lundi 18 octobre 2021

The John Renbourn Group - A Maid In Bedlam (1977)

The John Renbourn Group A Maid In Bedlam
The John Renbourn Group - A Maid In Bedlam (1977)

Pourquoi écouter ce disque ?

The John Renbourn Group est né des cendres de Pentangle. Lorsque ces derniers se séparent, Renbourn se réfugie à la campagne, dans le Devon. De là, germe l'idée de monter une nouvelle entité en parallèle de sa carrière solo, moins contraignante que ne l'était Pentangle sur le plan commercial, mais aussi humain. Il fait alors appel à son voisin, le flûtiste Tony Roberts qui avait joué sur son disque The Lady And The Unicorn en 1970. C'est par l'intermédiaire de Danny Thompson qu'il avait fait sa connaissance. Sue Draheim est une autre de ses connaissances. Cette jeune Américaine spécialisée dans le fiddle (violon populaire) a joué auparavant aux côtés de Frank Zappa puis de John Martyn, et avait collaboré à l'album Faro Annie de John en 1971. A cet ensemble en formation, il manquait une grande voix enchanteresse. C'est tout naturellement vers Jacqui McShee, son ancienne acolyte de Pentangle, que John se tourne. En provenance d'Inde, Keshave Sathe est le dernier à rallier la troupe. Son jeu de tabla avait auparavant conquis John Mayer, John Martyn ou encore Magic Carpet. Les cinq musiciens commencent à se produire sur scène, notamment au prestigieux Royal Albert Hall, dès 1974. Suivant les desiderata de Renbourn, leur feuille de route est des plus précises, revisiter les chansons folkloriques traditionnelles britanniques de l'époque médiévale, de la Renaissance et du baroque. Sorti en pleine déferlante punk et disco, A Maid In Bedlam surprend par sa qualité et son originalité. Alors que Black Waterside, Reynardine, Death And The Lady ainsi que John Barleycorn ont chacun été entendus une multitude de fois ces dix dernières années grâce aux interprétations des plus grands comme Shirley Collins, June Tabor, Sandy Denny, Fairport Convention, Traffic ou même Bert Jansch, les versions livrées ici sont d'une incroyable fraîcheur. Le juste équilibre entre guitare, instruments à vent, violon et tabla fait toute la différence. Les arrangements vocaux sont eux aussi somptueux, telle la magnifique version a cappella de Talk About Suffering évoquant les années Hark! The Village Wait de Steeleye Span. Complètement à contre-courant à sa parution, A Maid In Bedlam se classe aujourd'hui parmi les meilleurs albums de folk. 

Musiciens

Jacqui McShee : chant
John Renbourn : guitare, chant
Tony Roberts : chant, flûtes, piccolo, hautbois
Sue Draheim : violon, chant
Keshav Sathe : tabla, cymbalettes à doigt

Titres

01. Black Waterside
02. Nacht Tanz, Shaeffertanz
03. A Maid In Bedlam
04. Gypsy Dance, Jews Dance
05. John Barleycorn
06. Reynardine
07. My Johnny Was Shoemaker
08. Death And The Lady
09. The Battle Of Augrham / 5 In A Line
10. Talk About Suffering 

Vidéos

Death And The Lady : lien vidéo ici

A Maid In Bedlam : lien vidéo ici

Reynardine : lien vidéo ici

dimanche 17 octobre 2021

Octantrion - II (2021)

Octantrion II
Octantrion - II (2021)

Pourquoi écouter ce disque ?

Une petite virée en drakkar, ça vous dit ? Octantrion est un duo formé il y a une dizaine d'années par deux passionnés de culture scandinave, Gaëdic Chambrier et Éléonore Billy. Tous deux font aussi partie du groupe Boann que nous chérissons particulièrement ici. Simplement intitulé II, ce deuxième album réalise un bond en avant par rapport à leur précédente production sortie en 2014. Plus ambitieux, plus aventureux et plus cohérent dans sa conception, ce disque revisite la mythologie nordique sous l'angle de ce totem intermédiaire entre l'homme et le monde des dieux, le corbeau. Deux passages célèbrent Hugin et Munin, les deux corbeaux d'Odin, symboles de la sagesse. Les quinze morceaux de l'album se partagent entre compositions originales et airs traditionnels suédois ou islandais réinventés. Gaëdic et Éléonore jouent tous deux d'étranges instruments (nyckelharpa suédois, hardingfele norvégien, cistre, guitare-harpe, mandoloncelle) redonnant vie, l'espace d'un instant, à cette civilisation païenne aujourd'hui engloutie, mais toujours bien présente dans la culture populaire à travers la musique, la littérature et la télévision. Si, lors de leur premier album, seul le contrebassiste Jean-Philippe Viret les avait accompagné, ici, ceux sont cinq musiciens qui ont été conviés, dont la harpiste Cécile Corbel, sublimant avec son jeu si délicat l'instrumental Element, et le percussionniste Julien Lahaye qui, avec son tombak d'origine persane, apporte à Munin une légère touche orientalisante bienvenue. Mais la principale nouveauté par rapport à l'opus précédent tient en la présence de voix sur quatre titres parmi lesquelles celle du ténor classique Eric Pariche, aussi chanteur du groupe de metal français Superscream. Entièrement chanté, The Dead King, morceau phare de l'album, pleure la fin d'une civilisation à travers la mort symbolique du corbeau, devenu synonyme de ténèbres suite à l'arrivée du christianisme. Avec II, Octantrion propose un album dense à la fois sombre et lumineux, qui deviendra, j'en suis persuadé, un classique.   

Musiciens

Éléonore Billy : chant, nyckelharpa, hardingfele
Gaëdic Chambrier : chant, guitares, harpe-guitare, mandoline, mandole, mandoloncelle, cistre, basse, batterie, percussions, claviers, programmation

Blandine Champion : basse
Xavier Milhou : contrebasse
Cécile Corbel : harpe celtique
Julien Lahaye : tombak
Christophe Piot : batterie
Éric Pariche : chant

Titres

01. Bältares Långdans
02. Hugin
03. Ragnarök
04. The Dead King
05. Element [Vilya]
06. Strömkarlen Spelar
07. En Gång När Jag Ska Dö
08. Dans [När]
09. Element [Nén]
10. Munin
11. Against The Wind
12. Father
13. Element [Cén]
14. Chaman
15. The Dead King [Radio Edit]

Vidéos


En Gång När Jag Ska Dö : lien vidéo ici

dimanche 10 octobre 2021

Maggie Bell - Queen Of The Night (1974)

Maggie Bell Queen Of The Night
Maggie Bell - Queen Of The Night (1974)

Pourquoi écouter ce disque ?

Maggie Bell n'a jamais obtenu le succès qu'elle méritait. Il lui a juste manqué ce petit "plus" pour entrer dans la légende. Pourtant, que ce soit avec son groupe Stone The Crows ou bien en solo, ses albums méritent amplement d'être redécouverts aujourd'hui. Le 3 mai 1972, Leslie Harvey, guitariste de Stone The Crows, meurt électrocuté. Sans lui, le groupe se retrouve vidé de sa substance et se désintègre. Encouragée par son manager Peter Grant, Maggie s'envole pour les États-Unis enregistrer Queen Of The Night, produit par Jerry Wexler (Aretha Franklin, Ray Charles, Dusty Springfield). Ensemble, ils ont écouté plus de deux cents chansons pour n'en retenir que onze. Préférant se concentrer sur son chant, Maggie n'a pas proposé ses compositions. Toutefois, la chanson-titre a été écrite par Ronnie Leah, son ancien claviériste au sein de Stone The Crows. Eclectique, elle démontre à qui en douterait qu'elle est capable de passer du rock à la soul, du jazz au blues. Souvent comparée à Janis Joplin, elle reprend ici A Woman Left Lonely de son album Pearl en apposant son propre style, plus sensuel. Maggie ne fait pas du Janis, elle fait du Maggie, tout comme sur le After Midnight de JJ Cale popularisé par Eric Clapton. Le point d'orgue de l'album demeure As The Years Go Passing By, beau et intense, devenant un de ses incontournables sur scène. Impossible non plus de ne pas évoquer cette sucrerie qu'est Trade Winds, refermant délicatement cet album aux mille saveurs, blindé d'énergie.

Musiciens

Maggie Bell : chant

Cornell Dupree : guitares
Hugh Mccracken : guitares
Reggie Young : guitares
Barry Goldberg : claviers
Arthur Jenkins : claviers
Richard Tee : claviers
Leon Pendarvis : claviers
Chuck Rainey : basse
William Satler : basse
Steve Gadd : batterie
Ralph Mcdonald : percussions
The Sweet Inspirations : chœurs

Titres

01. Caddo Queen
02. A Woman Left Lonely
03. Souvenirs
04. After Midnight
05. Queen Of The Night
06. Oh My My
07. As The Years Go Passing By
08. Yesterday’s Music
09. We Had It All
10. The Other Side
11. Trade Winds

Vidéos

As The Years Go Passing By : lien vidéo ici

A Woman Left Lonely : lien vidéo ici

The Other Side : lien vidéo ici

vendredi 8 octobre 2021

Elisa Montaldo - Fistful Of Planets Part II (2021)

Elisa Montaldo Fistful Of Planets II
Elisa Montaldo - Fistful Of Planets Part II (2021)

Pourquoi écouter ce disque ?

Deuxième album solo pour Elisa Montaldo, deuxième ovni. Six longues années séparent le premier volet de Fistful Of Planets de sa suite parue en 2021. Avec ce nouvel opus, Elisa pousse toujours plus loin l'exploration de sa galaxie musicale, à l'instar d'une Kate Bush. Pianiste de formation classique, elle a fondé en 2006 Il Tempio Delle Clessidre, groupe génois de rock progressif. Ses œuvres en solo sont des parenthèses, des moments de liberté totale au cours desquels elle expérimente, développe de nouvelle idées. Ce voyage interplanétaire dont la destination finale demeure inconnue a été pensée comme une invitation à l'évasion, confrontée à la passion des sentiments humains. Rien n'est linéaire, tout se bouscule, sorte de Big Bang donnant cette sensation étrange de pénétrer dans un Ailleurs sensoriel. Ainsi, la Valse Des Sirènes qui semble extraite d'une vieille anthologie de la chanson française des années 20 côtoie un Floating / Wasting Life évoquant le Renaissance flamboyant des années 70, tandis que le fabuleux We Are Magic s'enveloppe d'une atmosphère aérienne à la Cocteau Twins, avant que Washing The Clouds n'entraîne l'album sur des cimes stratosphériques traversées par une guitare chatoyante au feeling "marillionesque". Si Fistful Of Planets Part I était un album avant tout instrumental, réunissant peu d'invités, Fistful Of Planets Part II est son opposé. La majorité des titres sont chantés (en français ou en anglais) et Elisa a fait appel à des musiciens répartis aux quatre coins de la planète. Ses complices Mattias Olsson et Paolo Tixi de Il Tempio Delle Clessidre sont à ses côtés, ainsi que le Suédois Hampus Nordgren Hemlin (ex-Kate Boy), les Américain Steve Unruh (The Samurai Of Prog) et David Keller (Sonus Umbra), l'espagnol Jose Manuel Medina (Last Knight, Mandalaband), la violoncelliste serbe Nina Uzelac (Autumn Tears), la japonaise Yuko Tomiyama ou encore le guitariste de jazz Steffano Guazzo. Audacieux mais aussi déroutant, inventif et singulier, Fistful Of Planets Part II brille tel une étoile qui ne demande qu'à être visitée.

Musiciens

Elisa Montaldo : chant, claviers, autoharpe

Hampus Nordgren Hemlin : claviers, basse, guitares, vibraphone, tubular bells, kantele
Mattias Olsson : batterie, percussions, claviers
Rafael Pacha : guitare classique
Ignazio Serventi : guitare classique
Diego Banchero : basse
Paolo Tixi : batterie
Stefano Guazzo : saxophone
Steve Unruh : flûte, violon
Nina Uzelac : violoncelle
David Keller : violoncelle
Tiger Olsson : voix
Yuko Tomiyama : lecture
Maitè Castrillo : lecture
Jose Manuel Medina : arrangements orchestraux
Matteo Nahum : arrangements orchestraux

Titres

01. Valse Des Sirènes (Chanson) - Second Meteor Of Chaos
02. Floating / Wasting Life - The Grey Planet
03. Earth's Call - Exosphere
04. We Are Magic - The Fuchia Planet
05. Haiku - The Orange Planet
06. Feeling / Nothing / Into The Black Hole - The Black Planet
07. Wesak - Satellite
08. Washing The Clouds - The White Planet
09. Valse Des Sirènes (Grand Finale) - Satellite

Vidéo

Floating / Wasting Life : lien vidéo ici

jeudi 7 octobre 2021

Elfonía - Elfonía (2003)

Elfonia Marcela Bovio
Elfonía - Elfonía (2003)

Pourquoi écouter ce disque ?

Elfonía est une formation mexicaine atypique fondée en 2001 et dissoute en 2006. Elle est née des cendres d'Hydra qui réunissait Alejandro Millán (claviers), Roberto Quintanilla (guitares) ainsi que Marcela Bovio au chant et au violon. Avec le bassiste Pablo González et le batteur Javier Garagarza, ils ont sorti un premier album autoproduit en 2003 simplement intitulé Elfonía, sorte de symphonie des elfes. Difficile de définir leur style tant il est protéiforme. L'auditeur navigue du gothique atmosphérique au prog-folk, flirtant parfois avec le jazz, la world music ou le metal. La force de ce disque demeure dans sa montée en puissance, titre après titre, jusqu'au final flamboyant Alma Infinita. Et surtout, il y a cette voix sublime de Marcela qui chante en espagnol. Quel délice de l'entendre simplement accompagnée au piano sur l'introduction de Dentro ou quasiment a cappella sur Nuestro Descanso. Modo Humanos mais aussi Añoranza suivi de De Todas Mis Heridas sont d'autres moments où elle fait merveille. C'est par cet album qu'Arjen Lucassen l'a découverte. Charmé, il lui a proposé le rôle de "The Wife" dans son opéra culte The Human Equation. Elle participera par la suite à d'autres de ses projets, après qu'ils aient fondé ensemble avec Alejandro Millán Stream Of Passion.

Musiciens

Marcela Bovio : chant, violon
Roberto Quintanilla : guitare, sitar
Alejandro Millán : claviers, guitare acoustique
Pablo González : basse, sitar
Javier Garagarza : batterie

Titres

01. Eldalindalë
02. Nuestro Descanso
03. Aura
04. Drama
05. Dentro
06. Modos Humanos
07. Hatshepsut
08. Añoranza
09. La Vida Que Emana
10. De Todas Mis Heridas
11. Alma Infinita
12. [untitled] 

Vidéos


Nuestro Descanso : lien vidéo ici

De Todas Mis Heridas : lien vidéo ici

dimanche 3 octobre 2021

Sedmina - Melita & Veno Dolenc (1980)

Sedmina Melita Veno Dolenc
Sedmina - Melita & Veno Dolenc (1980)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dans les années 70, Sedmina était yougoslave. Aujourd'hui, on dirait que ce groupe était slovène. Veno Dolenc (chant, guitare acoustique) et son épouse Melita (chant) fondent Sedmina en 1977, à Ljubljana, capitale de la Slovénie. Au départ, ils n'étaient qu'un duo, puis ils sont rejoints par d'autres musiciens comme Lado Jakša (clarinette, piano, flûte), Edi Stefančič (guitare acoustique, violon, guimbarde) et Božo Ogorevc (violon). Leur premier album sort en 1980. Il réunit douze petites perles folk d'une durée moyenne de trois minutes chacune. Cultivant un certain mysticisme et obscurantisme évoquant Comus ou Spriguns, leurs chansons aux textes ésotériques regardent davantage vers l'Europe centrale et balkanique que vers l'Occident. Autre point fort, l'étrange pochette suggérant tout un univers mystérieux. Elle est signée Veno qui était également peintre. Sa voix et celle de Melita se marient à merveille, les harmonies vocales étant particulièrement soignées. Un deuxième album suivra en 1982, mais le groupe explosera suite à la séparation du duo fondateur. Il renaîtra néanmoins de ses cendres à la fin des années 80 sous la conduite du seul Veno accompagné de sa nouvelle épouse, et trois autres albums verront le jour la décennie suivante. 

Musiciens

Melita Dolenc : chant
Veno Dolenc : chant, guitare acoustique
Lado Jakša : clarinette, piano, flûte 
Edi Stefančič : guitare acoustique, violon, guimbarde
Božo Ogorevc : violon
Matija Terlep : flûtes, cornemuse, scie musicale, archet
Boštjan Perovšek : accordéon
Mira Omerzel Terlep : percussions, dulcimer

Titres

01. Pesem O Tanji
02. Jutro
03. Pesem
04. Magdalena 
05. Angel Varuh 
06. Deklica Z Vzigalicarni
07. Veter Beli Koni
08. Etuda
09. Ljubica
10. Svatba
11. Ogledalo
12. Uspavanka

Vidéos


Veter Beli Konj : lien vidéo ici

Ogledalo : lien vidéo ici

vendredi 1 octobre 2021

Guðrið Hansdóttir - Painted Fire (2016)

Gudrid Hansdottir Painted Fire
Guðrið Hansdóttir - Painted Fire (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Painted Fire allume la flamme de la passion. Enregistré aux îles Féroé, cet album de Guðrið Hansdóttir puise son inspiration dans la ville natale de la chanteuse, Tórshavn, la capitale, ainsi que dans la nature environnante. Comparée à ses premiers disques, Guðrið s'est assagie, a gagné en maturité et transformé son univers bouillonnant en un espace plus calme, plus contemplatif. Mais la créativité est toujours présente. Secondée par Mikael Blak à la production, connu pour son travail avec Eivør, Guðrið  réinvente une electro-pop haut de gamme, teintée d'éléments folks. Les sonorités synthétiques côtoient avec élégance les moments acoustiques, invitant à l'évasion. Album intimiste et introspectif, Painted Fire me fait penser à la dernière production d'Anneke van Giersbergen, The Darkest Skies Are The Brightest, notamment sur le plan vocal. Écoutez bien la cinquième piste Endaloysi, une des trois chansons chantées en féroïen, l'image de la chanteuse néerlandaise apparaîtra instantanément. Sur l'étonnante Pegasus à l'ambiance lumineuse, Guðrið s'octroie un délicieux duo avec Hans Marius Ziska, autre étoile scintillante de cette si riche (et trop méconnue) scène musicale féroïenne. En dehors de sa carrière solo, Guðrið collabore également avec la formation vocale folk Kata dont un premier album est sorti en cette même année 2016. Ses quatre amies chanteuses sont venues prêter leur voix sur deux titres, le solaire Morgun et To Divine, un des plus beaux titres de l'album avec la chanson finale Two Minds de laquelle surgissent de magnifiques cuivres (trombone, trompette, cor). Deux singles ont été extraits de cet album, Animal et Living With You Is A Lot Like Diying, mais c'est tout Painted Fire qu'il faut découvrir, il en vaut vraiment la peine.

Musiciens

Guðrið Hansdóttir : chant, guitare acoustique

Mikael Blak : basse, claviers
Benjamin Petersen : guitares électriques, chœurs
Per I. Højgaard Petersen : batterie, kalimba
Mattias Kapnas : claviers
Hans Marius Ziska : chant
Unn Paturson (Kata) : chant
Eyð Berghamar Jacobsen (Kata) : chant
Arnfrió Lützen (Kata) : chant
Greta Svabo Bech (Kata) : chant
Samúel Jón Samúelsson : trombone
Ari Bragi Kárason : trompette
Stefán Jón Bernharðsson : cor

Titres

01. Nothing About You
02. Animal
03. Pegasus
04. Morgun
05. Endaloysi
06. Living With You Is A Lot Like Dying
07. To Divine
08. Shrthnd To Disaster
09. A Fly In The Window
10. Two Minds

Vidéos

Pegasus : lien vidéo ici

Nothing About You : lien vidéo ici

Two Minds (version acoustique) : lien vidéo ici

Pegasus (live) : lien vidéo ici

dimanche 26 septembre 2021

Yesterdays - Colours Caffé (2010)

Yesterdays Colours Caffé
Yesterdays - Colours Caffé (2010)

Pourquoi écouter ce disque ?

S'il me fallait comparer Yesterdays à une formation progressive contemporaine, ce serait Magenta. A l'instar de Rob Reed, on peut dire que Bogáti-Bokor Ákos est le mentor du collectif, les voix féminines dominent, l'influence revendiquée est le prog des 70's, Yes en particulier, avec une musique néanmoins moderne. Leur premier album Holdfénykert sorti en 2006 avait suscité de très bonnes critiques et s'annonçait prometteur. Leur deuxième, Colours Caffé, marque une certaine rupture. Les compositions se veulent moins complexes, plus accessibles, parfois presque pop. Mais cela n'est que façade. L'emploi de multiples instruments, la flûte en particulier, apportent une richesse sonore bienvenue, rapprochant en cela Yesterdays des Polonais de Quidam, voire de Jethro Tull. Les musiciens réalisent quelques incursions dans le folk et le jazz, tandis que la suite Némafilm Szvit, divisée en trois partie et longue de vingt minutes, inscrit définitivement le combo dans ses racines prog. Autre difficulté assumée, l'abandon du chant en anglais pour un chant en langue hongroise. Si les musiciens habitent la Roumanie, ils font partie de la minorité hongroise de ce pays. Ce choix leur donne une identité forte que, particulièrement, j'apprécie car ils s'ancrent dans une confluence à la fois centre-européenne et balkanique, qui s'entend dans leur musique mais aussi dans leur manière d'être, loufoque et malicieuse, comme en témoignent la pochette et les photos du livret. Avec Colours Caffé, Yesterdays sort des sentiers battus, affirme son originalité et annonce des lendemains encore plus prometteurs, ce que sera Senki Madara huit ans plus tard. 

Musiciens

Horváth Linda : chant
Bogáti-Bokor Ákos : guitares, claviers, chant
Enyedi Zsolt : claviers
Kecskeméti Gábor : flûte
Kolumbán Zoltán : basse
Csergő Domokos : batterie

Antal Karola : chant
Ercsey Andrea Emese : chant
Stutz Timea : chant
Horváth Hanna : chœurs
Mohai Tamás : guitares
Mihai Sorohan : trompette
Borlai Gergő : batterie
Kósa Dávid : percussions

Titres

01. Játék 
02. Forog A Tánc
03. Námafilm Szvit I. Éjszaka
04. Némafilm Szvit II. Némafilm
05. Némafilm Szvit III. Mélyrepülés
06. Tükör 
07. Bábu
08. Flautoccata 
09. Megpihensz
10. Prelúdium Egy Esőhöz
11. Zápor

Vidéos

Megpihensz : lien vidéo ici


Némafilm Szvit II. Némafilm : lien vidéo ici

vendredi 24 septembre 2021

Adaya - The Other Side (2017)

Adaya The Other Side
Adaya - The Other Side (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

C'est sur la route qu'Adaya nourrit son inspiration. D'ailleurs, sa musique est une invitation au voyage. Devenue membre du combo allemand Faun en remplacement de Fiona Frewert partie en 2020, Adaya avait déjà deux albums solos à son actif. The Other Side est le premier d'entre eux. Si l'harmonium était l'instrument de prédilection de Nico, l'hammered dulcimer celui de Joni Mitchell, Adaya a opté pour un banjo tout droit venu des Appalaches, présent dès les premières mesures du captivant I Am Born. Son folk audacieux teinté de psychédélisme ne cesse de séduire écoute après écoute, tout comme sa voix envoutant, très expressive. Adaya se plaît à raconter des histoires poétiques, sombres ou lumineuses, c'est selon sont ressenti. D'origine suisse, elle a d'abord appris à jouer de la flûte, puis s'est initiée en autodidacte à la cornemuse, à la harpe et à la lyre. Pour ce disque, le banjo, la guitare, le bouzouki, le piano et la shruti box sont ses instruments. Laissez-vous entraîner dans les ténèbres de Ghost, dans les ondées celtiques d'Irish Sea, ou encore dans l'intrigante ballade Werewolf, tout un paysage musical fait de mystères et de magie s'ouvrira à vous. 

Musiciens

Adaya Lancha Bairacli : chant, guitar, banjo, bouzouki, shruti box, piano

Aaron Goldsmith : Guitarron, contrabasse, bass harmonica, sitar bass, chœurs
Buck Curran : ambient electric guitar
Frederik Rechsteiner : batterie
Moniek de Leeuw : violon
Benny Langfur : sitar électrique
Fernando Noriega : guitare électrique, alto
Bran Mugshot : singing saw
Amanda Blackshaw : trompette
Katy Crewdson : chœurs

Titres

01. Am Born
02. Human Race 
03. Train to Nowhere 
04. Time Not Long Ago 
05. Ghost 
06. Irish Sea 
07. Galway River 
08. Werewolf 
09. Story of a Dream
10. Moon and the Sun
11. The Eclipse 
12. Follow Me 
13. Avalon

Vidéos

Werewolf : lien vidéo ici

I'am Born : lien vidéo ici

Train To Nowhere : lien vidéo ici

jeudi 23 septembre 2021

Nico - The Marble Index (1968)

Nico The Marble Index
Nico - The Marble Index (1968)

Pourquoi écouter ce disque ?

Aux origines du rock gothique… Plus de dix ans avant la déferlante goth des Bauhaus, Siouxsie And The Banshees et Sisters Of Mercy, Nico ouvre la voie avec The Marble Index. D'une froideur incommensurable, ce disque inclassable n'a pas d'équivalent à sa sortie en 1968. Ni pop, ni rock, ni folk, ni prog, juste avant-gardiste. Il symbolise la rupture de Nico avec son passé de mannequin. Elle veut désormais être perçue comme une artiste à part entière. Encouragée par Jim Morrison, elle écrit ses propres textes, souvent hallucinés, compose sa musique minimaliste accompagnée d'un simple harmonium. The Marble Index a été conçu dans l'obscurité la plus totale. Lors des séances d'enregistrement, la chanteuse, aux cheveux teintés en rouge et vêtue de noir, s'éclairait à la simple bougie. Son ancien acolyte du Velvet Underground, John Cale, était chargé des arrangements. Des larmes de joie jailliront à la découverte du résultat final. Elles contrasteront avec ses pleurs de rage lors de la première écoute de Chelsea Girl en 1967. Horrifiée par les arrangements de Larry Fallon et du producteur Tom Wilson, elle ira jusqu'à le renier et considèrera alors The Marble Index comme son premier véritable album. Il est le premier d'une trilogie. Desertshore en 1970, puis The End… en 1974 suivront. 

Musiciens

Nico : chant, harmonium

John Cale : arrangements

Titres
01. Prelude
02. Lawns Of Dawns
03. No One Is There
04. Ari's Song
05. Facing The Wind
06. Julius Caesar (Memento Hodie)
07. Frozen Warnings
08. Evening Of Light

Vidéos

Evening Of Light : lien vidéo ici

Frozen Warnings : lien vidéo ici