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jeudi 1 septembre 2022

Faun - Pagan (2022)

Faun Pagan
Faun - Pagan (2022)

Pourquoi écouter ce disque ?

Pagan, onzième offrande de Faun, marque un nouveau départ dans leur carrière débutée en 1998. Alors que nos troubadours teutons adeptes du paganisme avaient signé un contrat de distribution avec le géant Universal en 2013, ils ont repris leur liberté. Désormais, Oliver Satyr et les siens gèrent seuls leur destinée, encouragés par la création de leur propre label, Pagan Folk Records dont ce disque est la première parution. Il est aussi le premier sans Fiona Rüggeberg, membre fondateur aux côtés d'Oliver, partie pour de nouveaux projets musicaux, dont Tvinna, ensemble musical réunissant Laura Fella (de Faun) et Fieke van den Hurk (ex-Cesair). Tourné vers les mythes nordiques et germaniques, Pagan s'apparente à un retour aux sources, entre incantations magiques, contes maléfiques et rythmes dansants. Si les voix ensorcelantes de Laura Fella et de l'elfe Adaya (nouvelle venue en remplacement de Fiona) se marient à merveille par leur contraste, elles bénéficient de l'appui de Lindy-Fay Hella de Wardruna sur le titre d'ouverture, Galdra, moment privilégié durant lequel le temps semble en suspens. Autres invités, les Suisses du combo de folk metal Eluveitie qui explosent le final du puissant Gwydion, pièce magistrale aux frontières des ténèbres. Willow Tree qui porte le sceau d'Adaya, Wainamoinen, ballade inquiétante où il est question d'un puissant sorcier finlandais, Tamlin, un classique du folk britannique peuplé de fées maléfiques vraiment pas sympas, ou encore l'entrainant Baldur aux paroles extraites d'un vieux poème runique norvégien, sont quelques-uns des titres incontournables de cet opus, futur classique dans l'abondante discographie de nos Faun.

Musiciens

Oliver Satyr : chant, bouzouki, moraharpa, mandore, taglharpa, guimbarde, guitare
Laura Fella : chant
Adaya Lancha Bairacli: chant, cornemuse, harpe, pandola, flûtes
Stephan Groth : chant, vielle à roue, flûte
Rüdiger Maul : batterien oercussions
Niel Mitra : claviers

Lindy-Fay Hella : chant
Christian Glanzmann : chant
Rafael Salzmann : guitare, basse
Alain Ackermann : batterie
Maya Fridman : violoncelle

Titres

01. Galdra
02. Halloween
03. Gwydion
04. Wainamoinen
05. Tamlin
06. Neun Welten
07. Lord Randal
08. Innisfree
09. Ran
10. Baldur
11. Caer
12. Willow Tree
13. Zeit Der Raben 

Vidéos


Gwydion : lien vidéo ici


mardi 22 mars 2022

Irdorath - Dreamcatcher (2016)

Irdorath Dreamcatcher
Irdorath - Dreamcatcher (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Minsk, 14 décembre 2021. La "justice" biélorusse rend son verdict. Nadezhda Irdorath et son époux Vladimir sont condamnés à deux ans de prison ferme chacun. Le motif ? Ils ont joué de la cornemuse lors des manifestations massives contre le régime de Loukachenko en août 2020. Un an après, le 2 août 2021, jour d'anniversaire de Nadezhda, ils étaient arrêtés dans des conditions violentes, puis incarcérés avec seize autres personnes, dont le batteur Anton Shnip et le guitariste Petro Marchenko. Plusieurs artistes se sont mobilisés pour protester contre leur détention comme Corvus Corax et Faun.C'est grâce à ces derniers que j'ai pris connaissance de cette situation intolérable, mais aussi de l'existence même du groupe Irdorath. 

Nadezhda et Vladimir se rencontrent alors qu'ils sont étudiants. En 2011, ils abandonnent tout pour s'installer à Minsk où ils occupent un ancien sanatorium désaffecté qui leur sert de lieu de répétition. Ils sont très vite rejoints par Anton Shnip. Irdoath est né. Leur musique se veut ouverte sur le monde, tissant des liens jusqu'aux lointaines steppes mongoles, mais aussi vers les Balkans et l'Europe centrale. Leur premier album Ad Astra, sorti en 2012, revisite d'anciens airs médiévaux. Mais c'est avec Dreamcatcher, en 2016, qu'ils prennent leur envol. Grâce à l'arrivée de nouveaux membres, ils affinent leur style, s'orientant vers ce qu'ils appellent eux-mêmes du fantasy folk, mélange de musiques du monde, de pagan folk, de metal, avec des textes inspirés des mythes et légendes slaves. Leur scène, c'est la rue, les festivals, la forêt. 

Leurs prestations, à la fois festives et explosives, leurs ont ouvert les portes d'un large public. Rares sont les artistes capables de se produire aussi bien au Wacken Open Air (festival de metal), qu'au Wave Gotik Treffen (festival de musique gothique), au Mittelalterlich Phantasie Spectaculum (festival de musique médiévale), ou au Wild Mint, plus grand festival de world music de Russie. Pour l'anecdote, Nadeshda et Vladimir se sont mariés sur scène, le 25 avril 2014, à Minsk. La bande-originale de leur union se trouve sur Dreamcatcher (Wedding Theme 1 et Wedding Theme 2).

Je ne sais pas si écouter un disque équivaut à un acte de résistance. Cela me semble prétentieux. Mais il est certain qu'écouter la musique d'un artiste permet d'éviter qu'il ne tombe dans l'oubli. Aujourd'hui, plus que jamais, Irdorath a besoin de nous.

Musiciens

Vladimir Irdorath : chant, cornemuse, didjeridoo, rauschpfeife, guimbarde
Nadezhda Irdorath : chant, cornemuse, claviers, vièle à roue
Anton Shnip : batterie, percussions, bouzouki, chant
Petro Marchenko : guitares, chant
Valery Priyomko : batterie
Anastasia Filipenko : violoncelle
Alexandra Aleksyuk : violoncelle
Yulia Viten : violon
Anna Semyonova : percussions

Titres

01. Dreamcatcher
02. As Bas
03. Tam Nikto
04. Kryly
05. Dimna Juda
06. Wedding Theme 1
07. Wedding Theme 2
08. Tochka Orchestra
09. Byu Lost' Budu
10. Tango

Vidéos


Dreamcatcher (live) : lien vidéo ici

Dimna Juda (live) : lien vidéo ici

Wedding on stage : lien vidéo ici

vendredi 24 septembre 2021

Adaya - The Other Side (2017)

Adaya The Other Side
Adaya - The Other Side (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

C'est sur la route qu'Adaya nourrit son inspiration. D'ailleurs, sa musique est une invitation au voyage. Devenue membre du combo allemand Faun en remplacement de Fiona Frewert partie en 2020, Adaya avait déjà deux albums solos à son actif. The Other Side est le premier d'entre eux. Si l'harmonium était l'instrument de prédilection de Nico, l'hammered dulcimer celui de Joni Mitchell, Adaya a opté pour un banjo tout droit venu des Appalaches, présent dès les premières mesures du captivant I Am Born. Son folk audacieux teinté de psychédélisme ne cesse de séduire écoute après écoute, tout comme sa voix envoutant, très expressive. Adaya se plaît à raconter des histoires poétiques, sombres ou lumineuses, c'est selon sont ressenti. D'origine suisse, elle a d'abord appris à jouer de la flûte, puis s'est initiée en autodidacte à la cornemuse, à la harpe et à la lyre. Pour ce disque, le banjo, la guitare, le bouzouki, le piano et la shruti box sont ses instruments. Laissez-vous entraîner dans les ténèbres de Ghost, dans les ondées celtiques d'Irish Sea, ou encore dans l'intrigante ballade Werewolf, tout un paysage musical fait de mystères et de magie s'ouvrira à vous. 

Musiciens

Adaya Lancha Bairacli : chant, guitar, banjo, bouzouki, shruti box, piano

Aaron Goldsmith : Guitarron, contrabasse, bass harmonica, sitar bass, chœurs
Buck Curran : ambient electric guitar
Frederik Rechsteiner : batterie
Moniek de Leeuw : violon
Benny Langfur : sitar électrique
Fernando Noriega : guitare électrique, alto
Bran Mugshot : singing saw
Amanda Blackshaw : trompette
Katy Crewdson : chœurs

Titres

01. Am Born
02. Human Race 
03. Train to Nowhere 
04. Time Not Long Ago 
05. Ghost 
06. Irish Sea 
07. Galway River 
08. Werewolf 
09. Story of a Dream
10. Moon and the Sun
11. The Eclipse 
12. Follow Me 
13. Avalon

Vidéos

Werewolf : lien vidéo ici

I'am Born : lien vidéo ici

Train To Nowhere : lien vidéo ici

dimanche 21 février 2021

Faun - Eden (2011)

Faun Eden
Faun - Eden (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Faun, pour ceux qui ne connaissent pas, seraient en quelque sorte les cousins éloignés de Blackmore's Night, en plus païen (et moins kitsch dirons les mauvaises langues) qui auraient croisés la route de Dead Can Dance époque Aion, puis suivi leur propre voie en terres germaniques. Le multi-instrumentiste Oliver s. Tyr, son fondateur, est un passionné de civilisations anciennes, de mythologie et d'histoire médiévale. A ses côtés se tiennent la belle Fiona Rüggeberg, joueuse de flûtes et chanteuse, le percussionniste Rüdiger Maul ainsi que Niel Mitra, maître des sons électroniques et autres ambiances sonores. Rairda est la dernière arrivée dans la troupe au poste de chanteuse. Elle succède avec brio à Lisa Pawelke, aux origines du groupe, et à Sandra Elflein partie pour cause de maternité. Sorti en 2011, Eden, leur sixième album, est le plus ambitieux jusqu'alors. Il a été construit autour du concept de "Paradis", lieu idyllique où humains et nature vivraient en harmonie. Tout au long de ce disque dense, d'une durée dépassant les soixante-dix minutes pour quatorze titres, Faun jongle entre ces sociétés anciennes, partageant quelle que soit l'époque, cette idée commune de Paradis… parfois perdu. Ainsi, Lupercalia nous plonge au cœur de la Rome antique et de ses fêtes pastorales, l'hypnotique Hymn To Pan se veut un retour dans la Grèce ancienne, Arcadia offre un détour vers la Finlande, Oyneng Yar nous ramène à l'époque de l'Empire ottoman, aux frontières avec la Perse. Si Iduna célèbre la déesse nordique du même nom, gardienne des pommes de jouvence garantissant aux dieux leur immortalité, Adam Lay Ybounden et Golden Apples explorent le jardin d'Eden des religions du Livre. Mondes suédois (Polska Från Larsson), celtiques (Ynis Avalach) et irlandais (The Butterfly) sont également abordés, offrant le plus vaste panorama possible. A côté de cela, les références littéraires sont riches et nombreuses, de Rumi à Joseph Conrad en passant par le poète autrichien Ingeborg Bachmann. Et pour être complet, impossible de ne pas évoquer les sublimes illustrations du livret signées Brian Froud, Chris Kuksi, Renae Taylor et Julia Helen Jeffrey. Eden est non seulement un bel objet, mais aussi, et avant tout, une œuvre musicale conceptuelle, fusionnant harmonies vocales célestes, instruments acoustiques d'un autre temps et paysages sonores modernes discrètement fondus dans l'ensemble. Une réussite à la fois visuelle, musicale et artistique. 

Musiciens

Oliver s. Tyr : chant, bouzouki, nyckelharpa, harpe, guitare, marimba, baglama, dulcimer, tambourin 
Fiona Rüggeberg : chant, flûtes, cornemuse, marimba, harmonium
Rairda : chant, harpe celtique
Niel Mitra : sons, claviers, programmation, marimba
Rüdiger Maul : batterie, percussions

Mediæval Bæbes ensemble : chœurs
Adam Hurst : violoncelle
Sandra Elflein : vièle à roue
Fieke van den Hurk : vièle à roue 
Matti Rouse : violon
Mark Lewis : texte lu

Titres

01. Lupercalia 
02. Zeitgeist 
03. Iduna 
04. The Butterfly
05. Adam Lay Ybounden
06. Hymn To Pan 
07. Pearl 
08. Oyneng Yar 
09. Polska Från Larsson
10. Alba
11. Ynis Avalach
12. Arcadia 
13. The Market Song 
14. Golden Apples

Vidéos


Hymn To Pan (live): lien vidéo ici

dimanche 8 mars 2020

Faun - Buch Der Balladen (2009)

Faun Buch Der Balladen
Faun - Buch Der Balladen (2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sigurd le tueur de dragons, une fée malicieuse ou encore un troll sont quelques uns des personnages fantastiques croisés au fil des p(l)ages de ce Livre Des Ballades, ou Buch Der Balladen. Ce cinquième album de Faun, groupe allemand basé autour de Munich, s'écoute autant qu'il ne se lit avec son livret richement illustré, comportant paroles, notes, photos et même partitions pour guitare. Tout a été pensé dans le moindre détail, y compris la pochette reproduisant une œuvre de l'artiste suédois John Bauer, passionné de mythologie, folklore et contes de fées. En 2009, Faun c'est cinq musiciens, dont trois voix enchanteresses, Oliver S. Tyr, Fiona Rüggeberg et Sandra Elflein, la toute dernière recrue. Afin de restituer l'authenticité de ces airs anciens, dont certains remontent au XIVe siècle, en provenance d'Allemagne, de Scandinavie et des îles Féroé, ils ont opté pour l'emploi d'instruments uniquement, acoustiques, certains datant de l'époque médiévale (viole de gambe, vielle à roue, nyckelharpa, flûtes, cornemuse, violon...). Leur version inspiré de la Belle Dame Sans Merci, poème du romantique John Keats, n'a rien à envier à celle de Loreena McKennitt sur son album Lost Souls (2018). Avec ce disque ambitieux à classer tout près des Old Celtic & Nordic Ballads de Jean-Luc Lenoir, Faun nous entraîne loin, très loin dans son imaginaire merveilleux, et entre, par la même occasion, dans la cour des grands. 

Musiciens

Oliver S. Tyr : chant, bouzouki, mandoloncelle, nyckelharpa, harpe, guitare, monochord
Fiona Rüggeberg : chant, viole, flûtes, cornemuse, dulcimer, psaltérion, fujara, rebab
Sandra Elflein : chant, violon, vièle à roue
Niel Mitra : bruitages, percussions
Rüdiger Maul : percussions


Sylvie Peipe : lecture
Gilles Zimmermann : viole
Boris Koller : nychelharpa
Valravn : chant

Titres

01. Prolog 
02. Sigurdlied 
03. Herr Heinerich
04. Sen Polska 
05. Tanz Über Die Brücke
06. Brynhildur Táttur 
07. Nahtegal 
08. Jahrtausendalt 
09. Der Wilde Wassermann 
10. Belle Dame Sans Merci 
11. Brynhilds Lied 

jeudi 5 septembre 2019

Faun & The Pagan Folk Festival - Live 2007 (2008)

Faun & The Pagan Folk Festival Live
Faun & The Pagan Folk Festival - Live 2007 (2008)

Pourquoi écouter ce disque ?

Lorsque Faun publie en 2008 son premier disque live, il a déjà à son actif quatre albums studios. Fondée en 1998 par Oliver s. Tyr et Fiona Rüggeberg aux alentours de Munich, cette formation atypique va très vite s'imposer sur la scène pagan folk allemande. Puisant son inspiration tant dans un passé ancien mythifié que dans une nature vénérée, Faun emprunte son nom à la divinité Faunus de la mythologie romaine, Pan chez les Grecs, dieu des bergers, de la forêt, des plaines et des champs. Si les voix féeriques et envoûtantes sont au cœur du projet, les musiciens emploient toute une gamme d'instruments folkloriques (harpe celtique, nyckelharpa suédois, vielle à roue, cornemuse, cithare, flûtes, percussions orientales...) associée à des sonorités modernes mises en œuvre par Niel Mitra, magicien des sons. Le résultat est saisissant, chacun des concerts du groupe donne le sentiment d'assister à une cérémonie païenne, entre transe et communion avec Mère Nature. L'emploi dans leurs chansons de dialectes anciens (haut allemand, vieux norrois, ancien français, latin...) ou de langues rares (hongrois, finnois...) renforce cette impression à la fois mystique et mystérieuse. Cet album magistral réunit onze morceaux enregistrés lors d'une tournée exceptionnelle de neuf jours en compagnie de Sieben, projet parallèle du britannique Matt Howden, ancien violoniste de Sol Invictus, et d'In Gowan Ring, groupe américain de rock psychédélique. Au final, treize personnes de cinq nationalités différentes ont joué ensemble dans quatre pays européens (Suisse, Autriche, Allemagne et Pays-Bas). Avec ses cinq titres inédits, Live 2007 est le témoignage de ces moments intenses et inoubliables. 

Musiciens

Oliver s. Tyr : chant, bouzouki, guitare, nyckelharpa, harpe celtique, saz
Lisa Pawelke : chant, vielle à roue
Fiona Rüggeberg : chant, flûtes, cornemuse, fujara, harmonium
Rüdiger Maul : percussions
Niel Mitra : programmation, claviers

B'eirth ; chant, guitare, luth, harmonica
Matt Howden : chant, violon

Titres

01. Gaia
02. Rad
03. Satyros 
04. Rosmarin 
05. Love's Promise
06. Sahhara
07. Dandelion Wine 
08. Lyansa
09. Aisi Sisikka 
10. Tinta
11. The Trip Goes On

jeudi 24 mai 2018

Stellamara - The Golden Thread (2009)

Stellamara The Golden Thread
Stellamara - The Golden Thread (2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Jamais la musique de Stellamara n'a sonné autant oriental que sur The Golden Thread paru en 2009. A l'exception de trois pièces, Prelude, improvisation entre Gari Hegedus et le clarinettiste Peter Jacques, Azade signée Hegedus, et le final instrumental aux couleurs mystiques Element de Rufus Cappadocia, les titres restants sont issus des folklores turques, croates, hongrois et bulgares. Pas d'éléments électroniques ici, seuls des instruments traditionnels ont été utilisés, donnant ainsi toute son authenticité à la musique : oud, saz, clarinette, darbouka... Ross Daly et Kelly Thoma, deux sommités internationales de la lyre ont également été conviées. Mais la richesse de Stellamara, c'est avant tout la voix de sa chanteuse Sonja Drakulich qui atteint des sommets, notamment sur Prituri Si Planinata, complainte bulgare évoquant le triste sort de deux bergers. Cet air, gorgé d'émotion pure, renvoie au meilleur de Dead Can Dance ou d'Irfan. Loreena McKennitt ainsi qu'Azam Ali sont deux autres références venant à l'esprit à l'écoute de ce disque célébrant l'Amour, l'amour des siens mais également l'amour de la création sous toutes ses formes.

Musiciens

Sonja Drakulich : chant, percussions
Gary Hegedus : oud, saz, mandoloncelle
Rufus Cappodacia : violoncelle
Peter Jacques : clarinette
Tobias Roberson : percussions

Ross Daly : lyre, saz, tarhu, rebab
Kelly Thoma : lyre
Shahab Paranj : percussions
Hamed Nikpay : sitar
Christopher K. : percussions

Titres

01. Prelude
02. Aman Doktor
03. Miskolc
04. Yemen Türküsü
05. Azade
06. Prituri Se Planinata
07. Odam Kireç
08. Lado
09. Element

dimanche 21 janvier 2018

Stellamara - The Seven Valleys (2004)

 Stellamara The Seven Valleys
Stellamara - The Seven Valleys (2004)

Pourquoi écouter ce disque ?

Il aura fallu attendre sept longues années pour que la formation californienne Stellamara donne une suite honorable à son premier opus Star Of The Sea. The Seven Valleys est son nom et paraît en 2004. La chanteuse Sonja Drakulich ainsi que le violoniste et multi-instrumentiste Gari Hegedus (Haggerty) sont toujours aux commandes du projet, entourés de musiciens spécialisés dans la world music. Dans la continuité de Star Of The Sea, Stellamara poursuit son voyage initiatique dans le temps et à travers les continents, en explorant toujours plus loin les musiques traditionnelles orientales (Turquie, Perse, monde arabe) et européennes (Hongrie, Balkans, Portugal). Aux incantations vocales de Sonja, se mêlent avec frénésie des instruments authentiques d'un autre temps tels que le baglama, sorte de saz grec que l'on retrouve dans le rébétiko, l'oud, ou le hammered dulcimer d'origine perse, joué par cette même Sonja. Envoûtant et mystérieux, The Seven Valleys hisse cette formation originale au même rang que leurs cousins Vas, Dead Can Dance, Irfan, voire même que la grande Loreena McKennitt

Musiciens

Sonja Drakulich : chant, hammered dulcimer, percussions, sound design
Gari Hegedus : ous, violon, alto, mandocelle, saz, baglama, cura, cümbüş, sarod, tambura
Susu Pampanin : percussions
Tobias Roberson : percussions
Jaime Paulos : sound design, claviers
Beth Bahia Cohen : yayli tambur, alto, violon

Christopher K : claviers, batterie, basse
Tim Rayborn : chant

Titres

01. Szerelem
02. Resulina
03. Zablejalo Mi Agance
04. Baraka
05. Kürdi Taksim
06. Seven Valleys
07. Firtina
08. Maliks
09. Kyrie Eleison
10. Persephone
11. Strumica

vendredi 28 avril 2017

Stellamara - Star Of The Sea (1997)

Stellamara Sonja Drakulich
Stellamara - Star Of The Sea (1997)
Stellamara se situe dans la lignée de Dead Can Dance et de Vas. Cette formation californienne s'articule autour de sa chanteuse et productrice Sonja Drakulich, ainsi que du violoniste virtuose Gary Haggerty. Star Of The Sea, leur premier album, sort en octobre 1997. Deux autres suivront en l'espace d'une décennie. 

D'origine à la fois serbe et hongroise, Sonja a grandi dans le quartier arménien de Los Angeles. Durant son adolescence, elle étudie la musique médiévale et des Balkans. Par la suite, elle développe une technique de chant influencée par les héritages bulgare, perse, turque et arabe. Elle commence alors à tourner avec des ensembles turcs et bulgares, puis fonde Stellamara en 1994. 

Gary Haggerty (également Gari Hegedus) est lui aussi d'origine hongroise. Passionné de violon, d'ailleurs son nom de famille "Hegedus" signifie "violon" en langue hongroise, il s'intéresse très tôt à la musique celtique et bretonne avant de s'investir dans l'étude de la musique ancestrale turque, et, plus particulièrement, de l'ordre mevlevi. Cet ordre musulman soufi remonte au XIIIe siècle, ses membres sont les fameux derviches tourneurs. 

Sur Star Of The Sea, les deux musiciens sont accompagnés du multi-instrumentiste Jeffery Stott, de la violoncelliste Marika Hughes, ainsi que des percussionnistes Susu Pampanin et Michael Emenau. 

Entre Orient et Occident, ce premier album offre un large panorama musical inspiré. Maris et ses paroles en galicien datant du XIIIe siècle donne l'impression d'assister en direct à une procession religieuse d'un autre temps. Sans transition, Kereshme évoque le Dead Can Dance de Into The Labyrinth avec son chant et ses percussions orientales. Les titres suivants nous transportent à leur tour d'un lieu ou d'une époque à une autre jusqu'à un Oj Jabuko final hypnotique mêlant influences est-européennes des Balkans et rythmes orientaux enivrants en provenance d'un Empire ottoman exhumé l'espace d'un instant.  

Véritable merveille musicale, Star Of The Sea est à découvrir absolument. Stellamara avait pour ambition de créer une musique célébrant l'amour, la beauté et l'unité à travers des harmonies transcendantes, on peut dire que c'est réussi ! 


Musiciens


Sonja Drakulich : chant, percussions, claviers
Gary Haggerty : violon, alto
Jeffery Stott : oud, hammered dulcimer, percussions, guitares, claviers
Susu Pampanin : percussions
Michael Emenau : percussions, claviers
Marika Hughes : violoncelle

Titres


01. Maris
02. Kereshme
03. Zephyrus
04. Taqsim
05. Del Mar Rojo
06. Immrama
07. Leda
08. Karuna
09. Oj Jabuko