vendredi 20 mars 2020

Dave Brons - Not All Those Who Wander Are Lost (2020)

Dave Brons Not All Those Who Wander Are Lost
Dave Brons - Not All Those Who Wander Are Lost (2020)

Pourquoi écouter ce disque ?

Tolkien et sa Terre du Milieu ne cessent d'être une source d'inspiration inépuisable. On se souvient de Dave Brons, prodigieux guitariste de Celestial Fire, la nouvelle formation de Dave Bainbridge (ex-Iona). En 2015, il avait publié un premier essai solo prometteur Based On A True Story. Not All Those Who Wander Are Lost lui permet de se hisser à un niveau bien supérieur. Trois ans de travail ont été nécessaire pour mettre sur pieds cette épopée musicale féerique de quatorze pièces formant un seul et même ensemble. Dix-huit musiciens parmi lesquels Bainbridge, Frank van Essen et Sally Minnear de Celestial Fire, un ensemble de vingt percussionnistes et un chœur de cent voix sont à l'œuvre ici. Cette ambition démesurée force le respect. D'autant plus que le résultat est à la hauteur. Dave et sa guitare flamboyante nous plonge au cœur d'une aventure à la fois familière par sa thématique, mais originale par son approche. Ce prog-celtique flamboyant, fascinant et addictif m'évoque une autre œuvre de la même envergure, le Beneath The Waves de Kompedium, signé Rob Reed de Magenta. C'est dire les sommets stratosphériques atteints ici. 

Musiciens


Dave Brons : guitares électriques, orchestration, arrangements, piano 

Dave Bainbridge : claviers, guitares électriques, percussions
John Biglands : batterie, percussions, guitare acoustique
Daniel Day: basse, flûte, guitare
Mark Swift : claviers
Sally Minnear : chant, narration
Catherine Ashcroft : cornemuse, flûtes
Jane Bryan : flûtes
Ian Brons : violoncelle
Stephen Bradnum : cuivres
John Dey : trompette
John Clay : cornet
David Hogan : clarinette, saxophone
Frank Van Essen : violon, alto
'Red' Rich Davenport : narration
Kai Rohan Brons : narration
Jaiden Vai Brons : chant

Great Yorkshire Chorus : chœur sour la direction de Maria Mullen 
Mark Lewalski and the Airedrums Ensemble : percussions

Titres

01. The Song Of Illuvatar
02. EÄ
03. Into The Perilous Realm 
04. Awakened By Starlight 
05. Under The Same Sun 
06. The Shire: A Long Expected Party 
07. The Pass Of Caradhras
08. A Prayer For The Fallen
09. The Riders Of Rohan 
10. Minas Morgul 
11. The Ring Bearers
12. The Houses of Healing 
13. All The End Of All Things
14. White Shores And A Swift Sunrise 

lundi 16 mars 2020

Karmamoi - Silence Between Sounds (2016)

Karmamoi Silence Between Sounds
Karmamoi - Silence Between Sounds (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2018, la formation transalpine Karmamoi a fait sensation avec son excellent concept album The Day Is Done. La performance de sa chanteuse Sara Rinaldi s'est avérée impeccable. D'où l'intérêt de se plonger dans l'opus précédent Silence Between Sounds qui marque sa première collaboration avec le groupe. A cette époque, Karmamoi est un trio réunissant Alex Massari (guitares), Daniele Giovannoni (batterie, claviers) et Alessandro Cefali (basse). Par choix, ils n'ont plus de chanteuse officielle. Ils ont préféré faire appel à quatre voix différentes, chacune apportant avec elle son propre univers. Sara Rinaldi est l'une d'elles. On la découvre sur quatre titres, Nashira, Canis Majoris, Martes et Plato's Cave. L'ancienne chanteuse du groupe, Serena Ciacci apparaît sur Lost Days, tandis qu'on peut entendre Hellena prêter sa voix à Atma et Irene Morelli sur Sirio et Martes. Si Silence Between Sounds n'est pas à proprement parlé un concept album, il a pour thématique centrale la recherche de l'origine des imperfections et faiblesses de l'humanité. Ainsi, on comprend mieux son atmosphère sombre, parfois oppressante. Les Polonais de Strawberry Fields, Chimpan A de Rob Reed (Magenta) ou encore Julee Cruise sont quelques-unes des références venant à l'esprit. Bien qu'il n'atteigne pas le niveau de son successeur, Silence Between Sounds n'en demeure pas moins une très belle pièce combinant avec virtuosité éléments jazzy, heavy prog, rock atmosphérique, musique expérimentale des 70's, dream pop, sons contemporains et guitares planantes. 

Musiciens

Alex Massari : guitares
Daniele Giovannoni : batterie, claviers
Alessandro Cefali : basse

Sara Rinaldi : chant
Serena Ciacci : chant
Hellena : chant
Irene Morelli : chant
Fabio Tempesta : guitares
Luca Uggias : piano 
Emilio Merone : claviers
Lara Bagnati : flûte
Maria Rodriguez Reina : violoncelle

Titres

01. Silence Between Sounds & Nashira 
02. Atma
03. Sirio 
04. Martes
05. Plato's Cave
06. Lost Days
07. Canis Majoris 


dimanche 15 mars 2020

Luar Na Lubre - Hai Un Paraiso (2004)

Luar Na Lubre Hai Un Paraiso
Luar Na Lubre - Hai Un Paraiso (2004)

Pourquoi écouter ce disque ?

Après un Espiral aux couleurs celtiques assumées, Luar Na Lubre opère un revirement et opte pour une musique plus accessible, plus pop. Les quatre premiers titres qui ouvrent Hai Un Paraiso sont tous, à leur manière, des hits en puissance. Hai Un Paraiso, la chanson titre, célèbre sur un rythme entraînant les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle est suivie par O Meu País, magnifique complainte nostalgique aux airs de saudade, puis par le complètement déjanté Uah Lúa (Folla Do Visgo). Ensuite, Memoria Da Noite pleure le naufrage du pétrolier Prestige qui, en 2002, avait souillé les côtes du Portugal jusqu'à la Bretagne. Les sept autres titres alternent eux aussi entre musique festive et moments mélancoliques. Le groupe chante toujours avec la même ardeur sa Galice, région du nord-ouest de l'Espagne à l'identité très affirmée. Comme à son arrivée en 1997 lors de l'album Plenilunio, la chanteuse Rosa Cedrón se trouve au premier plan sur la pochette du disque, et le reste du groupe plus en retrait. C'est une manière discrète de dire au revoir à celle qui a contribué à la renaissance de cette formation folklorique atypique, soutenue un temps par Mike Oldfield, grâce à sa prestance et voix expressive sans pareil. D'ailleurs, l'auditeur attentif remarquera que sur O Meu País, elle cède sa place à une certaine Sara Louraço Vidal, chanteuse en provenance du Portugal voisin qui lui succédera. 

Musiciens

A l'exception des cinq musiciens invités, les membres du groupe ne sont pas crédités dans la pochette du disque.

Elías García: bouzouki
Alfonso Morán : basse, contrebasse
Nani García : claviers
Wafir Gibril : oud
Sara Louraço Vidal : chant

Titres

01. Hai Un Paraiso
02. O Meu País
03. Uah Lúa (Folla Do Visgo)
04. Memoria Da Noite
05. No Mundo
06. Rivadavia
07. Corme
08. Achégate
09. Cantigas Alfonso X
10. Versos De Luz
11. Pando



jeudi 12 mars 2020

Moon Halo - Chroma (2020)

Moon Halo Chroma
Moon Halo - Chroma (2020)

Pourquoi écouter ce disque ?

Nouveau venu sur la scène progressive, Moon Halo est avant tout une histoire d'amitié entre ses trois protagonistes. Marc Atkinson (chant) et Iain Jennings (claviers) se fréquentent depuis l'adolescence. Dès 1994, ils ont joué ensemble au sein de The Beatroots, formation acoustique éphémère à laquelle ont participé aussi Bryan Josh et le regretté Liam Davison, fondateurs de Mostly Autumn. Au fil des années, ils apparaîtront dans leurs projets musicaux respectifs. Marc prêtera sa voix chaleureuse et profonde à des albums de Mostly Autumn (The Last Bright Light, The Story So Far, Passengers) et de Breathing Space (Below The Radar). Quant à Iain, il jouera des claviers sur l'unique disque de Gabriel, Ascension, puis sur l'album solo de Marc This Is Where We Are en 2006. Sur ce dernier, figure à la basse le troisième personnage clé de Moon Halo, David Clements. Il suivra par la suite Marc dans ses escapades solos ultérieures (Light & Shade, Home Grown), puis, surtout, dans Riversea. Au final, il était inévitable que tous trois décident un jour de travailler ensemble au sein d'un même projet solide et ambitieux. "Ambitieux", le mot est lancé, car la première des difficultés pour Moon Halo était de se distinguer par le haut de toutes ces illustres références citées précédemment. Les trois musiciens ont réussi ce pari. Chroma ne souffre pas de comparaisons abusives. Son son singulier diffuse une saveur authentique, puissante et vivante dans laquelle il est si bon de se perdre. Si The Veil, Seventh Heaven ainsi que Don't Let It End Like This sont des pièces émotionnellement très fortes, chacune des chansons se dévoile continuellement écoute après écoute, sans rien perdre de sa splendeur. Pour arriver à ce résultat, Marc, Iain et Dave se sont adjoints les services d'autres musiciens tout aussi prestigieux comme le batteur Alex Cromarty (Riversea, ex-Mostly Autumn) ou Martin Ledger (Heather Findlay, ex-Cloud Atlas) aux guitares. Et puis surtout, ils ont fait appel à quatre voix féminines enivrantes : Anne-Marie Helder (Panic Room, Luna Rossa), Olivia Sparnenn-Josh (Mostly Autumn, Breathing Space), Janine Atkinson, sœur de Marc, et Tammy Pawson, conjointe de Marc. Avec sa pochette élaborée par l'artiste ukrainien Ed Unitsky, Chroma est destiné à connaître un avenir radieux, aussi scintillant que l'amitié liant ces trois-là. 

Musiciens

Marc Atkinson : chant, guitare acoustique
Iain Jennings : claviers, programmation
David Clements : basse

Alex Cromarty : batterie
Martin Ledger : guitares
Mikey Gibson : guitares
Anne-Marie Helder : chant
Janine Atkinson : chant
Tammy Pawson : chant
Olivia Sparnenn-Josh : chant

Titres

01. The Web
02. Seize The Day
03. The Veil
04. Chroma
05. Parachute
06. Somebody Save Us
07. What’s Your Name
08. Seventh Heaven
09. Let Me Out
10. Awoken
11. Across The Great Divide
12. Rise Up
13. Don’t Let It End Like This

lundi 9 mars 2020

Tarja Turunen & Mike Terrana - Beauty & The Beat (2014)

Tarja Turunen Mike Terrana  Beauty The Beat
Tarja Turunen & Mike Terrana - Beauty & The Beat (2014)

Pourquoi écouter ce disque ?

Prenez une soprano de formation classique, adepte du metal symphonique, ajoutez un batteur de rock incontrôlable, un orchestre de cinquante-cinq musiciens avec un chœur de cinquante-cinq choristes, vous obtenez un feu d'artifice haut en couleurs. En 2013, Tarja et son batteur Mike Terrana, se lancent dans cette aventure folle et traversent la Bulgarie, la Roumanie, la Tchéquie, la Pologne, la Russie, l'Estonie, la Finlande, le Mexique et le Pérou. La première partie du spectacle revisite quelques-uns des plus grands airs du classique, dans toute sa diversité : baroque (Bach), classique (Mozart), romantisme (Strauss, Dvorák), opéra (Puccini), opérette (Offenbach), contemporain (Bernstein). L'ambition du projet est avant tout pédagogique, car, comme l'indiquait Tarja : "Notre objectif principal [...] est que le jeune public expérimente la beauté et la puissance d'un orchestre symphonique et d'un chœur". Ainsi, d'un côté nous avons la beauté (beauty) incarnée par Tarja, et de l'autre la puissance (the beat) de Mike. La seconde partie du concert, qui correspond au deuxième CD, mêle reprise audacieuse de Queen (You Take My Breath Away), medley de Led Zeppelin, titre de Nightwish (sublime Swanheart), morceaux solos de Tarja (The Reign, Into The Sun, I Walk Alone), inédit fantasmagorique (Witch-Hunt) et un cover insolite Fly Me To The Moon incarné par Sinatra, sur lequel Tarja prend les baguettes et Mike joue (plutôt bien) les crooners. Si l'esprit festif sur scène se trouve parfaitement restitué sur les enregistrements, en coulisse, il en allait tout autrement. Cette tournée conduira à la rupture entre les deux artistes pour cause d'ego et de gros sous. Bref, les ingrédients habituels de ce même cocktail toujours aussi explosif...

Musiciens

Tarja Turunen : chant, batterie
Mike Terrana : batterie, chant

Bohuslav Martinů Philarmonic Orchestra
Pěvecký Masarykovy Univerzity Brno Choir

Titres

1.01. Mike – Concert For Violin & Oboe 
1.02. Tarja – Blute Nur 
1.03. Tarja – Zueignung – Op. 10, No. 1 
1.04. Mike – Barber of Seville 
1.05. Mike – New World Symphony 
1.06. Tarja – Song To The Moon
1.07. Tarja – Vilja Lied 
1.08. Tarja – O Mio Babbino Caro
1.09. Mike – Can-can 
1.10. Tarja – I Feel Pretty 
1.11. Mike – William Tell Overture 
1.12. Tarja – Mein Herr Marquis 
1.13. Mike – Eine kleine Nachtmusik

2.01. Tarja – You Take My Breath Away
2.02. Tarja & Mike – The Reign 
2.03. Tarja & Mike – Witch-Hunt
2.04. Tarja & Mike – Led Zeppelin 
2.05. Tarja & Mike – Swanheart 
2.06. Mike & Tarja – Fly Me To The Moon
2.07. Tarja & Mike – Into The Sun
2.08. Tarja & Mike – I Walk Alone 

dimanche 8 mars 2020

Faun - Buch Der Balladen (2009)

Faun Buch Der Balladen
Faun - Buch Der Balladen (2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sigurd le tueur de dragons, une fée malicieuse ou encore un troll sont quelques uns des personnages fantastiques croisés au fil des p(l)ages de ce Livre Des Ballades, ou Buch Der Balladen. Ce cinquième album de Faun, groupe allemand basé autour de Munich, s'écoute autant qu'il ne se lit avec son livret richement illustré, comportant paroles, notes, photos et même partitions pour guitare. Tout a été pensé dans le moindre détail, y compris la pochette reproduisant une œuvre de l'artiste suédois John Bauer, passionné de mythologie, folklore et contes de fées. En 2009, Faun c'est cinq musiciens, dont trois voix enchanteresses, Oliver S. Tyr, Fiona Rüggeberg et Sandra Elflein, la toute dernière recrue. Afin de restituer l'authenticité de ces airs anciens, dont certains remontent au XIVe siècle, en provenance d'Allemagne, de Scandinavie et des îles Féroé, ils ont opté pour l'emploi d'instruments uniquement, acoustiques, certains datant de l'époque médiévale (viole de gambe, vielle à roue, nyckelharpa, flûtes, cornemuse, violon...). Leur version inspiré de la Belle Dame Sans Merci, poème du romantique John Keats, n'a rien à envier à celle de Loreena McKennitt sur son album Lost Souls (2018). Avec ce disque ambitieux à classer tout près des Old Celtic & Nordic Ballads de Jean-Luc Lenoir, Faun nous entraîne loin, très loin dans son imaginaire merveilleux, et entre, par la même occasion, dans la cour des grands. 

Musiciens

Oliver S. Tyr : chant, bouzouki, mandoloncelle, nyckelharpa, harpe, guitare, monochord
Fiona Rüggeberg : chant, viole, flûtes, cornemuse, dulcimer, psaltérion, fujara, rebab
Sandra Elflein : chant, violon, vièle à roue
Niel Mitra : bruitages, percussions
Rüdiger Maul : percussions


Sylvie Peipe : lecture
Gilles Zimmermann : viole
Boris Koller : nychelharpa
Valravn : chant

Titres

01. Prolog 
02. Sigurdlied 
03. Herr Heinerich
04. Sen Polska 
05. Tanz Über Die Brücke
06. Brynhildur Táttur 
07. Nahtegal 
08. Jahrtausendalt 
09. Der Wilde Wassermann 
10. Belle Dame Sans Merci 
11. Brynhilds Lied 

vendredi 6 mars 2020

Loreena McKennitt - Live At The Royal Albert Hall (2019)

Loreena McKennitt Royal Albert Hall
Loreena McKennitt - Live At The Royal Albert Hall (2019)

Pourquoi écouter ce disque ?

Suspendre le temps, c'est possible. Il suffit d'écouter un concert de Loreena McKennitt. Et quand celui-ci se déroule dans la mythique salle du Royal Albert Hall de Londres, on ne souhaiterait qu'une seule chose, rester à tout jamais emprisonné dans cette prison dorée. En vingt-cinq ans de carrière et dix albums, la chanteuse canadienne s'est constituée un solide répertoire dans lequel elle peut puiser à l'infini, afin d'enchanter son public lors de ses messes mystiques. Pour cette représentation exceptionnelle, son dernier album studio Lost Souls est à l'honneur avec pas moins de six de ses neuf titres interprétés ce soir-là . Quel plaisir de savourer Ages Past, Ages Hence habilement accompagné au nyckelharpa par Ana Alcaide, le tout aussi sublime Spanish Guitars And Night Plazzas ou encore le désormais classique Lost Souls à côtés d'autres classiques incontournables. Frémir de plaisir grâce à The Old Ways, suivre la route de la soie avec Marco Polo, revivre l'époque des Celtes en s'égarant sur As I Roved Out, se laisser emporter par les Mummers' Dance puis danser un dernier Tango To Evora, sont autant de moments forts que seule une magicienne peut invoquer. 

Musiciens

Loreena McKennitt : chant, claviers, piano, accordéon, harpe

Brian Hughes : guitares, bouzouki, oud, claviers
Hugh Marsch : violon
Caroline Lavelle : violoncelle, flûte, chœurs
Dudley Philips : basse
Robert Brian : batterie, percussions
Ana Alcaide : nyckelharpa
Daniel Casares : guitare, flamenco
Ben Grossman : vielle à roue, bodhran, accordéon, percussions
Ian Harper : cornemuse, bombarde, clarinette, flûtes
Hossam Ramzy : percussions

Titres

1.01. Bonny Portmore
1.02. All Souls Night
1.03. A Hundred Wishes
1.04. Ages Past, Ages Hence
1.05. Ballad Of The Foxhunter
1.06. Marco Polo
1.07. Spanish Guitars And Night Plazas
1.08. The Star Of The County Down
1.09. The Two Trees
1.10. The Bonny Swans

2.01. The Mystic’s Dream
2.02. Santiago
2.03. As I Roved Out
2.04. The Manx Ayre
2.05. The Lady Of Shalott
2.06. The Mummer’s Dance
2.07. The Old Ways
2.08. Lost Souls
2.09. Tango To Evora
2.10. Dante’s Prayer


jeudi 5 mars 2020

Isgaard - Playing God (2012)

Isgaard Playing God
Isgaard - Playing God (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dans Playing God, son quatrième album, la chanteuse allemande Isgaard dessine le monde avec ses mots. Elle d'habitude si lyrique, s'est repliée sur elle-même afin de livrer au mieux ses émotions. La douceur de sa voix, devenue murmure, donne toute leur profondeur à ses propos. Elle doute, s'interroge, s'émeut de ce monde devenu incompréhensible. Il faut attendre le dernier titre, le puissant Walking Down The Line, pour que le chant se libère et que l'artiste chasse les nuages qui l'entourent. A nouveau produit par Jens Lueck, également responsable de la batterie, des claviers et des percussions, Playing God pose les bases du son "isgaardien" des années 2010 où se croisent guitares "gilmouriennes" féeriques (signées Jan Petersen, ex-Sylvan), flûtes pastorales et cordes symphoniques. Ce disque marque sa première collaboration avec Volker Kuinke (flûtes), Katja Flintsch (violon, alto) et Annika Stolze (violoncelle), toujours d'actualité, comme en témoigne leur présence sur le dernier opus en date, le sublime Human (2019). La chanson titre, Golden Dust, Fly, ou encore The Water Came sont quelques-unes des petites perles de ce collier de nacre, d'une grande pureté, idéal à écouter un jour de pluie. 

Musiciens

Isgaard : chant

Jens Lueck : batterie, percussions, claviers, guitare, chant
Jan Petersen : guitares
Joachim Schlueter : guitare slide
Katja Flintsch : violon, alto
Annika Stolze : violoncelle
Volker Kuinke : flûtes

Titres

01. Northern Lights
02. Playing God 
03. Failing
04. Golden Dust
05. Teardrops 
06. Paradise One Click Away 
07. Time Trip 
08. Fly 
09. Scaring Me
10. Water Came
11. Walking Down The Line

mardi 3 mars 2020

The Maddy Prior Band - Hooked On Glory (2011)

Maddy Prior Hooked On Glory
The Maddy Prior Band - Hooked On Glory (2011)
En 2011, la maison de disque Park Records a la bonne idée de compiler deux albums de Maddy Prior jamais édités jusqu'alors en CD :
- Going For Glory (1983)
Les chroniques de chacun d'eux sont disponibles en cliquant sur les titres. 

lundi 2 mars 2020

The Maddy Prior Band - Hooked On Winning (1982)

Maddy Prior Hooked On Winning
The Maddy Prior Band - Hooked On Winning (1982)

Pourquoi écouter ce disque ?

En ce début des années 80, Steeleye Span est de retour après une pause de deux ans. Pourtant, Maddy Prior et son compagnon Rick Kemp, qui viennent de donner naissance à leur premier enfant Alex en 1981, se sentent à l'étroit. Ils ont besoin de plus d'espace, de s'éloigner des Gaudete et All Around My Heart, et de se lancer de nouveaux défis. Ainsi, ils fondent le Maddy Prior Band le temps de l'album Hooked On Winning. Paru en 1982 sur le label de Nigel Pegrum, Plant Life Records, le ton est résolument pop rock. Aucune reprise, Maddy et Rick signent les douze chansons, ensemble ou séparément. Ils ont réuni autour d'eux trois talentueux musiciens. Le claviériste Ritchie Close, qui avait joué sur le deuxième album solo de Maddy Changing Winds, est membre d'un groupe de jazz basé à Manchester, Both Hands Free. Rick avait produit leur premier album en 1976. Il décédera en 1991, à peine âgé de trente-neuf ans. Sa partie de piano sur Commit The Crime est tout simplement saisissante. Mick Dyche, le guitariste de la troupe, se trouve être le voisin du couple à Londres. Il vient tout juste de quitter Sniff'n' the Tears et accepte de suite la proposition d'intégrer ce nouveau projet. Sans ses guitares éclatantes tout au long du disque, en particulier sur Information Station, Face To Face, et Reduced Circumstances, Hooked On Winning n'aurait pas eu la même saveur. Un cancer l'a emporté en 2018, après une longue et riche carrière. Enfin, originaire d'Australie, Gary Wilson occupe le poste de batteur. Il est alors connu pour son album expérimental You Think You Really Know Me (1977). Sans être révolutionnaire, Hooked On Winning est un album agréable, bien maîtrisé, aux sonorités eighties avec quelques surprises très rock (Back Into Cabaret, Nothing But The Best) sur lequel sont abordées des questions sociétales contemporaines. Seul le titre final Anthem To Failure rappelle Steeleye Span. The Maddy Prior Band se transformera l'année suivante en Maddy Prior And The Answers pour Going For Glory.   

Musiciens

Maddy Prior : chant
Rick Kemp : basse, chant
Richie Close: claviers
Mick Dyche : guitares, chant
Gary Wilson : batterie, chant

Titres

01. Long Holiday 
02. Information Station 
03. Face To Face 
04. Roll On The Day 
05. Back Into Cabaret
06. Commit The Crime 
07. Friends 
08. Reduced Circumstances 
09. Nothing But The Best 
10. Love's Not Just A Word
11. Girls On The Town
12. Anthem To Failure