vendredi 6 novembre 2020

Marta Gómez - Contigo: Songs With Latin American Soul (2014)

Marta Gomez Contigo
Marta Gómez - Contigo: Songs With Latin American Soul
(2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Un petit voyage en Amérique du Sud, ça vous dit ? Embarquement immédiat avec Marta Gómez. Cette chanteuse colombienne, considérée en 2005 comme une des cinq femmes les plus représentatives de son pays, se plaît à mélanger les genres musicaux non pas de sa Colombie natale, mais de tout un sous-continent. Rythmes endiablés des Caraïbes ou nostalgie andine n'ont aucun secret pour elle, pas plus que le son cubain, la zamba argentine, le lando péruvien ou encore les cumbias et bambucos colombiens. A ces airs folkloriques aux sonorités latines, elle ajoute quelques éléments jazz et pop toujours bienvenus. Il y a un sourire dans sa voix, donnant à sa musique un aspect solaire malgré des thématiques abordées d'une profondeur sociale et humaine déconcertantes. Contigo: Songs With Latin American Soul présente un échantillon de son riche parcours durant lequel elle a croisé les routes de Bonnie Raitt, John Mayer, ou encore Mercedes Sosa. Cette compilation rayonnante réunit dix-sept titres extraits de trois de ses albums : le tout premier Sólo Es Vivir en 2003, Musiquita (2009) sur lequel la chanteuse cubaine Gema Corredera est venue prêter sa voix, et El Corazón Y El Sombrero dédié au poète espagnol Federico García Lorca. Bon voyage, bonne découverte !

Titres

01. La Ronda
02. Chicharra
03. Almita Mía
04. Carnavaliando
05. Contigo
06. Tu Voz
07. Arbolé, Arbolé
08. Gacela Del Amor Desesperado
09. Te Extraño
10. Déjalo Ir
11. Rio
12. Así Te Espero Yo
13. Casida De Las Palomas Oscuras
14. Granada
15. Zamba para Mi Muerte
16. La Soleá
17. Tú

Vidéos


Déjalo Ir (live) : lien vidéo ici

jeudi 5 novembre 2020

Stone The Crows - Ontinuous Performance (1972)

Stone The Crows Ontinuous Performance
Stone The Crows - Ontinuous Performance (1972)

Pourquoi écouter ce disque ?

Le 3 mai 1972, le jeune guitariste Les Harvey, cofondateur de la formation de blues-rock Stone The Crows, s'électrocute sur scène et décède. C'est le drame, il avait à peine 27 ans. Touchés au plus profond d'eux-mêmes, les quatre membres restants, dont la fabuleuse chanteuse Maggie Bell, font appel à Jimmy McCulloch afin de le remplacer pour finaliser l'album en cours, quasiment achevé, Ontinuous Performance. Ce dernier brillera de mille feux sur le splendide Sunset Cowboy, vibrant hommage à leur ami disparu. Si le claviériste Ronnie Leahy occupe désormais une place prépondérante, il signe seul deux des sept titres, One More Chance et Niagara, morceau de bravoure aux frontières du prog s'étendant sur plus de neuf minutes, l'histoire retiendra de cet album le cover Penicillin Blues des Américains Brownie McGhee et Sonny Terry. Cette chanson électrisante reviendra régulièrement dans le répertoire scénique de Maggie Bell, se lançant dans une carrière solo après la dissolution du groupe. Car, si Ontinuous Performance s'est très bien vendu à sa sortie, mieux que ses prédécesseurs, la flamme s'est éteinte avec la mort de Les. En 1973, après leur dernier concert à Montreux, les cinq musiciens décident de se séparer. Le batteur Collen Allen s'en ira rejoindre Focus et John Mayall, tandis que McCulloch atterrira dans les Wings de McCartney. Le 27 septembre 1979, son frère le retrouvera mort dans son appartement londonien, victimes des drogues. Il avait 26 ans…

Musiciens

Maggie Bell : chant
Leslie Harvey : guitares
Jimmy McCulloch : guitares
Ronnie Leah : claviers
Steve Thompson : basse
Colin Allen : batterie, percussions

Titres

01. On The Highway
02. One More Chance
03. Penicillin Blues
04. King Tut
05. Good Time Girl
06. Niagara
07. Sunset Cowboy

Vidéos

Penicillin Blues (live) : lien vidéo ici

Sunset Cowboy (live) : lien vidéo ici

lundi 2 novembre 2020

Iona - The Book Of Iona (2020)

The Book Of Iona
Iona - The Book Of Iona (2020)

Pourquoi découvrir ce coffret ?

Les légendes ne s'éteignent jamais. Fondé en 1989 par trois passionnés, Dave Bainbridge (guitares, claviers), Joanne Hogg (chant) et David Fitzgerald (instruments à vent), Iona sortira pas moins de sept albums studios avant de se séparer officiellement en 2016. Afin de célébrer les trente ans de leur tout premier album mais aussi du groupe, Dave Bainbridge a entrepris une remasterisation de tous leurs enregistrements studios, tous accompagnés d'un second disque remplis d'inédits et de versions alternatives. A cela, il a ajouté Snowdia, auparavant paru sous le titre Dunes, inclus dans l'anthologie The River Flows, ainsi que The Sound Of Iona réunissant anciens et nouveaux morceaux retravaillés début 2020 avec d'anciens membres. L'ensemble est livré dans un splendide coffret avec en plus un poster, des photos et un riche livret. Indispensable pour tout fan du groupe qui se respecte. Pour ceux qui ne connaissent pas, il n'est jamais trop tard. Inclassable, Iona, qui tire son nom d'une petite île écossaise ayant abrité une célèbre abbaye, combine spiritualité chrétienne, prog symphonique sophistiqué, musique celtique et voix céleste, celle de Joanne Hogg. Au cours de leur carrière, ils ont réalisé autant de chansons pop d'une efficacité redoutable (Treasure, Today, Irish Day) que de morceaux aux longs développements majestueux (mes deux favoris étant Matthew The Man et Encircling), ainsi que de purs moments d'émotions à l'instar de l'instrumental A Million Stars. En plus des trois fondateurs déjà cités, huit autres musiciens ont été membres à part entière du groupe : le batteur-violoniste néerlandais Frank van Essen, Troy Donockley qui joue aujourd'hui avec Nightwish et qui a collaboré avec les plus belles voix féminines contemporaines (Maddy Prior, Barbara Dickson, Christina Booth, Hayley Griffiths, Olivia Sparnenn et tant d'autres), Martin Nolan (cornemuse), Phil Barker (basse), le batteur Terl Bryant (Barbara Dickson, John Paul Jones, Peter Gabriel, Jim Kerr), l'incroyable bassiste Nick Beggs (Steve Hackett, Steven Wilson, The Mute Gods, Lifesigns), Tim Harries également bassiste de Steeleye Span, et Mike Haughton qui accompagne régulièrement Cliff Richards. Moya Brennan de Clannad, Robert Fripp de King Crimson et Heather Findlay alors de Mostly Autumn sont quelques-uns des prestigieux invités ayant fait une apparition. Dave Bainbridge parle maintenant de réaliser un autre coffret réunissant uniquement des enregistrements live. Il sera tout aussi bienvenu. 

Albums


Snowdia (2020)
The Sound Of Iona (2020)

Vidéos

Irish Day : lien vidéo ici

The Ancient Wells : lien vidéo ici

Matthew The Man : lien vidéo ici

Encircling : lien vidéo ici

A Million Stars : lien vidéo ici

dimanche 1 novembre 2020

Lia Hide - Genocide (2019)

Lia Hide ‎Γενοκτονία (Μια Ωδή Στη Ζωή)
Lia Hide - Genocide (2019)

Pourquoi écouter de disque ?

Genocide est à part dans la discographie de l'artiste grecque Lia Hide. Empreint de douleurs et souffrances, ce disque avait pour vocation d'illustrer musicalement la performance scénique du même nom élaborée par l'acteur et chorégraphe athénien Pavlos Kourtidis. Malheureusement, Covid oblige, peu de représentations ont eu lieu de ce travail de mémoire éloquent. En parallèle au génocide arménien, l'empire Ottoman a organisé le massacre d'environ 350 000 Grecs pontiques entre 1915 et 1923. Cette population était installée sur les bord de la mer Noire, au nord de la Turquie actuelle, depuis des millénaires. Il n'en restera plus rien par la suite, à l'exception de ceux qui se résignèrent à se convertir à l'islam. Les autres survivants, ayant tout perdu, émigrèrent vers la Grèce, la Russie et la Roumanie. Peu d'espoir dans ce crépuscule des dieux, la musique entièrement composée par Lia fait écho à ces âmes en peine, à toute cette civilisation engloutie en un rien de temps. Si le morceau d'ouverture Home, chant funèbre pleurant mais aussi honorant les ancêtres et cette terre perdue, provoque autant de frissons que le Emmeleia de Dead Can Dance, les autres morceaux, tous des instrumentaux, nous plonge dans les méandres insensés de cette tragédie sans nom. Ne jamais oublier, quoiqu'il arrive…  

Musiciens

Lia Hide : chant, claviers

Aki'Base : basse
Geaorge Rados : batterie

Titres

01. Home (Την Πατρίδα μ' Εχασα)
02. Umbra (Σκιά)
03. Tocatta (Δραμός)
04.nGea (Γη)
05. Drown The Horizon (Φούρκισμα)
06. Wail Weep And Howl (Βαγμονή)
07. Ascend (Ανεβασιά)
08. Hurt Harm And Ruin (Χαλασμονή)
09. Aura (Εβόρα)

Photos du spectacle



vendredi 30 octobre 2020

Eivør - Segl (2020)

Eivor Segl
Eivør - Segl (2020)

Pourquoi écouter ce disque ?

"Personne ne sait où le vent, sifflant dans les voiles, nous mènera". Eivør qualifie ainsi la beauté de la vie, celle des beaux jours mais aussi des heures sombres. Segl, son nouvel album, qui, traduit du féroïen signifie "voile", illustre cette philosophie en douze chansons, chacune illustrée par une phase de la lune. Sorti sur son propre label, il marque le début d'une nouvelle ère pour la chanteuse aujourd'hui installée à Copenhague, loin de ses Féroé natales. Si les années 2000 correspondaient à ses débuts, celles où elle se cherchait encore en explorant différents courants musicaux (folk, jazz, country, pop, rock, opéra, celtique…), elle a affiné son style, s'inscrivant dans le mouvement folktronica la décennie suivante. En 2009, Live avait clôturé la première période, tandis que la deuxième s'est achevée avec son Live In Tórshavn (2018). Segl ouvre donc un nouveau cycle, Eivør ayant abandonné ses habits folks pour embrasser une pop électronique incandescente où sa voix, toujours empreinte de cette mélancolie nordique mêlée de passion, se veut moins démonstrative, plus en retenue et mature. Si les premières mesures de Only Love sur lequel apparaît le chanteur islandais Ásgeir, ne sont pas sans évoquer une certaine Adele, Eivør déploie ses ailes lors du sensuel Hands, suite officieuse au Wake Me Up de Room, suivi par deux autres moments forts : Nothing To Fear et Truth. En mars 2020, peu avant la sortie du disque, elle a eu la possibilité de roder certains titres sur scène, à Helsinki, comme le déjà cité Hands, Gullspunnin, Stirdur Saknur, tous deux chantés dans sa langue natale, et le bien nommé Patience en cette période de pandémie si compliquée. Artiste désormais incontournable de la scène scandinave, elle ne cesse de surprendre, d'évoluer album après album, sans rien perdre de son intégrité. 

Musiciens

Eivør : chant, guitare

Mikael Blak : basse, claviers, vocoder
Per I. Højgaard Petersen : batterie
Mattias Kapnas : claviers
Fieke van den Hurk : accordéon

Who Killed Bambi : cordes

Ásgeir : chant
Einar Selvik : chant ou batterie

Titres

01. Mánasegl
02. Let It Come
03. Sleep On It
04. Hands
05. Nothing To Fear
06. Truth
07. Skyscrapers 
08. Only Love Feat
09. This City
10. Patience
11. Stirdur Saknur
12. Gullspunnin

Vidéos

Patience : lien vidéo ici

Let It Come : lien vidéo ici

Hands (live) : lien vidéo ici

lundi 26 octobre 2020

Maddy Prior - Woman In The Wings (1978)

Maddy Prior Woman In The Wings
Maddy Prior - Woman In The Wings (1978)

Pourquoi écouter ce disque ?

Une curiosité pour les amateurs de Jethro Tull, un incontournable pour les fans de Maddy Prior et Steeleye Span. Alors que ces derniers viennent de sortir Storm Force Ten, Maddy Prior, sa légendaire chanteuse, éprouve le besoin de s'exprimer en solo. Sa collaboration avec June Tabor sous le nom de Silly Sisters avait commençait à lui donner des ailes, Woman In The Wings confirme son envol. Pour ce premier opus dont elle a signé seule paroles et musiques, elle s'est complètement éloignée de ses amis de Steeleye Span pour privilégier ceux de Jethro Tull. A l'exception de John Evans, tous les membres de l'époque ont participé à l'élaboration de ce disque : Ian Anderson (production, flûte), David Palmer (production, arrangements, claviers), Barriemore Barlow (batterie), John Glascock (basse) et Martin Barre qui exécute un solo de guitare inspiré sur un Cold Flame lumineux. Au fil des années, des liens solides se sont tissés entre les deux formations qui tournent souvent ensemble, Ian Anderson a même participé à la production de Now We Are Six en 1974 (sur lequel on entend un certain David Bowie au saxophone), tandis que Maddy a posé sa voix sur la chanson titre de l'album Too Old to Rock 'n' Roll: Too Young to Die! de 1976. Woman In The Wings est un album solide explorant différent styles, flirtant avec un prog symphonique type Renaissance pour la chanson titre ou Deep Water (les voix de Maddy et d'Annie Haslam étant assez similaires), un folk rock excitant comme sur Gutter Geese avec un Ian Anderson habité à la flûte, ou le swing d'un big band (I Told You So, Baggy Pants). La superbe ballade Long Shadows écrite un jour neigeux à Lake District ainsi que l'émouvant Mother And Child seront repris respectivement sur les albums Year et Happy Families, ainsi que sur l'album live rétrospectif Ballads And Candles.

Musiciens

Maddy Prior : chant

Andy Roberts : guitare
Martin Barre : guitare
Bob Gill : guitare
David Palmer : claviers
Barry Booth : piano
John Glascock : basse
David Olney : basse
Barriemore Barlow : batterie
John Halsey : batterie
Ian Anderson : flûte 
Shona Anderson : chœurs
Cherry Gillespie : chœurs

Titres

01. Woman In The Wings
02. Cold Flame
03. Mother And Child
04. Gutter Geese
05. Rollercoaster
06. Deep Water
07. Long Shadows
08. I Told You So
09. Rosettes
10. Catseyes
11. Baggy Pants

Vidéos

Gutter Geese : lien vidéo ici

Woman In The Wings : lien vidéo ici

Cold Flame : lien vidéo ici

dimanche 25 octobre 2020

Annie Haslam - Live In Philadelphia 1997 (2010)

Annie Haslam Live In Philadelphia 1997
Annie Haslam - Live In Philadelphia 1997 (2010)

Pourquoi écouter ce disque ?

A la fin des années 90, Annie Haslam, alors ancienne chanteuse de Renaissance, revient de loin. Elle a vaincu la maladie, un cancer, qui avait interrompu sa carrière solo. En 1994, Blessing in Disguise marque son retour, tant sur le plan discographique que sur scène. La scène, elle aime ça depuis toujours. Live Under Brazilian Skies ainsi que Live In Philadelphia 1997 sont deux témoignages complémentaires de cette époque. Pour ce dernier, elle est entourée de Rave Tesar (claviers), son futur complice au sein du nouveau Renaissance, de David Biglin (claviers, guitare, chant) qui accompagnera aussi Art Garfunkel, Steve Howe, Gary Brooker, Justin Hayward et Ian McDonald, et de Joe Goldberger (batterie, percussions, chant). Radieuse, Annie alterne entre classiques de Renaissance (Carpet Of The Sun, sublime Captive Heart de Novella, The Young Prince And Princess), extraits de sa carrière solo (Pool Of Tears, After The Oceans Are Gone, What He Seeks aux couleurs orientalisantes) et quelques inédits (Summon The Angels gravé sur l'album suivant The Dawn Of Ananda en 1999, Seashell Eyes coécrit avec Biglin et également présent sur Live Under Brazilian Skies, Sleepless Mother, chanson à la thématique environnementale coécrite avec Tesar, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs sur disque). Enregistré aux Sonic Studios de Philadelphie devant un parterre de privilégiés, cet album d'Annie est selon moi celui qui se rapproche le plus des années fastueuses de Renaissance, tant par la qualité d'interprétation que par son atmosphère. Il fait aussi écho au magnifique Live At Real World de Magenta, autre enregistrement semi-acoustique dans un studio mythique devant une poignée de fans, dont il se dégage un même charme indéniable fait d'authenticité et de passion. 

Musiciens

Annie Haslam : chant

Rave Tesar : claviers
David Biglin : claviers, guitares, chant
Joe Goldberger : batterie, percussions, chant

Titres

01. Carpet Of The Sun
02. Pool Of Tears
03. Summon The Angels
04. Captive Heart
05. After The Oceans Are Gone
06. Seashell Eyes
07. Sleepless Mother
08. What He Seeks
09. The Young Prince And Princess

Vidéo

Carpet Of The Sun : lien vidéo ici

vendredi 23 octobre 2020

Billie Holiday - Body And Soul (1957)

Billie Holiday Body And Soul
Billie Holiday - Body And Soul (1957)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 1957, lorsque sort Body And Soul, la légendaire Billie Holiday est à la fin de sa carrière, ainsi que de sa vie. Elle disparaîtra tragiquement deux ans plus tard, laissant derrière elle une œuvre sans pareil. Sur ce disque, elle retrouve une partie des mêmes musiciens que son désormais classique Music For Torching (1955). Jimmy Rowles joue du piano, Barney Kessel de la guitare, Larry Bunker de la batterie et Harry 'Sweets' Edison de la trompette. Ils sont rejoints par Red Mitchell à la basse avec Ben Webster au saxophone. Certes, sa voix porte les stigmates de ses abus en tous genre qui la conduiront à sa perte, mais elle est toujours dotée de ce timbre si particulier, unique, capable de traverser n'importe quel corps afin d'atteindre au plus profond l'âme. D'ailleurs, Billie ne chante pas, elle émet des émotions, raconte de simples histoires les transformant en passions amoureuses. Toutes sont des standards de jazz, dont trois, They Can't Take That Away From Me, Let's Call The Whole Thing Off, et Embraceable You, ont été écrit par les frères Gershwin, George et Ira, et adaptés en leur temps par Fred Astaire. L'album se clôt majestueusement par l'étrange Moonlight In Vermont aux paroles inhabituelles car sans rimes, dont chaque couplet est un haïku. Body And Soul, la chanson titre en ouverture, avait été popularisée en 1930 par Louis Armstrong, enregistrée ensuite par Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, mais aussi Amy Winehouse en duo avec Tony Bennett, quelques semaines avant sa mort, en 2011.

Musiciens

Billie Holiday : chant

Ben Webster : saxophone
Harry 'Sweets' Edison : trompette
Jimmy Rowles : piano
Barney Kessel : guitare 
Red Mitchell : basse
Larry Bunker : batterie 
Alvin Stoller : batterie

Titres

01. Body And Soul
02. They Can't Take That Away From Me
03. Darn That Dream
04. Let's Call The Whole Thing Off
05. Comes Love
06. Gee, Baby, Ain't I Good To You
07. Embraceable You
07. Moonlight In Vermont

Vidéo

Moonlight In Vermont : lien vidéo ici

jeudi 22 octobre 2020

Sophya Baccini - Aradia (2009)

Sophya Baccini Aradia
Sophya Baccini - Aradia (2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un père ténor. Dès sa plus tendre enfance, la jeune Sophya Baccini a été encouragée à étudier le piano ainsi que la technique du chant lyrique. C'est donc tout naturellement qu'une fois devenue adulte, elle a embrassé une carrière musicale. D'abord comme chanteuse de sessions, puis avec le groupe Presence. Fondé en 1990 avec le claviériste Enrico Iglio et le guitariste Sergio Casamassima, ils sont sortis sous ce nom sept albums, le dernier datant de 2016, et ont rencontré un certain succès en Amérique, au Japon et en Allemagne grâce à leur rock progressif à la fois sombre et mélodique. En 2009, Sophya s'offre une première parenthèse solo avec Aradia, opéra rock progressif sur lequel elle chante en italien, anglais et français. Figure surnaturelle du folklore italien, Aradia est une personnalité forte de la mythologie païenne, parfois présentée comme la première des sorcières. Sophya transpose ici une partie de son histoire sous l'angle d'un parcours spirituel explorant l'amitié entre deux femmes. Cet exploit musical croise les routes torturées de Kate Bush, Tori Amos, Joni Mitchell (dont le Circle Game est repris en conclusion), Michelle Young mais aussi du Renaissance d'Annie Haslam et du Caamora de Clive Nolan (She). Un an après sa sortie, il recevra le prix spécial du jury aux International Prog Awards attribué à l'unanimité, une première, et décerné pour la toute première fois également à une artiste féminine. 

Musiciens

Sophya Baccini : chant, claviers

Pino Falgani : percussions, claviers
Vittorio Cataldi : accordéon, violon
Franco Ponzo : guitare
Stefano Vicarelli : Moog
Aurelio Fierro Jr. : batterie
Martin Grice : flûte, saxophone
Nona Luna : chant
Ana Torres : chant
Lino Vairetti : chant

Titres

01. La Pietra
02. How Good
03. Studiare-Studiare
04. Will Love Drive Out The Rain 
05. Adesso 
06. Al Ritmo Di Una Storia 
07. Beware-Beware 
08. Ever Too Small
09. Don't Dream That Dream 
10. Non E' l'Amore Il Tuo Destino
11. L'Ennesimo No
12. Elide
13. Aradia 
14. Two Witches & Doreen
15. Nei Luoghi
16. When The Eagles Flied
17. Circle Game 

Vidéos


La Pietra : lien vidéo ici

Two Witches & Doreen : lien vidéo ici

lundi 19 octobre 2020

Sally Oldfield - Water Bearer (1978)

Sally Oldfield Water Bearer
Sally Oldfield - Water Bearer (1978)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dans la famille Oldfield, voici la sœur, Sally. Avant 1978, les passionnés de musique avaient découvert sa voix étincelante à travers The Sallyangie, duo formé avec son frère Mike, les premières œuvres discographiques de celui-ci, en particulier Tubullar Bells et Ommadawn, et sa prestation lumineuse sur le magnifique Shadow Of The Hierophant du guitariste de Genesis, Steve Hackett (Voyage Of The Acolyte, 1975). Plus déterminée que jamais, elle se lance à son tour dans l'élaboration d'un premier album sous son seul nom, qu'elle compose, arrange et produit seule. Water Bearer voit le jour en 1978. A la croisée d'un folk celtique audacieux et des musiques progressives, il surprend de nos jours par son aspect précurseur. Véritable invitation au rêve inspirée par l'œuvre de Tolkien, le chant elfique de Sally n'est pas sans évoquer la jeune Kate Bush, qui, cette même année envahira la planète pop avec son incontournable The Kick Inside et le hit Wuthering Heights. Leurs univers, pas si éloignés, partagent cette même recherche expérimentale. Le chant éthéré de Sally, si délicat, influencera des artistes aussi divers que Enya et Elizabeth Fraser des Cocteau Twins, tandis que, côté musique, sa world avant-gardiste trouvera écho plus tard chez une Loreena McKennitt inspirée. On retrouve aussi dans sa musique les premières graines d'un genre musical qui n'existe pas encore, la dream pop, celle des heavenly voices qui, dans les années 2000, trouveront refuge sur le label français Prikosnovénie (Louisa John-Krol, Caprice, Pinknruby...). 

Musiciens

Sally Oldfield : chant, claviers, guitares, percussions

Brian Burrows : chant
Dave Lawson : claviers
Mike Oldfield : mandoline
Jean Price : harpe
Herbie Flowers : contrebasse
Frank Ricotti : percussions
Tim Wheater : percussions
Trevor Spencer : percussions

Titres

01. Water Bearer 
02. Songs Of The Quendi
03. Mirrors 
04. Weaver 
05. Night Of The Hunter's Moon
06. Child Of Allah 
07.Song Of the Bow
08.Fire And Honey 
09.Song Of The Healer 

Vidéos


Songs Of The Quendi : lien vidéo ici