'est pas anodin. Sa tournée The Book Of Secrets Tour 1998 l'avait conduite du Canada aux États-Unis, puis de l'Espagne à l'Allemagne, en passant par l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et bien évidemment la France, et plus précisément à la salle Pleyel à Paris. Entourée de huit musiciens, parmi lesquels la violoncelliste Caroline Lavelle et le contrebassiste Danny Thompson de Pentangle, Loreena a joué dans un premier set l'intégralité de son album The Book Of Secrets. Lors du second, ce sont des titres des deux précédents qui ont été interprétés, six de The Visit, dont le sublime The Old Ways, et trois de The Mask And Mirror. Ce Live In Paris And Toronto marque avant tout un tournant dans la carrière de la chanteuse. Alors qu'elle travaillait sur son mixage aux studios Real World de Peter Gabriel, son fiancé Ronald Douglas Rees avec lequel elle devait se marier à l'automne, est mort tragiquement dans un accident de bateau, le 19 juillet 1998, avec son frère Richard et leur jeune ami Gregory Cook à peine âgé de dix-sept ans. Une association portant le nom de The Cook-Rees Memorial Fund For Water Search And Safety sera par la suite crée dans le but d'améliorer la sécurité nautique. Elle sera notamment financée par la vente de ce double live luxueux, porteur d'une triste destinée. La Reine des Celtes, en quête de mysticisme et de spiritualité, se retirera et ne reviendra sur le devant de la scène qu'en 2006 avec An Ancient Muse

Musiciens

Loreena McKennitt : chant, claviers, harpe, accordéon

Nigel Eaton : vielle à roue
Brian Hughes : guitare, oud, bouzouki
Caroline Lavelle : violoncelle
Rick Lazar : percussions
Hugh March : violon
Rob Piltch : guitares, claviers
Donald Quan : claviers
Danny Thompson : contrebasse

Titres

1.01. Prologue
1.02. The Mummers' Dance
1.03. Skellig
1.04. Marco Polo
1.05. The Highwayman
1.06. La Serenissima
1.07. Night Ride Across The Caucasus
1.08. Dante's Prayer

2.01. The Mystic's Dream
2.02. Santiago
2.03. Bonny Portmore
2.04. Between The Shadows
2.05. The Lady Of Shalott
2.06. The Bonny Swans
2.08. All Souls Night
2.09. Cymbeline

jeudi 19 avril 2018

Luar Na Lubre - Plenilunio (1997)

Luar Na Lubre Plenilunio
Luar Na Lubre - Plenilunio (1997)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis Aras Solis (1993), la formation galicienne de musique folklorique Luar Na Lubre était en sommeil et n'avait plus sorti de disque. Il a fallu que le grand Mike Oldfield adapte leur instrumental O Son Do Ar, devenu The Song Of The Sun sur le cultissime Voyager (1996), pour que les musiciens se réunissent à nouveau sous la conduite de Bieito Romero. Une nouvelle ère s'ouvre ainsi, avec comme principal changement l'arrivée de la chanteuse/violoncelliste Rosa Cedrón en remplacement d'Ana Espinosa. Rosa deviendra la nouvelle voix du groupe pour les dix prochaines années. Bénéficiant de l'aura d'Oldfield, Luar Na Lubre signe même un contrat avec sa maison de disque d'alors, Warner. Ainsi soutenu pour une meilleure diffusion et, surtout, grâce à sa haute qualité, Plenilunio sera un grand succès, les ventes atteindront les 50 000 exemplaires. Ce nouvel album se partage pour moitié entre musique instrumentale traditionnelle d'inspiration celtique, et de l'autre chansons portées par le chant prononcé de Rosa. On retiendra avant tout la version revisitée de O Son Do Ar enrichie par le violoncelle de cette dernière, ainsi que Tu Gitana, futur classique plein de douceur et de mystères. 

Musiciens

Rosa Cedrón : chant, violoncelle
Bieito Romero : cornemuse, accordéon, vielle à roue
Xan Cerqueiro : flûte
Daniel Sisto : guitare acoustique
Xulio Varela : bouzouki, cor, percussions
Xavier Cedron : violon
Patxi Bermudez : percussions

Xavier Ferreiro : percussions
Xose Alvarez : mandoline
Paula Oanes : harpe celtique
Daniel Cerqueiro : guitare acoustique
Michel Canada : guitare acoustique, triangle
Fernando Villar : claviers

Titres

01. O Son Do Ar
02. Tu Gitana
03. Ao-Tea-Roa
04. Roi Xordo
05. Os Teus Ollos
06. Ronsel
07. Pola Ponte De San Xoán
08. Pandeirada Das Fiandeiras - Muiñeira De Ramelle
09. Sol De Outono
10. Cantiga De Falvan
11. Romance De Bernaldino E Sabeliña
12. Galaecia

lundi 16 avril 2018

Wetton-Downes - Icon: Urban Psalm Live (2017)

Wetton Downes Icon Urban Psalm Live
Wetton-Downes - Icon: Urban Psalm Live (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Enregistré le 21 février 2009, dans une ancienne église située au cœur de la City de Londres, ce concert unique d'Icon était jusqu'alors seulement disponible en version DVD, et encore, pas intégralement. Suite à la disparition de John Wetton début 2017, une édition de luxe a été éditée comprenant l'intégralité de la représentation en DVD et sur deux CD. Légendes du mouvement progressif, John Wetton et Geoff Downes ont joué avec les plus grands. King Crimson, UK, Renaissance, Roxy Music pour le premier, The Buggles, Yes, Asia ou bien Kate Bush pour le second. Ensemble, ils ont fondé le supergroupe Asia au début des années 80 avec Steve Howe et Carl Palmer. Puis ils se sont retrouvés au début des années 2000 et ont sorti trois albums sous le nom d'Icon. En ce soir de février 2009, les deux musiciens sont accompagnés du guitariste Dave Kilminster (Keith Emerson, Roger Waters, Steven Wilson), du batteur Pete Riley (Keith Emerson), du violoncelliste Hugh McDowell (ELO, Wizzard) et de la sublime Anne-Marie Helder (Panic Room, Mostly Autumn, ex-Karnataka) au chant et à la flûte. Cette dernière est une des trois chanteuses à avoir participé à un album d'Icon avec Anneke van Giersbergen (ex-The Gathering) et Annie Haslam de Renaissance. La setlist, impressionnante, comporte bien évidemment des titres d'Icon, mais aussi quelques surprises en provenance du passé comme le hit d'Asia Heat Of The Moment, joué ce soir en version acoustique. Le duo n'a cependant pas privilégié la grosse artillerie, bien au contraire, il a livré de belles raretés comme l'énergique Rock And Roll Dream des mêmes Asia, jamais joué en live, ou encore un Starless énorme de King Crimson où Downes exécute un solo aux synthétiseurs béni des anges, ainsi que Elstree des Buggles. I've Come To Take You Home sur lequel la voix puissante de Wetton, d'abord seule avec le violoncelle et le piano, puis rattrapée par la guitare lumineuse de Kilminster, fait partie de ces moments de grâce, tout comme les duos avec Anne-Marie, To Catch A Thief, Raven, et, enfin In The End. S'il fallait résumer en un seul mot Urban Psalm Live, magnifique hommage à un grand artiste parti trop tôt, ce serait sans hésiter "magique". 

Musiciens

John Wetton : chant, basse, guitare
Geoff Downes : claviers, vocoder

Dave Kilminster : guitares, chœurs
Pete Riley : batterie
Hugh McDowell : violoncelle
Anne-Marie Helder : chant, flûte

Titres

1.01. Countdown To Zero
1.02. Go
1.03. I've Come To Take You Home
1.04. Twice The Man I Was
1.05. Elstree
1.06. Voice Of America
1.07. The Die Is Cast
1.08. To Catch A Thief
1.09. Starless

2.01. Paradox/Let Me Go
2.02. Raven
2.03. True Colours
2.04. Heat Of The Moment
2.05. Rubicon
2.06. Don't Go Out Tonight
20.7. My Own Time
2.08. Days Like These
2.09. In The End
2.10. Rock And Roll Dream

Liens

http://progfemalevoices.blogspot.fr/2016/05/wetton-downes-icon-2005.html
http://progfemalevoices.blogspot.fr/2016/05/wetton-downes-icon-ii-rubicon-2006.html
http://progfemalevoices.blogspot.fr/2016/05/wetton-downes-icon-3-2009.html

dimanche 15 avril 2018

Renaissance - Live At The BBC: Sight & Sound (2016)

Renaissance Live At The BBC
Renaissance - Live At The BBC: Sight & Sound (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Longtemps annoncé, ce coffret événement a été enfin disponible à la toute fin de l'année 2016. Pas moins de trois CD et un DVD le composent. L'ensemble réunit quatre concerts donnés entre 1975 et 1978, correspondant à l'âge d'or de Renaissance. Et on doit cette petite merveille au label Repertoire, spécialisé dans la réédition des albums du groupe. Dans le détail, le DVD comprend le concert du 8 janvier 1977 donné à The Golders Green Hippodrome de Londres. Le CD 1 est la version audio de ce concert, tandis que sur le CD 2, c'est un spectacle donné dans cette même salle mais en 1975, suivi de trois chansons (Day Of The Dreamer, The Vulture Fly High, Midas Man) d'une session pour la BBC de 1978. Enfin, le CD 3 et ses cinq titres, dont le cultissime Song Of Scheherazade joué en intégralité, est un enregistrement datant de 1976, capturé à The Paris Theatre de Londres. Pas d'orchestre symphonique ici comme sur le fameux Live At The Carnegie Hall, les cinq musiciens se trouvent seuls sur scène, démontrant ainsi la toute maîtrise de leur art : Annie Haslam et ses cinq octaves, Michael Dunford et la toute finesse de son jeu à la guitare acoustique, John Tout et son piano fou, Jon Camp et sa basse virevoltante, Terence Sullivan et sa batterie à la fois puissante et précise. Les titres joués sont extraits de Prologue, Ashes Are Burning, Turn Of The Cards, Scheherazade And Other Stories et Novella. Ma préférence va pour les différentes versions de Mother Russia, émouvant hommage à Alexandre Soljenitsyne et aux victimes du Goulag, ainsi qu'au sensationnel Ashes Are Burning s'étendant sur pas moins de dix-huit minutes, véritable explosion de saveurs. Alors que le reste du monde était en train de sombrer dans le punk, Renaissance, groupe unique en son genre, élevait sa musique à un niveau d'excellence digne du classique. Une merveille !

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitare acoustique, chant
John Tout : claviers, chant
Jon Camp : basse, chant
Terence Sullivan : batterie

Titres

DVD

01. Introduction 
02. Carpet of the Sun 
03. Mother Russia 
04. Can You Hear Me 
05. Ocean Gypsy
06. Running Hard 
07. Band Introduction
08. Touching Once (Is so Hard to Keep) 
09. Prologue 

CDs

1.01. Introduction 
1.02. Carpet of the Sun 
1.03. Mother Russia 
1.04. Can You Hear Me
1.05. Ocean Gypsy
1.06. Running Hard
1.07. Band Introduction 
1.08. Touching Once (Is so Hard to Keep)
1.09. Prologue 

2.01. Running Hard 
2.02. Mother Russia
2.03. Prologue 
2.04. Ocean Gypsy
2.05. Ashes are Burning
2.06. Day of the Dreamer 
2.07. The Vultures Fly High
2.08. Midas Man

3.01. Prologue
3.02. Running Hard
3.03. Ocean Gypsy
3.04. Mother Russia
3.05. Song of the Scheherazade
     

samedi 14 avril 2018

Divanhana - Live In Mostar (2017)

Divanhana Live In Mostar
Divanhana - Live In Mostar (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Après la sortie du splendide Zukva, distribué en Europe par le label ARC Music, la troupe bosniaque Divanhana est partie sur la route, à la conquête d'une douzaine de pays, dont la Serbie, l'Allemagne, l'Autriche, ou encore la Suisse. De retour chez eux après ce long périple, ils ont enregistré cet album live dans la ville martyr de Mostar, lieu hautement symbolique du conflit yougoslave, puis de la réconciliation entre les peuples. Depuis Zukva, la délicieuse Leila Čatić a cédé sa place à la toute aussi charmante Naida Čatić. Et quelle voix ! Seule, sans aucun accompagnement, elle vous transperce littéralement le cœur sur la complainte traditionnelle Đaurko Mila. Elle est parfaite pour chanter la sevdalinka, ou sevdah, ce blues des Balkans teinté d'une nostalgie assimilable à la saudade portugaise. Car c'est dans ce genre musical que s'est spécialisé Divanhana depuis sa fondation en 2009. Ces anciens étudiants de l'École de musique de Sarajevo revisitent le fonds folklorique de leur jeune nation ainsi que de leurs voisins balkaniques, en y apportant une touche de modernité, qu'elle soit d'origine jazz, pop ou de la musique classique du XXe siècle. L'intense Kradem Ti Se U Večer, à l'ensorcellement progressif, le festif Aj Mene Majika Jednu Ima qui donne l'entrain, ou bien le morceau d'ouverture Oktako Je Benja Luka Postale et ses sonorités typiquement balkaniques, sont autant de joyaux offrant une vision différente de cette partie de l'Europe, encore mystérieuse et méconnue d'un point de vue culturel. A noter que le CD est accompagné d'un DVD du concert entrecoupé d'interviews des musiciens. 

Musiciens

Naida Ćatić : chant
Neven Tunjić : piano
Nedžad Mušović : accordéon
Azur Imamović basse
Rifet Čamdžić : batterie
Irfan Tahirović : percussion

Ivana Đurić : violon

Titres

01. Otkako Je Banja Luka Postala
02. Pijanica, Bekrija
03. Zajpevala Sojka Ptica
04. Crven Fesić
05. Nema Ljepše Cure Od Malene Đule
06. Đaurko Mila
07. Kradem Ti Se U Večeri
08. Ciganka Sam Mala
09. Da Sam Ptica
10. Aj Mene Majka Jednu Ima
11. Oj Safete, Sajo, Sarajlijo
     

vendredi 13 avril 2018

Infinite Sunday - Infinite Sunday (2012)

Infinite Sunday
Infinite Sunday - Infinite Sunday (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

A la croisée du jazz, du trip-hop et de la musique ambient, Infinite Sunday est un projet né en 2008 de la rencontre entre trois talentueux musiciens : Sue McCreeth, Mike Varty et Ian Salmon. Quatre années de travail ont été nécessaire pour concocter ce charmant album, invitation au cocooning. Il est le résultat de la fusion entre leurs influences musicales respectives. Si Sue vient du jazz, les amateurs de musiques progressives se souviennent que Mike Varty est le claviériste émérite de Landmarq et de Janison Edge, tout comme le guitariste Ian Salmon qui s'est fait connaître en jouant avec Arena. Son style ne s'est d'ailleurs jamais limité au seul prog, son champ d'investigation embrasse également le jazz, le funk et la soul. La musique d'Infinite Sunday, longue et langoureuse, laisse suffisamment d'espace à la voix sensuelle de Sue ainsi qu'aux guitares incisives de Ian, tout en conservant cette sensation de légèreté. A la production, Mike a mené un travail des plus minutieux sur le son. Au fil de l'écoute, l'auditeur se trouve transporté dans une série d'univers où se croisent Santana, Julee Cruise, ou encore Portishead. Un délice...

Musiciens

Sue McCreeth : chant, piano, guitares
Mike Varty : claviers, violon, alto, chœurs
Ian Salmon : guitare, basse, percussions, chœurs

Titres

01. Sunday (Just Naturally)
02. Emotional Reasoning
03. Firebaby
04. Nurture
05. Night Chill
06. Seven Magpies
07. Cara
08. Nut Tree
09. The Air Is Blue

mardi 10 avril 2018

Pentangle - In The Round (1986)

Pentangle In The Round
Pentangle - In The Round (1986)

Pourquoi écouter ce disque ?

Reformé au début des années 80, Pentangle, groupe culte des années 60-70, propose en 1986 ce In The Round faisant suite à l'honorable Open The Door. Du quintet des origines, il reste encore Jacqui McShee, Bert Jansch ainsi que Terry Cox. John Renbourn n'ayant pas participé au précédent disque, sa place est désormais occupée par Mike Piggott, guitariste et également joueur de violon. En revanche, Danny Thompson vient lui juste de céder la sienne à Nigel Portman-Smith, ancien de Magna Carta et du Bert Jansch Conundrum. In The Round est un album aux orientations pop-folk doté de mélodies accrocheuses, notamment sur le titre d'ouverture Play The Game où Jacqui se trouve accompagnée au banjo par Bert, et Come To Me Baby à la frontière de la musique country. Ce qui a fait le succès du groupe dans le passé, à savoir un folk authentique doublé d'incursions originales dans le jazz, n'en est pas pour autant écarté. Le désormais classique She Moved Through The Fair remis au goût du jour par Sandy Denny et Fairport Convention à la fin des années 60, ainsi que Süil Agrar sur lequel on découvre Pam McShee, sœur de Jacqui, au chant principal, sont issus d'un fond culturel à la fois ancien et très riche. Aux intonations plus contemporaines, Sunday Morning Blues ou bien Chase That Devil Away font revivre, l'espace d'un instant, cette ambiance si particulière des clubs de jazz. Écrit par Jansch, Let Me Be qui ferme le disque aurait eu toute sa place sur un album solo du guitariste tellement il sonne rock. Plus romantiques, Set Me Free (When The Night Is Over), une des dernières compositions du batteur Terry Cox pour Pentangle, suivi du sublime Circle The Moon sont deux petites perles choyées par le chant si délicat de Jacqui qui n'a rien perdu de son éclat au fil des années. Au final, In The Round est un album plus que respectable, permettant à l'étoile Pentangle de briller encore. 

Musiciens

Jacqui McShee : chant
Bert Jansch : guitare acoustique, banjo, chant
Mike Piggott : guitares, mandoline, violon, chant
Nigel Portman-Smith : basse, claviers, chant
Terry Cox : batterie, percussions, claviers, chant

Titres

01. Play the Game
02. The Open Sea
03. She Moved Through the Fair
04. Set Me Free (When the Night Is Over)
05. Come to Me Baby)
06. Sunday Morning Blues
07. Chase That Devil Away
08. The Saturday Movie
09. Süil Agrar
10. Circle the Moon
11. Let Me Be 

dimanche 8 avril 2018

Conqueror - Stems (2014)

Conqueror Stems
Conqueror - Stems (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Avec Stems, produit par le batteur Natale Russo, Conqueror effectue un retour aux sources. Suite au départ de la flûtiste Sabrina Rigano, le groupe s'est à nouveau retrouvé sous la forme d'un quatuor, comme à l'époque de leur premier disque Istinto. Cette nouvelle formation, marquée également par l'arrivée du guitariste Ture Pagano et du bassiste Peppe Papa, s'est orientée vers un progressif classique où, comme l'illustre la pochette, claviers vintages joués par la chanteuse Simona Rigano sont à l'honneur  (Yamaha CP 80, orgue Hammond, Minimoog, Mellotron, Wurtlitzer 200A, Roland D 50...). Autre référence au passé, le choix du titre de la piste six, C'est La Vie, clin d'œil à ELP. Contrairement à Madame Zelle ou à 74 Giorni, Stems n'est pas un concept album à proprement parler, même si certaines paroles font référence à un même thème, celui de l'évolution de la réalité ou des sentiments avec le temps qui passe (Un'altra Realtà, Sole Al BuioEchi Di Verità). D'autres sont une invitation à la rêverie (Sigurtà, Di Notte). Simona, tout en conservant cet air détaché qui fait tout son charme, n'a jamais si bien chanté, tandis qu'une grande place a été laissée aux mélodies vocales. Avec ce cinquième album studio, Conqueror prouve qu'il a encore de la ressource et que son histoire n'est pas prête de s'arrêter après vingt ans d'existence.

Musiciens

Simona Rigano : chant, claviers
Ture Pagano : guitares
Peppe Papa : basse
Natale Russo : batterie, percussions

Titres

01. Gina
02. Di Notte
03. False Idee
04. Un'altra Realtà
05. Sole Al Buio
06. C'est La Vie
07. Sigurtà
08. Echi Di Verità 

samedi 7 avril 2018

Single Celled Organism - Splinter In The Eye (2017)

Single Celled Organism Splinter In The Eye
Single Celled Organism - Splinter In The Eye (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Splinter In The Eye est un concept album comme je les aime. Derrière ce projet fou, se cache le multi-instrumentiste et producteur allemand Jens Lueck bien connu des fans de Sylvan. Tombé tout jeune dans la musique, son parcours l'amènera à apprécié autant Jean-Sébastien Bach qu'Abba, Pink Floyd, Supertramp ou Porcupine Tree. Héritier de ces illustres aînés ainsi que de leur sens de la mélodie, Jens a imaginé cette dystopie à résonance sociale et contemporaine. Divisée en deux parties chacune encadrée par un prologue et un épilogue, l'histoire raconte une expérience scientifique secrète où une fille a été conçue dans un environnement artificiel isolé. Son seul lien avec l'extérieur sont les cinquante écrans de télévisions l'entourant et diffusant en permanence tous types de programmes du monde entier. Bien évidemment, tout ne va pas se dérouler comme prévu, une catastrophe de grande ampleur couve... Le sujet ainsi posé, on comprend mieux le choix de cet étrange nom, Single Celled Organism, ou, en français, organisme unicellulaire. Pour mener à bien ce projet, le musicien s'est entouré de trois guitaristes, dont Jan Petersen, ex-Sylvan, d'un bassiste, du joueur de flûte d'Eloy, Volker Kuinke, d'une violoncelliste et d'une violoniste. Lui s'est occupé de la batterie, de la basse, des claviers, de la programmation et du chant qu'il partage avec sa compagne Isgaard. Et, comme toujours, la prestation de cette dernière est époustouflante. Jouant le rôle de la jeune fille, on l'entend sur quatre des douze titres, parmi lesquels un New Horizon où elle exécute une envolée céleste dont elle seule a le secret. Proposer un voyage vers un ailleurs est une des missions du rock progressif depuis sa naissance à l'aube des années 70. Jens Lueck s'inscrit bien dans cette illustre lignée avec ce Splinter In The Eye, combinant à la fois la fougue audacieuse d'Ayreon et les atmosphères floydesques de Millenium. Waouh !

Musiciens

Jens Lueck : chant, batterie, basse, claviers, programmation
Isgaard : chant
Kai Ritter : voix
Jan Petersen : guitares 
Ingo Salzmann : guitares
Dieter Koch : guitares 
Ekiss Giloc : basse
Volker Kuinke : flûtes
Katja Flintsch : violon, alto
Annika Stolze : violoncelle

Titres

01. Prologue (The Mark Of Cain)
02. Growing Up
03. TV-Show
04. Flying Home
05. New Horizons
06. Flies In My Head
07. I Can't Feel
08. The Call
09. The Virus
10. Splinter In The Eye
11. I See You (The Regret)
12. Epilogue (Her Poem)

vendredi 6 avril 2018

The Morrigan - Hidden Agenda (2002)

The Morrigan Hidden Agenda
The Morrigan - Hidden Agenda (2002)

Pourquoi écouter ce disque ?

Fondé au milieu des années 80, The Morrigan fait le lien entre le folk électrique naissant des années 60-70 de Fairport Convention ou de Steeleye Span, et le folk progressif à consonances celtiques des Mostly Autumn et Karnataka de la fin des années 90. Hidden Agenda, leur dernier album en date à ce jour, ne déroge pas à cette règle. Quatre ans après Masque, les cinq musiciens se sont retrouvés pour livrer ce petit bijou parsemé, en plus des styles déjà cités, de quelques éléments de jazz ainsi que de musique médiévale ou de la Renaissance comme la suite instrumentale Volta/Basse Danse/Volta. Chantée par Cathy Alexander, la pièce maîtresse de l'album n'en demeure pas moins A Night To Remember. Ce long morceau de presque dix minutes évoque, dans une ambiance théâtrale, le naufrage du Titanic. Dans un développement thématique complexe qui ravira les fans de prog, chaque changement de rythme a pour fonction de peindre les différents climats de ce récit effrayant. Autres passages intéressants, le tout aussi inquiétant The Other, composé et interprété par Cathy, ainsi que la splendide ballade traditionnelle The Parting Glass aux couleur romantiques, digne d'une Loreena McKennitt. Avec cet Hidden Agenda sur lequel se côtoient dans un parfait équilibre flûtes d'un autre temps et guitares oldfieldiennes, The Morrigan se trouve-là incontestablement au sommet de son art.

Musiciens

Cathy Alexander : chant, flûte, claviers, guitare
Mervyn B. : chant, flûte, basse, percussions 
Colin Masson : guitares, basse, claviers, chant
Dave Lodder : guitares, basse, claviers
Arch : batterie, percussions, chant

Matt Carter : mandoline, banjo

Titres

01. Swallow's Tail
02. In The End/Tristan's Lament
03. Volta/Basse Danse/Vota
04. South Australia/Roaring Forties
05. A Night To Remember
06. Slieve Russell/The March Hare
07. The Other
08. Joe Cooley's Reel
09. The Parting Glass

jeudi 5 avril 2018

Flamborough Head - Shreds Of Evidence (2017)

Flamborough Head Shreds Of Evidence
Flamborough Head - Shreds Of Evidence (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

En vingt-cinq ans d'existence, les Néerlandais de Flamborough Head ont sorti six albums studio et un live. Dans l'attente d'un prochain "vrai" album en préparation, ils publient, sur le label polonais Oskar, Shreds Eo Evidence, compilation regroupant des enregistrements live inédits, des reprises ainsi que quelques raretés. Véritable patchwork, la pochette est à l'image de ce projet. L'artiste Theo Spaay, à l'origine de toutes les pochettes du groupe à l'exception du Live In Budapest, a assemblé différents éléments de son ancien travail. Les enregistrements live s'étendent de 1998 à 2015. Si Corrugated Road permet de (re)découvrir l'ancien chanteur Sieberein Schaaf, The Trapper, issu de la dernière production en date Lost In Time et qui ferme le présent disque, met à l'honneur l'équipe actuelle dont la fantastique chanteuse/flûtiste Margriet Boomsma. Côté reprises, Flamborough Head propose un Bless The Wings (That Bring You Back) particulièrement intéressant et mélodieux des Moody Blues, tout comme l'instrumental Blessing Of A Smile en hommage aux Flower Kings. Pour ce qui est des raretés, j'ai un faible pour la quatrième piste, Rixt Fan't Oerd aux accents folks. Chantée dans la langue locale, le frison, cette chanson fait référence à une légende narrant la vie d'une mystérieuse femme vivant sur la petite île d'Ameland, partie de la Frise occidentale, considérée comme une sorcière par ses voisins. A la demande du label français Musea et du magazine finlandais Colossus, Flamborough Head s'était investi dans le gigantesque projet The Divine Comedy en proposant trois titres inédits pour chacun des CD publiés entre 2008 et 2010. Shreds Of Evidence rassemble aussi quelques versions inédites utilisés dans les compilations promotionnelles que proposait son ancien label Cyclops. Actif de à la fin des années 90 à la fin des années 2000, ce label de référence a donné ses chances à quelques unes des grandes formations actuelles de la scène progressive comme The Pineappple Thief, Mostly Autumn, Landmarq, et, bien évidemment, Flamborough Head. 

Titres

01. Bless the Wings (That Bring You Back) (Higher And Higher - A Tribute To The Moody Blues 2005)
02. Year after Year (Live ProgFarm 1997-2006 Anniversary Compilation 2006)
03. Mantova (Live at Radio Xymphonia, Almelo, Holland 11-12-2005 - Cyclops Sampler 6)
04. Rixt Fan't Oerd (Prog.nl / Progwereld 2011)
05. Blessing of a Smile (A Flower Full Of Stars - A Tribute To The Flower Kings 2011)
06. Daughters of Night (Dante's Inferno - The Divine Comedy I - Canto IX 2008)
07. By the Bank of the River (Dante's Purgatorio - The Divine Comedy II - Canto XXI 2009)
08. Labyrinth of Light (Dante's Paradiso -The Divine Comedy III - Canto XXXI 2010)
09. Corrugated Road (Live at ProgFarm 1998 De Harmsdobbe Bakkeveen, Holland)
10. Limestone Rock (Reworked and extended version) (Cyclops Sampler 5 2002)
11. The Trapper (Live at ProgFrog Festival 2015, 't Blok Nieuwerkerk a/d IJssel Holland) 

mercredi 4 avril 2018

Millenium - Deja Vu (2004)

Millenium Deja Vu
Millenium - Deja Vu (2004)

Pourquoi écouter ce disque ?

D'abord, pourquoi un tel titre ? En 2002, Ryszard Kramarski, claviériste et leader de Millenium, réalise un rêve d'enfance, celui d'ouvrir son propre studio de musique. Lynx Music est ainsi né. Plutôt que de se lancer dans l'écriture d'un tout nouvel album, il préfère faire du neuf avec du vieux en réadaptant certaines chansons du tout premier disque du groupe ainsi que de son ancienne formation, Framauro. Toujours dans l'optique de conquérir un nouveau public au-delà des frontières polonaises, les anciennes paroles sont toutes adaptées en anglais. Autre évolution, les départs successifs du bassiste Piotr Mazurkiewicz et du guitariste Piotr Płlonka (qui reviendra dès l'album suivant). Ils sont remplacés respectivement par Krzystof Wyrwa, toujours présent aujourd'hui, et Przemek Druźkowski au son plus rock. Première production de Lynx Music, Deja Vu voit le jour en 2004. Si l'ambiance générale est assez sombre avec quelques pointes d'humour noir, Kramarski reconnaît que sa première source d'inspiration a été Up de Peter Gabriel. Son seul regret est d'avoir confié une partie du mixage au batteur Tomasz Paśko qui a, selon lui, trop mis en avant les sons de percussions. Toutefois, le résultat final est plus que respectable. Le chant de Łukasz Gall ne cesse de progresser et de s'affirmer. Il fait partie de mes chanteurs préférés de la scène progressive aux côtés de Damian Wilson, Marc Atkinson et Marco Glühmann de Sylvan. Bien que The Silent Hill, Drunken Angels et Ultraviolet tirent largement leur épingle du jeu, les autres titres valent tout autant d'être découverts.

Musiciens

Łukasz Gall : chant
Ryszard Kramarski : claviers
Przemek Druźkowski : guitares
Krzysztof Wyrwa : basse, stick
Tomasz Paśko : batterie

Titres

01. The Silent Hill
02. The Cynical Crusade
03. Drunken Angels
04. Greasy Mud Part 1 & 2
05. Ultraviolet
06. Deja Vu
07. Fumbled
08. Tears Of Yesterday

Bonus édition 2008
09. Where's My Way?
10. Plastic World
11. Ecosong 2004 (dance mix)
12. The Silent Hill (radio edit)

mardi 3 avril 2018

Quidam - The Time Beneath The Sky (2002)

Quidam The Time Beneath The Sky
Quidam - The Time Beneath The Sky (2002)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Time Beneath The Sky sera la dernière production de Quidam avec sa chanteuse Emila Derkowska. Entre Quidam, l'album sorti en 1996, et ce dernier opus, il est agréable de constater combien elle a progressé sur le plan vocal. Tout au long de celui-ci, elle est époustouflante. Dès le morceau d'ouverture, Letter From The Desert I, aux ambiances sonores orientales, on croirait entendre Lisa Gerard de Dead Can Dance. A d'autres moments, c'est Heather Findlay de Mostly Autumn qui nous vient à l'esprit (You Are). Il est vrai que les références musicales de cette formation polonaise sont très riches : Pink Floyd, Camel, mais aussi Led Zeppelin dont est repris ici un No Quarter des plus atmosphériques. Sur l'excellent Baja Prog: Live In Mexico '99, ils nous avaient déjà gratifiés d'un Child In Time tout simplement magique. Chanté à la fois en anglais et en polonais, cet album, qui se divise en deux parties, n'est pas un concept album pour autant. Il s'en dégage une saveur douce et mélancolique, entre prog et folk, où les longues plages laissent suffisamment d'espace aux divers instruments pour s'exprimer, que ce soit la guitare de Maciek Miller, les claviers de Zbyszek Florek, ou la flûte pastorale de Jacek Zasada. A noter également la participation de Robert Amirian des formations Collage et Satellite. Il joue de la mandoline, accompagné à l'accordéon par Michał Maciejewsji, sur l'étonnant Kozolec (For AgaPe) inspiré du folklore polonais et est-européen.

Musiciens

Emila Derkowska : chant
Maciek Meller : guitares
Zbyszek Florek : claviers
Radek Scholl : basse
Rafał Jermakow : batterie, percussions
Jacek Zasada : flûtes

Monika Margielewska : hautbois
Miłosz Gawryłkiewicz : bugle
Grzegorz Nadolny : basse
Robert Amirian : mandoline
Michał Maciejewsji : accordéon

Titres

01. Letter From The Desert I
02. Still Waiting (Letter From The Desert II)
03. No Quarter
04. New Name
05. Kozolec (From AgaPe)
06. Credo I
07. Credo II
08. You Are (In The Labyrinth Of Thoughts)
09. Quimpromptu
10. (Everything Has It Own) Time Beneath The Sky

lundi 2 avril 2018

Frequency Drift - ... Laid To Rest (2012)

Frequency Drift Laid To Rest
Frequency Drift - ... Laid To Rest (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Il émane beaucoup de tristesse de ce quatrième album de la formation allemande Frequency Drift. Que ce soit dans le chant de sa chanteuse Antje Auer ou le choix des titres : Dead, Cold, Ice, voire Wish qui ne sont pas sans évoquer The Cure à l'ancien fan que je suis. Pourtant, la musique de Frequency Drift est toute autre. Perfectionnistes, Andreas Hack et sa bande se sont spécialisés dans un rock progressif cinématique de qualité, étendant ses ramifications tant au folk médiéval, qu'à la musique électro, ou qu'à une world music aux couleurs orientales. Quelques paroles en arabe (Dead, Copper), l'utilisation d'instruments atypiques au premier plan (harpe, violon, clarinette, flûte, stick, gemshorn) apportent le juste nécessaire en chaleur pour donner à la musique cette dimension particulière, quasi-fantomatique. Le résultat est d'autant plus beau que Hack a contrôlé lui-même chaque étape de fabrication : composition, enregistrement, mixage, masterisation, arrangements, et production. Depuis sa création, le groupe ne cesse d'évoluer, et ce, grâce à l'arrivée ou au départ de musiciens. Ainsi, sur ce nouvel opus, la harpiste Nerissa Schwarz et le violoniste Frank Schmitz, simples invités sur Ghosts..., sont devenus des membres à part entière. Au contraire du guitariste/flûtiste Christian Hack, frère d'Andreas, qui n'apparaît que sur quelques titres et qui a cédé sa place à Alexander Galimbis. Avec Andreas, le bassiste Jürgen Rennecke assure la continuité en demeurant le seul musicien présent depuis le début. Entre Karnataka et Gazpacho, ... Laid To Rest s'étend sur près de soixante-dix minutes de musique hypnotique pour seulement six titres, du plus court Parted (presque huit minutes quand même), au deux morceaux fleuves dépassant le quart d'heure, Cold et Wish. Du grand art !

Musiciens

Antje Auer : chant
Andreas Hack : claviers
Alexander Galimbis : guitares
Jürgen Rennecke : basse, stick
Jasper Jöris : batterie, percussions
Frank Schmitz : violon
Nerissa Schwartz : harpe

Barbara Jöris : gemshorn, instruments médiévaux
Thomas Epp : clarinette
Christian Hack : guitare, flûte
Martin Schnella : guitare

Titres

01. Dead
02. Parted
03. Cold
04. Wish
05. Ice
06. Copper

dimanche 1 avril 2018

Nine Stones Close - One Eye On The Sunrise (2012)

Nine Stones Close One Eye On The Sunrise
Nine Stones Close - One Eye On The Sunrise (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Nine Stones Close ressemble désormais à un supergroupe de rock progressif suite à l'arrivée de ses deux nouveaux membres, le bassiste Peter Vink (Ayreon, Star One), en remplacement de Neil Quarrell, et le batteur Pieter van Hoorn de Knight Area. A cette rythmique de choc s'ajoute le fondateur et guitariste Adrian Jones, ainsi que Mark Atkinson au chant et Brendan Eyre aux claviers, tous deux de Riversea. Et ce n'est pas tout, puisque sur Frozen Moment, un des deux morceaux fleuves, on peut entendre aux vocaux en arrière-plan Heidi Widdop de Stolen Earth, également toute première chanteuse de Mostly Autumn. Tout ce beau monde propose une musique inspirée, mélodieuse et émotionnellement dense, située quelque part entre le Marillion actuel, Pink Floyd, Anathema et Porcupine Tree. La prestation de Marc Atkinson est à saluer. Son chant suave, tout en nuance, illumine à lui seul ce disque fort inspiré, baigné tant des guitares gilmouriennes d'Adrian Jones que des claviers atmosphériques de Brendan Eyre. Un vrai régal dans la continuité de Traces et Falling To Pieces EP, les précédents opus de la formation.

Musiciens

Mark Atkinson : chant
Adrian Jones : guitares
Brendan Eyre : claviers
Peter Vink : basse
Pieter van Hoorn : batterie, percussions

Matt Stevens : guitares
Katy Bell : violoncelle
Heidi Widdop : chœurs

Titres

01. Faceless Angel
02. A Secret
03. Janus
04. ... And Dream Of Sleep
05. One Eye On The Sunrise
06. Eos
07. The Weight
08. The Distance
09. Frozen Moment
10. Sunset