jeudi 7 mars 2019

Alan Simon - Excalibur: The Ladies Of The Lake (2018)

The Ladies Of The Lake
Alan Simon - Excalibur: The Ladies Of The Lake (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

De 1998 à 2017, Alan Simon a proposé pas moins de quatre volumes de son opéra-rock Excalibur basé sur la légende celte du roi Arthur. Pour son vingtième anniversaire, il propose cette compilation réunissant uniquement les voix féminines de sa saga, avec, en plus, deux extraits de Tristan & Yseult (2014), autre spectacle à succès. Ces neuf dames du lac, cousines de Guenièvre et Morgane, se répartissent en deux catégories, les reines et les princesses. Les reines sont au nombre de quatre. Durant leurs longues et riches carrières s'étendant des années soixante à nos jours, elles ont régné sans partage, ou presque, sur les royaumes folk, celtique ou prog de la scène musicale britannique. J'ai nommé les grandes Maddy Prior (Steeleye Span), Jacqui McShee (Pentangle), Moya Brennan (Clannad) et Sonja Kristina (Curved Air). Quant aux princesses, telles des fées, elles se répartissent aux quatre coins du globe, à savoir le Canada (Nikki Matheson), l'Irlande (Karan Casey), la France (Kohann), l'Espagne (Maite Itoiz), et l'Australie (Siobhan Owen). Mention particulière à cette dernière qui enchante littéralement cinq des quinze titres de l'album grâce à ses dons de jeune soprano. Si vous aimez les ambiances celtiques et douces, les voix pures et profondes, ce disque est pour vous. 

Chanteuses

Moya Brennan
Karan Casey
Maite Itoiz
Kohann
Sonja Kristina
Nikki Matheson
Jacqui McShee
Siobhan Owen
Maddy Prior   

Titres

01. The Origins
02. Secret Garden
03. The Girl & The Demon
04. Skye
05. Calling For You
06. The Last Lament Of A Fairy
07. There Is Someone
08. Silver Moon
09. Yseult
10. Sacrifice
11. A Prayer For My Lover
12. Morning Song
13. The Passion
14. Dreaming Again
15. Dun Angus
    

mardi 5 mars 2019

Amiche In Arena (2016)

Amiche In Arena Loredana Berte
Amiche In Arena (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Enregistré le 19 septembre 2016 aux Arènes de Vérone, Amiche In Arena est le plus grand événement musical italien jamais organisé en faveur de la lutte contre les violences à l'égard des femmes. L'extravagante Loredana Bertè, savant croisement entre Catherine Ringer et Nina Hagen, est à l'origine de ce concert extraordinaire réunissant pas moins de quinze chanteuses. Ainsi, sur un même double-album, sont présentent plusieurs générations d'artistes de la scène pop et rock féminine italienne, allant des doyennes comme Aida Cooper, Fiorella Mannoia, Patty Pravo ou Gianna Nannini qui ont débuté leur carrière dans les années 60-70, aux plus jeunes telles que Noemi, Alessandra Amoroso et Bianca Atzei. En duo ou en trio, elles reprennent avant tout des chansons issues du répertoire riche et varié de Loredana, aux textes empreints de philosophie, réalisme et sarcasme, entre amertume et désillusion. Les hits impérissables Sei Bellissima, Dedicato, In Alto Mare, Folle Città, Il Mare D'Inverno, ou encore Non Sono Una Signora et plus récemment le nostalgique Mi Manchi, Siamo Como Siamo à l'origine chanté en duo avec sa sœur Mia Martini disparue en 1995, et Luna sont de ceux-là. Les tubes de ses copines ne sont pas pour autant oubliés comme La Bambola de Patty Pravo, Luce d'Elisa, les fameux I Maschi et America (hymne à la masturbation) de Gianna Nannini, ainsi que Prima De Partire Per Un Lungo Viaggio d'Irene Grandi. Autre classique interprété ce soir-là par Elisa et Paola Turci, le désormais intemporel Hallelujah signé Leonard Cohen. Cet Amiche In Arena, aux qualités sonores exceptionnelles, c'est de l'énergie à l'état pur ! On en redemande !

Chanteuses

Loredana Bertè : chant
Fiorella Mannoia : chant
Gianna Nannini : chant
Elisa : chant
Alessandra Amoroso : chant
Emma : chant
Patty Pravo : chant
Irene Grandi : chant
Noemi : chant 
Paola Turci : chant
Nina Zilli : chant
Irene Fornaciari : chant
Bianca Atzei : chant
Elodie : chant 
Antonella Lo Coco : chant
Aida Cooper : chant

Musiciens

Roberta Granà : chœurs
Alessandro "Doc" De Crescenzo : guitares
Andrea Morelli : guitares 
Davide Aru : guitares 
Ruggero Brunetti : guitares
Alberto Linari : claviers 
Bruno Zucchetti : claviers
Pierluigi Mingotti : basse
Ivano Zanotti : batterie

Titres

1.01. Il Mare D'Inverno
1.02. America
1.03. Dedicato
1.04. Mi Manchi
1.05. Non Sono Una Signora
1.06. I Maschi
1.07. Sally
1.08. In Viaggio
1.09. Luce
1.10. La Luna Bussò
1.11. La Goccia
1.12. Buongiorno Anche A Te
1.13. Sei Bellissima
1.14. L'Anima Vola
1.15. La Bambola
1.16. Prima Di Partire Per Un Lungo Viaggio
2.01. Così Ti Scrivo
2.02. Folle Città
2.03. Ma Quale Musica Leggera
2.04. Stiamo Come Stiamo
2.05. Luna
2.06. Hallelujah
2.07. Io Di Te Non Ho Paura
2.08. L'Amore Si Odia
2.09. Comunque Andare
2.10. È Andata Così
2.11. Padre Davvero
2.12. Ma Il Cielo È Sempre Più Blu
2.13. Almeno Tu Nell'Universo
2.14. In Alto Mare
2.15. Amici Non Ne Ho
2.16. Quello Che Le Donne Non Dicono

lundi 4 mars 2019

Love Sessions 2 (2005)

Love Sessions 2 Louisa John-Krol
Love Sessions 2 (2005)

Pourquoi écouter ce disque ?

Les Love Sessions ? Une histoire d'amitié entre des artistes d'horizons et de cultures différentes. Après un premier volume paru en 2002, ce second opus tout aussi passionnant réunit le mystique Francesco Banchini de GOR (Italie), la fée australienne Louisa John-Krol et Frédéric Chaplain de Lys (France), authentique magiciens des sons. Ensemble, ils ont créé une musique inédite, parfois improvisée, puisant son influence tant dans le folk méditerranéen que dans les ambiances moyen-orientales, asiatiques, médiévales ou contemporaines. Ce voyage musical teinté de spiritualité nous transporte loin, d'Alexandrie à Naples, voire encore plus loin, à travers des lieux tenus secrets comme la splendide rivière de Lys, ou le monde mystérieux des elfes. Au fil de l'écoute, notre esprit émerveillé s'égare dans cet univers limpide et délicieux, aussi intense que nos précédentes incursions dans les galaxies de Dead Can Dance, Loreena McKennitt ou Amarok.

Musiciens

Francesco Banchini : chant, percussions, guitare, clarinette, flûte
Louisa John-Krol : chant, guitare, mandoline, percussions
Frédéric Chaplain : samples, percussions, claviers

Mandragore : harpe
Agnes Toth : claviers
Hicham Bilali : chant

Titres

01. L’Aveu 
02. Shofar (Inner Mix) 
03. Secrets
04. Quando La Notte Arriverà 
05. La Battaglia Degli Elfi 
06. Alexandria 
07. Émeraude 
08. Lumière A Saint Lumine 
09. The Lily And The Rose 
10. Naïades
11. Rivière De Lys 
12. Sea Nights Of Napoli 
13. Un Souffle D’Or 
14. Dendrophori 
15. L’Ultimo Tramonto 
16. Yahil 

dimanche 3 mars 2019

Annie Haslam's Renaissance - Blessing In Disguise (1994)

Annie Haslam Blessing In Disguise
Annie Haslam's Renaissance - Blessing In Disguise (1994)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sorti en 1994, Blessing In Disguise est un album pivot dans la carrière d'Annie Haslam. Alors qu'elle commençait à écrire de nouvelles chansons avec le producteur Tony Visconti en 1992, un cancer lui a été diagnostiqué. S'engage alors une lutte sans merci contre la maladie qui conduira la chanteuse a une totale "renaissance", tant sur le plan personnel que professionnel. Blessing In Disguise, enregistré durant ces années, symbolise sa victoire. Plusieurs chansons, souvent émouvantes, font références à ce combat difficile ainsi qu'à ses conséquences sur sa propre vie (Blessing In Disguise, A New Life, After The Oceans Are Gone). A ce nouvel éveil, s'ajoute aussi un retour en grâce artistique qui mènera à la reformation en 1998 de son groupe mythique... Renaissance. Depuis les années 80, que ce soit en solo ou avec eux, la carrière d'Annie battait de l'aile. Mais la qualité indéniable de ce disque sur lequel elle a écrit plusieurs textes, ajoutée à sa bonne réception auprès des critiques, lui ont redonné confiance. L'ombre du groupe plane sur l'excellent Love Lies Love Dies composé par Michael Dunford et Betty Thatcher-Newsinger, leur parolière historique. The Sweetest Kiss, chanté sur une musique de Fauré et aux paroles signées une nouvelle fois par Betty, s'apparente à la période dorée de la formation. Ce morceau, loin d'être un inédit, a été enregistré auparavant avec un grand orchestre sur Still Life sous le titre The Day You Strayed. L'album recèle de belles surprises, que ce soit l'orientalisant What He Seeks, l’entraînant Pool Of Tears, ou le vibrant hommage à un ami français disparu, Whisper From Marseilles. Parmi les musiciens, notons la présence aux claviers de Jordan Rudess, futur Dream Theater, de David Biglin (qui jouera aux côtés de Steve Howe, Gary Brooker et Justin Hayward), et surtout de Rave Tesar, ami de toujours dont c'est le premier enregistrement avec Annie et qui occupe aujourd'hui une place centrale au sein de Renaissance. A star is (re)born 😎.

Musiciens

Annie Haslam : chant

Tony Visconti : claviers, guitares, chant
David Biglin : claviers, guitares, chant
Joe Sharone : claviers, guitares, chant
Rave Tesar : claviers
Jordan Rudess : claviers 
Mick Rossi : claviers
Mark Hitt : guitares
John Arbo : basse, chant
Joe Golderberger : batterie, percussions
Amie Richan : violon
Denny Bridges : chant

Titres

01. Blessing In Disguise
02. Pool Of Tears
03. Love Lies Love Dies
04. Can't Turn The Night Off
05. In Another Life
06. Raindrops & Leaves
07. Whisper From Marseilles (For Julien)
08. I Light This Candle
09. What He Seeks
10. See This Through Your Eyes
11. The Sweetest Kiss
12. The Children (Of Medellin)
13. A New Life
14. After The Oceans Are Gone

vendredi 1 mars 2019

Laurene Bonsink - Father (2015)

Laurene Bonsink Father
Laurene Bonsink - Father (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Si vous avez aimé We Belong To The Day de Dew, duo formé de Marlou et Frank van Essen, vous aimerez sans aucun doute Father de Laurene Bonsink. Habitée par une même ferveur religieuse, cette chanteuse originaire d'Afrique du Sud et vivant désormais aux Pays-Bas, propose un premier album entièrement dédié à l'amour paternel de Dieu.  C'est en improvisant derrière son piano que Laurene a composée seule, ou parfois aidée de David Van Den Heuvel et de Jerry Laisina, ses plus belles chansons. Beautiful Saviour et He Is King sont de celles-là. Son chant passionné, aux intonations parfois guère éloignées d'une Cyndi Lauper, envoûte, captive, transmet son message d'adoration. Sur You Will Never Leave Us, Elbert Smelt de Trinity vient même prêter sa voix dans cette évocation mystique du Christ sur la croix. C'est aussi avec plaisir, et une certaine curiosité, que nous retrouvons sur ce disque des figures emblématiques de Iona : Frank van Essen (production, enregistrement, mixage, batterie, violon, programmation), Dave Bainbridge (claviers) et Phil Barker (basse). 

Musiciens

Laurene Bonsink : chant

Dave Bainbridge : claviers
Jan-Peter Beijersbergen : guitares
Phil Barker : basse
Frank van Essen : batterie, violon, alto, programmation, chœurs
Elbert Smelt : chant
Nienke Voogd : chœurs
Jelte Reesink : chœurs

Titres

01. The Hope
02. Beautiful Saviour
03. Your Love
04. I Want To Be
05. Safe In Your Arms
06. You Will Never Leave Us
07. Father God
08. It Is Done (It Is Over)
09. Safe With You
10. Psalm 23
11. He Is King
12. Hallelujah
13. Your Love (bonus track)

jeudi 28 février 2019

Ofra Haza - At Montreux Jazz Festival (1998)

Ofra Haza At Montreux Jazz Festival
Ofra Haza - At Montreux Jazz Festival (1998)

Pourquoi écouter ce disque ?

Seulement disponible à partir de 1998, puis réédité en 2005, cet (unique) album live d'Ofra Haza est en réalité un concert donné en juillet 1990. La chanteuse israélienne d'origine yéménite était alors au sommet de sa gloire. Elle qui a collaboré avec des artistes aussi divers que The Sisters Of Mercy, Iggy Pop, Lou Reed ou Paula Abdul, décédera tragiquement en 2000, à l'âge de 42 ans. Qui l'a vue sur scène sait que ses prestations étaient inoubliables. Elle aimait revisiter chacune de ses chansons et en livrer une interprétation totalement inédite, souvent bien loin de la version studio. Ce soir-là, au Montreux Jazz Festival, elle est accompagnée de cinq musiciens américains et israéliens : Jim Mussen (batterie), Danny Sidounick (percussions), Tzour Ben Zeev (basse), Aric Person (saxophone, flûte), et Haim Cotton (claviers). Entre world music d'essence orientale et improvisations jazz, Ofra déploie une énergie sans commune mesure. Les titres de ses albums Shaday, Yemenite Songs et Desert Wind sont privilégiés. S'il ne fallait en retenir qu'un, ce serait la version a cappella toute en émotion de Love Song, mais il serait dommage de passer à côté du bouillonnant Medley (Galbi/Wen Esalam/Ayooma) et de ses solos de percussions (congas, bongos, timbales, percussions yéménites), d'un Va Ba Ys tout feu, tout flamme, ou encore de la prière juive Kaddish qui, pour Ofra, visait à contenir toutes les peines du monde sur les ailes d'un ange.

Musiciens

Ofra Haza : chant

Haim Cotton : claviers
Aric Person : saxophone, flûte
Tzour Ben Zeev : basse
Danny Sidounick : percussions
Jim Mussen : batterie

Titres

01. Im Nin Alu
02. Hilwi
03. Eshal
04. Asalk
05. Taw Shi
06. Fatamorgana
07. Medley: Galbi/Wen Esalam/Ayooma
08. Rassa 
09. Shaday
10. La Fa La
11. Love Song
12. Ya Ba Ye
13. Kaddish

mardi 26 février 2019

Indigo Girls - Live With The University Of Colorado Symphony Orchestra (2018)

Indigo Girls Live
Indigo Girls -
Live With The University Of Colorado Symphony Orchestra (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Peu connues dans nos contrées européennes, les Indigo Girls bénéficient d'une grande renommée outre-Atlantique, sur le continent nord-américain. Amy Ray et Emily Saliers se sont rencontrées à l'école secondaire, dans la petite ville de Decatur dans l'État de Géorgie. En 1985, elles fondent les Indigo Girls, duo folk souvent comparé par la suite à Simon & Garfunkel, et publient un premier album en 1987. Une dizaine suivront qui, avec les tournées, les mèneront à collaborer avec des artistes aussi divers que Budgie des Banshees, Jerry Marotta, un temps batteur de Peter Gabriel, la violoncelliste Caroline Lavelle, Michael Stipe de REM ou encore la chanteuse Pink. Pour la soirée anniversaire de ses 70 ans, Joan Baez les invitera même à venir jouer à ses côtés. C'est dire leur importance sur la scène folk US. Impossible aussi de parler d'elles sans évoquer leur combat pour la cause homosexuelle, toutes deux se revendiquant ouvertement lesbiennes. En 2012, elles se sont lancées un nouveau défi, jouer avec un grand orchestre. Pour cela, avec l'aide de Sean O'Loughlin et de Stephen Barber, elles ont réarrangé vingt-deux chansons de leur répertoire, dont les classiques Galileo, Closer To Fine, Kid Fears et Power Of Two. Enregistré le 5 avril 2017 à Boulder, dans l'auditorium Macky de l'Université du Colorado, devant une salle comble et après plus de cinquante représentations à travers le pays, cet album live est une véritable perle. Revisités par les soixante-quatre musiciens de l'orchestre symphonique, des titres comme Compromise ou Yoke délivrent une incroyable charge émotionnelle. Le duo se trouve au sommet de son art, dans une euphorie des plus communicatives.

Musiciens

Amy Ray : chant, guitare
Emily Saliers : chant, guitare

The University Of Colorado Symphony Orchestra conduit par Gary Lewis

Titres

1.01. Woodsong
1.02. Sugar Tongue
1.03. Able to Sing
1.04. Compromise
1.05. Virginia Woolf
1.06. Happy in the Sorrow Key
1.07. Power of Two
1.08. Yoke
1.09. Love of Our Lives
1.10. World Falls
1.11. Galileo
1.12. Chickenman
2.01. Fugitive
2.02. Come A Long Way
2.03. War Rugs
2.04. Mystery
2.05. Damo
2.06. Come On Home
2.07. Kid Fears
2.08. Ghost
2.09. Go
2.10. Closer To Fine

lundi 25 février 2019

Fairport Convention - What We Did On Our Saturday (2018)

Fairport Convention What We Did On Our Saturday
Fairport Convention - What We Did On Our Saturday (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Cinquante ans ! C'était il y a cinquante ans que se formait Fairport Convention autour de six individus qui ne se doutaient nullement de la destinée incroyable de leur groupe. Et quoi de plus naturel que de fêter cet anniversaire au Cropredy Festival, le 12 août 2017. En plus des membres actuels (Simon Nicol, Dave Pegg, Ric Sanders, Chris Leslie et Gerry Conway), sont venus les "historiques" (Richard Thompson, Ashley Hutchings, Iain Matthews, Dave Mattacks, Judy Dyble et Maartin Allcock disparu en 2018) ainsi que quelques compagnons de route comme Ralph McTell, Chris While, Sally Barker et PJ Wright. Ces deux dernières auront la délicate mission d'interpréter les parties vocales de Sandy Denny dont l'ombre ne cesse de planer sur cette formation depuis son décès en 1978. Le concert s'ouvre devant un public conquis de 20 000 personnes, avec Time Will Show The Wiser, premier titre du tout premier album. Ils sont tous là, Iain, Judy, Simon, Richard et Ashley, à l'exception de Martin Lamble (décédé en 1969), remplacé par l'inégalable Dave Mattacks. La setlist privilégie les titres du passé, devenus des classiques au fil du temps : Crazy Man Michael, Walk Awhile, Sloth, Fotheringay, Rising For The Moon, Who Knows Where The Time Goes, Matty Groves et bien évidemment Meet On The Ledge, ode à l'amitié clôturant de manière émouvante ce spectacle grandiose et unique. Si l'esprit de fête demeure avant tout, les absents partis trop tôt sont néanmoins présents dans les esprits (Sandy, Martin, mais aussi Swarb, Trevor Lucas, Bruce Rowland, Roger Hill et David Rea). A noter l'hommage discret à Leonard Cohen par l’intermédiaire d'une certaine Suzanne, plus toute jeune elle non plus... En deux heures, What We Did On Our Saturday, clin d'œil à l'album culte What We Did On Our Holidays, résume parfaitement ces cinquante années de musique, entre rock et folk, entre émotion et dérision.  

Musiciens

Simon Nicol : chant, guitare, mandoline, claviers 
Dave Pegg : basse, mandoline, chant 
Ric Sanders : violon, mandoline
Chris Leslie : chant, violon, bouzouki, banjo 
Gerry Conway : batterie, percussions

Richard Thompson : chant, guitare 
Ashley Hutchings : basse 
Iain Matthews : chant, guitare 
Dave Mattacks : batterie, chant 
Judy Dyble : chant
Maartin Allcock : guitare, violon, claviers

Ralph McTell : chant, guitare 
Chris While : chant, guitare 
Sally Barker : chant, guitare 
PJ Wright : chant, guitare

Titres

1.01. Time Will Show The Wiser
1.02. Reno Nevada 
1.03. Suzanne 
1.04. Farewell, Farewell 
1.05. Crazy Man Michael 
1.06. Come All Ye 
1.07. The Deserter
1.08. The Lark In The Morning medley 
1.09. Tam Lin 
1.10. Walk Awhile
1.11. Poor Will And The Jolly Hangman 
1.12. Sloth
2.01. Now Be Thankful 
2.02. Fotheringay 
2.03. Ned Kelly 
2.04. Rising For The Moon
2.05. White Dress
2.06. A Surfeit Of Lampreys
2.07. The Hiring Fair
2.08. The Hexamshire Lass
2.09. Who Knows Where The Time Goes
2.10. Our Bus Rolls On 
2.11. Dirty Linen 
2.12. Matty Groves 
2.13. Meet On The Ledge

dimanche 24 février 2019

Flamborough Head - Live At ProgFarm 2006 (& Northern Prog Festival 2015) (2017)

Flamborough Head Live At ProgFarm
Flamborough Head - Live At ProgFarm 2006
(& Northern Prog Festival 2015) (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Les fans de la formation néerlandaise Flamborough Head sont chanceux en cette année 2017. Après l'excellente compilation Shreds Of Evidence rassemblant des enregistrements live inédits, des reprises ainsi que quelques raretés, Flamborough Head propose ce double live où sont présentés non pas un, mais deux concerts ! Le premier disque reprend leur performance donnée lors du ProgFarm de 2006. C'est le groupe lui-même qui a organisé ce festival de 1997 à 2011 où on a pu entendre au fil des années Karnataka, Mostly Autumn, Janison Edge, Introitus, Harvest, Big Big Train ou encore Sylvan. La setlist de 2006 ressemble à s'y méprendre à celle du Live In Budapest, à l'exception de Don't Forget Us et de Sleepless Night, titres inédits alors qui n'apparaîtront que sur l'album Looking For John Maddock en 2009. Pour le deuxième disque, il s'agit d'une prestation plus récente, datant de 2015. Le concert a eu lieu lors du Northern Prog Festival qui a repris le flambeau du ProgFarm. L'accent a été mis sur le dernier album en date, Lost In Time (2013) avec quatre titres interprétés sur six, dont l'émouvant Andrassy Road en référence aux dictatures communistes. L'épique Looking For John Maddock de l'album du même nom, d'une durée de vingt minutes, et Garden Of Dreams, perle datant de 2001, sont les deux autres morceaux joués ce soir-là. Il est intéressant de constater qu'entre les deux concerts, le line-up a connu une certaine stabilité. Si Margriet Boomsma, Edo Spanninga, Koen Roozen et Eddie Mulder répondent toujours présents, ce dernier a cédé sa place de guitariste à Gert Pölkerman pour occuper le poste de bassiste en remplacement de Marcel Derix. Et la musique me demanderez-vous ? Elle est tout simplement fabuleuse ! Flamborough Head excelle dans un rock progressif pastoral d'inspiration "camélienne" dont on recommande vivement la découverte si ce n'est déjà fait.

Musiciens

ProgFarm 2006
Margriet Boomsma : chant, flûtes
Eddie Mulder : guitares, chœurs
Edo Spanninga : claviers
Marcel Derix : basse 
 Koen Roozen : batterie

Northern Prog Festival 2015
Margriet Boomsma : chant, guitare acoustique, flûtes
Gert Pölkerman : guitares, chœurs
Edo Spanninga : claviers
Eddie Mulder : basse, chœurs
Koen Roozen : batterie

Titres

1.01. Russian Roulette
1.02. For Starters
1.03. Maureen
1.04. Don't Forget Us
1.05. Old Shoes
1.06. Mantova
1.07. Silent Stranger
1.08. Year After Year
1.09. Sleepless Night
2.01. The Trapper
2.02. Looking For John Maddock
2.03. Lost In Time
2.04. I'll Take The Blame
2.05. Andrassy Road
2.06. Garden Of Dreams

samedi 23 février 2019

Karnataka - Secrets Of Angels Live In Concert (2018)

Karnataka Secrets Of Angels Live In Concert
Karnataka - Secrets Of Angels Live In Concert (2018)

Pourquoi écouter ce disque ?

Suite à la parution du très acclamé Secrets Of Angels (2015), Karnataka s'en est allé sur la route à la rencontre de ses fans. Le 25 juin 2016, les cinq musiciens ont posé leurs valises à The 02 Academy Islington de Londres et livrés une prestation mémorable gravée sur un double album disponible en 2018. Durant deux heures, la formation, au sommet de son art, s'est transformée en un gigantesque oiseau de feu irradiant son public. Aucun temps mort, on rit, on pleure, on s’émerveille à l'écoute de cette musique interprétée par des musiciens soudés comme jamais. Hayley Griffiths mène la danse, captive l'assemblée, tandis qu'Enrico Pina lance des soli de guitares à la fois brillants et généreux. Derrière ses claviers, Çağri Tozluoğlu semble emporté par le même grain de folie que son acolyte, le batteur Jimmy Pallagrosi. Plus rationnel, Ian Jones qui occupe le poste de capitaine du navire, maintient le cap à l'aide de sa basse trépidante. Si l'intégralité de Secrets Of Angels est jouée, y compris le magistral morceau-titre s'étendant sur pas moins de vingt de minutes, de belles surprises sont proposées comme l'inédit Twist Of Fate aux couleurs "nightwishiennes", un Dreamer électrifié datant de The Storm, ou bien Talk To Me découvert à l’époque du premier live du groupe, Strange Behaviour en 2004. Autres moments forts, les trois titres extraits de The Gathering Light : Moment In Time, Forsaken et son inoubliable intro piano/voix, ainsi que The Serpent And The Sea. Le set se termine par un Kashmir de Led Zepp sur lequel on peut entendre en ouverture Lagan Love, clin d'œil à peine voilé d'Hayley à son deuxième album solo Celtic Rose. Aujourd'hui, Karnataka sous cette forme n'est plus. Ian Jones a choisi de renouveler l'ensemble du personnel. Une page se tourne, mais une chose est sûre, ces cinq-là auront marqué durablement les esprits. 

Musiciens

Hayley Griffiths : chant
Ian Jones : basse
Enrico Pina : guitares, chant
Çağri Tozluoğlu : claviers
Jimmy Pallagrosi : batterie, percussions

Titres

1.01. Road To Cairo
1.02. Poison Ivy
1.03. Talk To Me
1.04. Fairytale Lies
1.05. Moment In Time
1.06. Forsaken
1.07. Twist Of Fate
2.01. The Serpent And The Sea
2.02. Because Of You
2.03. Dreamer
2.04. Forbidden Dreams
2.05. Borderline
2.06. Secrets Of Angels
2.07. Feels Like Home
2.08. Kashmir