samedi 6 décembre 2014

Mostly Autumn - The Last Bright Light (2001)

Mostly Autumn - The Last Bright Light (2001)
Mostly Autumn -
The Last Bright Light (2001)
Et de trois ! The Last Bright Light est le troisième album studio de Mostly Autumn et c'est sans aucun doute le plus bucolique de toute leur carrière. Véritable hommage à une nature sans cesse célébrée, que ce soit dans les textes et les titres des chansons (Mother Nature, Which Wood?, The Eyes Of The Forest, Half The Mountain etc.), les instruments utilisés essentiellement acoustiques (flûtes, violoncelle, guitare acoustique, bodhran etc.), les illustrations du livret réalisées par Heather Findlay, l'utilisation de chœurs d'enfants sur Shrinking Violet, ou encore le rythme très calme de la plupart des morceaux, à l'exception notable du dynamique Never The Rainbow. Bref, les soixante-dix minutes de musique s'enchaînent de manière aussi limpide que le courant tranquille d'une rivière qui nous transporte doucement.

Toutefois, quelques titres attirent plus particulièrement notre attention. Tout d'abord, ceux chantés par la douce Heather Findlay : The Eyes Of The Forest, Hollow, Never The Rainbow et Shrinking Violet, magnifique chanson sur l'enfance avec son riff de A Whiter Shade Of Pale de Procol Harum. Which Wood? est un court instrumental qui a la particularité d'avoir été composé par Angela Goldthorpe sur lequel, évidemment, la flûte domine. Helms Deep est un autre instrumental s'inspirant du Seigneur des Anneaux. Sur la ballade Prints In The Stone, Liam Davison tient le chant principal dans la seconde partie et il est curieux de constater que son timbre de voix est très proche de celui de Bryan Josh. Mother Nature, du haute de ses douze minutes, est le titre emblématique de cet album. Dédié à la mère de Bryan, il débute paisiblement par un duo Bryan/Heather, avant de monter en puissance et de décoller pour nous offrir un feu d'artifice d'émotions porté par les toujours aussi flamboyants soli de guitare de Bryan appuyés par les claviers aériens du virtuose Iain Jennings.

Plus que sept ! Sur ce nouveau disque, Mostly Autumn ne compte plus huit membres, mais sept. Le violoniste Bob Faulds a quitté le navire et son poste n'a pas été remplacé. La rythmique est entièrement nouvelle. Jonathan Blackmore a pris en charge la batterie et Andy Smith la basse. Ce dernier va devenir à la fois LE bassiste du groupe et le doyen de la bande. Ayant fait la connaissance de Liam et Bryan en 1994, il s'occupe des éclairages sur scène et fait ensuite quelques remplacement au sein de Mostly Autumn avant d'en devenir membre permanent en 2000, suite au départ de Stuart Carver. 

Pour la réalisation de The Last Bright Light, le groupe a fait appel à plusieurs invités. Du précédent opus, nous retrouvons Troy Donockley aux seules whistles et Marissa Claughan au violoncelle. Albert Dannenmann, compagnon de route de Blackmore's Night, joue toute une panoplie d’instruments médiévaux et de la Renaissance. Quant à Marc Atkinson, chanteur du groupe Gabriel, il est venu prêter main-forte aux chœurs avec son guitariste, Graham Hodge, et sa sœur, Janine Atkinson, aux côtés d'Heather, Angela et Iain.

Combien d'écoutes sont-elles nécessaire avant d'apprécier pleinement ce nouvel album ? Dès la première, il est tout à fait possible de se rendre compte de sa valeur inestimable. Une seconde permet de confirmer cette première impression. La troisième et les suivantes ne sont plus que du plaisir à l'état brut. 

Musiciens


Bryan Josh : guitares, chant
Heather Findlay : chant, bodhran, tambourin, autres percussions
Iain Jennings : claviers, orgue Hammond, chœurs
Liam Davison : guitares, chant
Angela Goldthorpe : flûtes, chœurs
Andy Smith : basse
Jonathan Blackmore : batterie

Albert Dannenmann : instruments médiévaux et de la Renaissance
Troy Donockley : low whistles
Marissa Claughan : violoncelle, chœurs
Janine Atkinson : chœurs
Marc Atkinson : chœurs
Graham Hodge : chœurs
Julia Jenkins : chœurs
Nicole Smith : chœurs
Tabitha Buck : chœurs
Charlotte Gaines : chœurs

Christchurch singers : chant grégorien et chorale

Titres


01. ...Just Moving On
02. We Come And We Go
03. Half The Mountain
04. The Eyes Of The Forest
05. The Dark Before The Down
06. Hollow
07. Prints In The Stone
08. The Last Bright Light
09. Never The Rainbow
10. Shrinking Violet
11. Helms Deep
12. Which Wood?
13. Mother Nature

mardi 2 décembre 2014

Maddy Prior - Arthur The King (2001)

Maddy Prior - Arthur The King (2001)
Maddy Prior - Arthur The King
(2001)
"The poet and the troubadour have stolen my name" ("Le poète et le troubadour ont volé mon nom"). C'est ainsi que débute la suite "Arthur The King" issue de l'album du même nom. Durant trente minutes, Maddy Prior nous raconte l'histoire du célèbre roi Arthur. Pas celle du mythe, mais celle du vrai souverain. D'où ces premières paroles de complainte qui visent à dénoncer l'imposture dont il fait l'objet depuis des siècles (The Name Of Arthur).

Entourée à nouveau de Nick Holland aux claviers, de Terl Bryant à la batterie et aux percussions, et de Troy Donockley aux guitares, whistles et uilleann pipes, la nouvelle œuvre de Maddy Prior, Arthur The King, se présente sous un aspect plus progressif que folklorique dans cette première partie. Le projet est ambitieux mais totalement maîtrisé grâce à ces musiciens de talent.

Maddy nous transporte dans cette époque trouble où la grandeur de Rome n'est désormais présente que dans le souvenirs des vielles femmes (ou veturae en latin),  et de laquelle va surgir le puissant Arthur faisant face aux invasions saxonnes (Veturae Remembering). L'attachement du souverain à sa terre (Queen And Sovereignty), la violence guerrière (Tribal Warriors), la montée du christianisme (Sentry) ou encore sa courte existence (One And Future King) sont tour à tour évoqués dans ce tableau éloquent.

Pour les cinq chansons suivantes, Maddy et sa troupe reviennent à un format plus conventionnel, plus folk. Trois titres sont à retenir : l'endiablé Hail The Ball, coécrit avec Troy, Reynardine, dont la version livrée ici est très proche de la mystérieuse et inoubliable interprétation de Sandy Denny sur le disque Liege & Leaf du Fairport Convention paru en 1969, et Lark In The Morning, morceau fétiche de Maddy qu'elle avait déjà chanté en 1971, sur le deuxième album de Steeleye Span, Please To See The King.

Au risque de dérouté son public habituel, Maddy Prior a emprunté une nouvelle voie difficile d'accès. Mais l'auditeur qui fera l'effort de la suivre sera sans aucun doute récompensé tant cet album vaut le détour et offre des paysages musicaux inédits.

Musiciens


Maddy Prior : chant

Nick Holland : claviers, chœurs
Troy Donockley : uilleann pipes, guitares, low whistle, tin whistle, cistre, chœurs
Terl Bryant : batterie, percussions

Titres


Arthur The King
01. The Name Of Arthur
02. Verturae Remembering
03. Hallows I
04. Queen And Sovereignty
05. Hallows II
06. Tribal Warriors
07. Hallow III
08. Sentry
09. Hallows IV
10. Once And Future King

11. Reynardine
12. Hail The Ball
13. Duke Of Marlborough
14. Fanny Blair
15. Lark In The Morning

samedi 29 novembre 2014

David Fitzgerald - Breath Of Heaven (2001)

David Fitzgerald - Breath Of Heaven (2001)
David Fitzgerald -
Breath Of Heaven (2001)
En 2001, David Fitzgerald revient avec un nouvel album, Breath Of Heaven, qui a la particularité d'être uniquement instrumental. Exit donc les voix féminines qui avaient si bien illuminées ses précédentes productions. Toutefois, l'ombre de Joanne Hogg, présente sur le magnifique Lux Aeterna, plane encore sur ce disque. Here I Stand, chanson qu'elle avait composée et chantée sur le premier album de Iona est ici reprise. La cornemuse de Troy Donockley a été subtilement remplacée par la flûte de David doublée par le violon de Frank van Essen. De plus, David nous offre une splendide interprétation de My Love Is Love Unknown composée par John Ireland et que Joanne avait reprise une première fois sur l'album Psalm de Terl Bryant, puis, à nouveau sur son propre album solo, Looking Into Light. Inutile de préciser que chacune de ces versions est bouleversante et parfaitement appropriée à son répertoire. Sur Breath Of Heaven, ceux sont essentiellement les arrangements des cordes (violon et violoncelle) qui rendent cette musique encore plus émouvante.

Ces arrangements ont été réalisés par le fidèle Tim Oliver qui a également produit et mixé cet album. C'est aussi lui que tient les claviers. A ses côtés, la grande famille Iona est à nouveau mobilisée. Terl Bryant et Tim Harries excellent, comme d'habitude, à la batterie et à la basse. Le petit nouveau, Frank van Essen, s'occupe avec Terl des percussions, mais c'est au violon qu'il se fait particulièrement remarquer, notamment sur The Lamb où son jeu éloquent décuple la puissance émotionnelle de ce morceau ténébreux. William Schofield, membre du Emperor String Quartet et déjà entendu sur les albums The Unseen StreamLooking Into Light et Celtic Expressions Of Worship vol. 4, complète les cordes avec son violoncelle. La guitare est, quant à elle, tenue par le vieil ami Dave Clifton. 

Entouré de cette équipe, David Fitzgerald utilise tout un florilège d'instruments à vent. Les différentes flûtes sont légèrement à leur avantage mais les saxophones, soprano ou ténor, ne sont pas pour autant oubliés. Avec ses musiciens, il nous offre donc soixante minutes de musique atmosphérique, méditative et relaxante. Un disque idéal pour tout oublier et s'envoler vers d'autres horizons sans bouger de chez soi, tout comme le suggère la très belle illustration de la pochette.         
 

Musiciens


David Fitgerald : saxophones, flûtes, whistles, dizi, samples

Tim Oliver : claviers, piano, orgue Hammond
Terl Bryant : batterie, percussions
Frank van Essen : violon, percussions
Tim Harries : basse, contrebasse
William Schofield : violoncelle
Dave Clifton : guitares
Dave Lynch : Loop

Titres


01. Columba Aspexit
02. Here I Stand
03. My Song Is Love Unknown
04. Coverdale
05. Dear Lord And Father Of Mankind
06. Breath Of Heaven
07. Shema (Hear O Israel)
08. Hineh Lo Yanum
09. Lord Have Mercy
10. What grace
11. The Lamb
12. I Kneel Down/Through The Veil

mercredi 26 novembre 2014

Margaret Becker, Maire Brennan, Joanne Hogg - New Irish Hymns (2001)

Margaret Becker, Maire Brennan, Joanne Hogg - New Irish Hymns (2001)
Margaret Becker, Maire Brennan,
Joanne Hogg - New Irish Hymns
(2001)
New Irish Hymns est le premier volet d'une série de quatre albums composés et produits par un jeune britannique originaire d'Irlande du Nord, Keith Getty. A noter que, pour le marché américain, il a été renommé d'après une de ses chansons, In Christ Alone - New Hymns Of Prayer & Worship. Cette chanson, In Christ Alone, coécrite avec Stuart Townend, va d'ailleurs rencontrer un succès phénoménal. Ayant pour thème la vie du Christ et reposant sur une mélodie celtisante, elle est devenue aujourd'hui un classique moult fois repris et demeure encore à la tête de nombreux hit-parades spécialisés.

Trois chanteuses d'exception interprètent ces nouveaux hymnes irlandais : l'Américaine Margaret Becker, très connue dans le monde du rock chrétien, l'Irlandaise et sœur de la douce Enya,  Maire (Moya) Brennan, également chanteuse charismatique du célèbre groupe Clannad, et Joanne Hogg de Iona que l'on ne présente plus. Joanne est aussi celle qui intervient le plus puisqu'elle chante sur quatre chansons : Your Hand O God Has Guided (One Church, One Faith)My HopeO For A Closer Walk et Over Fields Of Green (My Song Shall Rise To You) dont elle signe même les paroles. Les deux autres Dames se partagent chacune trois chansons et c'est Margaret Becker qui a le privilège d'interpréter In Christ Alone

Joanne Hogg n'est pas la seule artiste de la galaxie Iona à participer à ce projet. Troy Donockley et ses acolytes Terl Bryant et Tim Harries sont de la partie, accompagnés de Tim Oliver et de Nick Fletcher que l'on a notamment découvert sur les disques de la série Celtic Expressions of Worship

Dans son genre, New Irish Hymns est une réussite. Il est empreint d'un mysticisme chrétien aux sonorités celtiques porté par trois splendides voix célestes. Pour ma part, si je ne devais retenir qu'un seul titre, ce serait My Hope. Ce petit bijou voix, piano, cordes, interprété par une Joanne Hogg étincelante et enveloppée par les harmonies vocales angéliques de Moya, aurait eu toute sa place sur son album solo Looking Into Light consacré, lui, à d'anciens hymnes celtiques.

Margaret Becker, Maire Brennan, Joanne Hogg - In Christ Alone (2001)
Margaret Becker, Maire Brennan,
Joanne Hogg - In Christ Alone
(2001)


Musiciens



Margaret Becker : chant
Maire Brennan : chant
Joanne Hogg : chant

Terl Bryant : batterie, percussions
Tim Harries : basse
Phil Keaggy : guitares
Jason Carter : guitares
Peter Kipley : guitares, claviers, programation
Nick Fletcher : guitares
Fionan de Barra : guitares
Tim Oliver : claviers, programation
Peter Wilson : chœurs
Troy Donockley : cornemuse, whistles
Donal O'Connor : fiddle
Dave Davidson : fiddle
Maeve McKeown : fiddle

Orchestre Philharmonique de Prague

Titres


01. Your Hand O God Has Guided (One Church, One Faith)
02. With The Early Morning (Song Of The Kingdom)
03. Jesus Draw Me Ever Nearer (May This Journey)
04. Hear All Creation
05. My Hope
06. In Christ Alone
07. Like The Starlight (Your SOng To Me)
08. O For A Close Walk
09. This Fragile Vessel (Communion)
10. Over Fields Of Green (My Song Shall Rise To You)


dimanche 23 novembre 2014

Karnataka - The Storm (2000)

Karnataka - The Storm (2000)
Karnataka - The Storm (2000)
La bande de Swansea est de retour en ce début de millénaire avec un nouvel album, The Storm, disponible sur leur propre label, Immrama Records. Dans la mythologie celtique, les Immrama sont des contes narrant les voyages de ses héros. Et, justement, The Storm est une invitation au voyage qui, comme dans les légendes celtes, débute et se termine avec la mer.

Bienvenue, donc, dans l'univers de Karnataka, à la confluence des musiques celtiques, progressives, folks, pop et d'ailleurs, et où les groupes comme Clannad, Renaissance, Iona et Mostly Autumn ne sont pas loin. Nos cinq héros, Rachel Jones, Ian Jones, Jonathan Edwards, Paul Davies et Gavin John Griffiths nous offrent là un album réussi, nettement meilleur que le précédent, ne serait-ce que sur le plan du mixage. Il faut dire que celui-ci a été réalisé non pas dans le studio maison de Ian, mais aux studios Rockfield, au Pays de Galles, qui ont vu passer, entre autre, Rush, Queen et, justement, Clannad.

C'est Rachel qui a la délicate mission de nous raconter les dix histoires que comporte cet album. Comme elle l'a avoué dans différentes interviews, que ce soit sur le plan vocal ou de l'écriture, elle cherche avant tout à toucher personnellement chacun de ses auditeurs en essayant de créer un phénomène d'identification afin qu'il se reconnaisse dans ses chansons. Pour cela, elle se laisse envahir par ses émotions et aborde des sujets d'ordre universel comme, par exemple, sur Heaven Can Wait où elle mène une réflexion sur le sens de la vie et ses espoirs. Grâce aux multiples effets de réverbes sur son chant cristallin et à sa voix hypnotisante, elle réussit, telle une sirène, à nous captivé d'un bout à l'autre de ce disque merveilleux.

Les chansons sont également portées par des musiciens au sommet de leur talent. La basse de Ian n'a jamais été aussi mélodieuse, la frappe de Gavin est réglée comme un métronome et demeure d'une grande efficacité et les claviers de Jonathan confèrent au disque cette ambiance si feutrée et atmosphérique. Quant à Paul Davies, malgré un mixage un peu trop en retrait, son travail est remarquable. Il nous sert des soli de guitare ravageurs dignes d'un Bryan Josh, voire même d'un David Gilmour, et nous livre de bons gros riffs accrocheurs sur des titres comme Love And Affection ou Shine.

Le cap du deuxième album est souvent le plus difficile à franchir pour un artiste. Mais, Karnataka remporte l'épreuve haut la main. Heaven Can Wait, The Journey, The Storm, Everything Must Change ou encore Dreamer sont très vite devenus des classiques du groupe. Comme on dit en anglais, The Storm est un "must have"!

Musiciens


Rachel Jones : chant
Jonathan Edwards : claviers
Ian Jones : basse, guitare acoustique, samples, bodhran
Paul Davies : guitares électriques
Gavin John Friffiths : batterie, percussions

Peter Davies : petite cornemuse écossaise
Steve Evans : percussions, samples
Jenny Hooker : flûte à bec
Steve Simmonds : saxophone

Titres


01. Heaven Can Wait
02. Dreamer
03. The Journey
04. Hay
05. Move And Affection
06. I Should Have Known
07. Everything Must Change
08. Shine
09. Writing On The Wall
10. The Storm

vendredi 21 novembre 2014

Gabriel - Ascension (2000)

Gabriel - Ascension (2000) - Marc Atkinson
Gabriel - Ascension (2000)
Originaire de York, Marc Atkinson forme Gabriel en 1997. A cette époque, Iain Jennings et Bryan Josh font partie de l'équipe. Il faut dire que Marc et Bryan se connaissent depuis l'adolescence et qu'ils avaient monté leur premier groupe, Risen, durant l'été 1983 avec un autre futur membre de Mostly Autumn, le guitariste Liam Davison. Depuis cette date, les trois amis ont régulièrement joué ensemble dans différents projets. 

Toutefois, en 2000, lorsque sort Ascension, Gabriel a une toute autre configuration. Le groupe est toujours composé, bien évidemment, de Marc au chant et à la guitare acoustique, mais aussi de Graham Hodge à la guitare acoustique, d'Andy 'Rob' Swann aux claviers, d'Andy Seddon à la basse et d'Allan Scott à la batterie. Ce dernier tenait également les baguettes sur le premier album de Mostly Autumn, For All We Shared

Afin de pallier l'absence de guitariste électrique, Marc a fait appel à Colin Elsworth, comme lui originaire de York, et à ses deux amis d'enfance, Bryan Josh et Liam Davison, qui ne sont pas venus seuls. En effet, Iain Jennings tient les claviers sur The Closest Thing et cosigne, avec Marc, la musique de Here I Am. Angela Goldthorpe et sa flûte illuminent l'émouvante ballade Mother Love. Quant à Heather Findlay, elle assure les chœurs avec la sœur de Marc, Janine Atkinson, et la fille de Graham, Ruth Hodge.

Avec tout ce beau monde, peut-on dire que Gabriel est un Mostly Autumn bis ? 

Si quelques influences peuvent se faire sentir à certains moments, comme lors des soli de guitare de Bryan Josh, Gabriel n'est absolument pas une copie et possède bien sa propre identité. Sa musique est plus rock que progressive. La durée des chansons est d'environ 3-4 minutes, sauf Faith & Betrayal et Here I Am qui dépassent les 6 minutes, et la galette finale, Always Remember (Who You Are), longue d'un peu plus de 10 minutes. Et il ne s'agit pas là d'un titre ennuyeux comme le rock progressif peut en produire, bien au contraire, cette chanson, inspirée et limpide, clôt magnifiquement bien Ascension.

La quasi-totalité des morceaux ont d'ailleurs été composés par Marc dont la voix extrêmement chaleureuse demeure le principal atout de cet album, fruit de dix-sept années de travail. L'objectif poursuivi par son créateur était de délivrer avec ce disque un message d'espoir faisant face aux peurs croissantes de ce début de millénaire. Projet ambitieux qui, malheureusement, se trouve toujours être d'actualité de nos jours...

Musiciens


Marc Atkinson : chant, guitare acoustique
Graham Hodge : guitare acoustique, chant
Andy 'Rob' Swann : claviers, programmation, percussions
Andy Seddon : basse
Allan Scott : batterie

Colin Elsworth : guitare électrique
Bryan Josh : guitare électrique
Liam Davison : guitare électrique
Janine Atkinson : chœurs
Heather Findlay : chœurs
Ruth Hodge : chœurs
Matthew Seddon : chœurs
Gary Watkinson : chœurs
Angela Goldthrope : flûte
Iain Jennings : claviers

Titres


01. Stay With Me
02. Brave New World
03. The Closest Thing
04. More Than You Know
05. Faith & Betrayal
06. I Wanna Be With You
07. Mother Love
08. All Of My Life
09. Fragile
10. Cry For Me
11. Here I Am
12. Always Remember (Who You Are)

mercredi 19 novembre 2014

Maddy Prior - Ballads & Candles (2000)

Maddy Prior - Ballads & Candles (2000)
Maddy Prior - Ballads & Candles (2000)
Enregistré lors de la tournée de Noël en 1999, Maddy Prior nous offre, avec Ballads & Candles, une rétrospective de sa fructueuse carrière. 

Bien mieux qu'une compilation, ce disque réunit plusieurs artistes et musiciens rencontrés au cours de ces 35 dernières années : des plus récents, comme le multi-instrumentiste Troy Donockley et le claviériste Nick Holland présents sur ses deux derniers albums, Flesh & Blood et Ravenchild, aux plus anciens avec son mari, le bassiste Rick Kemp, et le violoniste Peter Knight, tous deux membres emblématiques de Steeleye Span, en passant par le batteur du Carnival Band, Steve Banks, et la chanteuse de folk June Tabor avec laquelle Maddy avait formé The Silly Sisters. Il s'agit ici de véritables retrouvailles car les deux amies n'avaient plus chanté ensemble depuis une dizaine d'année. Rose Kemp, elle aussi chanteuse de folk rock, mais avant tout fille de Maddy et de Rick, est également venue rejoindre ses parents sur scène lors de cet enregistrement.  

Deux titres du concert sont d'ailleurs dédiés à ses enfants, Rose et Alex. Avec June Tabor, elle interprète Singing The Travels, My Husband's Got No Courage In Him et Doffing Mistress. Sur All In The Morning, Maddy lui cède même la place. De sa collaboration avec Troy Donockley, c'est un extrait de Flesh & BloodHind Horn, sur lequel le musicien alterne habilement cistre et whistle, qui a été sélectionné et offert au public. Sur Betsy Bell, un des meilleurs morceaux, Peter Knight, seul avec Maddy, nous livre une splendide et inoubliable interprétation au violon. Autre moment fort avec Mother And Child où le chant poignant de Maddy est simplement accompagné par la basse fretless vibrante de son époux. Plusieurs titres sont, quant à eux, uniquement chantés a cappella comme, par exemple, Blacksmith, The King ou Singing The Travel

Avec ses dix-huit chansons, cet album live est une excellente introduction à l’œuvre et à l'univers folk de Maddy Prior. Il restitue aussi, de manière réussie, l'esprit de Noël que les artistes ont dignement souhaité transmettre. Que demander de plus ? 

Musiciens


Maddy Prior : chant

June Tabor : chant
Rose Kemp : chant
Steve Banks : batterie, percussions, chant
Troy Donockley : guitare électrique, uilleann pipes, low & tin whistle, cistre, chant
Nick Holland : claviers, chant
Rick Kemp : basse, chant
Peter Knight : violon

Titres


01. Blacksmith
02. Blood And Gold
03. Boar's Head
04. A Virgin Most Pure
05. All In The Morning
06. Sing, Sing All The Earth
07. Doffing Mistress
08. Betsy Bell
09. Hind Horn
10. Singing The Travel
11. Long Shadow
12. The King
13. Rose
14. Mother And Child
15. Alex
16. My Husband's Got No Courage In Him
17. Blackleg Miner
18. Padstow May Song

lundi 17 novembre 2014

Eden's Bridge - All In A Life (2000)

Eden's Bridge - All In A Life (2000)
Eden's Bridge - All In A Life (2000)
Après la fin de leur contrat avec la maison de disque EMI, Eden's Bridge sort un nouvel album sur le petit label StraightWay Music en 2000. Intitulée All In A Life, le groupe présente sa nouvelle production ainsi : "Cet album est arrivé très vite. Presque toutes les chansons ont été écrites et enregistrées en l'espace d'un mois. Le résultat ? Les chansons donnent des "instantanés" de la vie des gens, de leurs espoirs, de leurs amours et de leurs voyages spirituels. En se mettant dans la peau d'autres personnes, nous avons écrit sur les joies - et parfois les combats - de la vie. Comme d'habitude, nos chansons ont de profondes racines spirituelles."

Uniquement constitué de morceaux composés par le groupe, à l'exception de Hear Me, See Me, Eden's Bridge nous livre donc un album plus personnel, contrairement à leurs précédentes productions qui comptaient essentiellement des reprises. Ici, les chansons sont plus légères, dans le bon sens du terme. Picture me, Love, Love, Love et Fair Weather Friend ont chacune un refrain qui fait mouche à chaque fois dans nos têtes et qui ne nous quitte plus par la suite. Catching The Breeze surprend par sa gaieté. C'est le genre de chanson qui met de bonne humeur le matin et ensoleille notre journée. Tout comme You Bring Me Joy au titre on ne peut plus explicite, ou encore Seize The Day, très proche de Dire Straits dans sa structure centrale avec la guitare électrique de David - Knopfler - Bird et les claviers de Richard Lacy. Hear Me, See Me, composée par un certain Terry Gill, est, elle, douce comme la brise soufflant délicatement sur une verte prairie. More Than This, bien plus mystérieuse, est la chanson qui sonne le plus comme Iona, notamment par les splendides vocalises de Sarah Lacy qui n'ont rien à envier dans leur charme à celle de Joanne Hogg. L'album se termine sur un petit coin de paradis avec O Little Heaven où la voix angélique de Sarah, accompagnée au piano par son frère Richard et à la cornemuse par Michael McGoldrick, tire subtilement sa révérence. 

Entouré de Phil Crabbe, déjà entendu sur les albums de Terl Bryant Psalm et Beauty... As Far As The Eye Can See et de Steve Owen à la batterie, de Richard Ford au violon et de Michael McGoldrick qui a joué notamment avec le groupe écossais Capercaillie et la chanteuse folk Kate Rusby à la cornemuse et aux flûtes, Eden's Bridge nous dévoile, avec cet album de transition, une nouvelle facette de leur immense talent. 

Musiciens


Sarah Lacy : chant
Richard Lacy : piano, claviers, low whistle, tin whistle, percussions
David Bird : guitares, cistre, basse
Jon Large : basse
Terl Bryant : batterie, percussions

Phil Crabbe : batterie, tambourin
Michael McGoldrick : uilleann pipes, flûte, low whistles
Richard Ford : violon
Steve Owen : batterie

Titres


01. Picture Me
02. Love, Love, Love
03. Fair Weather Friend
04. All In A Life
05. Seize The Day
06. Hear Me, See Me
07. Catching The Breeze
08. You Bring Me Joy
09. In My Mind
10. More Than This
11. The One You Left Behind / Heath & Heather (Instrumental)
12. O Little Heaven

dimanche 16 novembre 2014

Celtic Expressions Of Christmas - Immanuel (2000)

Celtic Expressions Of Worship vol.5 - Immanuel (2000)
Celtic Expressions Of Christmas -
Immanuel (2000)
Enregistré au printemps 2000 et publié pour les fêtes de fin d'année, Celtic Expressions Of Christmas et le cinquième volet de la série des Celtic Expressions Of Worship (liens : vol. 1, vol. 2vol. 3 et vol. 4). Notre équipe, toujours composée de Terl Bryant, Dave Clifton, Troy Donockley, Dave Fitzgerald, Nick Fletcher, Chris Haigh, Tim Harries et Tim Oliver, nous offre comme cadeau de ce Noël du nouveau millénaire deux magnifiques chansons interprétées par Joanne Hogg, chanteuse du groupe britannique Iona. 

Now We Have Been Though The Hervest (Saviour's Day) ouvre l'album. Composée par Chris Eaton, ce morceau restitue parfaitement l'atmosphère enchanté et sacré de Noël. Le chant de Joanne, soutenu notamment par les flûtes de Troy, le violon de Chris et la mandoline de Dave Clifton, est, comme à l'accoutumée, féerique. Sur I Wonder As I Wonder, Joanne Hogg est simplement accompagnée au grand piano Bosendorfer par Tim Oliver. Là encore, nous avons droit à une interprétation des plus émouvantes de cette chanson traditionnelle de laquelle jaillit une lueur d'espoir propre à la magie de Noël. Il faut ensuite attendre Behold The King Of Kings pour percevoir à nouveau le chœur céleste de notre diva qui plane sur la dernière minute de ce dynamique instrumental. 

Les titres ont été arrangés soit par Tim Oliver, soit par Nick Fletcher. Ceux de Tim sont beaucoup plus atmosphériques dans leur ensemble, alors que ceux de Nick sont plus vifs, plus électriques comme sur Come All Ye Worthy Christians ou Behold The King Of Kings aux splendides soli de guitares digne d'un Steve Hackett au meilleur de sa forme. 

Cet album de musique celtique authentique remplit donc parfaitement sa mission en nous apportant la chaleur nécessaire pour affronter l'hiver rigoureux à venir et réchauffer nos âmes en cette veille de Noël.

Musiciens


Terl Bryant : batterie, percussions
Dave Clifton : mandoline, mandole, guitare
Troy Donockley : uilleann pipes, low whistles, tin whistles
Dave Fitzgerald : flûte, piccolo, saxophone, tin whistles
Nick Fletcher : guitares
Chris Haigh : fiddle
Tim Harries : basse, contrebasse
Tim Oliver : claviers, piano

Joanne Hogg : chant
Zara Elin Bauman : harpe celtique

Titres


01. Now We Have Been Through The Harvest (Saviour's Day)
02. It Came Upon A Midnight Clear
03. God Rest Ye Merry Gentlemen
04. In The Bleak Midwinter
05. On Christmas Night (Sussex Carol/Indulci Jubilo)
06. I Wonder As I Wander
07. Come All Ye Worthy Christians
08. Three Men Travelling (A Star In The East)
09. I Cannot Tell
10. A Spotless Rose
11. Behold The King Of Kings
12. From The Squalor Of A Borrowed Stable (Immanuel)

jeudi 13 novembre 2014

Iona - Open Sky (2000)

Iona - Open Sky (2000)
Iona - Open Sky (2000)
Dix ans après le premier album au titre éponyme, cinq ans après le dernier, Journey Into The Morn, Iona inaugure le nouveau millénaire avec une petite merveille d'une durée dépassant les 70 mn, Open Sky.

A son écoute, on ne peut que constater que la formation est montée d'un cran d'un point de vue qualitatif. Cela, grâce, notamment, à une stabilité au sein du groupe qui semble avoir enfin trouvé son équilibre. Après les escapades solitaires des uns et des autres (The Eye Of The Eagle, The Unseen Stream, Looking Into Light), le plaisir de jouer ensemble de Dave Bainbridge, Joanne Hogg, Troy Donockley, Frank van Essen et Phil Barker a pris le dessus. C'est sans doute ce qui explique l'absence d'invités à l'exception du harpiste écossais Billy Jackson. 

Suite à la disparition du saxophone, deux instruments sont particulièrement à l'honneur. La cornemuse de Troy, élément clef de Castlerigg pour danser la jig, mais aussi puissance de feu soutenant la guitare électrique de Dave sur l'énorme Woven Cord déjà présenté sur le live du même nom. Son omniprésence accentue l'aspect si celtique de cette musique qui mêle à la fois rock progressif et new age. Le violon de Frank est l'autre vedette. Moins répandu que la cornemuse, il est bel et bien présent tout au long de l'album. Le sommet est atteint sur l'interlude A Million Stars durant lequel Frank fait pleurer son instrument, et nous avec. C'est une véritable pluie d'étoiles à laquelle nous assistons.  

Si les instrumentaux occupent une part importante d'Open Sky (Woven Cord, A Million Stars, Songs Of Ascent part 2 & 3, et dans une moindre mesure Castlerigg), l'atout principal de Iona n'en demeure pas moins Joanne Hogg et sa voix reconnaissable entre mille. En une décennie, elle a vraiment gagné en assurance et en nuances. Wave After Wave est interprété de manière majestueuse avec une montée en puissance magistrale que rien n'arrête. Sa légèreté sur la chanson titre nous laisse songeur, de même que sa douceur sur Light Reflected. Sur Hinba (île écossaise sur laquelle a été implanté un petit monastère lié à celui de Iona), elle se fait plus spirituelle et nous invite au recueillement. Quand vient le morceau final, Friendship's door, le charme opère une dernière fois, tout en finesse, jusqu'à ce que différents titres samplés de l'album concluent cette chanson et nous rappellent que tout l'album est une réussite musicale ne présentant aucune faiblesse. 

Sept ans après sa parution, Dave Bainbridge confiait lors d'une interview accordée au magazine Koid'9 : "Je l'ai réécouté récemment, pour la première fois depuis des lustres. Je suis particulièrement fier de Songs Of Ascent et la chanson que Jo a écrite, Hinba, est l'une de mes favorites parmi les siennes. Woven Cord et Wave After Wave sont aussi des morceaux importants du groupe. Je pense qu'on aurait pu avoir un meilleur mixage mais c'est encore une question de budget. Et, par endroits, on aurait dû mettre moins de réverbe sur la voix de Jo. Globalement, cependant, je pense que c'est un album très fort."

Musiciens


Joanne Hogg : chant, piano, claviers
David Bainbridge : guitares, claviers, programmation, piano, bouzouki, autoharpe, chœurs
Troy Donockley : uilleann pipes, low whistles, tin whistle, chœurs, guitares, bouzouki, mandole portugaise, harmonium
Phil Barker : basse
Frank van Essen : batterie, percussions, violon, chœurs

Billy Jackson : harpe celtique

Titres


01. Woven Cord
02. Wave After Wave
03. Open Sky
04. Castlerigg
05. A Million Stars
06. Light Reflected
07. Hinba
08. Song Of Ascent (Part 1)
09. Song Of Ascent (Part 2)
10. Song Of Ascent (Part 3)
11. Friendship's Door