jeudi 8 octobre 2020

Lila Downs Y La Misteriosa En Paris - Live À FIP (2010)

Lila Downs Live à FIP Paris
Lila Downs Y La Misteriosa En Paris - Live À FIP
(2010)

Pourquoi écouter ce disque ?

L'histoire d'amour entre Lila Downs et la France remonte à 2001, lors de la participation remarquée de la chanteuse mexicaine aux Trans Musicales de Rennes. Le 11 mai 2009, elle débarque cette fois-ci à Paris pour mettre le feu aux studios de Radio France. Bien que son tout premier album Ofrenda soit paru en 1994, pour ce set, elle a privilégié son répertoire de La Sandunga (1999) à Shake Away (2008), sans oublier son premier succès international en 2001, La Linéa. Née d'un père américain d'origine écossaise et d'une mère mexicaine (indienne zapotèque), Lila est devenue au fil des années une figure incontournable de la scène musicale mexicaine ainsi que sud-américaine. Partageant sa vie entre son pays natal et les États-Unis voisins, elle a longtemps chanté en espagnol et dans différentes langues indigènes (mixtèque, zapotèque, maya et nahuatl), avant de s'essayer à l'anglais. Dotée d'un charisme impressionnant doublé d'une voix chatoyante, elle dépeint à travers ses adaptations de chansons populaires ou ses propres compostions, une culture mexicaine à la fois mystérieuse, intime et attachante, bien éloignée des stéréotypes habituels. Éprise de justice sociale, elle défend avec la même ardeur la cause des Amérindiens, celle des femmes ou des migrants, toujours avec une pincée d'humour. Son Live à FIP n'est rien d'autre que le reflet de son immense talent, à découvrir de toute urgence. 

Musiciens

Lila Downs : chant, guitare

Paul Cohen : clarinette, saxophone
Celso Duarte : harpe, guitare, violon, charango
Carlos Henderson : basse, cajón
Yayo Serka : batterie, cajón
Samuel Torres : percussions
Juancho Herrera : guitares
Rob Curto : accordéon
Dana Leong : trombone

Titres

01. El Relámpago
02. La Linea
03. La Martiniana
04. La Cumbia Del Mole
05. Paloma Negra
06. Minimum Wage
07. Justica
08. Yo Envidio El Viento
09. La Cucaracha
10. Los Pollos
11. Naila
12. Arenita Azul
13. La Iguana
14. La Llorona
15. Perro Negro

Vidéos

 El Relámpago : lien vidéo ici

Paloma Negra : lien vidéo ici

La Cucaracha : lien vidéo ici

Justicia : lien vidéo ici

mardi 6 octobre 2020

Michelle Young - Song Of The Siren (1996)

Michelle Young Song Of The Siren
Michelle Young - Song Of The Siren (1996)

Pourquoi écouter ce disque ?

Au début des années 90, les femmes sont encore peu représentées dans le rock progressif. Toujours en activité, Annie Haslam (ex-Renaissance) et Sonja Kristina  de Curved Air poursuivent leur carrière en toute confidentialité. Côté britannique, émergent deux figures bientôt incontournables, Tracy Hitchings (Quasar, Strangers On A Train, Landmarq) ainsi que Joanne Hogg de Iona. De l'autre côté de l'Atlantique, Michelle Young marque par sa voix les deux premiers albums de Glass Hammer, Journey Of The Dunadan (1992) et Perelandra en 1995. L'année suivante, elle s'essaie en solo avec Song Of The Siren à la pochette inspirée de La Naissance de Vénus de Botticelli. Entourée de ses deux acolytes de Glass Hammer, Steve Babb et Fred Schendel, Michelle se plait à intriguer. Dès la première écoute, la similarité avec Kate Bush, tant au niveau vocal que musical, désoriente pour mieux séduire ensuite. Pas étonnant non plus qu'elle cite aussi parmi ses influences féminines Tori Amos, Cocteau Twins, Ella Fitzgerald ou encore Laurie Anderson. C'est à l'Université du Tennessee-Chattanooga qu'elle a appris à développer cette voix hallucinante. Avec un tel potentiel, on comprend mieux pourquoi elle a abandonné cette même année son poste de secrétaire médicale pour se consacrer pleinement à sa carrière de chanteuse professionnelle. Dans cette optique, elle a créé son propre label Naosha Records sur lequel est sorti Song Of The Siren. Progressif dans l'âme, ce disque captivant d'un bout à l'autre flirte amicalement avec le jazz, le blues et l'expérimental. Bombe passée inaperçue (ou presque) à l'époque, il n'est pas encore trop tard pour (re)découvrir ce trésor du passé toujours aussi fascinant. Une suite lui sera donnée en 2001, le tout aussi excitant Marked For Madness aux couleurs bien plus sombres.

Musiciens

Michelle Young : chant, claviers, guitares, basse, flûtes, ocarina

 Fred Schendel : claviers, guitare, batterie, programmation
Steve Babb : basse, claviers, chœurs
Piper Cordrey : narration
Monte Coulter : percussions
Shadow : guitare
Wayne Alston : guitare
Rich Saltzman : batterie
Greg White Hunt: flûte de pan

Titres

01. Solitude
02. Les Talk
03. Your Boots Are Heavy 
04. Song Of The Siren (Prelude)
05. Song Of The Siren 
06. No Excuses (Live)
07. The Innocent One 
08. Bamboo You! (Smackin' The Crickets And Making The Bird Like Me)
09. Big Deal 
10. Another Frog 

dimanche 4 octobre 2020

Mae McKenna - Mirage And Reality (1992)

Mae McKenna Mirage And Reality
Mae McKenna - Mirage And Reality (1992)

Pourquoi écouter ce disque ?

Suite attendue de Nightfallers (1988), Mirage And Reality offre un large panorama des influences musicales de Mae McKenna. Si le folk celtique demeure la base, celle-ci inscrit son œuvre dans une certaine modernité, regardant du côté de la pop, de la world ou du New Age. A l'écoute de cet album, Sally Oldfield, Loreena McKennitt, Clannad ainsi qu'Enya sont quelques une des références venant à l'esprit. A l'exception de l'air traditionnel Laoidh Chaluim Chille (St. Columba's Hymn), Mae a signé toutes les paroles des chansons. Jouant de la guitare acoustique et des claviers, elle s'est entourée de quelques pointures comme son frère Hugh du Sensational Alex Harvey Band, le harpiste Billy Jackson, ancien comme elle de Contraband, formation folk des années 70, et qui jouera sur l'album Open Sky de Iona, John Hackett et son frère Steve à la guitare sur deux titres, Heart To Heart et Flamenco. La présence de ces derniers n'a rien de surprenant car, si Mae a officié aux chœurs de la majorité des productions Stock Aikten Waterman (Bananarama, Kylie Minogue, Dead Or Alive…), elle a toujours gardé un pied dans l'univers des musiques progressives en collaborant au fil des décennies avec Camel, Dave Bainbridge de Iona ou encore Mike Oldfield. Il faut dire que sa voix, toute en nuance et profondeur, est d'une beauté inspirante. 

Musiciens

Mae McKenna : chant, guitare acoustique, claviers, programmation

Billy Jackson : harpes, flûtes, claviers
Steve Hackett : guitare
John Hackett : flûtes
Hugh McKenna : piano, claviers
Jim Drummond : batterie, percussions
Russell Thompson : cornemuse
Helen Leibmann : violoncelle
David Olney : contrebasse
Chris Karan : tablas
Jude Hudson : programmation

Titres

01. Dreamer
02. The Chosen One
03. Dream Lover
04. Heart To Heart
05. Changes
06. In The Circles
07. Too Many Promises
08. Flamenco
09. Time To Go
10. Laoidh Chaluim Chille - St.Columba's Hymn

Vidéos

Flamenco : lien vidéo ici

Dream Lover : lien vidéo ici

vendredi 2 octobre 2020

Karen Matheson - The Dreaming Sea (1996)

Karen Matheson The Dreaming Sea
Karen Matheson - The Dreaming Sea (1996)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis 1984, Karen Matheson est la chanteuse emblématique de Capercaillie, groupe écossais de musique traditionnelle. Au fil des années, ils se sont forgés un répertoire solide, comprenant à la fois des airs gaéliques anciens ainsi que des chansons modernes en langue anglaise. En 1996, Karen s'accorde une pause pour enregistrer son premier album en solo. Épaulée par son mari Donald Shaw (cofondateur de Capercaillie, producteur, claviériste) et du guitariste James Grant (Love and Money), elle présente The Dreaming Sea, un splendide joyau réunissant treize chansons, toutes aussi fabuleuses les unes que les autres. Six d'entre elles sont chantées en gaélique, langue usitée dans son enfance par sa mère et sa grand-mère, et dont elle a appris toutes les nuances. Si quelques membres de Capercaillie font une apparition comme le batteur James Mackintosh ou Ewan Vernal (bassiste de Fish à l'époque de Sunsets On Empire), d'autres musiciens ont été sollicités afin d'apporter une dimension singulière à l'album. Cordes, harmonica ainsi que saxophone complètent ce sentiment de douceur. Le délicat Mi Le M' Uilinn enregistré live en une seule prise, la chanson titre The Dreaming Sea aux ambiances vaporeuses, l'émouvant Evangeline tourné vers l'enfance ou encore la reprise subtile du One More Chance de Sandy Denny (Fairport Convention, Rising For The Moon) sont autant d'invitations au voyage, un voyage lumineux où il fait bon de se perdre l'espace d'un instant.

Musiciens

Karen Matheson : chant

Donald Shaw : claviers, accordéon
Paul MacGeechan : claviers, programmation
James Grant : guitares, dobro, basse, chœurs
Ewan Vernal : basse
Eoghan O'Neill : basse
James Mackintosh : batterie
Ray Fean : batterie
Jim Sutherland : percussions
Noel Bridgeman : percussions
Gerry O'Conner : banjo
Tommy Smith : saxophone
Fraser Spiers : harmonica
Marc Duff : whistle
Manus Luny : chœurs
Sorley Maclean : lecture

BT Ensemble : cordes

Titres

01. There's Always Sunday
02. Rithill Aill
03. The Dreaming Sea
04. Mi Le M' Uilinn
05. Early Morning Grey
06. Ic Iain 'Ic Sheumais
07. One More Chance
08. Fac Thu Na Feidh
09. An Fhideag Airgid
10. At The End Of The Night
11. Move On
12. Calbharaigh
13. Evangeline

Vidéos

The Dreaming Sea

                                                    One More Chance (live) : lien vidéo ici

jeudi 1 octobre 2020

Ana Alcaide - Leyenda: World Music Inspired By Feminine Legends (2016)

Ana Alcaide Leyenda
Ana Alcaide - Leyenda:
World Music Inspired By Feminine Legends (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

A travers Leyenda, Ana Alcaide rend un vibrant hommage à toutes les femmes. Basée à Tolède, cette artiste espagnole, à la fois chanteuse, compositrice et musicienne, joue d'un instrument étonnant, le nyckelharpa. Aussi appelé violon à clavier, cet instrument traditionnel remontant à l'époque médiévale provient de Scandinavie, et plus précisément de Suède. Ana a appris à en jouer lors d'un séjour dans ce pays. Leyenda, son cinquième album, en rupture avec les précédents, s'intéresse aux contes et légendes construits autour de femmes, divinités féminines ou créatures féminines. Les douze morceaux de ce disque original évoquent des histoires d'amour, de haine, de sacrifices, toutes millénaires, dans lesquelles des héroïnes meurent au combat, réalisent des actes de bravoure, se coupent les ailes ou perdent leur peau. Selkies nordiques (aussi célébrées par Eivør dans At The Heart Of A Selkie cette même année) ou lamiak basques sont quelques-unes des créatures fantastiques croisées au fil des chansons aux couleurs musicales inspirées des cinq continents. Si vous aimez Loreena McKennitt ainsi que la world music de qualité, ce disque est pour vous.

Musiciens

Ana Alcaide : chant, nyckelharpa, claviers, percussions

Rainer Seiferth : guitares, bouzouki
Bill Cooley : psaltérion, luth, santur
Bruno Duque : flûtes
David Mayoral : percussions
Paul Castejón : hang, claviers, chant
Renzo Ruggiero : vielle à roue, chant
Wafir S. Gibril : accordéon, chant
Isabel Martín : chant
Laura Fernández Alcalde : chant
Jan Grimbergen : hautbois
Oreka Tx : txalaparta

Titres

01. Tlalli
02. Diosa Luolaien
03. La Ondina De Vacares
04. Leyenda
05. La Mujer Muerta
06. Folía De La Primavera
07. La Lamia De Kobate
08. El Puente De San Martín
09. Kari Kalas
10. La Esposa Selkie
11. Elenion
12. Akelarre

Vidéos

Lien vidéo Akelarre : cliquer ici

Lien vidéo Tlalli : cliquer ici

Lien vidéo La Lamia De Kobate : cliquer ici

lundi 28 septembre 2020

Noscaferatu - Espresso Requiem (2012)

Noscaferatu Espresso Requiem
Noscaferatu - Espresso Requiem (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Une blague ? C'est une blague ??? Enfin presque… Noscaferatu est un groupe fondé au début des années 2000 par les 4/5e de Janison Edge, formation progressive qui a signé l'excellent The Services Of Mary Goode en 1999. Ainsi, on retrouve la chanteuse Sam Collins (anciennement Sue Element), Mike Varty (ex-Shadowland, futur Landmarq), Ian Salmon (Arena) et le bassiste Paul Brown associés au guitariste David Hobbs et au batteur Martin Meads (Credo). Réalisé en 2001 puis remasterisé en 2012, Espresso Requiem se présente à l'origine comme la bande originale de la comédie parodique Fuffy The English Vampire Slayer, librement inspirée de la série à succès Buffy Contre Les Vampires. En ce début de millénaire, nous sommes en pleine "buffymania", la mode est aux vampires et à leurs acolytes. Comme dans la série originale, il était prévu que le groupe apparaisse en arrière-plan, jouant leurs morceaux. Il n'en sera rien, seuls Sam incarnant Lili et Mike dans le rôle d'un vampire feront une courte apparition. Et la musique dans tout ça ? A l'exception de Naked, aucun autre morceau ne sera entendu dans ce spoof movie à budget très limité. Pourtant, l'ensemble tient plutôt bien la route. Les guitares sont rugissantes et la voix de Sam mise en avant. Pas prog pour un sou, nous baignons dans une ambiance gothico-indie, plus proche de The Misson que de Marillion. Jolie farce à la fois surprenante et pleine de fraîcheur, cette curiosité vaut le détour pour qui aime l'humour britannique. En ce sens, le nom du groupe a été choisi sous forme de clin d'œil à l'acteur Anthony Stewart Head, qui, avant d'incarner Ruppert Giles dans Buffy, était connu, en Angleterre, pour son rôle récurrent dans une série de publicités pour… Nescafé.

Musiciens

Sam Collins : chant
Mike Varty : claviers, percussions, guitares, basse, batterie
David Hobbs : guitares
Ian Salmon : guitares, basse
Paul Brown : basse, guitares
Martin Meads : batterie, percussions

Titres

01. Undead
02. Naked
03. Last Count
04. Black Maserati
05. In Time
06. Theme From Fluffy The English Vampire Slayer

Vidéo

lien de la vidéo : ici

dimanche 27 septembre 2020

White Willow - Sacrament (2000)

White Willow Sacrament
White Willow - Sacrament (2000)

Pourquoi écouter ce disque ?

Projet prog-folk porté par le multi-instrumentiste Jacob Holm-Lupo, White Willow propose en ce début de millénaire un troisième album à la mélancolie nordique incisive. Pour la deuxième fois, la chanteuse Sylvia Erichsen tient le chant. Sa voix enfantine, parfois inquiétante, valorise cette ambiance froide où un calme apparent précède une tempête inévitable. Avec ses six morceaux, dont trois avoisinent les dix minutes, Sacrament nous donne la sensation d'assister à une cérémonie païenne, donnée dans les profondeurs insondables d'une grotte perdue au milieu de nulle part. Aux côtés des traditionnels guitares/synthés/basse/batterie, s'ajoutent d'autres instruments aux saveurs authentiques tels que le hautbois, la flûte ou le glockenspiel renforçant ces ambiances énigmatiques, secrètes, mais toutes enivrantes. A son écoute, un autre monde s'ouvre à nous, nous transportant loin, très très loin, au cœur d'une Scandinavie sauvage oubliée. 

Musiciens

Sylvia Erichsen : chant
Jacob Holm-Lupo : guitares, claviers, basse, chant
Brynjar Dambo : claviers, glockenspiel
Ketil Vestrum Einarsen : flûtes, claviers
Johannes Sæbøe : basse
Aage Moltke-Schou : batterie, percussion, glockenspiel

Øystein Vesaas : voix
Simen E. Haugberg : hautbois
Erlend Sæverud : claviers

Titres

01. Anamnesis 
02. Paper Moon
03. The Crucible
04. The Last Rose Of Summer
05. Gnostalgia
06. The Reach

White Willow Sacrament Termo remaster
White Willow - Sacrament (remaster 2014)

Titres bonus de la version remasterisée de 2014 :

07. Gnostalgia (Demo) (11:22)
08. The Crucible (Demo) (7:21)
09. Paper Moon (Live 2005) (5:18)

Vidéo


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vendredi 25 septembre 2020

Tori Amos and Samuel Adamson - The Light Princess (2015)

Tori Amos The Light Princess
Tori Amos and Samuel Adamson - The Light Princess (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Si vous aimez les comédies musicales aux allures de contes de fée, The Light Princess devrait vous combler. La chanteuse Tori Amos aidée du dramaturge Samuel Adamson a adapté cette histoire écrite au XIXe siècle par l'auteur écossais George MacDonald. Sept années de travail leur ont été nécessaires pour un résultat impressionnant. Bien loin du simplisme ambiant, Tori a imaginé une œuvre complexe, pas forcément accessible de prime abord, bref, à son image. A l'instar de son album Night Of Hunters réalisé durant cette même période, elle puise une partie de son inspiration dans la musique classique. Aux frontières du prog, on pense par moments au Queen de Bohemian Rhapsody ou de Who Wants To Live Forever, ainsi qu'aux opéras rock de Clive Nolan (She, Alchemy, King's Ransom) avec bien plus de moyens. Le casting comprend pas moins de quinze acteurs avec, dans les rôles principaux, Rosalie Craig (Althea, princesse de Lagobel) et Nick Hendrix (Digby, prince de Sealand). Les aficionados de l'Inspecteur Barnaby reconnaîtront l'actuel sergent Jamie Winter interprété par ce dernier, quant à Rosalie, elle s'était auparavant illustrée sur scène dans des adaptations d'Alice Au Pays Des Merveilles et du Seigneur Des Anneaux. Racontée par deux personnages secondaires, l'orpheline Piper, servante de la princesse, et Llewelyn, frère de Digby, l'histoire relate les malheurs d'Althea, princesse du royaume de Lagobel, qui, depuis la perte de sa mère à l'âge de six ans, flotte dans les airs et n'éprouve plus aucune émotion. Fuyant son père qui tente de l'isoler, elle va tomber amoureuse du prince Digby, héritier du royaume ennemi de Sealand. En fait, nous avons là le récit initiatique de deux adolescents se transformant en adulte au fil du récit. Si le final réserve son lot de surprises, on regrettera seulement l'absence de Tori Amos qui n'apparait pas, à l'exception des deux titres bonus Highness In The Sky et Darkest Hour

Casting

Rosalie Craig : Althea
Nick Hendrix : Digby
Amy Booth-Steel : Piper 
Kane Oliver Parry : Llewelyn
Clive Rowe : Roi Darius de Lagobel
Hal Fowler : Roi Ignacio de Sealand
Laura Pitt-Pulford : Fauconnier du Roi de Sealand
Malinda Parris : Sergent du Roi de Lagobel
Ben Thompson : Zephyrus, faucon de Digby
David Langham : Mr Flowers
Adam Pearce : Mr Crabbe
Caspar Phillipson : Mr Grey
Nicola Hart : Lady Delphine
Ebe Blue Elliott-Sidi : Althea à six ans
Connor Fitzgerald : Digby à huit ans

Titres

1.01. Prologue: Once Upon A Time
1.02. My Own Land
1.03. My Fairy-Story
1.04. Queen Material
1.05. Sealand Supremacy
1.06. Zephyrus Call & Levity
1.07. Althea
1.08. Scandal
1.09. The Gauntlet
1.10. Better than Good
1.11. The Solution
1.12. Highness In The Sky
1.13. Proverbs & Let The Bells Ring & God, The Horror
1.14. No H2O
1.15. Zephyrus Call Reprise
1.16. Darkest Hour
1.17. After Darkest Hour

2.01. Amphibiava
2.02. Tinkle, Drizzle, Bubble And Gush
2.03. Nothing More Than This, Part One
2.04. Part Two: Queen Of The Lake
2.05. Drought
2.06. The Whistleblower
2.07. My LIttle Girl's Smile
2.08. Bitter Fate
2.09. The Wedding
2.10. Crash In The Universe
2.11. Tears
2.12. Gravity & Epilogue: Once Upon A Time
2.13. Coronation

Bonus
2.14. Gravity 
2.15. Highness In The Sky
2.16. Darkest Hour

Vidéos



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lundi 21 septembre 2020

Clannad - Clannad (1973)

Clannad 1 The Pretty Maid
Clannad - Clannad (1973)

Pourquoi écouter ce disque ?

Il était une fois, sur une île lointaine, trois frères et sœurs accompagnés de leurs deux oncles jumeaux, jouant une musique féérique et enivrante, chantant dans une langue étrange, le gaélique. Formant un véritable clan, ils se faisaient appeler Clannad. Ciáran, Paul et Máire (plus tard Moya) Brennan, ainsi que Noel et Pádraig Duggan ont grandi dans une famille de musiciens. Après un apprentissage passé à jouer dans la taverne familiale, où la jeune Máire reprenait aussi bien les Beatles que les airs traditionnels irlandais, ils participent en 1972 à un célèbre festival folklorique local. Le premier prix offrait au vainqueur du concours la possibilité d'enregistrer un album. Evidemment, ils le remportent et en 1973 sort leur premier album éponyme. Il sera réédité en 1982 sous le nom de The Pretty Maid. A l'exception de Liza composé par Paul et Pádraig, tous les autres titres sont des reprises, avant tout des chansons traditionnelles. Pas de violon fou ni de jig ici, mais une harpe elfique ainsi qu'une flûte magique habillant de vénérable ballades d'un autre temps. Ce savoureux mélange de folk, de jazz et de musique médiévale invite à la comparaison avec leurs illustres aînés que sont Steeleye Span, Fairport Convention et surtout Pentangle, dont la voix à la fois cristalline et enchanteresse de Máire n'est pas sans évoquée celle de Jacqui McShee. Avec ce premier album, une légende est née. L'aventure durera cinquante belles années, de 1970 à 2020, et les cinq musiciens influenceront toute une génération, de Iona à Karnataka. 

Musiciens

Máire Brennan : chant, harpe
Noel Duggan : guitare, chant
Pádraig Duggan : guitare, mandoline, chant
Paul Brennan : flûte, guitare, percussions, chant
Ciarán Brennan : contrebasse, guitare, piano, chant

Grainne McMonagle : tin whistle
John Wadham : batterie

Titres

01. Níl Sé Ina La
02. Thíos Chois Na Trá Domh
03. Brian Boru's March
04. Siobhán Ní Dhuibhir
05. An Mhaighdean Mhara
06. Liza
07. An tOileán Úr
08. Mrs. McDermott
09. The Pretty Maid
10. An Pháirc
11. Harvest Home
12. Morning Dew 

Vidéos

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dimanche 20 septembre 2020

Joni Mitchell - Clouds (1969)

Joni Mitchell Clouds
Joni Mitchell - Clouds (1969)

Pourquoi écouter ce disque ?

S'arrêter un instant et écouter Joni Mitchell la tête dans les nuages… Après un premier opus aux couleurs new-yorkaises, Clouds marque l'arrivée de la chanteuse à Los Angeles. Simplement accompagnée de sa guitare, parfois secondée par Stephen Stills (basse, guitare), elle déclame sa poésie en musique. Il y est question d'amour, sujet inépuisable (I Don’t Know Where I Stand évoque sa brève relation avec son compatriote Leonard Cohen), de message anti-guerre (splendide The Fiddle And The Drum interprété a cappella), mais aussi de sorcière malfaisante (l'inquiétant Rose Blue, une merveille). Les climats changent à une vitesse inouïe, au lugubre Tin Angel succède le rayonnant Chelsea Morning. Avant que Joni ne grave sa propre version sur disque, ce titre avait été auparavant enregistré par Fairport Convention, Jennifer Warnes, Gloria Loring et Judy Collins. Cette dernière avait également interprété Both Sides Now sur son album Wildflowers en 1967. Joni l'ayant jugée sans relief s'est fait violence pour la reprendre et en faire une chanson honorable selon ses critères, la transformant en un classique de son répertoire. L'inspiration lui était venue suite à sa lecture du roman Le Faiseur De Pluie du Nobel Saul Bellow, tandis que Tolkien lui a donné l'idée de I Think I Understand qui précède une autre petite merveille, le magique Songs to Aging Children Come. Productrice de l'album, à l'exception du premier titre Tin Angel produit par Paul Rothchild, connu alors pour son travail avec les Doors, Joni signe aussi la pochette de Clouds sur laquelle elle s'est représentée avec en fond le paysage sauvage de son Canada natal. A qui en douterait encore, Joni Mitchell est une artiste complète. 

Musiciens

Joni Mitchell : chant, guitare, claviers

Stephen Stills : basse, guitare

Titres

01. Tin Angel
02. Chelsea Morning 
03. I Don’t Know Where I Stand
04. That Song About The Midway 
05. Roses Blue 
06. The Gallery
07. I Think I Understand 
08. Songs To Aging Children Come 
09. The Fiddle And The Drum
10. Both Sides, Now 

Vidéos

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