mercredi 27 septembre 2017

Hayley Griffiths - Celtic Rose (2011)

Hayley Griffiths Celtic Rose
Hayley Griffiths - Celtic Rose (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Celtic Rose est le deuxième album en solo de celle qui deviendra la chanteuse du Karnataka de Ian Jones. D'ailleurs, ce dernier est discrètement cité dans les remerciements. Suite attendue de Silver Screen, Celtic Rose se différencie de son prédécesseur en ne présentant que des reprises de chansons d'amour irlandaises. Une exception toutefois, la magnifique ballade Wild Mountainside qui, elle, trouve sa source en Écosse. La jeune chanteuse anglaise rend à travers ce disque non seulement un hommage à l'île verte, mais aussi à ses chanteuses de talents. Ainsi, on pense à Eimear Quinn, grande gagnante du concours de l'Eurovision en 1996 avec The Voice, mais aussi à Enya dont Hayley reprend le fameux May Be It extrait de la bande originale du Seigneur Des Anneaux, ou encore à Mary Black avec l'interprétation du Song For Ireland qu'elle a popularisé dans les années 80. Sa version touchante de Lagan Love, célèbre chanson traditionnelle reprise en son temps par Pentangle, Kate Bush ou encore Sinéad O'Connor, séduira tellement Ian Jones qu'il l’inclura dans les futurs sets de Karnataka comme en témoigne New Light - Live In Concert.

Musiciens

Hayley Griffiths : chant

Conal Early : claviers, guitares, basse, percussions
Brian Garvin : fiddle, bodhran
Connor Smith : flûtes
Seána Davey : harpe
Garry O'Meara : chœurs, mandoline, banjo

Titres

01. Isle Of Hope, Isle Of Tears
02. Wild Mountainside
03. Galway Bay
04. Danny Boy
05. No Frontiers
06. You Raise Me Up
07. Carrickfergus
08. May It Be
09. I Know My Love
10. Bright Blue Rose
11. Lagan Love
12. Song For Ireland

mardi 26 septembre 2017

Marianne Faithfull - A Secret Life (1995)

Marianne Faithfull A Secret Sky
Marianne Faithfull - A Secret Sky (1995)

Pourquoi écouter ce disque ?

J'aurais aimé que la chronique de Nicolas Gautherot parue dans le n°11 de la revue Rockstyle à l'été 1995 soit mienne. Suite à sa lecture, j'avais acheté ce disque. Et jamais, ô grand jamais, je n'en demanderai le remboursement. Extraits :
"Et si j'offrais de rembourser cet album à tout acheteur osant m'affirmer qu'il a été déçu ? Ça me coûterait sans doute assez cher parce que je n'ai aucune confiance dans la sincérité humaine dès qu'il est question d'argent. [...] Artisan de cette extraordinaire réussite, le ténébreux Angelo Badalamenti, dont on avait déjà pu apprécier le talent avec la bande originale de Twin Peaks [...]. Quand une légende du rock'n'roll rencontre un metteur en son d'exception, ils engendrent un surdoué. Hors du commun, cet album l'est certainement par le caractère unique de sa musique, personnelle mais fédératrice, inquiète mais porteuse d'espoir, fragile comme un murmure mais puissante comme une promesse, sensuelle comme une étreinte et déchirante comme une rupture. Pygmalion accompli, Badalamenti joue parfaitement de toutes les facettes de Marianne, qui en ressort touchée par la grâce, épuisée par la souffrance, grandie. [...] Les textes de Marianne vous bouleverseront. Les emprunts à la Divine Comédie de Dante Alighieri ou à La Tempête de Shakespeare me ravissent. D'ores et déjà un album clé de 1995."

Musiciens

Marianne Faithfull : chant

Angelo Badalamenti : claviers
Kinny Landrum : claviers
Vinnie Bell : guitares, mandoline
Carmine d'Amico : guitares
Mark Egan : basse
Rob Devito : basse
Rufus Reid : basse
Sam Merendino : batterie, percussions
Gordon Gottlieb : batterie, percussions

Instruments à vent : clarinettes, flûtes, hautbois, cors
Instruments à cordes : violons, altos, violoncelles

Titres

01. Prologue
02. Sleep
03. Love In The Afternoon
04. Flaming September
05. She
06. Bored By Dreams
07. Losings
08. The,Wedding
09. The Stars Line Up
10. Epilogue

lundi 25 septembre 2017

Marcela Bovio - Unprecedented (2016)

Marcela Bovio Unprecedented
Marcela Bovio - Unprecedented (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Pendant onze ans, Marcela Bovio a été la chanteuse de Stream Of Passion, groupe de metal symphonique. L'aventure s'est terminée en 2016, temps pour elle d'ouvrir une nouvelle page à sa carrière. Après Found!, premier single alléchant, elle publie un Unprecedented des plus surprenants. Alors qu'elle était attendu dans un univers rock, elle n'est accompagnée pour ce premier album en solo que d'un quartet à cordes ! Les dix compositions originales, dépouillées à l'extrême, oscillent ainsi entre musique de chambre (Found!) et opéra (Stars). La voix de Marcela n'avait jamais été mise autant en valeur, et c'est, il faut bien l'avouer, du diamant à l'état brut. Elle s'autorise même à chanter dans sa langue natale (Hay Amores, Dime, Alicia), elle qui, rappelons-le, est née au Mexique. Trois titres touchent au sublime : Hay AmoresStars et The One.

Musiciens

Marcela Bovio : chant

The Dudok Quarter
Judith van Driel : violon
Marleen Wester : violon
Lotte de Vries : alto
David Faber : violoncelle

Titres

01. Hay Amores
02. The Treasure Hunter
03. Found!
04. Dime
05. The Cartographers
06. Powerless
07. Alicia
08. Saboteurs
09. Stars
10. The One


dimanche 24 septembre 2017

Mandalaband - AD Sangreal (2011)

Mandalaband AD Sangreal
Mandalaband - AD Sangreal (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Suite attendue de BC Ancestors, AD Sangreal retrace l'histoire du Saint Graal, de l'Empire romain au Moyen Âge, selon la version espagnole de cette légende. Et qui mieux que l'archéologue de renom David Rohl pour nous la conter, accompagné des musiciens de Mandalaband ? Pour mémoire, cette formation de rock progressif s'est fait connaître dans les années 70. Réactivée au début des années 2000, elle rassemble à la fois des membres historiques tels que David lui-même, Ashley Mulford ou Kim Turner, que des nouveaux arrivants parmi lesquels Marc Atkinson (Galadriel, Nine Stones Close, Riversea), Troy Donockley (Iona, Nightwish) ou José Manuel Medina. Afin de servir au mieux son propos, Mandalaband joue une musique symphonique des plus majestueuses. Aux orchestrations grandioses s'ajoutent des chœurs flamboyants, faisant d'AD Sangreal un album riche en couleurs.

Musiciens

David Rohl : chant, claviers
José Manuel Medina : claviers, guitares, chœurs
Marc Atkinson : chant, guitare acoustique
Dave Durant : chant
Ashley Mulford : guitares, basse, chant
Sergio Garcia : guitare acoustique
Troy Donockley : uilleann pipes, flûtes irlandaises, guitares, bouzouki
Woolly Wolstenholme : claviers, chœurs
David Clements : basse
Craig Fletcher : basse, chœurs
Morten Vestergaad : basse
Pablo Lato : basse
Kim Turner : batterie
Barbara Macanas : chœurs
Briony Macanas : chœurs
Alison Carter : chœurs
Lynda Howard : chœurs

Titres

01. A Bloodline Born
02. Magdalena
03. Palatium Britannicum
04. England's Heart And Soul
05. Sancto Laurent
06. Flight To Osca
07. Visigoths
08. Saracens
09. Al-Andalus
10. Unholy Orders
11. The Kingdom Of Aragon
12. Holy Orders
13. Le Perche Val
14. Anfortas Rex
15. Galadriel


samedi 23 septembre 2017

The Pentangle - The Pentangle (1968)

Pentangle 1968
The Pentangle - The Pentangle (1968)

Pourquoi écouter ce disque ?

Du folk, du rock, du jazz, du blues... Pentangle c'est un peu de tout ça à la fois. Cette nouvelle formation britannique a vu le jour en 1967. Elle réunit les guitaristes John Renbourn et Bert Jansch, deux sommités naissantes de la scène folk britannique, la chanteuse Jacqui McShee, habituée des clubs folk londoniens, et deux anciens membres du groupe d'Alexis Korner, le contrebassiste Danny Thompson et Tery Cox. Avec Fairport Convention, puis, plus tard Steeleye Span et Trees, Pentangle donne naissance à un nouveau courant musical connu sous le nom de folk électrique. Ce mouvement a la particularité d'associer aux chansons traditionnelles britanniques des instruments contemporains, leur donnant ainsi ainsi une couleur plus moderne. Entièrement acoustique, The Pentangle revisite et réinvente deux de ces classiques, la chanson d'ouverture Let No Man Steal Your Thyme ainsi que la ballade dramatique Bruton Town. Toutes deux deviendront des incontournables de leur répertoire. Elles figureront d'ailleurs sur l'album Finale paru en 2016 reprenant des passages de leur tournée d'adieu (et de retrouvailles) de 2008.

Musiciens

Jacqui McShee : chant
Bert Jansch : guitare, chant
John Renbourn : guitare, chant
Danny Thompson : contrebasse
Terry Cox : batterie, chant

Titres

01. Let No Man Steal Tour Thyme
02. Bells
03. Hear My Call
04. Pentangling
05. Mirage
06. Way Behind The Sun
07. Bruton Town
08. Waltz

vendredi 22 septembre 2017

The Aeon - Songs Of The Great Beast (2017)

The Aeon Songs Of The Great Beast
The Aeon - Songs Of The Great Beast (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Aeon est un jeune groupe finlandais au paganisme assumé. Fondé en 2015, sa musique évoque à la fois Daemonia Nymphe côté sud de l'Europe, et Gjallarhorn côté nord. Songs Of The Great Beast, son premier album, propose une musique hypnotique, essentiellement acoustique, utilisant à bon escient toute une gamme d'instruments traditionnels en provenance du monde entier (baglama grec, flûte irlandaise, didgeridoo australien, guimbarde connue aussi sous le nom de harpe juive...). 
Dans le tarot de Toth d'Aleister Crowley, The Aeon, l'éon en français, correspond à la carte du Jugement dernier. Les textes étranges d'inspiration ésotérique et païenne de cet occultiste du siècle dernier ont été mis en musique ici de manière plutôt admirable. Précisons la qualité du chant d'Anna-Kaisa Kettunen qui n'est pas sans évoquer celui d'Anneke van Giersbergen. Parfaite dans son rôle de grande prêtresse, elle retranscrit comme il se doit l'univers troublant de celui qui a été admiré par des artistes aussi renommés que David Bowie, Jimmy Page, Bruce Dickinson ou Marilyn Manson. 

Musiciens

Anna-Kaisa Kettunen : chant
Aimo Huikka : mandoline, baglama, guimbarde, chœurs
Antti Saarilampi : basse, claviers, flûtes, chœurs
Jesse Heikkinen : guitare, trompette, chœurs
Lauri Sallamo : batterie, percussions, chœurs
Mau Järvinen : violon, glockenspiel, chœurs
Teijo Klemettilä : accordéon, violoncelle, chœurs

Panu Ahtinen : chœurs
Ravi Thapa : chœurs
Samppa Saarinen : cornemuse, flûte irlandaise
Tapani Lakkala : didgeridoo

Titres

01. Hymnn To Pan
02. Hymn To Satan
03. The Bornless One (pour voir la vidéo, cliquer ici)
04. Hymn To Lucifer
05. Opium Delirium
06. Longs Odd
07. Liber Tzaddi

jeudi 21 septembre 2017

Eivør Pálsdóttir & Danish Radio Big Band - Trøllabundin (2005)

Eivor Trollabundin
Eivør Pálsdóttir & Danish Radio Big Band - Trøllabundin
(2005)

Pourquoi écouter ce disque ?

Trøllabundin est un album à part dans la discographie de la chanteuse féroïenne Eivør Pálsdóttir. Il célèbre les quarante années d’existence du Big Band de la Radio danoise fondé en 1964 à Copenhague. Pour l'occasion, certains titres des albums Krákan (2003) et Eivør (2004) de la jeune artiste, essentiellement d'essence folk, ont été revisités et adaptés en mode Big Band. Trois inédits sont également interprétés : Endurfødd aux vocalises qui touchent au sublime, Jeg Vil Mig Herren Love dont les paroles signées d'un pasteur danois du XVIe siècle ont été mises en musique sur un air traditionnel féroïen, et Fågeln doté d'une grande sensibilité. Enfin, quel bonheur de redécouvrir ses grands classiques Nú Brennur Tú Í MæerMín Móðir et Trøllabundin dans des versions jazz surprenantes.

Musiciens

Eivør Pálsdóttir : chant, percussions
Danish Radio Big Band

Titres

01. Nú Brennur Tú Í Mæer
02. Røsufarið
03. Om Jag Vágar
04. Prelude To Endurfødd
05. Endurfødd
06. Mín Móðir
07. Iær Meg Guð At Liva
08. Jeg Vil Mig Herren Love
09. Prelude To Trøllabundin
10. Trøllabundin
11. Prelude To Fågeln
12. Fågeln
13. Må Solen Alltid Skina

mardi 19 septembre 2017

Magenta - Chameleon (2011)

Magenta Chameleon
Magenta - Chameleon (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Chameleon est le cinquième album de Magenta. Il fait suite au grandiose Metamorphosis à l'atmosphère étouffante paru trois ans auparavant. Plus lumineux et moins morose, Chameleon a la particularité d'avoir ses paroles écrites par la chanteuse Christina. Jusque là, elle était l'auteure de quelques singles (Broken, I'm Alive), tandis que Steve Reed, le frère du leader Rob Reed, se chargeait des albums. Ce changement intervient après la parution de son premier album solo Broken Lives & Bleeding Hearts (2010) qui lui a donné une plus grande confiance en elle. Ainsi, Chameleon est davantage à rapprocher de The Singles que des autres albums du groupe. Il n'empêche, ce disque est habité de beaux moments de grâce tels que Turn The Tide, Raw sur lequel on retrouve l'ancien guitariste Martin Rosser (C-Sides) ou Red. A noter la très belle pochette sur laquelle on découvre une Christina au corps recouvert de peinture. On doit cette magnifique photo à l'artiste Dave Daggers.

Musiciens

Christina Booth : chant
Chris Fry : guitares
Rob Reed : claviers, basse, guitares

Kieran Bailey : batterie, percussions
Martin Rosser : guitares

Titres

01. Glitterball
02. Guernica
03. Breathe
04. Turn The Tide
05. Book Of Dreams
06. Reflections
07. Raw
08. The Beginnning Of The End
09. Red

jeudi 31 août 2017

We Stood Like Kings - USA 1982 (2017)

We Stood Like Kings USA 1982
We Stood Like Kings - USA 1982
(2017)
Projet purement instrumental, We Stood Like Kings nous vient de Belgique. Ce quatuor s'est formé en 2011 autour de Judith Hoorens (piano), Philip Bolten (guitare), Colin Delloye (basse) et Mathieu Waterkeyn (batterie). Basés à Bruxelles, les quatre musiciens proposent une musique audacieuse, dense et puissante. 

Avec USA 1982, We Stood Like Kings met un terme à sa trilogie consacrée à la décadence des empires initiée en 2014 avec Berlin 1927, suivie, l'année suivante, de USSR 1926. L'originalité de cette formation hors du commun est de proposer une nouvelle bande-son à des films cultes du siècle dernier. Ainsi, la musique de Berlin 1927 a été construite à partir du film muet Berlin, Symphonie D'Une Grande Ville de Walther Ruttmann où était mise en image la vie d'une grande métropole, du lever du soleil à son crépuscule. La Sixième Partie Du Monde du cinéaste d'avant-garde Dziga Vertov a servi de source d'inspiration à USSR 1926. Ce film muet de la première moitié du XXe siècle se voulait un documentaire pédagogique sur les différents peuples composant l'Union soviétique. 

Pour USA 1982, le pari était bien plus risqué puisque le film sélectionné se trouve être Koyaanisqatsi, fable à visée écologique produite en son temps par Francis Ford Coppola et mise alors en musique par Philip Glass. Pas facile donc de faire oublier le travail effectué par ce pionnier de la musique minimaliste. Et pourtant, les quatre de We Stood Like Kings s'en sortent haut la main en faisant table rase du passé et en imposant leur propre style. 

A l'écoute du disque, plusieurs références viennent à l'esprit comme, par exemple, Pink Floyd pour l'aspect aventureux, The Cure de Carnage Visors ou le Will Sergeant (Echo & The Bunnymen) de Themes For Grind pour le côté expérimental et cinématique, contemporains à la parution du film. Plus proche de nous, on retrouve quelques éléments musicaux disparates propres aux Espagnols de Kotebel, aux Grecs de Ciccada, aux Italiens d'Ashram, aux Russes d'Iamthemorning et aux Français de Collection D'Arnell-Andréa. Le piano, pièce centrale de cette musique mêlant néo-classicisme et symphonisme, renvoie au maître du genre, le génial William Sheller. Imaginez un instant ce dernier accompagné des musiciens de The Cure (époque Pornography) et vous aurez une idée assez précise de la musique jouée par We Stood Like Kings.

Si, dans les prochains mois, vous vous trouvez en Belgique, Allemagne, Autriche, Danemark, Suisse, Luxembourg, Liechtenstein, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie ou Slovénie, surveillez bien si We Stood Like Kings ne passent pas près de chez vous. Si c'est le cas, courrez les voir en concert. Vous vivrez alors une expérience unique. Comme à l'époque des films muets, les musiciens interprètent en direct leur musique durant la diffusion du film, en l’occurrence Kovaanisqatsi, petit chef d'œuvre méconnu dont le titre signifie "vie déséquilibrée" en langue hopi, tribu amérindienne d'Amérique du Nord. Pour la France, il faudra patienter encore un peu...


Musiciens


Judith Hoorens : piano
Philip Bolten : guitare
Colin Delloye : basse
Mathieu Waterkeyn : batterie

Titres


01. Holy Ghosts
02. Four Corners
03. Nuages
04. Heat Hazes
05. 33 Eleven
06. Gran Illusion
07. Night Owl
08. Machines
09. Eldoradosis
10. I Like That
11. Atlas Centaur

mercredi 30 août 2017

Renaissance - Tour 2011 (2011)

Renaissance Tour 2011 Live in concert Turn of the cards Scheherazade
Renaissance - Tour 2011
(2011)
Incroyable ! Ils l'ont fait ! Le 23 septembre 2011, au théâtre Keswick de Glenside (Pennsylvanie - USA), Renaissance joue l'intégralité de ses deux albums cultes Turn Of The Cards (1974) et Scheherazade And Other Stories (1975), soit près de quarante ans après leur sortie.

Certes, le Renaissance des années 2010 n'a plus grand chose à voir avec la formation mythique des années 70. Sont encore présents Annie Haslam et sa voix d'or inaltérable ainsi que le guitariste Michael Dunford. Le batteur Frank Pagano qui a joué avec Bruce Springsteen, Blondie et Bette Midler a pris la place de Terence Sullivan parti en 2002. La basse, toujours majestueuse au sein de Renaissance, est tenue depuis 2001 par David J. Keyes. Quant aux claviéristes, ils sont au nombre de deux. Rave Tesar, vieux compagnon de route d'Annie, au piano, et Jason Hart, le dernier arrivé, s'occupe des parties orchestrales. 

C'est donc cette formation qui a interprétée avec brio les désormais classiques Mother Russia, vibrant hommage aux victimes du goulag, Black Flame ou bien Ocean Gypsy, et le splendide Song Of Scheherazade s'étendant sur vingt-cinq minutes enivrantes. Quel bonheur également de (re)découvrir cette pépite qu'est Cold Is Being interprétée à l'orgue et rarement joué sur scène. Annie y est fantastique, et propose là un véritable moment de grâce. Il est encore question de mysticisme sur le tout dernier titre The Mystic And The Muse. Composée en 2010 par le duo Haslam/Dunford, cette nouvelle pièce, du haut de ses huit minutes, s'intègre parfaitement à l'ensemble. Elle démontre à qui en douterait encore que Renaissance n'a en rien perdu son âme et que le groupe demeure toujours aussi créatif et inventif après toutes ces années.  

Depuis son entrée en scène en 1971, Annie Haslam est devenue la voix incontournable de Renaissance. Véritable diva, force est de constater qu'après toutes ces années, ses envolées lyriques, à peine marquées par les années, demeurent toujours aussi extraordinaires et fascinantes. La grande classe...


Musiciens


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chant
Rave Tesar : claviers
Jason Hart : claviers, chant
David J. Keyes : basse, chant
Frank Pagano : batterie, percussions, chant

Titres


1.01. Running Hard
1.02. I Think Of You
1.03. Things I Don't Understand
1.04. Black Flame
1.05. Cold Is Being
1.06. Mother Russia

2.01. Trip To The Fair
2.02. Vultures Fly High
2.03. Ocean Gypsy
2.04. Song Of Scheherazade
2.05. The Mystic And The Muse